15.11.2009

RETOUR A REIMS

Après la mort de son père, Didier Eribon retourne à Reims, sa ville natale, et retrouve son milieu d'origine, avec lequel il avait plus ou moins rompu trente ans auparavant. Il décide alors de se plonger dans son passé et de retracer l'histoire de sa famille.Fresque sociale et familiale,

D'un côté, l'ascension sociale du fils d'ouvrier devenu journaliste, son amitié avec Bourdieu et Foucault, et le passage à l'écriture, d'abord sous forme d'entretiens avec le philologue Georges Dumézil ou l'anthropologue Claude Lévi-Strauss, puis d'essais où il analyse la subjectivité homosexuelle. De l'autre, le parcours de ses parents : autrefois communistes convaincus, ceux-ci ont peu à peu été gagnés par le vote Front national, que sa mère lui avoue avec réticence ; se sentant abandonnés par la gauche, montre-t-il, ces "gens d'en bas" ont dès lors mené une "guerre de classes" non plus pour défendre une identité de groupe, mais simplement pour adresser un coup de semonce à ceux "d'en haut

«Retour à Reims» est une autoanalyse poussée à l'extrême, qui décrit  la trajectoire du bon élève d'origine populaire, forcé à une «rééducation quasi complète» de lui-même pour entrer dans un autre monde, fasciné par la découverte de la littérature et du marxisme, qui donc en veut à ses parents à la fois de ne pas être cultivés et de ne pas correspondre au prolétaire idéal. Celle aussi du jeune gay tenu de cacher ses désirs dans un milieu aux valeurs traditionnellement viriles et dans une ville de province où l'insulte à l'égard des homos est la règle : «Je suis un fils de l'injure. Un fils de la honte.»...

 ". Je pensais, constate Didier Eribon, "qu'on pouvait vivre sa vie à l'écart de sa famille et s'inventer soi-même en tournant le dos à son passé et à ceux qui l'avait peuplé" :Ce beau récit mêle la réflexion intellectuelle sur l'identité et l'histoire singulière et intime , où l'auteur liquide un temps révolu tout en rendant un discret hommage à ceux dont il avait voulu se détourner, montre qu'un tel choix n'est jamais tout à fait définitif. Peut-être n'y a-t-il pas de véritable retour possible, mais du moins s'attache-t-on "à se réconcilier avec soi-même et avec le monde que l'on a quitté". On sent, derrière chaque anecdote, le poids de la résistance, le besoin de dire enfin qu'«on éprouve dans sa chair l'appartenance de classe lorsqu'on est enfant d'ouvrier», mais également l'envie d'échapper à son destin pour se griser de liberté

 

Didier Eribon s'interroge sur la multiplicité des formes de la domination et donc de la résistance,et, à défaut d'aimer le défunt, il va tenter de lui rendre justice, en montrant comment «la violence sociale» aura été à l'oeuvre jusque dans leur relation manquée.

Un trés bon livre

Didier Eribon est professeur à la faculté de philosophie, sciences humaines et sociales de l'université d'Amiens. Il a également enseigné à l'université de Berkeley (États-Unis). Auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Réflexions sur la question gay (Fayard, 1999), Une morale du minoritaire (Fayard, 2001), D'une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française (Léo Scheer, 2007), il a été le lauréat 2008 du prestigieux Brudner Prize, décerné chaque année par l'université Yale; 

21.09.2009

CE QUE LES MEDIAS NE VOUS DIRONT JAMAIS

CUBA Ce que les médias ne vous diront jamais

De Salim Lamrani,
Prologue de Nelson Mandela,
Editions Estrella

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Re-mar-quable ! Avec le prologue exceptionnel d’un ami prestigieux de Cuba, l’immense Nelson Mandela, ce livre est un réquisitoire au scalpel contre les exactions menées par les E-U à l’encontre de Cuba depuis 50 ans.

Salim Lamrani éclaire, démonte, prouve, avec le souci permanent de justifier ses arguments, la nature politique du châtiment que les E-U infligent au peuple cubain, et qu’une haine farouche aveugle. Il démontre, preuves à l’appui, le caractère purement idéologique de la guerre impitoyable qu’ils mènent contre Cuba.

En fouillant les archives, en corroborant les textes, en croisant les faits avec les déclarations, en examinant le droit international, en analysant les relations entre les nations, il explique le comportement hégémonique, arrogant et vengeur de l’Empire, atteste de l’énormité de ses mensonges, révèle la perfidie et l’amplitude des contre-vérités érigées en dogmes, relève la réalité sordide des coups tordus et la permanence des manipulations de toutes sortes, il prouve avec une rigueur implacable l’illégalité, l’illégitimité, l’immoralité et la cruauté de la stratégie étatsunienne à l’encontre de la Nation Cubaine.

Pour l’Empire, « la fin justifie les moyens » mais Albert Camus ajoutait : « qu’est-ce qui justifie la fin ?». Salim Lamrani, en dévoilant méthodiquement les moyens aussi vils qu’exorbitants employés par les E-U pour abattre Cuba et que taisent par idéologie les médias occidentaux, dénonce avec éclat l’obscénité de leurs « fin ».

Qui a encore des doutes sur la réalité des relations cubanos-étatsuniennes, Qui ne se contente pas d’une littérature superficielle et orientée, soumise à la pensée unique, Qui veut comprendre pourquoi Cuba résiste toujours, Qui veut contourner le black-out que nous imposent les médias sur ce sujet, Qui, curieux, veut en savoir plus tout simplement, Ce livre fouillé, exigeant, d’une grande clarté, et qui n’a pas d’équivalent de par son exhaustivité et sa rigueur intellectuelle, vous captivera... Et vous changera. Indispensable !

Michel TAUPIN

Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais

Prologue de Nelson Mandela

Paris, Editions Estrella, 2009

300 pages

18€

Pour toute commande, veuillez contacter : lamranisalim@yahoo.fr

 

29.03.2009

LA JOURNEE DE LA JUPE

C'est dimanche il pleut:c'est cinema

La Journée de la jupe - Isabelle AdjaniLa Journée de la jupeLa Journée de la jupe

Sonia, prof de français dans un collège « sensible » a bien du mal à se faire un chemin parmi ses élèves. Exceptionnellement, le cours doit avoir lieu dans un « théâtre » aménagé dans l’enceinte de l’établissement où elle doit présenter Molière à ces jeunes qui n’en ont absolument rien à faire. Il lui faut pas moins de 20 minutes pour parvenir à entrer dans la salle au milieu d’un chahut indescriptible et d’une cacophonie d’insultes et de blagues à deux balles où la prof est obligée de hurler pour se faire entendre, séparer des élèves constamment au bord de l’explosion. Avant de pénétrer enfin, plaquée contre le mur dans la bousculade elle avale un anxiolytique. Ce geste et toute son attitude en général prouvent déjà à quel point elle est au bout du rouleau. La tentative de cours commence à peine qu’une altercation éclate entre deux élèves. Sonia est obligée d’intervenir pour les séparer. Une arme tombe d’un sac, la prof s’en saisit et, incapable de ramener l’ordre et le calme, le braque sur ses élèves. La prise d’otages totalement improvisée qui s’ensuit est une alternance de tension et de malaise qui atteindra parfois des sommets d’inquiétude, de trouble et d’agitation stupéfiants et inattendus.

Le réalisateur filme un huis clos asphyxiant et anxiogène qui ne « s’aère » que moyennement lorsqu’on sort de la salle pour voir que le GIGN, une ministre sont prêts à intervenir alors qu’un « négociateur » tente d’apaiser tout le monde pour éviter le drame.

On se demande à tout instant jusqu’où ira le réalisateur, et l’on est soulagé de constater qu’il ne cache  rien et aborde des thèmes très actuels avec un pessimisme qui semble sans solution : racisme, religion, mixité entre autres. Comment faire comprendre à ces jeunes pour la plupart « issus de l’immigration » qui n’ont à la bouche que des mots qu’ils brandissent constamment comme des menaces : racisme, respect (pour leurs mères, pour leurs sœurs ), religion et ponctuent souvent leurs propos par « Inch’Allah » (alors qu’ils ne connaissent manifestement rien au Coran ou à la Bible ou la Torah), que leur « salut » est dans l’éducation ? Comment entrer en communication avec eux alors qu’ils se sentent victimes d’un système et d’une société toute entière ? Le réalisateur ne fait pas dans la démagogie et on ne peut que l’admirer pour ça. Ainsi que tous les jeunes élèves/acteurs.

Ce film c’est la version « trash » d’  « Entre les murs », un constat effrayant voire angoissant où les filles sont les plus sacrifiées.

Adjani, bouffie, mal coiffée, mal habillée est ici FOR.MI.DA.BLE et plus Yasmine qu’Isabelle. Capable de filer un coup de boule au plus récalcitrant de ses élèves et de se relever en sautant et criant « Zidane il a marqué, Zidane il a marqué », de se faire traiter de « vieille grosse », elle est impressionnante et fabuleuse. Et c’est encore elle qui pose le mieux les questions de ce film qui ne donne pas de réponses… :Au-delà du personnage de cette prof qui pète les plombs, j'ai surtout été frappée par la justesse du constat speau.

07.02.2009

SARKO:DEMAGO II

Poutou poutou...

Artistes, ne craignez plus rien, Sarkozy veille sur vous. Il vous aime, il vous adore. "Pourquoi avoir peur?", a-t-il tonné (ah il l’aime ce mot de peur) en présentant sa dernière grande idée: le conseil pour la création artistique présidé par un homme de gauche -il a beaucoup insisté là dessus- et par un homme de gauche qui a réussi:Marin Karmitz.

Ce n’était là qu’un prétexte pour chanter l’amour qu’il porte désormais à la culture. Il détestait "La Princesse de Clèves", il l’idolâtre désormais.

Il faut visionner ce show historique du 2 février donné au théâtre de l’Elysée, en ligne sur le site du ministère de la Culture. Du grand Sarko one man show.

A la fin, chauffé par une assistance probablement médusée par ce qu’elle venait d’entendre ou au comble de l’attendrissement, il a mis le paquet pour amadouer les derniers hésitants.

Il a sorti sa botte secrète, son idée phare toute chaude sortie du four à micro-ondes, son eureka du jour:

"Je veux que la culture soit la réponse à la crise que nous connaissons."

Il fallait l’inventer, il l’a inventé. Ça ne vous suffit pas? Allez encore une louche: 

"On va faire de la culture un élément majeur pour surmonter la crise."

Et pour cela mettre la création au centre du monde. Mais attention ne traduisez pas cela en termes de subventions cela serait grossier et malvenu. L’argent c’est pour les banques, l’industrie. La culture, c’est magique.

Jeunes compagnies sans le sou ou presque, créateurs de renom auquel il a coupé la moitié des subsides, théâtre du pays de Morlaix menacé de fermeture, artistes semoncés par les agents du  ministère et des DRAC devenus donneurs d’ordre, ne geignez plus. Sarko vous le dit:

"Notre culture est notre bien le plus précieux. C’est un secteur économique capital."

La culture nous sauvera tous.

Réinventer les maisons de la culture

Reprenant une formule d’Antoine Vitez (encore un homme de gauche, décidément!) sans le citer, il a prôné "l’élitisme pour tous à la portée de tous". C’est-y pas beau? C’est magnifique. Que n’a-t-il pas dit! terrifiant l’accent mis sur la culture « élitiste pour tous » quand c'est prononcé par l’ami de Doc Gynéco, Bigard,Johnny Halliday,Clavier et Mireille Mathieu.  

L’éducation artistique que Lang avait commencé à mettre en place et que la droite a réduite à néant, les profs qui voient les ateliers artistiques fermés faute d’argent, fini tout cela. 

"L’éducation artistique doit être une priorité."

C’est dit. C’est comme si c’était fait.

Sarko s’est étonné que dans chaque lycée il n’y ait pas une salle de spectacle, un cinéma, il y en a bien ici et là (ce qu’il semble ignorer), mais il en veut dans chaque lycée de France. Quand on aime la culture, on ne compte pas. Sauf les sous.

Ah ne parlons pas d’augmenter le budget de la culture par divers moyens comme une taxe sur la loterie nationale, tout ça c’est du pipi de chat. Les autres réclament, lui il bosse.

Tenez, les maisons de la culture ces fleurons de l’ère Malraux. Il veut les repenser et même en "réinventer le principe", en faire des "lieux de partage". Il a une arme: Internet. Il veut que  tous les concerts, les spectacles, les expos (comme celle de Picasso et ses maîtres) soient sur Internet, gratuitement (il veut protéger le droit d’auteur mais là il demande un effort), tout ça pour les jeunes -il les adore.

Il veut que les maisons de la culture soient aussi ouvertes le dimanche -elles le sont le plus souvent- qu’importe il faut qu’elles le soit encore plus, jusque "tard dans la nuit

Idem, il veut des maisons dans les quartiers des cités, des locaux où les jeunes se sentiront "libres" (loin de la police?).

"Il y a des décennies de mauvaises habitudes, c’est à moi de bousculer les choses."

Que ferait-t-on sans notre sauveur?

Les artistes du spectacle vivant ont pondu des kilomètres de rapports pour alimenter les Entretiens de Valois (le tout a été mis en ligne le 31 janvier sur le site du ministère de la Culture), mais les rapports ne servent à rien, a ironisé le Président, il y en a "des mètres linéaires sur les étagères du  ministère de la Culture", a-t-il dit en se tournant vers "Christine", et une couleuvre humiliante de plus à avaler, une. 

Mister K(Karmitz) et ses sbires ne feront pas de rapport, mais des "propositions", nuance. Il y a un an jour pour jour, Sarko (son nom d’artiste) parlait devant les ouvriers d’Arcelor-Mittal à Gangrange. Il promettait tout, il sauverait l’emploi, l’usine. Les ouvriers y croyaient. Ils l’avaient applaudi. Aujourd’hui, ils l’attendent avec des boulons.

Au théâtre de l’Elysée (car c’en est un), les gens de la culture l’ont écouté et l’ont applaudi. Rien ne vaut un bon show devant un public ciblé et captif. "Tout est dans mon coeur et dans ma tête", a conclu le beau parleur. Rendez-vous dans un an.

Pour ceux que ce sujet intéresse, qui veulent s’informer un peu  , allez donc faire un tour sur ce passionnant blog : http://www.microcassandre.org

16.01.2009

UNE PATHETIQUE DESCENTE AUX ENFERS

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Charles, vieil homme malade est mis à la porte du jour au lendemain par Jeanne la bourgeoise veuve qui l’hébergeait. Jeanne que Charles a jadis aimée se remarie et Chalres se retrouve donc à la rue avec son chien.

J’aurais aimé pouvoir aimer ou simplement être indulgent avec ce film qui nous permet de retrouver une star… mais le film est tellement mauvais, grotesque, aberrant (les mots me manquent) et ce, dès les premières secondes qui ne trouvent rien à sauver de ce naufrage ennuyeux, ridicule, jamais crédible une seconde. Une vraie torture, un cauchemar de tous les instants qui met mal à l’aise plus qu’il n’émeut ! Car si l’on retrouve bien le visage et le sourire de Belmondo et que, malgré tout, il parvient à sauver sa dignité, le malheureux, assez diminué et manifestement incapable de prononcer plus de trois mots audibles à la suite, est contraint le plus souvent de rester immobile et de répéter « mon chien » à moult reprises.

Il doit y avoir pas loin de 80 acteurs français au générique sans doute venus là rendre les honneurs à la star qui. Hélas ici, cela ressemble plus à un enterrement troisième catégorie qu’à un véritable hommage. Les scènes stupides et invraisemblables se succèdent et mettent de plus en plus mal à l’aise. Le summum revenant sans doute à celle où l’on retrouve éructant en clodots abandonnés : Robert Hossein, Charles Gérard, Jean-Marc Thibaut, Micheline Presle, Pierre Mondy et j’en passe… Dans des scènes sans intérêt, sans queue ni tête viennent également faire une apparition Michèle Bernier, José Garcia, Françoise Fabian, Tchéky Karyo, Daniel Prévost, Jacques Spiesser, Nicole Calfan, Jean Dujardin et j’en oublie…

Je vous passe les détails sur les absurdités du style : la maîtresse de maison organise une grande fête guindée pour son anniversaire et joue les pucelles effarouchées quand on le lui souhaite, les scènes interminables à la SPA et les travellings sur le « visage » si expressif des chiens. Je ne vous parle pas des dialogues d’une platitude exemplaire et de la musique sirupeuse jusqu’à la nausée. Non, je ne vous en parle pas.

Un fiasco aussi absolu est une rareté. Le respect  porté à Belmondo est intact mais ce film très bête est une torture.

26.10.2008

GAINSBOURG:PORTRAIT DE HAUT VOL

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Puisant thèmes et mélodies chez Chopin ou Dvorak, il a su comme personne accommoder classique et « art mineur ». Extraits.

09.10.2008

LES VIEUX

Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.

J.Brel

 

26.09.2008

FESTIVAL DU LIVRE MOUANS SARTOUX

LES 3 4 ET 5 0CTOBRE A MOUANS SARTOUX

Le site du festival pour les infos : www.lefestivaldulivre.fr/ 

21.09.2008

JOURNEE DU PATRIMOINE

LA CHAPELLE SAINT BERNARDIN A ANTIBESAntribes 20 septembre 2008 journée patrmoine 030.jpg
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20.07.2008

MUSEE PICASSO A ANTIBES

 

Depuis ce 20 juillet, la rénovation du musée Picasso est effective.  comme s’y était engagé notre Député-Maire d’Antibes , cette réouverture a bien lieu l’été mais un an plus tard que prévu !
:

17-11-2000 : premier vote en Conseil municipal pour désigner un programmiste
20-12-2002 : vote pour le contrat de maîtrise d’œuvre avec architecte
30-06-2003 : lancement des procédures
03-12-2004 : restauration, mises aux normes
13-09-2005 : relogement de l’administration
16-12-2005 : réfection de la toiture
20-01-2006 : signature des marchés
21-12-2007 : marché complémentaire (assurances)

20-07-2008 : ouverture au public du Musée

Le 17 septembre 1946, le maître entra au château Grimadi. Son premier geste fut de dessiner trois figures concentriques, Les Clefs d'Antibes, sur le mur de la salle sous les combles qui lui servit d'atelier.

Le 10 novembre, il en partit pour retourner à Paris, à l'approche des mauvais jours. L'aventure aura duré deux mois à peine mais, ô combien riche en œuvres : de La Nature morte à la bouteille, à la sole et à l'aiguière, au Nu assis sur fond vert, en passant par La Joie de vivre, gigantesque bacchanale au bord de la mer devenue l'œuvre emblématique du musée.

C'est dans cette immense pièce baignée de lumière que Picasso a peint dans une fulgurance l'intégralité de la collection antiboise. La nuit, le jour, parfois assis à même le plancher, parfois à croupetons sur ces toutes petites chaises de bois sombres qu'on aperçoit sur les photos en noir et blanc prises par son ami Michel Sima. Pour restituer la pièce originelle, on a abattu la cloison que Dor de la Souchère avait fait monter pour créer une resserrre et on a posé un parquet de chêne massif au sol. Celle-çi a le même volume qu'avant pour accueillir le grand triptyque au Ripolin et fusain sur fibrociment du Satyre, faune et centaure au trident.  Là, « la chèvre», « Les clefs d'Antibes », retrouvent toute leur place. Suivent huit salles où l'on redécouvre avec bonheur la suite Antipolis, les faunes, « le pêcheur accablé» et la « marchande d'oursins » etc.

Fin de la visite

   

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