19.06.2008

BANOGNE-RECOUVRANCE ADOPTE PAR CHAROLLES

 EXTRAIT DU BULLETIN MUNICIPAL DE CHAROLLES JUILLET 2000                                                                                                                                                                                                        

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Banogne

 en 1919

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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A suivre........

09.01.2008

LE MIRACLE

Voiçi la dernière partie du manuscrit envoyé par le soldat allemand Vandelow qui a combattu à Banogne pendant la 1ère guere accompagnant la lettre publiée par Azurcom le 3 novembre dernier

EPILOGUE:

Adrien Dolignon l'ancien garde-champetre de Banogne faisait partie des communiants ce 7 juillet 1918,il a indiqué que ce n'était pas l'abbé Truchard,curé de Banogne qui avait officié,car il était au front,il avait été remplacé par l'abbé Lahure curé de Sévigny.

Adrien Dolignon se souvenait que la date retenue pour la cérémonie avait été choisi parce qu'il y avait beaucoup d'allemands qui occupaient l'église du village et que c'était un moyen de récupérer ce lieu de culte.

D'aprés Christophe,un lecteur de ce site,l'auteur de la lettre n'ai peut-etre pas l'auteur du manuscrit. Vandelow n'ai peut-etre pas le vrai nom du redacteur,mais Von Below Oberlieutenant officier au grenadier-régiment N 89 qui était à Banogne durant cette période.

c62f61b82529d5139073caa2b2fc8b85.jpgQuant aux "escarmouches insignifiantes" le rédacteur de la lettre ne devait pas etre informé de l'état de ruine laissé par les derniers combats.

  

02.01.2008

MARCHAND DE PEAUX DE LAPINS

Quand j’étais petit garçon je passais mes vacances à Banogne chez mes grands-parents plusieurs des personnages ont marqué mes souvenirs :les commerçants ambulants le garde champetre le berger et bien d’autres.

Aujourd’hui je vais vous parler du marchand de peaux de lapins,commerce inconnu pour un parisien,je ne me souviens plus de son nom ni d’où il venait mais lui au moins il avait du succés.A peine avait-on entendu son cri de guerre : "Pooood’lapinpoooo "que mon grand-père cessait toutes activités les portes environnantes s’ouvraient,c’était le seul marchand ambulant qui ne vendait rien,au contraire,il achetait.Comme tout le monde dans le village avait son propre élevage de lapins le commerce me semblait plutot florissant.

Pas une famille à ce temps là n’avait dans sa cour un appentis,quelques baraques faites de bric et de broc avec de vieilles planches récupérées de vieilles toles des portes grillagées avec des charnières confectionnées à l’aide de bandes de cuir où vivaient le cheptel lagomorphe.

 

Pour la nourritude pas de problèmes c’était d’abord les épluchures puis selon les saisons les pissenlits qu’on allait cueillir au bord des routes ou l’herbe que l’on ramenait tous les deux trois jours de la « botte »les betteraves pour l’hiver étaient stockées dans silo attenant aux cabanes du pain très rassis complétait la nourriture mais c’était rare le pain ne se gaspillait pas.

Aussi régulièrement le marchand de peaux de lapins repartait avec un plein chargement qu’il amoncelait sur sa « mobylette » d’abord sur le porte bagage puis sur le guidon à des hauteurs qui pour mes yeux d’enfant semblaient impressionnantes.

La négociation s’engageait pour fixer le prix des peaux les plus chères s’étaient les blanches Elles étaient examinées sous toutes les formes avant d’en fixer le prix et il se trouvait toujours un petit défaut coup de couteau  malencontreux pendant le"dépiautage"la perte de poils ou une peau mal tendue sur une fourche métallique ou de noisetier réservée à cet effet.pour revoir le prix.à la baisse Les peaux trop petites,la crise du textile la mévente étaient aussi invoquées.

On finissait toujours par s’entendre et après ces palabres s’étaient 10,20 ou 30 centimes qui sortaient de la sacoche en cuir du commerçant.

Souvent dans les familles ayant des enfants l’argent récolté partait dans les tirelires

Heureux temps où rien ne se jetait où la récupération était de mise,énergie renouvelable et développement durable pas des vains mots 

19.12.2007

LE MIRACLE

Voiçi la huitième partie d'un manuscrit envoyé par le soldat allemand Vandelow qui a combattu à Banogne pendant la 1ère guere accompagnant la lettre publiée par Azurcom le 3 novembre dernier 

Effaré,je regardais autour de moi,et,voilà que l’église de Banogne se dressa à coté de moi,agrandie par l’obscurité et presque formidable ; Il me semblait que ses murs étaient agités d’une vie étrange,comme s’ils vibraient au son de l’orgue.Etait-ce donc toujours le « Sauve,sauve,la France » ou bien déjà une action de graces ? Mon cheval,s’étant remis en marche tout seul,je finis par m’assoupir de nouveau,d’un demi-sommeil trouble,agité de visions sinistres,où revenait toujours la mélodie de la litanie.Cettte mélodie devait d’ailleurs m’obséder encore pendant des années,chaque fois que mes pensées pour une raison quelconque retournaient à la grande guerre.   Et voilà c’est tout.J’ai écrit ces souvenirs,pour la première fois en 1918,en m’efforçant de relater les faits tels qu’ils étaient gravés dans ma mémoire et de rendre le plus simplement et le plus fidèlement possible les sensations éprouvés pendant ces journées tragiques ou l’imminence de la décision pesait sur nos nerfs surexités.J’ai lieu de croire que le village de Banogne est sorti indemne de la guerre.Je me souviens en effet d’avoir lu au commencement de novembre 1918 dans les derniers communiqués de l’armée allemande,alors en pleine retraite,qu’il y avait eu des escarmouches plutot insignifiantes du coté de Banogne et Château-Porcien. J’espère donc que le jeune curé d’alors est toujours en vie et qu’il a été plus heureux que moi pendant ces dernières années qui,pour nous autres,ont été souvent plus pénibles que les années des guerre.Je souhaite le meme chose à l’organiste,qui était peut-etre déjà un vieillard en 1918.Si ces pages tombent sous leurs yeux,ils en tirent peut-etre une autre morale que j’en tire moi qui ne suis ni Français ni catholique et qui ne les ai point écrites »Od majorem gloriam » de l’église catholique,où une certaine canonisée à la suite de la guerre. Il est certain d’ailleurs,que les choses se seraient passées de la meme façon si monsieur le curé avait ce dimanche là montré une fois moins ardentes,et- monsieur l’organiste moins de verve dans son jeu.Mais peut-etre n’approuveront-ils pas à cette lecture qu’une petite émotion douce et un peu fière. Et ce n’est pas moi qui trouverais cela illégitime.Qu’ils me permettent de leur serrer les mains par delà les frontières que les hommes ont tracés entre les nations et entre les religions et qui seront effacés un jour par la main de Dieu                 

Transcrit le 6 octobre 1936..............

(A suivre)

12.12.2007

LE MIRACLE

Voiçi la septième partie d'un manuscrit envoyé par le soldat allemand Vandelow qui a combattu à Banogne pendant la 1ère guere accompagnant la lettre publiée par Azurcom le 3 novembre dernier 

Exposés à un feu concentré venant des deux flancs,les grenadiers finissent par se réfugier dans les abris restés intacts pour laisser passer l’orage.Au soir,les survivants nous reviennent,déchirés,lamentables,ayant presque tous le corps et les yeux brulés par un gaz corrosif.Les français étaient-ils donc parvenus eux aussi à fabriquer le fameux »Gelbkreuz » qui fait des brulures internes,au contraire du gaz ordinaire qui lui n’agit que sur les voies respiratoires et duquel,on peut se garantir par un masque.Les rares prisonniers qu’on nous amena dans le courant de la journée,déclarèrent unanimement que tous les détails de notre plan,étaient connus depuis longtemps et qu’on attendait notre attaque depuis le veille.

Pris de désespoir,le commandant jette,à l’assaut du Mont Cornillet,le dernier de nos régiments.D’un élan superbe,les fusiliers enlèvent ce bastion réputé imprenable,mais ils se brisent à leur tour,un peu plus loin,contre des réserves fraiches de l’ennemi. A peine les débris de ladivision rassemblés à l’arrière,il fallut expédier une partie de l’infanterie,dans les camions automobiles,réunis en toute hate,vers un autre point du front,et bientôt,le bruit nous arrive,d’un désastre plus grave,survenu du coté de Château-Thierry où des divisions bavaroises venaient de fléchir devant les chars d’assaut des troupes fraiches venues de la foret de Compiègne.

C’était le commencement de la fin. Peu de temps plus tard,nous repassons par Banogne.Brisé de fatigue et rongé par la grippe  »espagnole » que nous pensions soigner,les lazarets étant remplis de blessés et de victimes du gaz,nous avancions péniblement perdant nos casques sans meme nous en apercevoir.Arrivés à un carrefour,nous fumes tirés de notre torpeur par un arret brusque,la tete de la colonne ayant donné contre quelque obstacle.

Effaré,je regardais autour de moi,et,voilà ............

 

(A suivre............) 

09.12.2007

LE MIRACLE

Voiçi la sixième partie d'un manuscrit envoyé par le soldat allemand Vandelow qui a combattu à Banogne pendant la 1ère guere accompagnant la lettre publiée par Azurcom le 3 novembre dernier 

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Nous quittames Banogne le lendemain au soir,l’ordre étant venu de nous rapprocher davantage du front dont le demi-cercle apparant devant nous dans l’éclairement des schrappnels et la lueur tremblante des fusées,dès que nous eumes atteint le sommet de la vieille route romaine.

Nous avancions silencieusement par une nuit tiède et très obscure.Un officier s’étant mis à siffler un air gai,fut rabroué aussitôt par ses camarades  troublés par la pensée de l’épreuve grave qui nous attendait.Mais les chevaux s’ébrouaient joyeusement goutant l’air plus frais des premières heures matinales.Peu à peu,une lourde fatigue tomba sur mes épaules.Mes oreilles se mirent à bourdonner et dans un demi sommeil trouble qui m’écrasait une musique lointaine m’obsédait d’un »Sauve,sauve la France »mille fois répété que coupaient de brusques réveils chaque fois qu’un affaissement du torse,faisait heurter le bord du casque contre la crinière de mon alezan.

Dés les premières heures de l’aube,rassemblement  dans  un petit bois de saules,prés des ruines du village d’Heutrégéville.On nous lut l’ordre de bataille qui fut brulé ensuite,conformément à la consigne donné par l’état major.Le plan de l’offensive était d’une simplicité et d’une hardiesse inouies.Comme on jugeait imprenable le Mont Cornillet,le petit monticule lourdement armé qui se dressait en face de nous,le soir à 11heures précises,notre artillerie amenée au dernier moment,devait ouvrir sur les positions françaises un feu roulant qui durerait toute la nuit.Dès l’aurore,une division complète se lancera en avant,comme une trombe,derrière un niveau de feu,sans s’arreter une seule fois,pour ne pas etre changée en statue de sel à l’instar de la femme de Loth.

Elle piquera tout droit  jusque la Marne où une autre division venue de Château-Thierry viendra la rejoindre.De cette façon on coupera dans le front français comme à l’emporte pièce,tout un triangle,comprenant Reims,Epernay et la grande foret de Reims,qui sépare ces deux villes avec toutes les troupes qu’ils peuvent contenir.Et la division désignée par ce raid d’enfer ;c’était la notre !

Nous avions peut –etre  une chance sur dix de ne pas y rester tous.La journée passait lentement et pourtant trop vite,dans une attente fièvreuse.Enfin la nuit tombe.Mais voilà que sur le coup de dix heures et demie,un feu infernal éclate qui dépasse en violence tout ce que nous ayons jamais entendu .Ce n’est pas notre artillerie,à nous pourtant,c’est celle de l’ennemi qui vient de surprendre  nos batteries,à peine installées dans leurs positions.Notre plan a donc été éventé nous sommes joués.Une fois le premier désarroi passé,notre artillerie se met à riposter et c’est alors un paudemonium ? incroyable qui dure jusqu’au matin.Vers  8 heures on se décide enfin à lancer en avant deux régiments de notre division,qui s’emparent sans peine des premières positions ennemies,qu’ils trouvent abandonnées.Ecrasés aussitot sous un feu épouvantable ;ils se portent plus en avant,pour trouver encore devant eux,de nouvelles tranchées dénuées de leurs défenseurs et des champs de fils barbelés d’une profondeur énorme,que les obus ne sont pas parvenus à aplatir.

(A suivre.........)

 

   

04.12.2007

LE MIRACLE

Voiçi la cinquième partie d'un manuscrit envoyé par le soldat allemand Vandelow qui a combattu à Banogne pendant la 1ère guere accompagnant la lettre publiée par Azurcom le 3 novembre dernier 

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Et tous ces bruits ne se sont-ils pas toujours éloignés dans la direction de la vielle cité des rois de France,tapie là-bas  derrière les dernières collines à l’ombre de sa gigantesque cathédrale.

 

La dernière fois que nous avions vu la cathédrale de Reims ,c’était un soir de 1915 quand,en rentrant dans les tranchées du coté de Cernay,elle se dressa tout à coup comme une énorme bete de l’apocalypse.Nous avions d’ailleurs passé par la ville meme avec une autre division de la Garde,en revenant de la Marne en 1914 ;Prés de la cathédrale s’élevait une statue de Jeanne d’Arc,qui nous regardait passer,en brandissant son épée d’un air de triomphe.Nous n’éprouvions pourtant aucune honte à défiler ainsi devant elle,car l’ordre de repli nous avait surpris en pleine avancée du coté de Montmort.Nous ignorons les événements graves survenus aux deux ailes de notre armée,et,nous ne doutions pas que nous reprendrions bientôt l’offensive. Eh bien l’heure de la nouvelle marche en avant est enfin venue.Demain nous reprendrons Reims et repasserons glorieusement devant votre Pucelle qui n’est bonne qu’à chasser les anglais. Les troupes rassemblées par le général Ludendorf sont choisies parmi les meilleures de l’armée et le plan d’emploi des principaux batiments de la ville est arreté depuis longtemps au quartier général du Kompraintz.On doit donc etre bien sur de réussir.En revanche nous n’aurons jamais ni Verdun,ni Paris.Et après tout,cela vaut peut etre mieux.Il n’y aura pas de décision et tout le monde comprendra qu’il vaut mieux faire la paix.Nous nous serrerons les mains comme deux braves qui ne se gardent pas rancune et nous tacherons d’enterrer à jamais la vieille querelle entre gaulois et germains.

Telles étaient mes pensées lorsque le chant enfin cessa.Le pretre descendu de l’estrade,traversa la nef par l’allée centrale pour disperser l’eau benite en commençant par le coté droit .Arrivé au bout devant les soldats allemands massés derrière les bancs,il fit virer lentement en faisant demi-tour,le goupillon au bout de son bras  étendu,non sans avoir laisser quelques gouttes sur les hommes en felgran,pour l’agiter ensuite dans la direction des personnes assises à gauche.Après lui venait l’enfant de chœur chargé de la quete,un petit bonhomme aux yeux rieurs qui faisait le tour très conscencieusement de tous les civils et de tous les soldats.

Deux minutes plus tard,je sortis discrétement pendant que l’orgue reprenait la mélodie de tout à l’heure.En approchant de mon logement,après avoir visité les camarades,je fus surpris d’entendre encore venant de l’église l’éternel appel à la mère de Dieu "Sauve,Sauve la France " accompagné de sons d’orgue d’une véhémence incroyable. Finalement,je vis les paysans sortir de l’église.Ils marchaient par deux ou trois devisant tranquillement de choses indifférentes.Aurai-je donc été le seul à part le pretre et l’organiste qui eut l’ame troublée profondément par la beauté grave de cette heure ?

A suivre.........

02.12.2007

NOTRE DAME DE RECOUVRANCE

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                  Aquarelle réalisée par Madame Annette Léger

Il existe,sur les hauteurs de Recouvrance-hameau de la commune de Banogne-Recouvrance en bordure de l'ancien chemin de Liesse la petite chapelle de Notre Dame de Recouvrance.Une merveilleuse aventure humaine entoure l’histoire de cette chapelle depuis son origine.Elle a été construite en1610,peut-etre pour remplacer un édifice plus ancien,puis rénovée en 1851 aux frais de Monsieur Warnier-Poncelet,agriculteur retraité de Banogne.Le 8 aout 1654 Louis XIV venant de Rethel pour se rendre à Liesse s'arreta à la Chapelle en compagnie de sa mère ,la reine et du cardinal Mazarin.

Elle abritait une statue en bois datant vraissemblablement du XIV ème siècle dédiée à Notre Dame de Recouvrance représentant la Vierge  souriante et couronnée portant l’Enfant Jésus qui cache ses deux mains dans le corsage de sa mère encadrée par deux anges agenouillés.C’est cette statue que l’on invoquait pour recouvrer la santé,la foi qui a donné le nom au village mais aussi à d’autres lieux,quartiers,rues et à une commune du Territoire de Belfort et non l’inverse.

 

Placée sur la dernière ligne de défense allemande,la Hunding Stellung,qui passe par Saint Quentin le Petit,Banogne et Herpy,la chapelle est entièrement détruite en Octobre 1918 au cours des violents combats. Les habitants de retour d’exode après la guerre ne retrouveront que ruines de leur village mais aussi de leur chapelle dont seules restaient la croix extérieure en métal et à quelque mètre la statue miraculeusement intacte,mais les anges avaient disparus. Ce batiment ne fut pas reconstruit après la 1ère guerre mondiale,d’autre priorité sans doute,et déjà s’annonçait le deuxième conflit mondial mais la chapelle était toujours présente dans l’esprit des villageois qui l’avait connu et où on célébrait la messe de l’Assomption. Joseph Grimpret qui était enfant de chœur et avait servi la messe dans cette chapelle avant 1914 fit une description précise de l’édifice à Jean-Luc Guillaume son petit fils ;       

       dimension :un carré d’environ 2 mx2m

        lieux :entre les 4 tilleuls

       matériaux :un mur en pierres du pays(craie) un toit à 4 pentes couvert d ‘ardoises

       une porte d’entrée en bois avec des barreaux bois de 5 cm d'épaisseur en partie haute orientée vers Liesse

       au sol,de la tomette rouge 

      à l’intérieur un autel,face à la porte,sur lequel reposait la statue

      à l’extérieur 1ou 2 marches pour y accéder.

Cette Chapelle était si petite que seul le pretre officiant pouvait y entrer pour célébrer l'office,l'enfant de choeur devait rester à l'extérieur.

Eté 1998 lorsque les paroisses du Porcien se regroupèrent sous le nom de Paroisse de Liesse une procession fut organisée depuis l’église de Banogne jusqu’à Recouvrance sur une partie du Chemin de Liesse et une messe concélébrée par les abbées Marguet,vicaire episcopal Couvreur et Bardet en lieux et place de la chapelle d'où les pèlerins du Rethelois et du Porcien appercevaient au loin les tours de la cathédrale de Laon et s’arretaient autrefois pour prier Notre Dame de Recouvrance,certainement la dernière étape avant d’atteindre Liesse.

La statue en tete du cortège,quittait l’église de Banogne qui l’abritait et retrouvait pour la première fois depuis 1918 l’ombre de ses tilleuls. Cette meme année à l’occasion d’un anniversaire familial commun Jean-Luc Guillaume et son oncle Daniel Grimpret,fils de Joseph suggèrent a leurs hotes d’apporter en guise de cadeau une obole pour reconstruire la chapelle. A cette équipe de maitrise d’œuvre autoconstituée se joignent Robert Dumesnil à l’époque Maire de la commune Dominique Journet et plusieurs habitants qui apportent bénévolement leurs bras leurs volontés du matériel,ou leurs compétences professionnelles, Jean-Marie Destrumelle est maçon, Claude Mulot menuisier

 a2c2aa98250678e429bc9f9833499ae0.jpgL'équipe sans quoi rien n'aurait été possible

                                                                                                                                                                         David Destrumelle,Claude Mulot,J.M Destrumelle,Dominique Journet

Robert Dumesnil,Daniel Grimpret,J.L Guillaume

Les travaux débutaient fin 2000 et se terminaient en 2001,les blocs de craies nécessaire pour la construction des murs étaient récupéres sur d'anciens batiments locaux,les ardoises ont été données par Mme Cury,le carrelage fourni par Jean-Michel Guillaume.

(A suivre............)

27.11.2007

LE MIRACLE

Voiçi la quatrième partie d'un manuscrit envoyé par le soldat allemand Vandelow qui a combattu à Banogne pendant la 1ère guere accompagnant la lettre publiée par Azurcom le 3 novembre dernier  

Rappel:Dans son sermon,le curé au cours de la messe de communion fait allusion aux conjonctures difficiles dans lesquelles a lieu cette fete ......................

« On nous a pris nos biens et notre liberté,mais jamais on ne saurait prendre notre Dieu,le Dieu de nos pères qui tant de fois dans le passé de notre cher pays l’a sauve quand il se trouvait dans un grand danger .De ce coté çi,comme de l’autre du feu des milliers de cœurs se souviendront aujourd’hui de Jeanne La Pucelle que le Seigneur nous a envoyée autrefois pour chasser de notre territoire un ennemi insolant.Joignons nous donc à eux pour implorer le Très Haut de nous envoyer encore un sauveur pour nous délivrer de l’envahisseur dont la main pèse si lourdement sur nous.Cette prière sera exaucée,je le sent et je le vous promet,pourvu qu’elle vienne de cœurs purs et de lèvres pieuses.Chantons donc ensemble le vieux cantique que vous connaissez et que nos ancetres chantaient déjà aux veillles de grandes batailles »

Au meme moment,l’orgue entonna une petite mélodie très simple que j’entendais pour la première fois et qui s’est gravée dans ma mémoire.Déjà des voix de paysans s’élevaient à leur tour,un pau rauques et trainantes,répétant infiniment le refrain:

"Vierge notre espérance 

Etends sur nous ton bras 

Sauve,sauve la France

Ne l’abandonne pas »

 

Furtivement,je regarde autour de moi ,un peu troublé par cette situation étrange où je me trouve,moi l’homme sceptique des grandes villes,soldat allemand d’ailleurs et hérétique au milieu de cette foule de paysans croyants dont je connais les mœurs et la langue mais que tout sépare de moi en ce moment. Serait-ce donc vraiment le cri de détresse d’une population poussée à bout par quatre années d’oppression que ce chant répété par leurs voix criardes ?Ou bien n’y aurait il pas d’émouvant dans tout cela que l’exaltation patriotique de cet organiste de village qui sait arracher des notes si touchantes à son petit groupe.

J’essaie d’épier l’expression des visages qui m’entourent et je constate à ma surprise qu’ils ne trahissent aucune émotion ;pendant que les bouches tordues par l’effort continuent à répéter l’éternel refrain.Pourtant ils doivent bien se rendre compte qu’un coup décisif se prépare contre les forces françaises .

N’ont-ils pas entendu chaque nuit le pas pesant d’une formidable infanterie,le roulement sourds des pièces et le cri des conducteurs se succéder depuis le crépuscule,jusqu’aux premières lueurs de l’aurore

(A suivre..........)

22.11.2007

BANOGNE EN CHAROLLAIS

Blanzy-la-Salonnaise,Herpy-l'Arlésienne,Poilcourt-Sydney,ces villages ardennais associaient à leurs noms d'origine les communes qui les avaient parrainées au lendemain de la première guerre mondiale.Banogne-Recouvrance n'a pas suivi ce principe mais aurait pu adjoindre le qualificatif"charollais"car la commune de Charolles en Saone et Loire est venue en aide à Banogne.

Le 27 juillet 1919 suite à un rapport de la commission des finances le conseil municipal de Charolles à l'unanimité décide d'adopter la commune de Banogne-Recouvrance.Il assortit sa décision d'une aide de 10 000frs.Parallèllement,le comité des dames de Charolles est constitué,il a en charge de recueillir des fonds auprés de la population.

Les familles charollaises sont invitées à adopter les 63 orphelins de Banogne-Recouvrance comme filleuls de guerre et à leur envoyer un cadeau pour Noel.Le comité organise le 11 juillet 1920 une grande kermesse dans les jardins de la mairie et en soirée la jeunesse de Charolles organise un grand bal au profit du comité

(A suivre..........)     

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