19.11.2009

ISF / SDF:POUR UNE JUSTICE SOCIALE

J'ai superposé deux articles parus dans Nice-Matin d'hier et aujourd'hui:

nm-photo-273851.jpeg18926 foyers azuréens payent l'impoit sur la fortune

 

Le département des Alpes Maritimes est l'un des plus assujettis à une contribution dont la suppression est régulièrement annoncée.

C'est le prélèvement imposé par l'État le plus symbolique et le plus controversé. Il est particulièrement contesté dans les Alpes-Maritimes, département globalement riche où le nombre d'assujettis à l'impôt sur la fortune figure parmi les plus élevés de France.

Au nom de la justice fiscale entre les citoyens, l'ISF est fermement défendu par les élus de gauche. À l'inverse, il est activement combattu par une partie de la droite qui le juge archaïque et responsable de la fuite de capitaux à l'étranger. Laurence Parisot, la patronne des patrons, n'hésitant pas à le qualifier de « catastrophe économique ».

Deux fois plus de contribuables

Créé en 1982 par le gouvernement de Pierre Mauroy, l'ISF (alors appelé Impôt sur les grandes fortunes) fut supprimé cinq ans plus tard par Jacques Chirac. Rétabli en 1989 à la suite d'un nouveau renversement de majorité, l'ISF se maintient, depuis, contre vents et marées. Abandonné par l'ensemble de nos partenaires européens, il ne subsiste guère qu'en Suisse, sous la forme d'un impôt sur le capital. En France, ses jours sont-ils comptés ?

Rappelons que sont concernés les foyers fiscaux (célibataires avec éventuellement des enfants, mineurs ou non, couples mariés, pacsés ou vivant en concubinage notoire) disposant d'un patrimoine dépassant 790 000 euros. Avec la flambée de l'immobilier azuréen, le nombre de foyers atteignant ce plancher a quasiment doublé en six ans, passant de 11 500 en 2002 à 18 926 au 31 décembre 2008 (sur un total de 671 000). Pour une recette l'an dernier de 136 millions d'euros. En 2009, une baisse de rendement est attendue, qui liée à la crise mondiale devrait atteindre 6 %.

Monaco, Cannes et Nice en tête

En nombre d'assujettis, la grande ville du département, Nice, occupe logiquement la première place (avec 5 119 foyers). En terme d'impôt moyen, Monaco - s'agissant uniquement des Français résidant en Principauté - caracole sans surprise en tête (13 576 euros par foyer), loin devant Cannes (7 775 euros). Et les îlots de richesse, tels Beaulieu et Saint-Jean-Cap-Ferrat ? Impossible d'en savoir davantage, l'administration publiant des statistiques sur les seules communes de plus de 20 000 habitants.

L'ISF, on s'en doute, est rarement bien accepté. « Les gens, confirme Patrick André, de la Direction départementale des finances publiques, ont tendance à sous-estimer la valeur de leurs biens ». En 2008 dans les A.-M., 3 122 relances ont été effectuées par les services fiscaux. Un tiers a débouché sur des redressements d'un montant de 7,4 millions d'euros.

En janvier 2007, Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il n'y aurait pas de suppression de l'ISF s'il devenait président de la République. Une fois élu, il a tenu parole. Mais ne sera-t-il pas tenté, sous la pression de sa propre majorité, de changer d'orientation ? Selon un article du quotidien Les Échos paru fin octobre 2009, l'ISF pourrait disparaître lors de la sortie de crise.

(Hier) Antibes

Ils dorment dans leurs voitures

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Ils ne sont pas encore SDF. Pas encore... mais pas loin.

L'administration, qui adore les sigles, les désigne sous le nom de SDS : « sans domicile stable ».La nuance est subtile.Ces personnes ne sont pas à la rue au sens strict du terme. Elles sont hébergées « temporairement » chez des amis, dans la famille, dans des structures d'urgence ou... dans leurs voitures.

« Ce sont souvent des travailleurs pauvres », explique Daniel Meffret, directeur du Centre communal d'action sociale (CCAS). « Des gens qui ne gagnent pas assez pour se payer un loyer. »

Combien sont-ils ? Difficile de le savoir. L'association Chrétiens Antibes Solidarité (CAS), implantée depuis vingt ans, évalue leur nombre à « environ une dizaine » sur le bassin antibois.Des passants les signalent régulièrement : sur le parking Laval, au Ponteil, aux Semboules...

Hommes et femmes. De tous âges.

« Sur l'échelle des priorités sociales, on considère que les personnes qui dorment dans leur véhicule sont moins mal loties que celles qui n'ont rien » souligne Christian Chauvel, fondateur de CAS. « Mais on sait aussi que les premières rejoignent souvent les secondes. Très souvent... »

Des structures d'aides, institutionnelles ou associatives, existent . Encore faut-il que les intéressés saisissent ces mains tendues. « Ce sont souvent des personnes en rupture qui ont renoncé à se battre... ou qui n'en ont plus la force » conclut Christian Chauvel. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne méritent pas d'être aidés.

09.11.2009

LA DISTRIBUTION DE L'EAU:UN SCANDALE

Le scandale de la distribution de l'eau

Exclusif. L'enquête du JDD révèle l'état calamiteux des réseaux d'eau potable en France. Un litre sur quatre est perdu. Coût de ce gaspillage pour la collectivité: 2 milliards d'euros.

Fuite d'eau Exclusif JDD

Une fuite d'eau en pleine ville. Les ruptures de canalisations sont une des explications du grand gaspillage de l'eau. (Maxppp)

Les habitants de Rouen savent-ils que les jolies ruelles pavées de la vieille ville cachent un grave problème pour l’environnement et… leur pouvoir d’achat? Ceux d’Avignon, de Nîmes, d’Amiens ignorent sans doute qu’ils sont, eux aussi, concernés, comme la plupart des Français. Le JDD révèle un scandale aussi invisible que silencieux. L’état des canalisations du pays est calamiteux, à quelques exceptions près. Fuites jamais traitées, ruptures intempestives… Chaque jour, des milliers de mètres mis en distribution n’arrivent jamais aux consommateurs.

Notre enquête dévoile la gravité de la situation dans les plus grandes villes. Des pertes colossales sont enregistrées partout, sans distinction de couleur politique du maire ou du mode de gestion, en régie ou déléguée au privé. Ce palmarès édifiant est réalisé pour la première fois à la lumière des rapports réalisés par les collectivités locales, que le JDD a rassemblés. Nîmes occupe la malheureuse première place de notre classement (voir). Seuls 6 litres sur 10 parviennent aux consommateurs de la ville. A Rouen, on reconnaît aussi les dégâts. Plus de 3 litres sur 10 se perdent en cours de route. Les efforts d’investissement de la régie ont été portés de 6 millions d’euros par an à 10 millions. "Ce n’est pas un problème d’exploitation mais de l’état du sous-sol", plaide Alain Renaud, directeur du pôle Eau et Assainissement.

Une facture de deux milliards d'euros

Quelle est l’étendue du problème à l’échelle du pays? Selon de récents calculs du ministère de l’Ecologie, 1 litre sur 4 disparaît dans une fuite ou une rupture de canalisation. Ce taux de 25% est nouveau. D’anciens rapports évoquaient plutôt 20%, statistique retenue jusqu’ici comme moyenne par les compagnies privées d’eau et les régies. Le scandale est écologique. Ces centaines de milliers de mètres cubes sont prélevés dans les rivières et les nappes pour rien. Il est aussi économique: cette eau est traitée par les usines pour être rendue potable mais elle n’arrive jamais aux robinets. Le calcul est implacable. Un mètre cube revient environ à 1,42 euros. Les réseaux perdent 1,5 milliard de mètres cubes par an. Le coût pour les Français est ainsi évalué à plus de 2 milliards d’euros.

Elus locaux, régies et compagnies se renvoient les responsabilités. Une chose est sûre, les communes méconnaissent souvent leurs réseaux. La moitié des canalisations ont plus de quarante ans et l’on ignore pour beaucoup leur emplacement précis, la date de pose et le matériau de construction… Pour ne rien arranger, les travaux se font au goutte-à-goutte. "Il y a peut-être eu un peu de laxisme", murmure- t-on à la Fédération des collectivités concédantes et en régie, l’association des élus locaux intéressés par l’eau, l’électricité et le gaz.

Un minimum de pertes est inévitable

Le gouvernement va intervenir. Réagissant à notre enquête, la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Chantal Jouanno, considère que la situation ne peut plus durer (voir). Elle critique la passivité des collectivités et appelle à une prise de conscience. Le Grenelle va fixer des objectifs à atteindre en fonction de la taille des agglomérations en instaurant un mécanisme assimilable à un bonus-malus. Les villes devront, en moyenne, parvenir à 15% de pertes. Les ingénieurs disent qu’un minimum de pertes est inévitable. Les sous-sols bougent, les consommations varient, le climat use les matériaux et les joints fatiguent.

Il n’empêche. A l’autre bout de l’échelle, plusieurs villes prouvent qu’il est possible d’agir. Paris, meilleur élève de France, est un cas atypique. D’autres témoignent de leurs efforts. "Nos ressources se trouvent dans des nappes superficielles, elles viennent rapidement à manquer s’il ne pleut pas. La solution était d’investir pour ne pas gaspiller", explique-t-on à Rennes, où près de 5 kilomètres de canalisations sont changés chaque année sur un total de 519 kilomètres. A Reims, "c’est une philosophie". "Nous avons le souci d’assurer la pérennité de notre patrimoine sans reporter la facture sur les générations futures", savoure Jean-Christophe Inglard, directeur de l’eau de Reims Métropole. Les premiers de la classe peuvent fanfaronner.

http://www.lejdd.fr/Ecologie/Actualite/Gaspillage-de-l-ea...

21.10.2009

EDVIGE:LE RETOUR

Communiqué LDH

 

Deux décrets signés le jour de la… sainte Edvige viennent empêcher le législateur de jouer son rôle constitutionnel de protection des libertés, alors que la commission des lois de l’Assemblée nationale avait adopté une proposition de loi encadrant la création des fichiers de police. Cette manœuvre en dit long sur le mépris des droits du Parlement que l’on disait vouloir revaloriser.

Sur le fond, ces deux décrets, même s’ils traduisent certains reculs face à la mobilisation de 2008 (renonciation au fichage de la vie sexuelle et


au mélange des finalités dans un même fichier), sont entachés des mêmes violations des libertés fondamentales que leurs prédécesseurs.manif-edvige.jpg

Ils vont même plus loin dans la méconnaissance des libertés et de l’égalité en prévoyant le fichage de « l’origine géographique » de personnes suspectes aux yeux de la police : chacun comprend que cette notion indéfinissable, qui ne renvoie ni à la nationalité ni au domicile, est à l’origine « ethnique » ce que les « Auvergnats » sont aux Maghrébins dans le vocabulaire ministériel, et permet un fichage au faciès.

On retrouve de plus le fichage des enfants dès l’âge de 13 ans, alors que la Convention internationale sur les droits de l’enfant, ratifiée par la France, protège les mineurs de toute assimilation aux personnes majeures jusqu’à l’âge de 18 ans. Et une fois encore il s’agit de ficher non de jeunes délinquants mais des enfants que le « ressenti » d’un policier aura tenu pour « susceptibles » de le devenir, au mépris de toute présomption d’innocence.

arton1989.jpgEnfin, les deux décrets permettent le fichage des activités politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales : est tenu pour dangereux ou incompatible avec la candidature à un emploi l’exercice même par les citoyens de leurs libertés constitutionnelles.

La Ligue des droits de l’Homme, membre du collectif « Non à Edvige », appelle dès aujourd’hui à une mobilisation aussi massive que l’an dernier pour obtenir le retrait de ces deux décrets et le vote d’une loi protégeant les libertés fondamentales contre le fichage abusif.

30.09.2009

UNE CHRONIQUE DE CLEMENTINE AUTAIN

Roman Polanski, le viol, la justice et nous (chronique France Culture)

Alors qu’un hommage devait lui être rendu au Festival du cinéma de Zurich, le grand cinéaste Roman Polanski vient d’être arrêté, samedi soir, à sa descente d’avion et placé en détention provisoire, « sous mandat d’arrêt américain ». A l’âge de 76 ans, l’artiste est rattrapé par son histoire. Il y a trente ans, il fut accusé aux Etats-Unis d’avoir eu des relations sexuelles avec une adolescente de 13 ans. Alors qu’elle venait pour une séance photo que Polanski réalisait pour un magazine, la jeune fille a déclaré avoir été victime de viol et droguée avant les faits. Polanski a alors plaidé coupable devant la justice mais en niant la contrainte – donc le viol - et le fait de l’avoir droguée. Il fut arrêté six semaines puis relâché avant la sentence. Mais Polanski n’a pas attendu le résultat du procès, qu’il estime inéquitable : il fuit alors les Etats-Unis, part pour Londres puis s’installe à Paris.

Ces dernières années, le procureur du Comté de Los Angeles avait déjà fait plusieurs tentatives pour exécuter le mandat d’arrêt de 1978, quand Polanski voyageait dans des pays ayant passé un traité d’extradition avec les Etats-Unis. C’est le cas de la Suisse. Et les délits sexuels contre les mineurs sont imprescriptibles aux Etats-Unis et en Suisse. Alors c’est vrai qu’il est troublant que l’arrestation se soit produite au moment de ce Festival de Zurich alors que Polanski possède un chalet en Suisse et y passe une bonne partie de ses vacances. Mais j’avoue ressentir un certain malaise devant la manière dont est traité l’événement. Que des artistes, notamment ceux qui sont proches de Polanski, clament à corps et à cris qu’il doit être relâché me paraît logique et légitime. Que les Français qui l’aiment soient stupéfaits, en colère et émus, je le comprends tout autant. En revanche, le traitement médiatique épouse sans réserves la défense du cinéaste et banalise du coup le viol sur mineure : la victime, c’est Polanski. Les termes employés sont révélateurs : il est rarement question de viol mais « d’affaire de mœurs », « d’atteinte sexuelle ».

Je ne sais évidemment pas ce qui s’est passé mais ce qui est en cause est suffisamment grave pour ne pas être balayé d’un revers de manche. Elle avait 13 ans, il en avait 43 : il est permis d’être sceptique devant l’hypothèse d’un consentement. Et là où je tombe de ma chaise, c’est quand le ministre français de la culture se croit en droit de juger. Pour Frédéric Mitterrand, c’est – je cite - « une histoire ancienne, qui n’a pas vraiment de sens ». Si elle n’en a pas pour le ministre, elle en a en tout cas pour la justice car, des deux côtés de l’Atlantique, le viol est un crime. Mais ces temps-ci, le pouvoir politique prend l’habitude de désigner par avance les coupables et les innocents… Le ministre s’en prend également à « l’Amérique qui fait peur », celle qui « montre ici son vrai visage ». Rien de moins. Un Internaute commentait hier sur la toile : « le piratage, c’est mal ; le viol, c’est pas grave ». Ce qui est aussi choquant dans ce traitement médiatico-politique, c’est que la défense de Polanski se fait au nom de son talent et de sa notoriété.

 Frédéric Mitterrand le défend parce qu’il est un « cinéaste de dimension internationale ». La nouvelle directrice générale de l’UNESCO, Irina Bukova, a également déclaré - je cite : « je ne sais pas le détail mais c’est choquant (…) il s’agit d’une personnalité mondialement connue ». Jack Lang veut que « la liberté soit rendue à ce grand créateur européen ». Les artistes célèbres devraient-ils donc échapper aux règles de droit valables pour le commun des mortels ? Nous ferions mieux de questionner les choix politiques sur lesquels reposent le droit et les fonctionnements internationaux de la justice. C’est là que devrait se situer le débat, pour réinterroger ou réaffirmer le bienfondé des règles de l’extradition et de la prescriptibilité des viols sur mineurs. Roman Polanski mérite sans doute un soutien plus musclé, mieux argumenté, qui ne masque pas la gravité des faits en cause.
 

24.09.2009

UN AUTRE MOYEN DE LUTTER CONTRE LA SURPRODUCTION

Neufchatel-sur-Aisne / Le camion se renverse
Enseveli sous 26 tonnes d'orge

 

Le poids lourd s'est couché rue de Prouvais, en plein coeur de Neufchâtel-sur-Aisne.

Un automobiliste a eu la vie sauve grâce un geste désespéré hier matin, à Neufchâtel. Il a escaladé un talus avec sa voiture pour ne pas finir écrasé par un poids lourd.

C'EST une route qu'il emprunte régulièrement pour se rendre à son travail, à Reims. Et chaque matin, à peu près à la même heure, Bernard Cochart, au volant de sa Peugeot 307, aborde la longue courbe qui dessert le centre de Neufchâtel-sur-Aisne. Une route plutôt agréable qui ne réserve que peu de surprises.
Pourtant, celle qui l'attendait hier matin était de taille. Vers 7 h 30, rue de Prouvais, il a aperçu un camion roulant dans sa direction. De toute évidence, l'ensemble routier avait eu des difficultés à appréhender le virage puisqu'il tanguait dangereusement. A tel point que, quelques secondes plus tard, il a commencé à verser sur son côté gauche.
« J'ai d'abord freiné et puis j'ai eu ce réflexe qui m'a sauvé la vie : j'ai escaladé le talus avec ma voiture ! », raconte l'automobiliste encore sous le choc.
Réflexe salvateur effectivement car s'il s'était arrêté ou s'il avait continué sa route en direction du poids lourd, sa voiture aurait été inévitablement écrasée par ce monstre d'acier. La preuve : malgré sa manouvre désespérée, Bernard Cochart n'a pas réussi à éviter complètement la collision mais, pis encore, une partie des 26 tonnes d'orge se trouvant dans la benne du camion s'est renversée sur la petite Peugeot. Cette dernière -et son occupant- furent donc ensevelis durant plusieurs minutes.
Le drame évité
« J'ai vite repris mes esprits et j'ai réussi à me dégager par la portière passager », raconte encore le conducteur.
Le chauffeur du poids lourd, lui, a réussi à s'extirper par l'embrasure du pare-brise qui s'était désolidarisé du reste de la cabine. Il était indemne mais choqué lui aussi. Rapidement alertés, les sapeurs-pompiers de Neufchâtel et Juvincourt se sont rendus sur place. Ils ont été placés sous l'autorité du capitaine Denis Duport de Beaurieux.
« Nos premières missions ont consisté à venir en aide aux deux victimes puis à sécuriser les lieux, cet axe routier reliant les départements de l'Aisne et de la Marne étant particulièrement chargé à cette heure de la journée », a fait remarquer l'officier.
De même, les gendarmes de Corbeny et Guignicourt, aidés de la brigade motorisée de Laon, se sont joints à ces mesures de sécurisation du périmètre afin de limiter les risques de suraccident.
Alors qu'une société de remorquage fut appelée sur place pour remettre le camion, appartenant à la société Balasse de l'Eure, sur ses roues, c'est un agriculteur du secteur qui fut appelé à la rescousse pour récupérer l'orge répandue sur la chaussée. Par la suite, la route a dû être entièrement nettoyée par les unités locales de la voirie départementale. Si cet accident n'a provoqué que des dégâts matériels et une belle pagaille sur le réseau routier, nombre de riverains y allaient de leurs commentaires hier matin : « Nous sommes mercredi, le jour où les enfants n'ont pas école. Vous imaginez si cet accident s'était produit deux heures plus tard. Nous sommes vraiment passés à côté d'un drame » Des enfants qui, eux, semblaient s'amuser du spectacle depuis la fenêtre de leur chambre

Nicolas FOSTIER de L'UNION de Reims

10.09.2009

VU DANS LA PRESSE

Le Point a publié mardi les bonnes feuilles d'une enquête à charge sur le PS, et particulièrement sur sa nouvelle première secrétaire, Martine Aubry, qui risque d'agiter pendant plusieurs semaines le landerneau socialiste, pourtant en passe de se calmer depuis la dernière université d'été.

Ils nous cassent les urnes

22.03.2009

NOVELLI.

Novelli et son passé

Le ministre des PME, Hervé Novelli (photo ci-dessous) fait plutôt partie des illustres inconnus. Il souhaite être candidat aux régionales dans la région Centre, ce qui n'est pas l'événement politique du siècle. Pourtant, son adversaire à la candidature, le maire UMP de Bourges a lancé des remarques sur son passé militant. FR3 Centre a fait une enquête à ce sujet, dont les résultats dérangent le ministre : il demande le retrait de ce reportage. Les 340x.jpgchoses deviennent sérieuses quand un politique commande à la presse : s'il s'estime diffamé, qu'il porte plainte.

Le passé extrémiste de certains ministres n'est pas un secret, même s'ils ne souhaitent pas que l'on en parle. Outre Novelli, Madelin, Longuet, Devedjan, tous ministres ou anciens ministres sont dans cas. Voici le reportage de FR3 repris sur Dailymotion . Le reportage n'est plus visible sur le site de FR3

Chargé de mission des « métallos » de l'UIMM

Moins connu est le parcours professionnel du secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme et des Services. Comme le rappelle dans le reportage de France 3 Centre Guillaume Delacroix, journaliste aux Echos et auteur d'une riche histoire de l'UIMM, Novelli a frayé très tôt avec les caciques de la métallurgie.

Encore étudiant à Dauphine, il se voit confier la gestion de la bibliothèque de l'Institut supérieur du travail (IST), fondé par Guy Lemonnier en 1969. Guy Lemonnier, alias Claude Harmel, a été pendant la guerre membre du Rassemblement national populaire de Marcel Déat, un parti collaborationniste. Par anti-communisme farouche, il devient ensuite l'un des meilleurs spécialistes du monde syndical, notamment de la CGT. Journaliste, Claude Harmel met son savoir au service des officines de l'UIMM.

Dans l'après-68, il est un des premiers à engager une vaste offensive visant à promouvoir les idées libérales contre le raz-de-marée gauchiste de l'époque. C'est comme cela qu'il a aussi l'idée de récupérer les brebis égarées de l'extrême-droite... Alain Madelin, Hervé Novelli, Gérard Longuet ou encore Anne Méaux, ancienne d'Occident qui devient en 1976 attachée de presse de Giscard à l'Elysée.

Le premier travail d'Hervé Novelli est donc un poste de chargé de mission à la Chambre syndicale de la sidérurgie française. Il y reste dix ans, de 1977 à 1986, en étant conseiller du président de cette instance de lobbying patronal. Pour quoi faire ? En dehors du classique travail d'influence de ce genre d'organisation, l'enquête de France 3 Centre pose la question du financement politique.

L'UIMM et le financement des politiques

C'est un secret de Polichinelle, mais visiblement, il embarrasse aujourd'hui Hervé Novelli. Sans doute parce que la « marque UIMM » est désormais entâchée d'une peu flatteuse réputation. Pourtant, c'est un fait :  l'UIMM a toujours financé les politiques favorables à ses idées. Yves Bertrand, l'ancien patron des RG, le rappelle dans sa biographie à propos de la présidentielle de 1974, où la métallurgie soutient ouvertement Giscard, le candidat des Républicains indépendants : 

« La logistique, le service d'ordre, ce sont les 'petits gars' d'Ordre nouveau (...) qui les ont assurés, grâce aux enveloppes en liquide de l'Union des industries métallurgiques et minières, la fameuse UIMM, dont la gauche ne s'est jamais privée de rappeler qu'elle descendait de l'ancien Comité des forges, le bastion des 200 familles. »

 

Evidemment, les « enveloppes » ne laissent pas de traces. Contrairement aux nombreux journaux éphémères de l'époque qui, fleurissant à chaque élection, viennent appuyer les campagnes de la droite contre les candidats de gauche. En 1974, France Matin, tiré à 2 millions d'exemplaires, annonce la mise en place du « rationnement » si François Mitterrand est élu.

Qui finance ? L'UIMM. Qui est le directeur de publication ? Claude Harmel, que Madelin et Novelli décrivent comme leur « père spirituel » lors des 40 ans de l'Association pour la liberté économique et le progrès social (ALEPS).

L'entrisme politique de la « génération Occident »

Prochaine étape ? L'entrisme de cette « génération Occident » en politique. En 1986, Novelli devient chef de cabinet du jeune ministre de l'Industrie, des PTT et du Tourisme, un certain Alain Madelin. Sous l'étiquette désormais très convenable de l'UDF... il est élu député de l'Indre-et-Loire en 1993. Et là encore, sa bio officielle est limpide : 

« Son mandat parlementaire sera particulièrement remarqué pour son action auprès des entreprises. Il fondera ainsi le groupe “Audace pour l'emploi”, réunissant une cinquantaine de députés issus de la branche entrepreneuriale. »

 

On ne saurait mieux dire. Dans l'enquête menée par la brigade financière sur les versements en liquide de l'UIMM, l'ancien responsable des relations extérieures, Jacques Gagliardi, est formel : 

L'argent allait « en direction de toutes organisations qui pouvaient faire l'opinion :  bureaux d'études, journalistes, sociologues. (...) Cela consistait en de la distribution d'argent en espèces à des hommes politiques de tout bord, hormis le parti communiste ».

 

Les policiers ont dressé un constat accablant :  juste avant les échéances électorales (présidentielle et législatives) de 2002 et 2007, les retraits d'espèces se multiplient sur les comptes de l'UIMM. Comme par enchantement. 

Diffamation, estime aujourd'hui le secrétaire d'Etat aux PME. Etre ultra-libéral à l'heure de la crise n'est pas le meilleur positionnement politique. Compte tenu de son statut, sa plainte va être relayée par la ministre de la Justice, Rachida Dati. Le procès sera certainement instructif

12.03.2009

BANOGNE FAIT LA UNE DE L'UNION

Serge Minet atteint de collectionnite aiguë

 


Serge Minet connaît sa « caverne » sur le bout des doigts. Chaque année, c'est le grand nettoyage. Ca lui prend… un mois.
Les nombreux qualificatifs dont pourrait être affublé Serge Minet, de Banogne, feraient de lui un champion au Scrabble. Un collectionneur au sens premier du terme.

Les linguistes n'en finissent pas d'inventer des nouveaux mots pour qualifier les collectionneurs des objets les plus divers. Sans doute devraient-ils se pencher sur le cas de Serge Minet qui collectionne… les collections.
« Dans le temps, quand j'étais jeune, je collectionnais les sous-bocks de bière. C'est resté dans un carton et, 30 ou 40 ans plus tard, j'ai repris », confie Serge, 66 printemps au compteur.
C'est donc il y a une douzaine d'années que le virus le (re) prend. D'abord en tant que cervalobélophile (collectionneur de sous-bocks de bière donc), puis rapidement avec les verres, qu'ils soient de bières (il en a plus de 2 000 aujourd'hui), de marque, de vin (plus de 1 200), en passant par les chopes, etc.
« Dans la Somme, il y avait un collectionneur qui se faisait vieux et qui vendait ses verres. Je lui en ai acheté. Mais sinon, c'est surtout sur les brocantes que je trouve. Je peux en faire 7 par week-end ».
Des pièces anodines à celles qui ont une certaine valeur, tout y passe. Serge Minet, ancien président d'une association de bouliste, ancien boulanger, aujourd'hui encore dans l'agriculture, s'est même construit une véritable caverne d'Ali Baba, accolée à sa maison de Banogne, à l'ouest de Château-Porcien.

ndlr:Qui ne connait pas Banogne

Une pièce dédiée à ses collections
« Je n'avais plus de place dans la maison. En 1999, j'ai construit ce bâtiment. Aujourd'hui il n'y a plus que la collection de petits vases de ma femme dans la maison », raconte Serge.
Et dans cette pièce entièrement vouée à accueillir ses collections, Serge est comme un poisson dans l'eau.
D'un côté les verres, de l'autre les boîtes en fer ; au milieu les capsules de champagne (c'est son côté placomusophile), les petites voitures de pompiers, les 140 vinyles 33 tours de Johnny Halliday, les bouteilles de parfum, les BD de Tintin, les 30 000 cartes postales, les boîtes d'allumettes (son côté cumixaphiliste), les journaux de guerre, les briquets, les calendriers de la poste, les étiquettes de fromage (son côté tyrosémiophile),…, j'en passe et des meilleurs.
Sans oublier tout le pan de mur réservé aux 5 000 cendriers publicitaires (son côté publitéphraphile).
« J'en ai très peu en double, c'est ceux qu'on me donne. Sur les brocantes, au premier coup d'œil, je sais si je l'ai ou pas. Je me rappelle où j'ai eu chaque pièce », souris Serge en nous montrant des bouteilles de champagne d'une grande maison rémoise, qui à l'époque les avait bradées.
Serge n'est pas le genre de chineur à rentrer bredouille d'une brocante. Il accumule, il accumule en se disant, avec le temps, ça va prendre de la valeur.
« Maintenant, il y a beaucoup de gens qui collectionnent, les prix montent. Dans le temps, ce n'était pas comme ça ».
Nul doute qu'avec ses 70 000 objets en tout genre, Serge va devoir réfléchir à agrandir sa pièce. « Il y a de la place », glisse t-il en désignant le jardin.

E.D.

15.01.2009

VU DANS NICE MATIN

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Les socialistes d’Antibes ont vivement réagi à l’interview du député-maire publiée dans notre édition de vendredi :

Jean Léonetti n’a pas trahi au sujet des impots :il les augmente sans l’avoir promis.

Jean Léonetti n’a pas trahi au sujet du logement social :il n’y en a pas,il n’y en aura pas.

 Mais il a trahi les supporters de l’équipe de basket,qui attendent toujours leur salle et qui n’ont plus qu’à espérer que l’équipe reste en pro B jusqu’en 2013 ; 

Il a trahi les juanais qui risquent d’attendre encore fort longtemps un palais des congrès qui a pour vocation de dynamiser l’activité économique de Juan toute l’année. 

Il a trahi le petit commerce de proximité en faisant croire que l’installation de moyennes surfaces et de boutiques de luxe stimulera les entreprises. 

Quant à la salle de spectacles,on l’attend toujours et on l’attendra encore longtemps si les autres communes de la CASA n’apportent pas leur contribution.

Meilleurs vœux pour ….2014 ! 

On est rassuré d’apprendre que lors de la prochaine campagne municipale,Antibes aura enfin tout,absolument tout.Que pourra encore promettre Jean Léonetti s’il se représente ?

13.01.2009

P.S ANTIBES:GALETTE REPUBLICAINE

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Nice-Matin  a fait paraitre un article sur la traditionnelle galette républicaine de notre section,je regrette que le texte n'ai pas relaté les autres points forts de mon intervention sur:

la hausse du chomage

les conditions de travail

le service public et en particulier les derniers drames vécus dans les hopitaux par manque de personnel

la mort de SdF en hiver

les atteintes aux libertés individuelles en références à la loi sur l'audiovisuel qui est appliquée avant d'etre votée et à la suppression du Juge d'Instruction

la crainte de voir la France dérivée vers un état dictatural

la guerre dans la bande de Gaza

et les interventions des autres militants présents sur l'éducation,les retraites.

Le dernier paragraphe est incomplet,j'ai prononcé les paroles suivantes:"Nous(leP.S) sommes  la première force d'opposition au niveau national..........

Voici l'intrégralité du texte

Les socialistes ont surtout tiré sur le « roi Léonetti »,hier soir(vendredi),lors de leur traditionnelle galette »républicaine »de début d’année….

« La politique du maire ne fait rien pour faciliter la vie des plus démunis et des travailleurs » a attaqué Michèle Muratore. »En augmentant les impots et les prix des cantines,en supprimant l’abattement sur la taxe d’habitation,il prend aux pauvres pour donner aux riches.C’est l’idéologie Sarkozy….. »

Très remontée,la conseillière municipale a fustigé « la manière dont(Jean Léonetti) traite l’opposition :c’est une caricature de démocratie.Pendant tout le dernier conseil,il a fait joujou avec son chronomètre.C’était trois minutes par personne.Pour parler du budget,c’est court et ça montre bien l’esprit dans laquelle il tient l’opposition ! »

 

Appel a la grève du 29 janvier

 

Dans la meme veine offensive,Jean-Pierre Cochart a appelé les militants à passer à l’action en « cette année 2009 qui ne s’annonce pas forcément joyeuse pour les gens qui souffrent et les travailleurs ».

« Il faudra etre nombreux à participer à la grève du 29 ;Et à celles d’après.Car je crains qu’il y en ai beaucoup d’autres…. » a martelé le patron des socialistes antibois promettant de »s’employer à transmettre les valeurs « de son parti : »Nous sommes la première force au niveau nationale en attendant d’etre la première force tout court… »

   

 

                                                                                                                                                                                   

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