07.12.2009
QUI A EU CETTE IDEE FOLLE
Quelle histoire !
C'est une histoire de fous ! Franchement, ce n'est pas sérieux. Et nous sommes là bien au delà de la polémique et du clivage droite gauche. Qui donc a eu cette idée bizarre d'inventer la suppression de l'enseignement obligatoire de l'histoire-géographie dans les sections scientifiques de la Terminale ?
Au début, on a cru à une erreur. Ce ne pouvait être qu'un de ces dérapages incontrôlés de la technocratie du ministère de l'Education nationale. Et quand Luc Chatel a non seulement confirmé la décision mais l'a argumentée, on a compris à quel point la grosse machine de la rue de Grenelle pouvait couper son ministre de cette lucidité si précieuse à son poste. Ne serait-elle activée que par des comptables dénués de toute expérience avec des adolescents pour imaginer un bricolage qui rajoute des heures de cours en première (bravo) pour en supprimer dans la dernière ligne droite avant le bac ? Comme si la connaissance du passé et du monde n'avait aucune espèce d'utilité pour des lycéens se destinant à devenir scientifiques. Comme s'ils n'avaient plus besoin, à 17 ou 18 ans, de cette culture du temps et de l'espace qui en fera des hommes et des femmes libres. Comme si les sciences n'étaient que des techniques désincarnées coupées de la vie et de la marche des siècles.
Que le système éducatif veuille se donner les moyens d'améliorer les passerelles entre le lycée et l'enseignement supérieur, très bien, c'est dans la logique du rapport Descoings. Que le prix à payer soit un pré-formatage appauvrissant des jeunes avant même la fin du secondaire, ce serait inacceptable. A l'heure de la mondialisation, comment vouloir les priver de ces clés indispensables qu'offre l'histoire-géo pour décoder l'humanité ?
Le ministère a pensé bien faire et c'est bien là le plus triste. Qu'il ne se soit trouvé personne pour enrayer cette absurdité, voilà qui ne laisse pas d'inquiéter. A moins que cette absence ne révèle une conception utilitaire inconsciente qui rôderait à l'intérieur de la réforme du lycée...
En ce jour d'ouverture du sommet de Copenhague, l'actualité met en scène un formidable temps fort de l'histoire immédiate où se rejoignent et s'entremêlent l'écologie, la politique, la diplomatie, l'économie. Pendant qu'on s'interroge sur la nécessité et la viabilité d'une gouvernance mondiale, M. Chatel n'aurait-il lu aucun journal, regardé aucun JT, écouté aucune radio depuis quelques jours ? Ou faut-il lui faire un dessin à l'heure où tant de petits princes attendent qu'on leur imagine une belle planète ?
Dans son obsession réformatrice, le gouvernement vient à nouveau créer une usine à gaz en décrétant que l'enseignement de l'histoire et de la géographie deviendrait optionnel en terminale scientifique. A l'heure du débat sur l'identité national voulu par ce gouvernement, cette décision est pour le moins paradoxale.
Afin de bien comprendre les enjeux autour de cette question, je préfére mettre un lien sur le texte de Jacques Sapir et sur la pétition qui suit ce texte :
http://culturevisuelle.org/icones/154/comment-page-1
A vos claviers
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06.12.2009
ESTROSI TOUTOU FIDELE
Christian Estrosi : le sarkozyste zélé.

Il en est des ministres comme de l'ensemble des citoyens, certains sont plus enclins à faire du zèle que d'autres. C'est assurément le cas du maire de Nice Christian Estrosi qui a donc décidé d'en rajouter une louche sur le thème de l'insécurité et de publier un de ces fameux arrêtés municipaux sur les mineurs qui font tant parler. Pourtant, il n'a sauté aux yeux de personne qu'il y avait plus de délinquances à Nice qu'ailleurs.
Oui, mais la population aisée et vieillissante présente en masse sur la promenade des Anglais a eu légèrement tendance à voter Front National ces dernières années (comme quoi, trop de soleil, cela peut parfois être nuisible). A la veille d'élections régionales qui s'annoncent périlleuses, il faut bien donner des gages à cet électorat si on ne veut pas qu'il retourne dans les bras de Jean-Marie Le Pen. Peu importe le scepticisme des forces de police à ce couvre-feu, peu importe qu'une nouvelle fois on règle un problème de société par la force, peu importe que la menace de suppression d'aides sociales contribue surtout à enfoncer un peu plus des familles qui auraient plutôt besoin qu'on les aide. Non, Mr Estrosi a parfaitement compris que son mentor qui dirige l'Elysée voulait faire de la sécurité un thème de campagne, donc il communique sur ce sujet, montre ses petits muscles, et pour les conséquences, on verra plus tard.
Mais ce n'est pas tout, car Mr Estrosi est vraiment un bon soldat du sarkozysme. Il ne lui a pas échappé qu'en lançant un débat sur l'identité nationale, messieurs Sarkozy et Besson avaient aussi l'intention d'instrumentaliser le dossier de l'immigration. Et comme avec le vote suisse l'actualité lui fournit une excellente occasion de s'afficher, Christian Estrosi ne s'en prive pas et déclare qu'il n'y aura pas de minarets à Nice. Voilà qui est courageux et qui va encore faire gagner quelques voix (ce qui reste à prouver). Mais, au fait, pourquoi cette déclaration soudaine ? Y a-t-il une mosquée en construction du coté de l'Arénas ? Quelqu'un a-t-il l'intention de construire un minaret dans le Vieux Nice ? Ou alors s'agit-il une nouvelle fois de jouer sur les peurs et de faire un effet d'annonce ?
Sur ces deux exemples, on comprend mieux comment Nicolas Sarkozy tente de récupérer les voix du Front National. Tout simplement en reprenant ses idées. Malheureusement pour l'UMP, je crains fort pour ce parti que la mise en application de ces idées là n'entraîne aussi un retour des électeurs frontistes dans leur famille d'origine.
D'aprés Nice-Matin d'aujourd'hui aucun jeune de moins de treize ans a été reconduit à ses parents vingt-huit hommes ont été déployés pour cette première soirée du couvre-feu pour mineurs de moins de 13 ans non accompagnés, créé par arrêté municipal et exécutoire depuis le 3 décembre .
07:00 Publié dans Editori@l | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy
05.12.2009
LA MAIN LEGERE DU TIRAGE AU SORT
A l'issue du Tirage au sort réalisé vendredi soir au Cap, les 32 équipes qualifiées pour la phase finale de la Coupe du Monde 2010 savent maintenant à quelle sauce elles seront mangées. Les supporters sud-africains verront leurs "Bafana Bafana" affronter le Mexique à Soccer City en match d'ouverture. Les footballeurs francais sont versés dans ce même Groupe A en compagnie de la très rugueuse formation d'Uruguay. Toutefois, le Groupe G est sans doute celui qui fera le plus parler de lui. Avec le Brésil, la RDP Corée, la Côte d'Ivoire et le Portugal à la lutte pour les deux places qualificatives pour les huitièmes de finale, le spectacle s'annonce sanglant dans l'inévitable "Groupe de la Mort".

GROUPE A
1 Afrique du Sud
2 Mexique
3 Uruguay
4 France
11 juin Afrique du Sud - Mexique
11 juin Uruguay - France
16 juin Afrique du Sud - Uruguay
17 juin France - Mexique
22 juin Mexique - Uruguay
22 juin France- Afrique du Sud
L'avis du café du commerce: L'equipe de Francehérite (en théorie) du groupe le plus faible. Reste à battre les bouchers d’Uruguay, spécialistes de la défense à onze et du tacle à hauteur des oreilles, les brillants Mexicains avec leur jeu offensif et technique, et, surtout, les "Bafana Bafana" qui joueront à domicile sous les yeux de Nelson Mandela. Autant dire que la qualification est loin d'être acquise.
GROUPE B
1 Argentine
2 Nigeria
3 Corée du Sud
4 Grèce
12 juin Argentine - Nigeria
12 juin République de Corée - Grèce
17 juin Argentine - Corée du Sud
17 juin Grèce - Nigeria
22 juin Nigeria - Corée du Sud
22 juin Grèce - Argentine
L'avis du café du commerce: L'Argentine du bon Diego Maradona devrait se qualifier sans trop de difficultés en compagnie du Nigéria. La Grèce et la Corée du Sud, au jeu pénible, laborieux, trop limité, semblent dépassés.
GROUPE C
1 Angleterre
2 États-Unis
3 Algérie
4 Slovénie
12 juin Angleterre - États-Unis
13 juin Algérie - Slovénie
18 juin Angleterre - Algérie
18 juin Slovénie - États-Unis
23 juin États-Unis - Algérie
23 juin Slovénie - Angleterre
L'avis du café du commerce: Nos "amis" de la perfide Albion feraient mieux de modérer leur enthousiasme dans ce groupe jugé facile par la BBC. L'équipe d'Angleterre, au jeu au moins aussi brouillon que celui de la France, pourrait s'en mordre les doigts face aux USA, la remarquable Slovénie et la tonitruante Algérie.
GROUPE D
1 Allemagne
2 Australie
3 Serbie
4 Ghana
13 juin Allemagne - Australie
13 juin Serbie - Ghana
18 juin Allemagne - Serbie
19 juin Ghana - Australie
23 juin Australie - Serbie
23 juin Ghana - Allemagne
L'avis du café du commerce: L'Allemagne hérite une nouvelle fois d'un groupe largement à sa portée. L'Australie, qui ne connaît rien au football, et la Serbie, encore plus faible que l'équipe de France, n'inquiéteront pas la "mannschaft". Reste à évaluer la niveau du Ghana.
GROUPE E
1 Pays-Bas
2 Danemark
3 Japon
4 Cameroun
14 juin Pays-Bas - Danemark
14 juin Japon - Cameroun
19 juin Pays-Bas - Japon
19 juin Cameroun - Danemark
24 juin Danemark - Japon
24 juin Cameroun - Pays-Bas
L'avis du café du commerce: Les Pays-Bas et le Cameroun vont se qualifier en massacrant le Danemark, qualifié par hasard, et l'équipe du Japon qui nous fait toujours bien rigoler.
GROUPE F
1 Italie
2 Paraguay
3 Nouvelle-Zélande
4 Slovaquie
14 juin Italie - Paraguay
15 juin Nouvelle-Zélande - Slovaquie
20 juin Italie - Nouvelle-Zélande
20 juin Slovaquie - Paraguay
24 juin Paraguay - Nouvelle-Zélande
24 juin Slovaquie - Italie
L'avis du café du commerce : Les voleurs de poules de la "squadra azzura" ont visiblement été bénis par le pape Ratzinger en héritant d'un groupe de brêles. Sauf à vouloir faire jouer Silvio Berlusconi dans les buts l'Italie poursuivra ses méfaits au moins jusqu'en huitième de finales. La Slovaquie sera l'autre qualifié de ce groupe.
GROUPE G (Groupe de la Mort)
1 Brésil
2 Corée du Nord
3 Côte d’Ivoire
4 Portugal
15 juin Brésil - Corée du Nord
15 juin Côte d’Ivoire - Portugal
20 juin Brésil - Côte d’Ivoire
21 juin Portugal - Corée du Nord
25 juin Corée du Nord - Côte d'Ivoire
25 juin Portugal - Brésil
L'avis du café du commerce: Le voilà le "Groupe de la Mort" que l'on nous sert tous les quatre ans depuis le Mundial 1986 au Mexique. Cette fois c'est le Brésil qui s'y colle. On appelle ça un "marronnier", une information de faible importance consacrée à un événement récurrent et prévisible.
GROUPE H
1 Espagne
2 Suisse
3 Honduras
4 Chili
16 juin Espagne - Suisse
16 juin Honduras - Chili
21 juin Espagne - Honduras
21 juin Chili - Suisse
25 juin Suisse - Honduras
25 juin Chili - Espagne
L'avis du café du commerce: L'Espagne va se qualifier les doigts dans le nez et les suisses devoir apprendre l'espagnol. Le Chili et le Honduras tenteront de se hisser au second tour.
10:46 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
BESSON ATTAQUE GUILLON

La station publique fait bloc derrière son humoriste. "Stéphane Guillon a fait allusion à une information de la presse people. Ce n'est pas comme s'il avait commis une violation de la vie privée, explique-t-on du côté de France Inter. Il n'y a pas non plus de diffamation." Contacté par lepoint.fr, le cabinet d'Éric Besson ne souhaite faire aucun commentaire. Le procédé du recours à la vie privée pour toucher sa cible a déjà valu à Stéphane Guillon de passer un sale moment l'an passé lorsque Dominique Strauss-Kahn s'était plaint d'avoir été brocardé sur ses prétendus appétits féminins. Nicolas Sarkozy s'en était mêlé, critiquant en privé l'humoriste et plus encore, son patron, Jean-Paul Cluzel, écarté de la présidence de Radio France en mai dernier.
Cette fois, les mêmes causes produiront-elles les mêmes effets ? On envisage difficilement comment le chef de l'État pourrait désavouer Jean-Luc Hees, sitôt après l'avoir nommé. Chez France Inter, on dédramatise : "Des pressions, il y en a tout le temps. Quand Isabelle Giordano s'en prend à Bouygues, SFR ou Orange, Philippe Val reçoit les mêmes coups de fil..." On en parle moins, cependant.
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04.12.2009
POLICE=VOYOU
A Reims et à Antibes les policiers de Sarko se conduisent comme des voyous
Nu dans les geôles
Le coup de boule du policier au gardé à vue
REIMS (Marne). Un policier a, hier, reconnu à la barre du tribunal avoir donné - le 28 janvier 2008 - un coup de boule à un homme alors en garde à vue. Il s'en est excusé.
CETTE nuit-là, vers 3 heures, Thierry V. sort de la discothèque « L'Escalier », rue de Châtivesle. Agacé par les quolibets des vigiles, il balance un coup de pied vengeur dans une voiture en stationnement. Une voiture… de police.
Même s'il n'y a aucun dégât, les fonctionnaires ne manquent pas de venir demander ses papiers au client en état d'ivresse. L'interpellation dégénère, Thierry V. résiste. Il est menotté, au sol, puis transporté au commissariat de police. « Je me suis fait tabasser, quelque chose de bien », se souvient Thierry V. « Ils m'ont déshabillé et mis à poil dans la cellule. Deux policiers sont ensuite venus. Un m'a parlé, et l'autre m'a mis un grand coup de tête ». À côté de lui, à la barre, le policier mis en cause, Pierre Chaigne, qui reconnaît que l'interpellation s'est « mal passée. On a dû menotter cet homme. Quand je suis allé dans les geôles récupérer mon matériel, il s'est avancé vers moi, menaçant. Je lui ai mis un coup de tête », avoue-t-il. Le président fait une petite remarque : « Mais un policier doit garder son sang-froid… »
Pour le substitut du procureur de la République, Jocelyn Poul, il y a « bien eu des violences policières consécutives à des violences sur des policiers ». Il salue l'action de la police nationale « qui a su se saisir à bras-le-corps de ce dossier avec le sérieux qu'il mérite et en évitant toute forme de corporatisme ». Le substitut, à la décharge du policier « qui a de bons états de service », rappelle que ce dernier « avait subi une blessure au moment de l'interpellation. Il venait de subir des insultes continues ». Jocelyn Poul entend tout de même « ne pas ternir l'institution - elle-même trop souvent victime d'amalgames - et le travail remarquable effectué par l'ensemble du corps tous les
jours, pour une faute isolée. » Il requiert deux mois de prison avec sursis à l'encontre du policier et six mois avec sursis à l'encontre de l'ex gardé à vue.
Une violence « disproportionnée »
Me Busy, avocat du policier, reconnaît la « responsabilité pleine et entière » du policier « qui est le premier à regretter son geste ». Mais il demande au tribunal d'analyser les circonstances. Pour lui, « après la fouille au corps, le gardé à vue a refusé de se rhabiller ». Le policier « venait récupérer ses menottes. Il a reçu une litanie d'insultes. Il était blessé et a donné un coup de tête. » Et si « c'est un geste inacceptable, les policiers de la Bac travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles. Ils ne trouvent plus de soupape de sécurité ». Il rappelle aussi que le policier « a eu un comportement exemplaire tout au long de ses années de service ». Me Marteau n'a pas la même lecture du dossier, on s'en doute. Il regrette les conditions de la détention provisoire de son client « qui a été mis à nu totalement, et jeté dans une cellule ». Dans une autre geôle, cette nuit-là, un autre gardé à vue a témoigné : « Un homme nu, avec le visage en sang, était traîné par un policier. Il a été enfermé dans une cellule. Il était groggy. On lui a jeté ses affaires ». Le témoin raconte encore : « Un policier a insulté l'homme, puis lui a mis un coup de boule ». L'avocat demande au tribunal de « sanctionner la disproportion entre la violence du policier et la situation du gardé à vue. » Il dénonce « la situation particulièrement avilissante » de son client « transporté nu dans sa cellule ». Le tribunal a décidé de mettre son jugement en délibéré au 28
A Antibes
Je viens d'avoir un coup de fil me signalant que mercredi dernier, au 78 bd Wilson à Antibes , en fin de journée, deux voitures de la police nationale sont arrivées puis des policiers sont déscendus pour sonner aux portes de tous les habitants (six étages) qui avaient des noms à consonnance étrangère leur demandant leur papiers. Manque de pot, tous ceux qui étaient présents étaient français.
23:27 Publié dans Grosse colère | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NOUS NE DEBATTRONS PAS
Nous ne débattrons pas
Par principe,je suis favorable au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C'est pourquoi je refuse le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.
Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.
Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.
La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples.
je mets un lien sur la pétition lancée par Médiapart qui appelle au refus du débat et a en moins de 48 heures été signée par plus de 8 000 personnes, et dont curieusement personne ne parle : http://www.mediapart.fr/journal/france/021209/lappel-de-m...
La liste des premiers signataires de l'Appel
Aure Atika, actrice
Raymond Aubrac, commissaire honoraire de la République
Martine Aubry, maire de Lille, premier secrétaire du Parti socialiste
Stéphane Audeguy, écrivain
Jean-Pierre Azéma, historien, professeur honoraire à l'IEP de Paris
Denis Baupin, maire-adjoint de Paris, membre de l'exécutif des Verts
Guy Bedos, comédien
Sandrine Bélier, député européen Europe-écologie
Tahar Ben Jelloun, écrivain
Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste
Jean-Paul Besset, député européen Europe-écologie
Olivier Boitard, psychiatre des hôpitaux
Christian Boltanski, artiste plasticienFrançois Bon, écrivain
Yves Bonnefoy, poète, professeur honoraire au Collège de France
Jacques Bouveresse, philosophe, professeur au Collège de FranceJosé Bové, député européen Europe-écologie
Patrick Braouezec, député PCF de Seine-Saint-DenisMarie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis, secrétaire nationale du PCF
Pierre Buraglio, artiste plasticien
Rodolphe Burger, musicien
André Burguière, historien, directeur d'études à l'EHES
Yves Cochet, député Verts du Val d'Oise
Daniel Cohn-Bendit, député européen Europe-écologie
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Philippe Doucet, maire PS d'Argenteuil
Jean-Pierre Dubois, juriste, président de la Ligue des droits de l'homme
Jean-Pierre Ferrini, écrivain
Marc Ferro, historien, directeur d'études à l'EHESS
Hélène Flautre, député européen Europe-écologie
Pierrette Fleutiaux, écrivain
Dan Franck, écrivain
Bastien François, professeur de science politique université Paris 1
Daniel Friedmann, sociologue, chargé de recherche au CNRS
Gérard Fromanger, artiste plasticien
Christophe Girard, maire adjoint à la culture de Paris
Daniel Goldberg, député PS de Seine Saint Denis
Roland Gori, psychanalyste, initiateur de « L'Appel des appels »
Marcel Gotlieb, dessinateur
François Hollande, député PS de Corrèze, président du conseil général
Christophe Honoré, réalisateur, écrivain
Marie-Noëlle Lienemann, membre du bureau national du PS, ancien ministre
Corinne Lepage, présidente de Cap21, député européen Modem
Ariane Mnouchkine, metteur en scène
Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, président du conseil général
Bertrand Monthubert, mathématicien, professeur d'université, secrétaire national du PS
Janine Mossuz-Lavau, politologue, directrice de recherche au CNRS
Richard Moyon, cofondateur de RESF
Marie NDiaye, écrivain, prix Goncourt 2009
Vincent Peillon, député européen PS
Paul Quilès, président de Gauche avenir, ancien ministre
Henri Raczymow, écrivain
Michel Rocard, ancien Premier ministre
Benjamin Stora, historien, professeur à l'université de Paris XIII-Villetaneuse
Sylvie Testud, comédienne, écrivain
Serge Teyssot-Gay, musicien, Noir Désir
Philippe Torreton, acteur
Jérôme Tournadre-Plancq, politologue, université d'Orléans
Enzo Traverso, politologue, professeur à l'université de Picardie
Jacques Treiner, physicien, professeur à l'université Pierre et Marie Curie
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
07:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.12.2009
AFFAIRE BELENGUIER A REIMS
SARKOZY AIME LES JEUNES:Lire le message que vient de m'adresser un ami champardennais:A faire circuler
Bonsoir,
Vous recevez ce message parce que vous figurez dans mon carnet d'adresses.Mon fils Léo et trois de ses camarades ontété interpellés jeudi, placés 24 heures en garde à vue et condamnés à trois mois de prison avec sursis pour avoir participé à la manifestation devant le lycée Roosevelt Jeudi 19., lors de la visite de F. Fillion, venu présenter la réforme des lycées. Ci dessous un lien vers le site de FR3 qui donne l'info avec un premier commentaire laissé par le père de Léo.
http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/champag...
Si vous souhaitez soutenir Léo et ses camarades , sans aucune obligation bien sûr, rien d'autre à faire que faire circuler à votre tour ce message à votre carnet d'adresses.
Mardi matin à 10 heures a lieu à Reims devant la maison des syndicats une manifestation organisée pour le jour de grève dans l'éducation nationale. les étudiants que nous avons rencontrés hier vont s'y joindre pour protester contre la répression policière dont les 4 jeunes innocents ont été victimes, c'est pour ceux qui le souhaitent et le peuvent une autre manière de montrer sa solidarité...
Merci à tous, amitiés
Marie-Paule et Georges Belenguier
mp.belenguier@sfr.fr
Bonjour
J'apporte ce jour le témoignage d'un père de famille dont le fils est passé en comparution immédiate suite à cette manifestation et a été condamné à 3 mois de prison avec sursis après avoir passé 24h en garde à vue.
Mon fils Léo Belenguier a 18 ans donc majeur et il est étudiant en fac d'histoire à Reims.
Il n'est pas inscrit à un parti politique et s'est rendu à la manif par solidarité avec ses camarades et amis du lycée Roosevelt. Il a un casier judiciaire vierge, un attachement profond aux valeurs de justice et de solidarité doublé d'un tempérament doux et pacifiste.Il s'intéresse à l'actualité politique en tant que personne majeure porteur d'un droit de vote particulièrement en ce qui concerne ses pairs.
Mon fils a déjà participé à des manifestations et n'a jamais commis aucune violence ni exaction d'aucune sorte allant même jusqu'à redresser des containers de poubelles en déplorant ces actes susceptibles selon lui de discréditer les actions menées.
C'est ce même jeune garçon qui s'est fait interpeler et menoter jeudi après la manifestation au cours d'une rafle commise par la BAC alors qu'il attendait assis sur un plot pour reprendre son vélo garé devant le lycée,alors que la manifestation était terminée et qu'il avait demandé aux CRS à quel moment son vélo serait accessible.
Cette arrestation brutale est motivée par l' accusation d'avoir jeté des pierres sur les policiers pendant la manifestation avec soi disant pour preuve une vidéo le montrant distinctement. Mon fils fort de son innocence a demandé aussitôt à voir la vidéo qui le mettait en cause. Il a été placé en garde à vue pour 24 heures, sans jamais pouvoir visionner ce document qui était sensé l'accabler. La raison en était, d'après la police que la vidéo était sous scellés pour le tribunal.
Après 24 heures de garde à vue traumatisantes (refus de l'informer de notre connaissance de sa situation, annonce que sa garde à vue
pouvait être prolongée s'il niait,refus de nous contacter pour que nous communiquions aux forces de l'ordre les coordonnées de notre avocat...),il a été jugé en comparution immédiate qu'il a acceptée pour éviter de se retrouver en "préventive" chantage odieux qui ne lui
laissait d'autres choix que le procès expéditif ou la prison. Il n'a rencontré son avocat commis d'office que quelques minutes avant d'entrer dans le prétoire ce qui laisse perplexe sur le temps accordé pour
préparer sa défense .
Malgré la demande des avocats et des inculpés, malgré l'absence complète de preuves (le seul témoignage écrit est celui du policier blessé qui disait n'avoir reconnu personne et expliquait que les jets de pierre venant de l'arrière de la manifestation ne leur étaient pas imputables puisqu'ils étaient sur l'avant )et malgré les dénégations des quatre inculpés, cette bande vidéo n'a jamais été présentée à quiconque et le procès s'est conclu par une peine de sursis de trois mois pour chacun alors même qu'aucun témoin n'avait été entendu et qu'aucune preuve
n'existait.
La conclusion de tout cela dépasse ce qu'un citoyen français peut imaginer: la condamnation sans preuve d'un innocent pour l'exemple,
un traumatisme psychologique évident provoqué par une garde à vue visant prioritairement à faire d'un innocent un coupable à coup
d'intimidation et de brimades de toutes sortes : autorisation d'aller aux toilettes plus d' une demie heure après la demande, nuit passée dans
des conditions d'hygiène épouvantables , refus d'appeler les parents pour le choix de l'avocat, refus des policiers du commissariat de Reims alors que je me suis rendu sur place sur leur conseil ,de me donner les informations sur les suites de la garde à vue jusqu'à la comparution
immédiate après avoir soufflé le chaud et le froid et m'avoir donné des informations erronées ou contradictoires,refus du tribunal de
alors que je me suis rendu sur place sur leur conseil ,de me donner les informations sur les suites de la garde à vue jusqu'à comparution
prendre en compte l'absence de preuves et au final une condamnation avec sursis mettant directement en péril l'accès à la vie professionnelle de mon fils au terme de ses études.
J'espère que beaucoup de parents auront accès à cette information pour s'alarmer des conséquences désastreuses d'une politique
sécuritaire et paranoïaque capables de briser la vie d'un jeune homme jusque là libre et heureux.
Georges Belenguier
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C'ETAIT LUNDI ,C'ETAIT CINEMA

Stanislas Graff est un homme pressé. Héritier d’un véritable empire dont il est l’actionnaire principal, il est un capitaine d’industrie richissime. On l’appelle « Président ». Il est respecté et semble mener sa vie à fond de train entre les conseils d’administration, les réunions, les déjeûners avec des ministres qu’il peut interrompre pour aller rejoindre une de ses maîtresses, la préparation d’un prochain voyage avec le Président de la République. A la maison, il est un mari et un père aimant et aimé.
Un matin, pas tout à fait comme les autres, alors qu’il sort de chez lui il est kidnappé par un commando cagoulé qui va lui faire vivre plusieurs semaines en enfer.
Passés les premiers jours où tout le monde est effondré par la nouvelle et que chacun se demande, au boulot comme à la maison, comment réunir les 50 millions d’€uros exigés par les ravisseurs, les discussions évoluent jusqu’à décider que seuls 20 millions, pas plus, pourront être avancés par la société à condition que Stanislas les rembourse à sa libération.
Bien que cette histoire soit tirée de celle du Baron Empain qui fut un véritable feuilleton policier en 1978, Lucas Belvaux l’a transposée de nos jours en gardant néanmoins toutes les étapes et abberation de cet enlèvement. Il se trouve que le « Président » en question ici comme le Baron de l’époque ne se révèle pas être l’otage modèle que l’on aimerait sanctifié vivant. En fouillant dans le passé, la vie privée et personnelle de Stanislas, la presse à scandales en révèle tous les aspects secrets. C’est à travers les journaux que la famille apprend qu’il était infidèle, souvent, qu’il entretenait une ou plusieurs maîtresses, qu’il avait des dettes de jeux considérables… En un mot il ne ressemble en rien à la victime idéale que la foule aime avoir en pâture pour s’identifier ou compatir, ou les deux.
Plus que sur les conditions de détention du prisonnier, le réalisateur s’attarde sur les dégâts d’un enlèvement sur une famille, les conséquences sur la vie des proches, de l’entreprise et surtout les réactions qu’il engendre. Il s’interroge aussi sur le pouvoir insensé et nauséabond de l’argent. Surtout et dès lors que les divulgations sont faites, de victime, Stanislas se retrouve sur le banc des accusés. Ce qui se vérifiera encore davantage lors de sa libération où les jugements de toute part provoqueront la disgrâce, le rejet et l’abandon. Comme si le fait de ne pas être un homme irréprochable pouvait justifier la barbarie dont il est le jouet ! En matière de connerie on peut dire que chez l’homme « le pire n’est jamais décevant ».
En ce qui concerne la séquestration de Stanislas, les kidnappeurs ont un certain sens du raffinement en matière de tortures physique et morale. Dès son arrivée, ils lui permettent d’écrire une lettre puis lui sectionnent un doigt qui est envoyé aux proches. Enchaîné par le cou dans le noir, constamment allongé dans une minuscule tente à l’intérieur d’une pièce sans chauffage, il sera abandonné sans contact avec l’extérieur ne comprenant pas les raisons pour lesquelles personne ne paie la rançon.
Vers la fin ses conditions de détention seront quelques peu améliorées, il vivra dans une pièce, seul avec une télé.
Yvan Attal dans le rôle de Stanislas est absolument à sa place. Aussi convaincant et crédible en patron surpuissant, sûr de lui, plein d’autorité et d’arrogance que fragile, vulnérable et bouleversant en victime. Ses tête-à-tête avec Gérard Meylan, un de ses « bourreaux » sont des moments stupéfiant où se mêlent la drôlerie et l’inquiétude.
La fin relativement « ouverte » donne envie de connaître la façon dont Stanislas réagit à la dernière proposition de ses ravisseurs…
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02.12.2009
LA KINESIOLOGIE:ATTENTION DANGER
Un cabinet de kinésiologie s'est ouvert en centre ville d'Antibes:Attention danger
Présentation de la Kinésiologie
Cette nouvelle technique corporelle qui vient des Etats-Unis, avec la vague du "New Age" qui se développe en Europe depuis une dizaine d'années, est née de quelques chiropracteurs ou ostéopathes "illuminés" qui prétendent avoir redécouvert la psychanalyse par l'étude de notre corps et non plus seulement de notre tête, partant du principe que chaque cellule de notre corps contient toutes les informations de l'ensemble. Ce principe qui consiste finalement à penser que tout est dans tout, évite toute analyse et mesure sérieuse, et s'inspire notamment pour la kinésiologie, du taoïsme et de sa déclinaison dans le domaine médical avec la médecine énergétique chinoise.

Ainsi, les kinésiologues qui touchent à tous les domaines de notre vie, n'hésitent pas à affirmer "qu'il vaut mieux une méthode dont on ignore pourquoi elle guérit, qu'une méthode dont on sait pourquoi elle devrait guérir" ce qui est contraire à toute la démarche scientifique. Plus encore, ces kinésiologues sans aucune formation médicale vont jusqu'à prétendre que :"la kinésiologie est à la médecine, ce que l'informatique a été à la gestion, il y a quelques années"...
Aussi, proposent-ils leur "méthode" qui consiste à identifier toutes nos névroses à partir d'un simple "test musculaire" qui va permettre de sentir les réactions du corps à l'énoncé d'un certains nombre de questions posées par un "facilitateur" qui partira de questions générales pour aller jusqu'à des questions très personnelles qui vous en rendront dépendant. Par ce processus de manipulation mentale, vous allez vous libérer ; le danger réside dans le processus sectaire d'enfermement moral qui va vous imposer de très nombreux stages pour devenir vous-même kinésiologue.
Ce travail personnel qui n'est pas reconnu s'adresse à n'importe qui, et conduire à vivre en marge de la société à partir d'autres valeurs "New-Age" qui peuvent aller jusqu'à vous convaincre de devenir végétalien. C'est ce processus sectaire qui va s'imposer à vous en douceur par un changement de votre mode de vie et qui va vous donner l'illusion de vous purifier en passant de l'état de "pré-clair" à l'état de "clair", comme en scientologie.
Tout a été prévu pour vous aider à vous installer un jour comme kinésiologue et à devenir vous même formateur ou recruteur. Ainsi, l'EECK, Ecole d'Enseignement Complémentaire à la Kinésiologie qui se trouvait à Moëlan avait produit un rapport s'intitulant "La kinésiologie en France face à l'administration" qui explique dans le menu détails tout ce qu'il faut savoir et dire pour s'installer à son compte comme kinésiologue sans risquer d'être inquiété pour exercice illégal de la médecine, et mieux encore en profitant de toutes les facilités fiscales liées aux formations professionnelles. Ce rapport cité dans le rapport de la MILS paru en 2001 était cautionné par la Fédération Française de Kinésiologie-dont fait parti notre charlatante antiboise-, et protégé par un copyright à des fins commerciales puisqu'il était vendu à tous les kinésiologues.
Les domaines d'action de la kinésiologie se situent notamment dans :
- la kinésiologie dite "pédagogique" avec le Brain Gym qui est censé faciliter l'acquisition des compétences de base à l'école, ou les compétences dites transversales, telles que celles de repérage, d'équilibre psychomoteur, de raisonnement et d'organisation, de comportement et des connaissances générales (hygiène de vie, alimentation, expression,...).
- la kinésiologie dite "du toucher", très proche de la kinésithérapie ou de la chiropractie, et censé vous faire ressortir toutes vos névroses par un simple "test musculaire", et les faire disparaître ou "défuser" par une certaine "reprogrammation positive".
Ainsi, vous est-il proposé de vous former selon un programme fixé par le grand maître de la kinésiologie qui se trouve aux Etats-Unis, M. Paul Dennison à différents stages sur :
-
Les principes de base
• les cinq sens ;
• les cinq éléments ;
• les cinq lois biologiques ;
• les compétences biologiques de survie ; - La kinésiologie éducative avec le "Brain Gym" ou gymnastique cérébrale
• les cercles de vision ;
• le remodelage total de votre pensée en profondeur ;
• le langage du mouvement ;
• la vision créative ;
• la gymnastique des neurones ; - L'éducation à la santé par le Toucher
- Les "3 concepts en 1"
•les outils de travail " Tools Of the Trade" ;
• un seul cerveau, niveau de base "Basic One Brain";
• derrière les apparences "Under The Code"
• un seul cerveau, niveau avancé "Advanced One Brain"
• au-delà des mots "Louder Than Words"
• structure des comportements complexes "Structural Neurology" - Les formations thématiques
• environnement, pollutions et détoxination ;
• chocs et traumatismes ;
• vision holistique
• kinésiologie équestre.
Tous ces stages qui s'enchaînent les uns aux autres et sont proposés à des tarifs d'environ 100€ par jour, vous sont imposés pour avoir les 500 heures minimum nécessaires à la pratique professionnelle contrôlée par la fédération de kinésiologie à laquelle dépend votre école. Or, il y a déjà plusieurs fédérations qui se font concurrence, ce qui rend toute reconnaissance impossible au sein même de la kinésiologie, ce qui est un comble.
16:32 Publié dans Antibes Juan les Pins Autrement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé
01.12.2009
LES BONS COMPTES DU TELETHON
A Déchiffrages, déchiffreurs-et-demi,sachant que les dons au téléthon sont déduits des impôts à hauteur des deux-tiers la lutte contre les myopathies, décidément, ne bénéficie pas du meilleur financement par le biais du télethon.
L’arithmétique de cette collecte en prend même un sérieux coup. Mais cela semble avoir échappé à la ministre de la Recherche. A l’Assemblée nationale, Valérie Pécresse a rendu hommage à « l’action de toutes les associations et de leurs bénévoles qui aujourd’hui œuvrent pour collecter des dons pour la recherche publique et qui apportent tellement d’espoir à tous les malades et à leurs familles. »
Or rien, vraiment, ne justifie cet effacement.
En 2008, les ressources du téléthon ont atteint 104,9 millions d’euros, dont 102,2 millions de dons – soit 97,4% - c’est à la page 87 du rapport annuel de l’Association française contre les myopathies.
Ces dons se sont traduits, pour l’Etat, par un manque à gagner de 66%, soit 67,5 millions d’euros : c’est l’ampleur des allégements fiscaux consentis aux dons à des associations caritatives.
Quelque 20% de ces 102,2 millions d’euros ont été dépensés par l’AFM en frais de collecte et de fonctionnement. L’AFM en a distribué 80% dans le cadre de ses missions sociales, soit 81,8 millions d’euros.
Si l’Etat prenait le relais de l’AFM et assumait ses missions sociales, il bénéficierait d’un surcroît de recette immédiat de 67,5 millions d’euros, correspondant à la disparition des
allégements fiscaux liés aux dons. Il lui suffirait d’ajouter à cette somme 14,3 millions d’euros pour financer les missions sociales que l’AFM a financées en 2008.
Certes, 14,3 millions d’euros ne se trouvent pas sous les sabots d’un cheval. Quoique. Au titre du « bouclier fiscal », les 834 contribuables français les plus fortunés se sont partagé 307 millions d’euros en 2008, selon la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Il aurait donc suffi au ministère des Finances de leur ristourner 351.000 euros chacun en moyenne au lieu de 368.000, pour récupérer ces 14,3 millions.
Mais peut-être a-t-on craint une manifestation sur le trottoir du Fouquet’s.
07:08 Publié dans Editori@l | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





