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  • C'EST SAMEDI C'EST MANIF

    François Rebsamen refuse de défiler  aux côtés de la Ligue des Droits de l'Homme pour dénoncer la politique sécuritaire du gouvernement. Son argument : la loi doit s'appliquer partout et à tous, y compris aux Roms, il n'y a pas à les défendre s'ils sont dans l'illégalité. Il ajoute : "le PS, c'est pas la LDH".

    Je suis moi aussi favorable à ce que la loi s'impose dans toute sa sévérité, quelle que soit la situation. Mais ce n'est pas de cela dont il est question : c'est de l'instrumentalisation d'une petite partie de la population, la mise en spectacle de la répression et des expulsions afin de complaire à une opinion obsédée par la sécurité et prompte à se donner des boucs émissaires.

    En République, cela ne se devrait pas : il n'y a pas de communauté à montrer du doigt, il n'y a que des citoyens à sanctionner lorsqu'ils sont en faute.

    Rebs n'a pas tort de remarquer que la LDH, ces dernières années, s'est radicalisée, et son discours n'est pas toujours le mien. Mais s'il fallait être d'accord avec tout le monde pour agir, on ne ferait jamais rien. La gauche politique, associative et syndicale est plurielle et c'est très bien comme ça. J'ai trop souffert du sectarisme pour l'admettre un tant soit peu. Et puis, le Parti socialiste a signé la pétition de la LDH, ses élus et ses militants doivent donc respecter et honorer cet engagement, sinon il n'y a plus de vie collective possible.


    Mais tout ça ne doit bien sûr pas nous empêcher de nous retrouver ce matin à 10h Place des Martyrs de la Résistance à Antibes et à 14h00, Place Garibaldi à Nice.