06.11.2009

LE MUR:20 ANS APRES

20 ans après la chute du mur de Berlin, il y a aussi eu des bouleversements à l'ouest.

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Dans quelques jours, le monde va commémorer la chute du mur de Berlin. D'ici là, tout peut bien s'écrouler, matin, midi et soir, il n'est  plus question que de cela. Pendant des jours entiers, on va célébrer la fin de la méchante dictature communiste, qui a finalement cédé devant ces pays qui se disent libres. Durant toute cette période, on nous rappellera que pendant 70 ans il y avait d'un côté les gentils, c'est à dire nous, les occidentaux, et de l'autre les méchants, les communistes. C'est peut-être un peu plus compliqué que cela, mais ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent l'histoire.

Donc, en 1989, le mur tombe, mais pas sous le coup des pressions des diplomaties occidentales, non, c'est le peuple lui-même qui s'est défait de ses chaînes. Les européens de l'est allaient enfin pouvoir goûter à la liberté qui leur était interdite. Mais très vite, ils se sont aperçus que de l'autre côté du mur, il y avait aussi des chaînes, plus souples, plus lâches, plus diffuses, mais bien réelles aussi. Alors certes, las anciens pays communistes ont découvert la liberté d'expression (enfin pas tous malheureusement), la joie de ne pas risquer la prison voire la vie pour un regard ou une parole déplacée. Mais ils ont aussi découvert le chômage, la précarité, et toutes ces charmantes surprises du monde capitaliste.

Toutefois, on ne s'en est pas rendu compte de la même manière, mais de ce coté-ci du mur, la vie a aussi était profondément modifiée.

En effet, pendant presqu'un demi-siècle, nos pays ont vécu dans le culte de la peur du rouge. Toute la vie politique était organisée ainsi. Avec des partis communistes électoralement très forts, il fallait donner des gages, montrer que seul le modèle occidental pouvait être vecteur de progrès. Et de fait, les conditions de vie se sont nettement améliorées, pas à la même vitesse pour chaque citoyen, mais pendant longtemps, chacun a pu en profiter.

Mais avec la fin du communisme à l'est, les choses changent. Les partis communistes s'écroulent aussi à l'ouest, mais comme la politique a peur du vide, on assiste à une résurgence de l'extrême-droite un peu partout (dans certains pays, elle avait déjà commencé un peu avant la chute du mur). Face à la peur provoquée par ce nouveau danger, c'est tout le spectre politique qui va glisser vers la droite.

Avec la chute du mur, il n'y a théoriquement plus d'adversaire face au capitalisme, lequel devient de plus en plus arrogant. N'ayant plus de référents idéologiques, les vieux partis de la gauche de gouvernements se transforme peu à peu en partis sociaux démocrates et abandonnent leur ambition de changer le monde. C'est à peine si désormais ils veulent réformer celui-ci. Parfois, même les plus radicaux, se convertissent au libéralisme, et il n'est pas rare de voir d'anciens gauchistes se retrouver à la tête de grosses entreprises.

Mais la chute du mur a aussi été pour des millions de personnes, la fin d'un espoir, celui d'un monde meilleur. Face à ce bouleversement majeur, c'est le repli sur soi et l'individualisme qui ont progressé. L'argent est devenu roi partout, au mépris de toutes les valeurs de partage et de solidarité. Evidemment, avec la crise économique, chacun se rend bien compte que le modèle capitaliste libéral est lui aussi à bout de souffle. On voit bien avec le maintien de partis communistes forts à l'est et la résurgence en France ou en Allemagne de mouvements de gauche plus radicaux qu'il y a toujours un besoin de rêve et d'espoir. Le communisme a perdu, mais le capitalisme n'a pas gagné, il a juste fallu 20 ans pour que le monde commence à le comprendre. Maintenant, il va peut-être commencer à chercher d'autres voies.

31.10.2009

ON NE SE DOUCHE PAS DU COUDE AU PALAIS

ON S'ÉCLATE AU PALAIS


Louis_XIV_Sarko.jpgLe 13 juillet 2008 Nicolas Sarkozy et ses laquais, accueillant en grandes pompes le sommet de la Méditerranée, ont ainsi dilapidé en seulement un après-midi l'argent des serfs du royaume à hauteur de 16,6 millions d'euros ! Et à lire le rapport de la Cour des Comptes "le président du pouvoir d'achat" s'est visiblement éclaté. Le dîner des chefs d'État s’est élevé à 1.010.256 euros, soit plus de 5.000 euros par invité. Les autres factures de la sauterie n'ont, elles,  rien à envier à celles du Maharaja de Jodpur ou du sultan de Brunei : 91.500 euros pour de la moquette aux couleurs de l’Union Européenne (un ravissant bleu ciel royal, ndrl), 194.900 pour des compositions florales, 653.703 pour l'aménagement d'un système de climatisation, 136.000 pour le fond de scène et, donc, 245.572 euros pour une douche présidentielle réservée au seul Nicolas Sarkozy ! "Luxueuse et dernier cri, elle possédait une radio, des fonctions jets variées", indique le site Internet Médiapart. Précision importante: ces équipements ont été mis au rebut sitôt le sommet terminé, après seulement 4 heures d'usage, à l'exception de la douche dont Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa n'a finalement... pas eu besoin.

27.10.2009

MAIS QU'A FAIT LA POLICE

Laissons la police enqueter sur le tragique accident de Fréjus,sans vouloir pésager,des conclusions de cette enquete,je suis persuadé que les bons policiers n'ont rien à craindre du rapport de leurs homologues.Quelles circonstances peuvent-ils donner à un motocyciste habitant le quartier de La Gabelle et issu de l'immigration,et,qu'elle pourrait etre la sanction des juges si la justice est saisie.Souvenons nous de récentes affaires jugées dernièrement.

 Dans l'affaire de la mort de deux adolescents à Villiers-le-Bel en 2007,les policiers ont été mis hors de cause  après une collision entre leur voiture et la moto conduite par ces jeunes.La juge d’instruction, Magalie Tabareau, en charge du dossier a rendu vendredi 23 octobre une ordonnance de non-lieu, selon une source judiciaire qui a confirmé à l’AFP que «les deux policiers et surtout le chauffeur sont mis hors de cause».La collision entre le véhicule des policiers et la moto des adolescents avait coûté la mort à Mushin et Lakamy (qui se prononce Laramy), âgés de 15 et 16 ans  

Deux autres affaires,aux jugements bien différents: un policier qui tue un enfant de 14 ans sur un passage clouté, en excès de vitesse, alors que l’urgence de sa mission n’est pas avéré: un an avec sursis,et de l’autre, un chauffard qui tue un gendarme pour échapper à un contrôle: trente ans de prison. On arguera que le gendarme étant représentant de l’état, c’est à l’état qu’on s’en prend lorsqu’on assassine ses représentants.

Je répondrais que c’est également parce qu’il est représentant de l’état qu’un policier se doit de respecter plus que d’autres les règles communes et qu’il peut, par là, être plus sévèrement condamné qu’un citoyen ordinaire lorsqu’il manque à ses devoirs. On pourrait faire valoir le côté volontaire du second accident et la part de malchance du premier. Peut-on parler de malchance lorsqu’on circule à plus de soixante dix km/h dans un quartier d’habitation et, ce, sans aucune raison valable?

L’inégalité de traitement entre ces deux affaires est proprement scandaleuse. D’autant qu’elle nous démontre notre impuissance à faire règner le droit, tout simplement. Que faire, en effet, pour rétablir la justice? Quoi d’autre que la protestation, la rage, la révolte? Sarkozy avait demandé une peine exemplaire pour le tueur de gendarme. Le parquet semble avoir entendu l’appel. Comment s’étonner, après cela, des appels au meurtre de flics qui fleurissent dans les chansons? Mr Mitterrand va devoir intervenir encore de nombreuses fois, je le crains. Et j’espère sincèrement qu’on en restera aux refrains. Notre justice ne s’honore pas en sombrant dans l’arbitraire. Je ne suis pas certain que nos dirigeants mesurent exactement les risques qu’ils prennent pour la paix civile en entérinant de tels jugements iniques.

26.10.2009

UNI CONTRE L'IMMIGRATION JETABLE

 

 

100_2367.jpgSamedi matin RESF organisait une expulsion punitive contre le Préfet des Alpes Maritimes le dénomé Lamy.De nombreux militants avaient rejoints le Palais de Justice et sont allés devant les fenentres du scélérat Lamy hurler leur désaprobation contre la dernière expulsion d'afghans par charter vers Kaboul.Des méthodes dignes du gouvernement de Vichy.Des militants du P.S d'Antibes participaient à ce rassemblement ponctué de chants et de slogans réprobateurs.

Photos visibles en cliquant çi-dessous:

http://picasaweb.google.fr/lampertsloch67/20091024EXPULSI...#

 

 

  UNI CONTRE UNE IMMIGRATION JETABLE

  
Les associations et réseaux humanitaires des Alpes-Maritimes

 
 

Vu la Charte d'Ottawa pour la promotion de la santé de 1986, ratifiée par la France

 

Vu la Déclaration Universelle des Droits de l’homme de 1789,

 

Vu la Convention Européenne des Droits de l’Homme,

 

Vu la Convention internationale des droits de l’enfant signée à New York le 26 janvier 1990, ratifiée par la France

 

Vu le Règlement CE n° 343/2003 dit « Dublin 2 »,

 

Vu la Directive n° 2004/38/CE concernant les conjoints de ressortissants européens,

 

Vu le Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile,

 

Vu le Code pénal dans sa Partie législative LIVRE II : Des crimes et délits contre les personnes TITRE II : Des atteintes à la personne humaine, notamment en son article 223-6 concernant la mise en danger de la personne et l’entrave aux mesures d’assistance et de l’omission de porter secours,

 

Vu la loi du 28 mars 1882 sur l'enseignement primaire et par l'ordonnance n° 59-45 du 6 janvier 1959 portant prolongation de la scolarité obligatoire

 

Vu l’article 4 du préambule de la constitution de 1946 sur le droit d’asile

 
 

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Considérant que Monsieur Lamy vraisemblablement français, a eu la chance d’effectuer des études dans de grandes écoles françaises (ENA) puis a occupé des postes en tant que fonctionnaire dans l’administration française,

 

Considérant qu’il a été nommé Chevalier de la Légion d’Honneur et Chevalier de l’Ordre National du Mérite

 

Considérant qu’il a été formé pour défendre les intérêts des citoyens de la République en ce qu’il doit appliquer le droit visé ci-dessus,

 

Considérant qu’il a été nommé Préfet des Alpes-Maritimes en octobre 2008 suite à une belle carrière dans l’administration,

 

Considérant les conditions d’accueil déplorables des étrangers à la préfecture (longues files d’attente, exigence de documents non prévus…),

 

Considérant les condamnations par le Tribunal Administratif de NICE contre de nombreuses décisions de refus d’admission au séjour abusives, non motivées et hors-la-loi prises par Monsieur LAMY. ,

 

Considérant que Monsieur LAMY oblige ainsi les contribuables à financer par leurs impôts les erreurs de fait et de droit qu’il a commises en refusant d’appliquer les textes de loi en vigueur concernant l’admission au séjour des étrangers, des communautaires et des demandeurs d'asile,

 

Considérant que la Cour des comptes a exprimé en juillet 2009 des critiques concernant le coût excessif de la politique des expulsions, s’élevant en moyenne à 5.500 Euros par personne,

 

Considérant que 50% de ces personnes ne peuvent être renvoyées dans leur pays d’origine notamment en vertu de l’article 3 (risque d’exposition à des traitements dégradants pour l’individu) et 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (protection de la vie privée et familiale), ou simplement parce que les Consulats refusent de renvoyer leurs compatriotes en raison de l’apport économique que ceux-ci fournissent à leur pays d’origine par le fruit de leur travail en France.

 

Considérant que lesdits étrangers contribuent à la vie économique de notre pays, en participant à la construction des bâtiments administratifs où Monsieur LAMY a eu l’occasion d’exercer ses fonctions (la Préfecture des Alpes Maritimes, l’hôtel des Impôts), des voies publiques (le tramway, l’entretien des autoroutes), au nettoyage de nos charmantes rues azuréennes, à la garde de nos grands-parents ou parents, de nos enfants, etc.  

 
 

Considérant que lesdits étrangers paient la TVA comme tout le monde,

 

Considérant que lesdits étrangers cotisent très souvent aux différentes caisses sociales, paient des impôts notamment la taxe d’habitation et qu’ils n’ont droit à aucune aide,

 

Considérant que Monsieur LAMY empêche des familles de vivre ensemble par la longue et inutile attente de sa  signature notamment pour des dossiers complets de regroupement familial

 

Considérant que Monsieur LAMY empêche des couples mixtes de vivre ensemble en toute tranquillité et de se projeter dans l’avenir

 

Considérant que bien des étrangers malades ne peuvent poursuivre des soins en France du fait de la carence administrative de Monsieur LAMY à délivrer les titres de séjour prévus par la loi,

 

Considérant que Monsieur LAMY trouble le sommeil de familles installées depuis très longtemps en France et faisant preuve d’une intégration exemplaire en ordonnant de les chercher à leur domicile à des heures indécentes pour les conduire en centre de rétention eux et leurs enfants en bas âge en vue de leur expulsion,

 

Considérant que les associations qui accompagnent les étrangers dans toutes ces démarches ne sont plus reçues en préfecture pour plaider leur cause et ainsi éviter des drames humains et des contentieux coûteux payés par le contribuable,

 

Considérant que Monsieur LAMY oblige les demandeurs d’asile à formuler une demande de CADA et qu’il refuse, dans l’attente de leur admission, un hébergement hôtelier indispensable au succès de leur démarches.

 
  

Sur proposition des associations qui défendent le droit des étrangers et forts des textes de loi existants

 

A R R E T O N S   Q U E :

 

1.             La fonction de Monsieur LAMY en tant que représentant des intérêts des citoyens de notre République est annulée.

2.             Le rôle de Monsieur LAMY de garant des valeurs de la République est suspendu.

3.             Les coûts et frais engagés en vue de l’expulsion des étrangers sous la responsabilité de Monsieur LAMY feront l’objet de retenues sur salaire.

4.             Le titre de séjour de Monsieur LAMY à Nice est annulé.

 
 

Cet arrêté sera exécuté dans le délai d’un mois à compter de sa notification.

 

S’agissant simplement du respect de la loi, cet arrêté, contrairement à ceux de Monsieur LAMY, ne comporte aucune voie de recours.

25.10.2009

ON VOTE COMME IL LE FAUT SINON ON RECOMMENCE

Cela devient une habitude : si un vote ne convient pas à celui qui pose la question, on recommence pour avoir un résultat conforme.

 Il y a eu le référendum sur la constitution européenne : pas d'accord les Français ? Ce n'est pas grave on reprend la question en faisant voter le congrès à Versailles.

La même chose pour les Irlandais qui avaient la mauvaise habitude de faire voter leurs citoyens : on repart pour un deuxième vote, avec quelques modifications pour séduire une majorité.


La commission des finances puis l'assemblée nationale votent une taxe additionnelle sur les bénéfices des banques. Celles-ci ne sont pas banques_logos_469_305_2736b.jpgtrop à plaindre, leurs résultats sont très bons malgré ou grâce à la crise.

Alors que Bercy s'y était dit opposé, l'Assemblée nationale a adopté vendredi par 44 voix contre 40 un amendement instituant une taxe exceptionnelle de 10% sur les bénéfices des banques pour l'année 2010.Mais Christine Lagarde et le gouvernement ne sont pas d'accord sur ce vote aurait permis de rapporter entre un et deux milliards d'euros à l'Etat,qui connaît un déficit record,et de prendre de l'argent à ces pauvres gens.

 Elle déclare d'après "La Tribune.fr" :

Les députés viennent de voter ce vendredi la création d’une taxe additionnelle et exceptionnelle de 10% sur les bénéfices des établissements de crédit, pour 2010. Bercy a aussitôt fait savoir que ce vote était "une erreur technique" - car deux députés UMP qui voulaient voter contre auraient par erreur voter en sa faveur - et qu'elle "sera rectifée lundi". Les parlementaires apprécieront le vocabulaire.

Un nouveau vote est donc prévu lundi à l'Assemblée nationale pour annuler le précédent.

 

 

Une façon de faire qui est loin de plaire à notre camarade Jérôme Cahuzac, député socialiste du Lot et Garonne,qui déclarait au micro de RTL :

« Cette mandature a débuté il y a depuis deux ans et demi et, si je comprends bien, les responsables de la majorité sont en train de nous expliquer que certains de leurs membres ne savent toujours pas faire la différence entre le vote pour et le vote contre… Je laisse à vos auditeurs le soin d'apprécier la vraisemblance de cet argument. »

C'est beau la démocratie. Mais quand le pouvoir exécutif se croît en droit de ne pas prendre en compte des votes qui ne lui plaisent pas, quel nom donner à ce régime ?

 

23.10.2009

DE QUI VOUS MOQUET VOUS

GUY MOQUET

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Le Président de la République a demandé la lecture, le 22 octobre dans les classes, de la dernière lettre de Guy Môquet adressée à ses parents quelques heures avant son exécution le 22 octobre 1941. 
 
 Cette lecture n’a de sens que si elle est replacée dans le contexte historique de l’occupation et de la résistance.
 Sa compréhension ne peut donc se limiter à l’émotion et à la compassion face à un destin tragique. 
 Elle doit être resituée dans la perspective historique de la lutte contre l’occupant nazi, et plus précisément dans le contexte local : Guy Môquet et ses camarades livrés par Vichy furent exécutés comme otages en représailles de l’assassinat d’un général nazi à Nantes deux jours auparavant. 
 Elle doit aussi prendre en compte l’engagement politique du jeune résistant.

L'instigateur de ce projet étant notre président Nicolas Sarkozy ancien maire de Neuilly et qui n'a meme pas honoré le jeune matyre de la Résistance en  donnant le nom d'une rue Guy Moquet à la commune quand il était alors son premier magistrat j'ai adressé comme tous les ans à son successeur le mail information@ville-neuillysurseine.fr çi-dessous largement inspiré d'un discours prononçé par François Hollande au cours de la dernière campagne présidentielle.
 
 

                                                                                          
 

  Hôtel de Ville

Louis Charles BARY

Maire – Vice Président du Conseil Général

96 av Achille Peretti

92200 Neuilly sur Seine

 

La circulaire du Ministre de l’Education Nationale demandant aux professeurs de la lire à leurs élèves,ce jour, mettant à l’honneur ce jeune résistant ,journaux et revues retraçant sa vie et son exécution….,si la mémoire de Guy Môquet est désormais présente dans l’esprit des Français elle l'est particulièrement pour moi,ancien éléve de l'école Guy Moquet à Nogent sur Marne. Je n’oublie pas la lecture faite le 16 mai 2007 devant le Président de la République, ancien maire de Neuilly, le jour de son intronisation.

J’ai donc eu la curiosité de consulter de nouveau la nomenclature des noms de rues de votre cité : il n’y a aucune rue portant le nom de Guy Môquet. Le moment serait venu de réparer cet oubli ou cette omission. Il y a bien une rue Louis Philippe chassé par la révolution de 1848. Elle n’est pas très éloignée de la Place du Duc d’Orléans. Maurice Barrès a un boulevard, certes il est mort à Neuilly. Paul Déroulède a lui aussi sa rue bien que la République ne soit pas sa préférence. Une voie privée porte le nom de Céline : son talent d’écrivain ne fait pas oublier la violence antisémite de certains de ses écrits. De Villiers lui-même a une rue mais on peut penser que ce n’est pas le même !

Rien pour Jean Jaurès, rien pour Léon Blum et donc rien pour Guy Môquet. Ce furent pourtant les grandes références de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne. Il fut critiqué pour cela par la gauche, peut être à tort mais il faut le comprendre. Difficile en effet de se recommander de Mac Mahon, d’Adolphe Thiers, du Général Boulanger, d’André Tardieu ou de quelques autres. Le panthéon de la gauche est plus présentable. Donnez donc une rue Guy Moquet à votre commune  par fidélité à votre prédécesseur.

Dans l'attente

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma haute considération.

16.10.2009

1 MILLIARD DE GREVE LA FAIM EMOI EMOI ET MOI

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C'est un nombre abstrait. Froid. Désincarné. Une statistique parmi tant d'autres qui peut passer inaperçue dans le flot ininterrompu de données chiffrées, de graphiques et de pourcentages déversé par le robinet inlassable de l'information. Qui sursaute encore en entendant entre deux réclames d'hypermarchés - pour faire caricatural à souhait - qu'un milliard de personnes dans le monde est affamé ? Un être humain sur six qui ne mange pas à sa faim, ou qui ne mange pas du tout, cela devrait nous empêcher de dormir du sommeil du juste. Mais non, par la grâce d'une inconscience... salvatrice, nous échappons, nous autres privilégiés des nations riches, aux tourments de cette culpabilité-là.
 

Qu'on se rassure. Les « victimes » de l'injustice fondamentale du monde ne nous demandent aucun mea culpa. Que pourraient-ils faire, de toutes façons, d'une compassion obligatoire mais stérile ? Combien de kilomètres d'éditoriaux larmoyants ? Combien de prêchi-prêcha donneurs de leçons ? Combien de sermons assommants distribués par des cohortes de bien-pensants ? Combien de témoignages généreux, forts, alarmants ? Et tout ça pour aboutir à une espèce d'indifférence tranquille qui fait froid dans le dos...
 Que dire quand on découvre au détour d'un sondage - un sondage ordinaire lui aussi - que près d'un Français sur deux ignore l'aggravation de la faim dans le monde ? 

 Notre société de communication tournerait-elle si bien à vide pour échouer aussi spectaculairement à restituer les vrais enjeux et à nourrir une empathie vigilante pour les plus démunis ? La générosité est bien là, pourtant, prête à être stimulée. Mais le gouvernement préfère s'en remettre aux opérations de charity business - vastes quêtes laïques - pour se décharger de sa mauvaise conscience.
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L'idée d'une fatalité impossible à vaincre a fini par s'imposer, ouvrant la voie au renoncement. On ne rappellera jamais assez la misère de l'aide au développement qui, dans le budget français, ne représente pas 0,5 % de l'équivalent du PIB. 0,5 % ! Ce n'est pas à ce rythme que l'agriculture des pays en voie de développement risque de s'épanouir. Ce qui ne nous empêche pas de discourir sans fin sur les vertus miraculeuses du co-développement...
 Quand la crise met doublement les « petits » en danger, il est temps de s'éveiller. Au-delà de la torpeur des mots ou des chiffres.

10.10.2009

1er PRIX PAR ANTICIPATION

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A la nouvelle répondit d'abord la surprise. Lui succéda un étonnement un peu désagréable. Et finalement le sentiment diffus qu'une erreur venait d'être commise. Le choix de Barack Obama pour recevoir le prix Nobel de la paix m'a donné l'impression étrange de vivre l'Histoire en accéléré, comme si l'on dépassait à toute vitesse ce qui n'était pas encore arrivé.
 

Trop tôt ! Nombreux sont les admirateurs du président des Etats-Unis à éprouver cette réticence devant une consécration pour le moins prématurée. Obama n'est qu'au temps paradoxal de son rêve pour l'Amérique. Si le ton de ses discours met en évidence l'ambition de son dessein, il ne révèle encore que peu de manifestes de bonnes intentions. La cruauté de la réalité peut se charger de mettre en pièces les élans les plus généreux et de modifier la trajectoire des premiers mois de la présidence.
 Comment récompenser une page blanche ou presque ? A-t-on jamais vu un Nobel de littérature décerné à un auteur à la seule lecture d'une introduction époustouflante et, pour le reste, sur la foi d'un brouillon? En faisant d'un prologue une consécration, la vénérable institution prend le risque d'être trahie prochainement par les événements,elle a déjà honoré des chefs d'Etat ou des diplomates en exercice, certes. Mais ils avaient parcouru un long chemin pour convaincre leur propre camp de faire taire les armes.
 En 1973, Henry Kissinger et Le Duc Tho avaient essayé, sans trop d'illusion, de préfigurer la fin de la guerre du Vietnam et enclencher le retrait des troupes américaines. En 1978, Menahem Begin et Anouar El Sadate avaient eu le courage de signer une paix qui semblait impossible entre deux ennemis irréductibles, et le président Carter avait joué un rôle décisif dans la finalisation, à Camp David, du processus commencé par le voyage du président égyptien à Jérusalem. En 1994, Yitzhak Rabin et Yasser Arafat avaient chacun pris d'énormes risques pour réconcilier leurs peuples. Tous ces personnages furent rattrapés par le destin mais tous avaient fait avancer le cours de la paix.
 Barack Obama, lui, ne peut encore se prévaloir d'aucun bilan. Il est, en revanche, le chef d'un pays deux fois en guerre et à chaque fois qu'il devra utiliser la force, c'est sa distinction qui sera décrédibilisée par ses actes. Ce n'est pas lui rendre service, en vérité, que de lui mettre une charge supplémentaire sur les épaules. Relever l'Amérique, en pleine crise, de huit années de « bushisme » était déjà une gageure. Le faire avec un drapeau blanc dans une main,la bannière étoilée dans l'autre et les armes en bandoulière relève du funuambule au moment où il s'interroge sur la nécessité d'envoyer 40 000 GI de plus en Afghanistan.

 

09.10.2009

MINISTRE CA SE TAIT OU CA DEMISSIONNE

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C'est l'histoire d'un télescopage tragique entre un itinéraire personnel et une fonction publique. Le premier n'appartient qu'à celui qui l'accomplit, et à lui seul. La seconde est forcément collective. Si les deux veulent cohabiter, il faut des conditions préalables. Et lorsqu'elles ne peuvent être remplies, alors il faut savoir en tirer les conséquences.
 Un éditori@l n'a pas vocation à porter un jugement sur les détours d'une vie. Celui-là ne le fera donc pas. Il est toujours gênant de voir un homme contraint de justifier ses comportements devant une camera inquisitoriale. Et franchement insupportable de l'écouter raconter sa honte, dos au mur, comme le ferait un prévenu.
 Les dix minutes d'interview de Frédéric Mitterrand, hier soir, dans le journal de TF1 ont donc été particulièrement pénibles. Le ministre de la Culture a raconté les enfers troubles de sa propre existence avec un courage qui mérite un certain respect. Après tout, jamais, avant lui, un membre du gouvernement n'avait livré autant de sa propre intimité sur un plateau de télévision !
 Hélas, il était hors-sujet. Nul ne fera l'amalgame odieux entre homosexualité et pédophilie, comme il l'a craint. On se doute qu'il n'est pas un promoteur avéré d'un tourisme sexuel auquel il dit avoir cédé comme un alcoolique cède à la tentation de l'alcool. Dont acte. Qu'il se rassure, on le croira sur parole. Le problème est ailleurs. A la limite, il est plus simple. Et se résume en une formule : un ministre n'est pas tout à fait un homme comme les autres. Sa charge lui impose d'être, autant que possible, exemplaire. C'est dur, c'est sévère, c'est exigeant, et cela peut sembler injuste, même, mais personne n'est obligé de devenir ministre !
 Le Frédéric Mitterrand écrivain n'avait aucun compte à rendre sur sa nuit thaïlandaise - à chacun ses fantasmes - et personne ne lui en a demandé. Le Frédéric Mitterrand ministre ne peut pas se soustraire, lui, à la critique sur ses actes car le personnage public, y compris dans sa dimension privée, n'engage pas que lui-même. La polémique est donc légitime.
 Payer pour avoir des relations sexuelles avec une personne, fût-elle majeure, ce n'est pas anodin. Deux minutes à Patpong, la rue chaude de Bangkok, suffisent pour comprendre que les prostitués, garçon ou fille, étiquetés avec des numéros, n'ont pas choisi leur destin et qu'ils ne sont pas libres. Prétendre le contraire serait mentir.
 On ne fera pas la morale à Frédéric Mitterrand - chaque vie est un combat difficile - mais certaines expériences présentes ou passées ne sont pas conciliables avec l'appartenance à une équipe gouvernementale défendant des thèmes moralisateurs. Ni avec une majorité qui a puni le racolage passif, et imposé aux prostitué(e)s une relégation de fait. On a voulu faire un coup en nomment Frédéric Mitterrand rue de Valois. Du coup, on l'expose à des coups.

 

07.10.2009

LE SEUIL DE PAUVRETE

1026 euros par mois, le seuil de pauvreté selon les Français

Une étude Ipsos pour le Secours Populaire montre que pour les Français, un salaire approchant le SMIC (1050 €) s’apparente à la pauvreté.

Réalisée par Ipsos pour le Secours Populaire auprès de 1 009 Français âgés de 15 et plus, cette troisième vague du baromètre de la pauvreté montre qu’avec la crise, la crainte de connaître une situation de pauvreté est devenue majoritaire.

Les Français sont désormais majoritaires à avoir fait l’expérience de l’imminence de la pauvreté…

En 2007, 45% des Français déclaraient qu’il leur était déjà arrivé, à un moment de leur vie, de penser qu’ils étaient sur le point de connaître une situation de pauvreté. En 2009, ils sont désormais 53%. Cette hausse de 8 points en 2 ans traduit les effets fortement anxiogènes de la crise et une multiplication des situations précaires notamment liée à la hausse du chômage. La proportion des Français qui dit avoir déjà connu « réellement » une situation de pauvreté reste quant à elle stable (30%). Elle est plus importante chez les femmes (32%) que chez les hommes (27%).

C’est donc avant tout la proportion de Français qui ont déjà eu le sentiment d’être sur le point de connaître une situation de pauvreté sans toutefois en avoir fait l’expérience qui augmente (23% contre 15% en 2007). Cette hausse des craintes (non matérialisées) est généralisée : elle touche tous les Français, quel que soit leur âge, leur catégorie socioprofessionnelle ou leur niveau de revenus. Elle est plus forte chez les catégories traditionnellement moins menacées par la pauvreté (+9 points pour les cadres et professions intermédiaires contre +6 points pour les employés et ouvriers). De la même manière, les craintes des plus hauts revenus croissent plus rapidement que celle des plus bas (+5 points pour les personnes dont le revenu mensuel net du ménage est de moins de 2000€ contre +11 points pour ceux qui gagnent plus de 2000€).

Cependant, si la crise marque la contagion d’un sentiment de vulnérabilité aux catégories plus favorisées et qui ne se sentent désormais plus à l’abris d’un revers de fortune, la réalité de l’expérience de la pauvreté reste fortement liée au niveau d’études (37% des Français ayant un niveau inférieur au bac en on fait l’expérience contre 20% de ceux ayant un niveau supérieur au bac) et à la catégorie socioprofessionnelle (34% des employés et ouvriers contre 27% des cadres et professions intermédiaires).

… et toujours aussi inquiets pour l’avenir de leurs enfants.

Les Français sont toujours aussi nombreux que l’année dernière (85%) à considérer que les risques que leurs enfants connaissent un jour une situation de pauvreté sont plus élevés que pour leur génération. Plus d’un Français sur deux (54%) considèrent même que ces risques sont « beaucoup plus » importants. Cette crainte reste particulièrement forte chez les employés et ouvriers (62% qualifient ces risques de « beaucoup plus élevés »).

En réalité, si 2008 montrait une augmentation et un niveau de craintes beaucoup plus fort chez les catégories les moins favorisées (en termes de diplômes, de catégorie socioprofessionnelle et de niveau de revenus) et a fortiori les plus susceptibles d’être fragilisées par la crise naissante, 2009 est marquée par la généralisation des craintes. L’installation de la crise dans le temps s’accompagne en effet d’un certain nivellement des craintes : en baisse chez les moins favorisés, et en hausse chez les plus favorisés, signe que les certitudes sont ébranlées. Les cadres et professions intermédiaires sont désormais 49% à juger les risques que leurs enfants connaissent un jour une situation de pauvreté « beaucoup plus élevés » (+4 points). Ce sont les 45-69 ans qui jugent cette éventualité la plus élevée : 64% des 45-59 ans et 68% des 60-69 ans contre 47% des moins de 35 ans, peut-être car leurs enfants, déjà actifs, sont en âge de subir de plein fouet les effets de la crise.

Moins de 1026 euros, c’est être pauvre

Les Français situent le seuil de pauvreté monétaire entre le seuil officiel et le SMIC mensuel net.

Les Français considèrent en moyenne qu’une personne seule peut être considérée pauvre en France lorsque son revenu net par mois est inférieur à 1026€, soit 20 euros de plus que l’an dernier. Ce montant est sensiblement supérieur au seuil de pauvreté officiel (norme eurostat) calculé sur la base de 60% du revenu médian national (908€ en 2007 selon l’INSEE) et qui sert de base au calcul par la CAF du plafond de revenus jusqu’auquel un individu peut prétendre au Revenu de Solidarité Active (RSA).

Le seuil de pauvreté établi par les Français est plus proche du SMIC mensuel net (1050,63€ au 1er juillet 2009) qui reste pour beaucoup le seuil en dessous duquel une personne peut-être considérée comme pauvre. Il le dépasse pour les Franciliens qui situent ce seuil à 1 085€.

On remarque comme en 2008 que ce seuil augmente avec l’élévation des revenus, et même que les écarts se creusent entre les plus et les moins aisés : 848 € pour les personnes dont le revenu mensuel net du foyer est inférieur à 1200€ contre 1097€ pour ceux gagnant 3000€ et plus. Ce seuil reste particulièrement bas chez les plus jeunes (953€ pour les moins de 35 ans), au même niveau, chose nouvelle, que les plus de 70 ans qui ont revu leur évaluation à la baisse par rapport à 2008 (953€).

Une conception de la pauvreté plus qualitative

Parce que le seuil de pauvreté officiel est un indicateur de pauvreté monétaire relative et donc « n’est une condition ni nécessaire ni suffisante pour être en situation de pauvreté » , il gagne à être complété par d’autres éléments qui peuvent être considérés comme des indicateurs de privation, et a fortiori d’exclusion sociale.

C’est pourquoi Ipsos et le Secours Populaire ont décidé de tester plusieurs postes de dépense des ménages (alimentation, vacances, culture et loisirs) afin de déterminer si ces indicateurs permettent de définir plus qualitativement ce qui définit une situation de pauvreté pour les Français.

L’enquête révèle ainsi que pour 90% des Français, éprouver régulièrement des difficultés financières importantes pour se procurer une alimentation saine et équilibrée est un signe de pauvreté (65% le pensent « tout à fait » et 27% « plutôt »).

Eprouver de telles difficultés pour envoyer ses enfants en vacances au moins une fois par an ou accéder à des biens ou des activités culturelles (pour soi ou sa famille) est également considéré comme un marqueur de pauvreté par près de 3 Français sur 4 (respectivement 71% et 70%), même si l’on constate un léger recul par rapport à 2008 (-3 et -5 points). Ce léger repli peut peut-être s’expliquer par le fait qu’avec la crise, comme beaucoup de Français éprouvent des difficultés, ils recentrent vraisemblablement leur conception de la pauvreté sur les fondamentaux : l’accès à des biens considérés comme essentiels comme l’alimentation ou encore l’habitat.

Ces indicateurs semblent en effet considérés comme plus relatifs que celui de l’alimentation (35% « plutôt » contre 36% « tout à fait » pour les vacances et respectivement 35% et 36% pour la culture et les loisirs). Ils n’en restent pas moins des indicateurs significatifs, dans la mesure où, même s’ils sont des marqueurs moins durs que des instruments de mesure des privations matérielles, ils demeurent des indicateurs forts d’inégalités et susceptibles de se reproduire puisqu’il est question ici de privation subies par les enfants dans leur accès à la culture, aux loisirs et aux vacances. Etre pauvre, dans un pays développé comme la France, ne signifie pas « simplement » avoir des difficultés pour satisfaire ses besoins fondamentaux. Au-delà de cela, c’est ne pas pouvoir offrir à ses enfants l’accès à des normes de consommation et la maîtrise des codes nécessaires à leur réussite.

Ce sont d’ailleurs les moins diplômés qui sont les plus nombreux à considérer qu’éprouver des difficultés d’accès à la culture (pour soi ou sa famille) ou pour envoyer ses enfants au moins une fois par an en vacances sont « tout à fait » des signes de pauvreté (respectivement à 39% et 35% pour les personnes au niveau d’études inférieur au bac, contre 31% et 29% supérieur au bac).

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