24.03.2009
WELCOME
Welcome de Philippe Lioret ***
Le lundi c'est cinéma


Simon est maître nageur à Calais. Il ne va pas très bien car il est en train de divorcer de la femme qu’il aime encore. Un jour, presque malgré lui Simon vient en aide à Bilal, un jeune Irakien du Kurdistan qui rêve de rejoindre sa belle qui vit en situation régulière à Londres. Alors qu’il échoue à faire la traversée dans un camion avec d’autres « migrants » et après avoir payé (cher) un passeur, Bilal prend la décision de tenter de traverser la Manche à la nage. Simon va tenter de le soutenir, de le dissuader (10 heures de nage dans une eau à 10°…) puis devant l'obstination du jeune homme de l’entraîner.
Il FAUT voir ce film, car c’est le premier film hors la loi de tous les temps. Le fait qu’il ait fortement déplu à Eric Besson et au gouvernement auquel il appartient me semble être un autre argument. Il faut savoir que la non-assistance à personne en danger est punie par l’article 223-6 du Code pénal. Aider des personnes en situation irrégulière est par ailleurs aujourd’hui passible de cinq ans de prison. Ces incohérences et contradictions sont parfois délicates à gérer pour les calaisiens compatissants, charitables, humains qui se retrouvent avec un échantillon du quart monde à leurs portes et l’interdiction de les aider sans risque de foutre leur vie en l'air à leur tour.
Même l’Association Salam qui n’a pas eu les honneurs d’une sortie en salle mais qui distribue nourriture et vêtements est parfois chassée manu militari des quais de Calais. Philippe Lioret nous montre et nous démontre ce quotidien de l’horreur de façon quasi documentaire mais sans pathos jamais et sans insister sur le côté misérable de ce que vivent ces personnes qui ont quitté leur pays -souvent-en guerre pour cet ailleurs qu’ils ont rêvé meilleur et qui les transforme en bêtes traquées. Le réalisateur rappelle discrètement qu’il y a une soixantaine d’années, aider les juifs pouvait s’avérer dangereux et l’inquiétude que peut inspirer cette assimilation.
Il y a aussi et néanmoins beaucoup de cinéma dans cette histoire, un sens du suspens et de la narration impeccables qui en font un « vrai » film. La partie divorce de Simon qui justifie son attitude solitaire, triste, abandonnée est moins convaincante (bien que portée par un Vincent Lindon impérial) mais pour le reste,Philippe Lioret nous confronte à la révolte et au dégoût.
Même s’il n’insiste pas lourdement sur l’aspect dramatique et bouleversant de la situation des migrants, on est pourtant saisi de honte et d’écoeurement. C’est peut-être aussi parce que j’ai vu ces « gens », que j’ai rencontré les bénévoles d'association et pas uniquement au travers de l’écran que j’en suis encore plus bouleversé. En tout cas, ce qui se passe là-bas est bel et bien choquant et scandaleux, avec la mer du Nord (ou presque) pour dernier terrain vague .
Face au jeune acteur non professionnel, Firat Avverdi, magnifique et convaincant, il y a Vincent Lindon imposant,magnifique,immense,
au zénith...

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24.09.2008
PARLEZ MOI DE LA PLUIE
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C'était mauvais temps j’ai vu ce lundi soir(lundi c'est Bacri) et j’en ai gardé une curieuse impression ; je ne peux pas dire que je me sois ennuyé, ça se laisse regarder sans déplaisir, les décors sont plaisants, les acteurs sont bien dans leurs rôles, Bacri impeccable dans son rôle d’éternel ronchon aigri et déprimé… mais c’est un film purement intello qui ne nous fait jamais entrer dans l’humanité de ces personnages que l’on regarde comme des insectes dans un bocal (tiens comme la scène avec la fourmi !), sans ressentir la moindre empathie pour eux ; alors que le cinéma, le vrai, le bon, c’est justement de nous rapprocher de personnages avec lesquels on n’a a priori aucun point commun, ce qui est exactement le cas ici… parfois cependant, une étincelle semble être sur le point de se produire (la scène la plus convaincante étant la colère de l’agriculteur contre Bruxelles), certains passages sont plus réussis, on sent que l’humanité va poindre, et puis non, tout retombe…
A voir à la rigueur.
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12.05.2008
MON FESTIVAL DE CANNES
05:14 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.05.2008
FESTIVAL DE CANNES AFFICHE
21:10 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.07.2007
HAIR SUR ARTE CE SOIR
Ne rater pas Hair sur Arte ce mardi 24 juillet
Pour une fois que je fais de la pub pour la télé!
Ce soir vous aurez l'occasion de réviser vos classiques soixantehuitards grâce à la rediffusion en prime time du célèbre film Hair.
A vos magnétoscopes!

05:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.07.2007
HIER C'ETAIT CINE
Harry Potter et l’Ordre du Phénix de David Yates**


Harry est en cinquième année à Poudlard. Il retrouve ses amis Ron et Hermione, fonde « L’Armée de Dumbledore », enseigne (en secret) l’art de la défense, fait les yeux doux à une jolie fille, doit faire face à une nouvelle prof Dolorès Ombrage « La Grande Inquisitrice » tout en luttant contre la dualité qui l’envahit : le bien, le mal… tout ça quoi !
Pas de résumé… on entre direct dans le vif du sujet par une (très belle) scène d’ouverture qui sera aussi étrangement l’une des plus animées. On pleure beaucoup Cédric (mort… oui m’sieurs dames MORT dans l’épisode IV, vous pourriez suivre un peu !) et il y a beaucoup de messes basses autour d’Harry. D’une part ses collègues « poudlardiens » le rendent responsable de la mort de Cédric (Cédric est mort, je vous dis !) et s’écartent pour le laisser passer avec dégoût, d’autre part ses profs se réunissent et murmurent à son approche (« chut : le vlà »). Harry est triste et perturbé, d’autant qu’en plus, il a de drôles de rêves et des visions. Harry doute et se bat aussi contre lui-même. De vrais problèmes de super héros en somme. Plusieurs révélations dans cet épisode bavard (mais ce n’est pas gênant) sur l’issue de « l’aventure », sur son père ; et aussi l’instauration d’un régime fasciste à Poudlard ; le premier baiser de Harry (très adolescent : sans les mains et à distance réglementaire), encore un mort… Bref, ça foisonne, on ne s’ennuie pas une seconde et bonne nouvelle, Harry prend de la consistance, s’impose et convainc ! Daniel devient acteur en somme…
Et puis n’oublions pas David Thewlis, Brendan Gleeson, Emma Thompson, Alan Rickman (j’ai chaud…), Maggie Smith, Helena Bonham Carter, Gary Oldman (j’ai très chaud), Imelda Staunton, Jason Isaac, Ralph Fiennes (j’ai très très chaud), Michaël Gambon… Casting très God Save The Queen étourdissant.
Un film avec plein de magie dedans : des lettres qui parlent, des livres qui volent, des feux d'artifice dragons, des bestioles ailées....
21:30 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




