25.11.2009
FAIM DANS LE MONDE ET OBESITE
Dans le monde 1 milliard de sous alimentés=1milliard d'obèses
Le sommet de la FAO à Rome s'est achevé semaine dernière. L'occasion, après ceux qui ont faim, d'aborder un autre problème alimentaire: ceux qui mangent trop et qui en sont malades... Car l’un des paradoxes de notre société, c’est que la santé coûte de plus en plus cher, alors que les citoyens ne sont pas mieux soignés. Si l’on ajoute tout, les cotisations d’assurance, de mutuelle et tout ce qui reste à la charge des familles, on constate que depuis huit ans, ces dépenses ont augmenté de 45 à 50%. C’est énorme.
On pourrait croire qu'on s'oriente vers un système à l’américaine, que l’Etat se désengage, que la santé se privatise, qu'elle revient de plus en plus cher. Pas du tout. La Sécu ne se désengage pas: elle assure 77% des dépenses de santé aujourd’hui contre 78% il y a huit ans, autrement dit, la même chose. Mais les dépenses ont globalement explosé. Elles ont explosé en valeur absolue, tout simplement.
Est-on mieux soigné pour autant ? On pourrait penser que puisque les dépenses augmentent de 50%, la santé augmente de 50%, ce qui n’est évidemment pas le cas. En revanche, la mondialisation a un effet catastrophique sur les comportements alimentaires et provoque un développement du diabète et d’autres pathologies liées au surpoids. L’obésité se développe considérablement en Chine, en Inde, dans les Emirats Arabes unis etc. En France aussi, même si nous avons été longtemps épargnés : un peu plus de 10% des français sont obèses et 20% des hommes et femmes de 55-64 ans le sont. L’obésité est inversement proportionnelle au revenu : sont d’abord touchés les ouvriers, les agriculteurs et les employés.
On mesure là la perversité, la malignité, la perfidie de la pub qui ne vous dit plus aujourd’hui « mangez la saleté qu’on vous propose » « mais mangez la saleté qu’on vous propose et faites du sport ». C’est un peu comme si on vous vendez des pistolets et des balles, avec la mention : « N’allez pas tuer votre voisin ». Pour en finir avec la faim, comparons l’empreinte écologique des pays gavés et des pays affamés. L’empreinte écologique, c’est la surface qui permet d’assurer l’ensemble de votre consommation : nourriture, voitures etc. Elle est de 5.7 hectares par habitant aux Etats-Unis, de un hectare en Afrique. Au total, un humain exige 1.3 hectare, alors que la terre ne peut lui en fournir qu’un seul. Cherchez l’erreur.
La phrase : « La maigreur est le premier signe de l’intellectualité » (Roland Barthes, Mythologies
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02.11.2009
BON APPETIT, MAIS SIGNER LA PETITION
Plus d’un milliard de personnes meurent de faim
de bluboux
La journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre dernier, était le cadre idéal pour la FAO (Food and Agriculture Organization) et le PAM (Programme Alimentaire Mondial) de rappeler les chiffres catastrophiques dévoilés dans le rapport de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture. La conjugaison des crises alimentaires et économiques a fait grimper le nombre de personnes affamées à des niveaux sans précédent : plus d’un milliard d’êtres humains sont sous-alimentés... En Asie et dans le Pacifique, leur nombre est estimé à 642 millions ; en Afrique subsaharienne, à 265 millions ; en Amérique latine et aux Caraïbes, à 53 millions ; au Proche-Orient et en Afrique du Nord, à 42 millions ; et dans les pays développés, à 15 millions.
Avant l’apparition des crises récentes, le nombre de personnes sous-alimentées accusait déjà une montée lente mais régulière au cours de la dernière décennie, indique le rapport. Des progrès appréciables avaient été accomplis dans les années 80 et au début des années 90 en matière de réduction de la faim chronique, essentiellement grâce à l’accroissement des investissements dans l’agriculture qui avait succédé à la crise alimentaire mondiale du début des années 70.
Mais entre 1995-97 et 2004-06, à mesure que l’aide publique au développement consacrée à l’agriculture perdait du terrain, le nombre d’affamés s’est amplifié dans toutes les régions, à l’exception de l’Amérique latine et des Caraïbes. Mais les progrès réalisés dans cette dernière partie du monde ont été par la suite annulés sous l’effet des crises alimentaires et économiques.
La hausse du nombre de victimes de la faim, à la fois durant les périodes de prix faibles et de prospérité économique et durant les périodes d’envolée des prix et de récession économique, montre la faiblesse du système mondial de gouvernance de la sécurité alimentaire, souligne la FAO.
La FAO tire également la sonnette d’alarme sur les ressources halieutiques : la mer est en voie d’épuisement. Si l’on ajoute à cela que le réchauffement climatique entraine des millions de gens vers la mort ou l’exode (et je pense notamment à la situation dramatique des populations autour du lac Tchad), on peut clairement affirmer que jamais la planète n’a connu une telle situation d’inégalité face aux besoins vitaux des populations. On peut également constater que malgré les déclarations péremptoires de plusieurs leaders politiques des pays développés depuis ces derniers mois, rien n’a été fait. Et pourtant quant il s’est agit de « sauver » les banques de leur propre turpitude, rien n’était plus urgent, rien n’était impossible, y compris de verser des milliards de dollars de fonds publics dans ce qui se révèlera surement être le tonneau des Danaïdes...
"Les 44 milliards de dollars d’aide publique au développement à consacrer au développement agricole représentent un montant très faible comparé aux 365 milliards de dollars dépensés en 2007 par les pays riches pour soutenir leurs agricultures, aux 1 340 milliards de dollars dépensés chaque année dans le monde sur les armements et aux sommes inimaginables qui ont été mobilisées très rapidement en 2008-2009 pour soutenir le secteur financier" a déclaré monsieur Jacques Diouf, directeur général de la FAO, lors de son discours le 16 octobre dernier à Rome.
Du 16 au 28 novembre aura lieu à Rome le sommet mondial sur la sécurité alimentaire. Il y a fort à parier que malgré l’appel de la FAO, du PAM et de nombreuses ONG, une fois de plus, rien ne soit fait. Nous sommes témoins de l’inaction de nos dirigeants jusqu’à ce jour et si nous ne les interpellons pas, nous serons complices.
Pour réagir et faire pression sur notre gouvernement, écrivez à l’élisée :
Pour écrire à l’élysée : par courrier, sans affranchissement ou par internet : http://www.elysee.fr/ecrire/
De : Bluboux
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16.10.2009
1 MILLIARD DE GREVE LA FAIM EMOI EMOI ET MOI

C'est un nombre abstrait. Froid. Désincarné. Une statistique parmi tant d'autres qui peut passer inaperçue dans le flot ininterrompu de données chiffrées, de graphiques et de pourcentages déversé par le robinet inlassable de l'information. Qui sursaute encore en entendant entre deux réclames d'hypermarchés - pour faire caricatural à souhait - qu'un milliard de personnes dans le monde est affamé ? Un être humain sur six qui ne mange pas à sa faim, ou qui ne mange pas du tout, cela devrait nous empêcher de dormir du sommeil du juste. Mais non, par la grâce d'une inconscience... salvatrice, nous échappons, nous autres privilégiés des nations riches, aux tourments de cette culpabilité-là.
Qu'on se rassure. Les « victimes » de l'injustice fondamentale du monde ne nous demandent aucun mea culpa. Que pourraient-ils faire, de toutes façons, d'une compassion obligatoire mais stérile ? Combien de kilomètres d'éditoriaux larmoyants ? Combien de prêchi-prêcha donneurs de leçons ? Combien de sermons assommants distribués par des cohortes de bien-pensants ? Combien de témoignages généreux, forts, alarmants ? Et tout ça pour aboutir à une espèce d'indifférence tranquille qui fait froid dans le dos...
Que dire quand on découvre au détour d'un sondage - un sondage ordinaire lui aussi - que près d'un Français sur deux ignore l'aggravation de la faim dans le monde ?
Notre société de communication tournerait-elle si bien à vide pour échouer aussi spectaculairement à restituer les vrais enjeux et à nourrir une empathie vigilante pour les plus démunis ? La générosité est bien là, pourtant, prête à être stimulée. Mais le gouvernement préfère s'en remettre aux opérations de charity business - vastes quêtes laïques - pour se décharger de sa mauvaise conscience.
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L'idée d'une fatalité impossible à vaincre a fini par s'imposer, ouvrant la voie au renoncement. On ne rappellera jamais assez la misère de l'aide au développement qui, dans le budget français, ne représente pas 0,5 % de l'équivalent du PIB. 0,5 % ! Ce n'est pas à ce rythme que l'agriculture des pays en voie de développement risque de s'épanouir. Ce qui ne nous empêche pas de discourir sans fin sur les vertus miraculeuses du co-développement...
Quand la crise met doublement les « petits » en danger, il est temps de s'éveiller. Au-delà de la torpeur des mots ou des chiffres.
06:33 Publié dans Editori@l | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : faim dans le monde
02.05.2008
LA FAIM DANS LE MONDE
La dette et la faim sont les deux armes de destruction massive utilisées par les maitres du monde pour asservir les peuples,leur force de travail,leurs matières premières,leurs reves.

Des 192 états de la planète,122 se situent dans l'hémisphère Sud.Leur dette extérieure cumulée dépasse les 2 100 milliards de dollars.La dette extérieure agit comme un garot.L'essentiel des devises qu'un pays du tiers-monde gagne pour ses exportations sert au paiement des tranches d'amortissement et des intérets de la dette.Les banques créancières du Nord agissent comme des sangsues,le pays débiteur est frappé d'anémie.
La dette empeche tout investissement social conséquent dans l'irrigation,l'infrastructure routière,scolaire,sanitaire a fortiori dans quelque industrie que se soit,pour ces pays les plus pauvres aucun développement durable n'est possible.
Le massacre quotidien de la faim se poursuit dans une normalité glaçée:
-Toutes les 5 secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim
-Toutes les 4 minutes,quelqu'un devient aveugle par manque de vitamine A
En 2006,854 millions de personnes -1 homme sur 6 sur notre planète-sont gravement et en permanence sous alimenté.Elles étaient 842 millions en 2005
Le World Food Report de la FAO,qui donne ces chiffres affirme que l'agriculture mondiale,dans l'état actuel du développement de ses forces de production pourrait nourrir normalement-à raison de 2700 calories par jour et par adulte-12 milliards d'etres humains
Nous sommes aujourd'hui environ 6,5milliards sur terre
Conclusion:
Un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné
L'ordre du monde économique,social et politique érigé par le capitalisme prédateur n'est pas seulement meurtrier:il est absurde
Il tue sans nécessité.Ildoit etre combattu
D'aprés Jean Ziegler:L'Empire de la Honte
05:31 Publié dans Editori@l | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, santé, faim dans le monde
27.04.2008
QUAND LA FAIM JUSTIFIE LES MOYENS
La hausse des prix des produits alimentaires de première nécessité provoque une grave crise mondiale. Sans intervention, la famine et les violences risquent de toucher plusieurs centaines de millions de personnes. À la nécessité pour la communauté internationale d’apporter une aide financière urgente, s’ajoute celle d’un changement du système agricole actuel, pour permettre aux pays du Sud de développer un production locale et d’assurer leur sécurité alimentaire.
Haïti, 12 avril. Des milliers de personnes descendent dans les rues. Ces émeutes provoquent la mort de cinq personnes, 200 blessés et la destitution du Premier ministre. Raison de la colère, la flambée du prix du riz. Le sac de 50kilos est passé de 35 à 70 dollars en une semaine. Hausse considérable dans un pays où 80% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. En Jordanie, le gouvernement a annoncé la réduction des droits de douanes sur les viandes et les poissons de 5 à 20%. Depuis le début du mois, le prix des légumes a augmenté de 20% et celui des viandes de 10%.
Et la crise touche de plus en plus de pays déjà ébranlés par la pauvreté : en Egypte, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, aux Philippines ou encore en Indonésie, des manifestations violentes ont eu lieu, en réponse à la hausse des prix alimentaires. Baptisés « émeutes de la faim»,ces évènements sont le reflet d’une crisemondiale, en partie due à la crise financière de ces derniers mois, qui a entraîné une spéculation importante sur les matières premières. Et les mots de Jean Ziegler(1), rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, ne sont pas rassurants:«On va vers une très longue période d’émeutes, des vagues de déstabilisation régionale incontrôlable, marquée au fer rouge du désespoir des populations les plus vulnérables. (…) Avant la flambée des prix déjà, 854 millions de personnes étaient gravement sousalimentées. C’est une hécatombe annoncée».
Une question de survie
Dans un premier temps, les grandes organisations internationales ont appelé à une réaction d’urgence de la part des pays les plus riches. Il s’agit de fournir au Programme alimentaire mondial (PAM) une aide financière immédiate de l’ordre de 500millions de dollars, que l’ONG réclame pour faire face à l’inflation des prix agricoles. «Nous distribuons quatre millions de tonnes de vivres par an, l’augmentation de 55% du coût des produits alimentaires depuis juin 2007 a donc un impact énorme sur nos opérations », ont expliqué les responsables du PAM, le 13 avril.
L’urgence est nécessaire pour empêcher la famine de s’installer dans les pays les plus démunis. Mais atténuer les effets de cette crise en distribuant de la nourriture à ceux qui en sont dépourvus ne permet pas de résoudre le fond du problème. En réalité, c’est l’ensemble du système agricole international qui s’effondre. «Il faut une réponse structurelle.
Cette crise montre que l’agriculture ne peut pas être traitée comme n’importe quelle activité productive. C’est un grand tort de la part des institutions économiques internationales, mais aussi de nombreux pays, d’avoir voulu traiter les produits issus de l’agriculture comme des marchandises comme les autres.Quand le prix de produits industriels ou de l’énergie monte, cela a évidemment des conséquences sociales,mais quand c’est le prix de l’alimentation, c’est la survie même des habitants dans les pays pauvres qui est en jeu», estime Harlem Désir, secrétaire national du PS à la mondialisation et député européen.
Les biocarburants en cause
La perversité du système agricole actuel a conduit les pays du Sud, en particulier le continent africain, à être dépendants en matière alimentaire.
Quand les prix augmentent, ils sont touchés de plein fouet et ne peuvent assurer euxmêmes leur sécurité alimentaire. « Il faut aider les pays du Sud à développer, comme on le fait nous-mêmes en Europe, des politiques agricoles qui reposent sur des mécanismes de subventions, de protection, et permettent d’abord d’orienter la production agricole vers l’alimentation des populations.
Certains pays d’Afrique, par exemple, ont souvent renoncé à une production locale parce qu’ils étaient moins compétitifs. On se rend compte aujourd’hui de la fragilité du système mis en place. Il faut revoir ce système. L’OMC, par exemple, doit accepter la subvention de productions agricoles dans ces pays, quitte à utiliser des tarifs douaniers pour encourager la production locale », souligne encore Harlem Désir.
Parallèlement, les pays industrialisés ne peuvent pas s’abstenir de réfléchir à leurs propres défauts. Le développement des biocarburants est aussi en cause dans l’apparition de cette crise. Au lieu d’utiliser des terres pour produire des denrées alimentaires, on y sème du blé, des betteraves ou du maïs pour la production de carburants. « Nous devons nous-mêmes être cohérents. Il faut arrêter de subventionner les biocarburants en Europe. Cela n’empêche pas de continuer la recherche et l’expérimentation sur la deuxième génération de biocarburants, destinée à l’utilisation des seuls résidus alimentaires. Mais cette nouvelle génération est loin d’être opérationnelle.
Aujourd’hui, la production de biocarburants contribue à la spéculation et à la montée des prix. L’Europe doit montrer l’exemple. Il existe bien d’autres politiques de réduction des gaz à effets de serre et de développement d’énergies renouvelables », soutient avec fermeté Harlem Désir.
1) A lire:L'Empire de la honte,Jean Ziegler paru dans les éditions de poche,6€
05:05 Publié dans Editori@l | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, faim dans le monde, santé, politique



