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  • POLICE=VOYOU

    A Reims et à Antibes les  policiers de Sarko se conduisent comme des voyous 

    Nu dans les geôles
    Le coup de boule du policier au gardé à vue

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    REIMS (Marne). Un policier a, hier, reconnu à la barre du tribunal avoir donné - le 28 janvier 2008 - un coup de boule à un homme alors en garde à vue. Il s'en est excusé.

     

    CETTE nuit-là, vers 3 heures, Thierry V. sort de la discothèque « L'Escalier », rue de Châtivesle. Agacé par les quolibets des vigiles, il balance un coup de pied vengeur dans une voiture en stationnement. Une voiture… de police.
    Même s'il n'y a aucun dégât, les fonctionnaires ne manquent pas de venir demander ses papiers au client en état d'ivresse. L'interpellation dégénère, Thierry V. résiste. Il est menotté, au sol, puis transporté au commissariat de police. « Je me suis fait tabasser, quelque chose de bien », se souvient Thierry V. « Ils m'ont déshabillé et mis à poil dans la cellule. Deux policiers sont ensuite venus. Un m'a parlé, et l'autre m'a mis un grand coup de tête ». À côté de lui, à la barre, le policier mis en cause, Pierre Chaigne, qui reconnaît que l'interpellation s'est « mal passée. On a dû menotter cet homme. Quand je suis allé dans les geôles récupérer mon matériel, il s'est avancé vers moi, menaçant. Je lui ai mis un coup de tête », avoue-t-il. Le président fait une petite remarque : « Mais un policier doit garder son sang-froid… »
    Pour le substitut du procureur de la République, Jocelyn Poul, il y a « bien eu des violences policières consécutives à des violences sur des policiers ». Il salue l'action de la police nationale « qui a su se saisir à bras-le-corps de ce dossier avec le sérieux qu'il mérite et en évitant toute forme de corporatisme ». Le substitut, à la décharge du policier « qui a de bons états de service », rappelle que ce dernier « avait subi une blessure au moment de l'interpellation. Il venait de subir des insultes continues ». Jocelyn Poul entend tout de même « ne pas ternir l'institution - elle-même trop souvent victime d'amalgames - et le travail remarquable effectué par l'ensemble du corps tous les

    jours, pour une faute isolée. » Il requiert deux mois de prison avec sursis à l'encontre du policier et six mois avec sursis à l'encontre de l'ex gardé à vue.
    Une violence « disproportionnée »
    Me Busy, avocat du policier, reconnaît la « responsabilité pleine et entière » du policier « qui est le premier à regretter son geste ». Mais il demande au tribunal d'analyser les circonstances. Pour lui, « après la fouille au corps, le gardé à vue a refusé de se rhabiller ». Le policier « venait récupérer ses menottes. Il a reçu une litanie d'insultes. Il était blessé et a donné un coup de tête. » Et si « c'est un geste inacceptable, les policiers de la Bac travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles. Ils ne trouvent plus de soupape de sécurité ». Il rappelle aussi que le policier « a eu un comportement exemplaire tout au long de ses années de service ». Me Marteau n'a pas la même lecture du dossier, on s'en doute. Il regrette les conditions de la détention provisoire de son client « qui a été mis à nu totalement, et jeté dans une cellule ». Dans une autre geôle, cette nuit-là, un autre gardé à vue a témoigné : « Un homme nu, avec le visage en sang, était traîné par un policier. Il a été enfermé dans une cellule. Il était groggy. On lui a jeté ses affaires ». Le témoin raconte encore : « Un policier a insulté l'homme, puis lui a mis un coup de boule ». L'avocat demande au tribunal de « sanctionner la disproportion entre la violence du policier et la situation du gardé à vue. » Il dénonce « la situation particulièrement avilissante » de son client « transporté nu dans sa cellule ». Le tribunal a décidé de mettre son jugement en délibéré au 28

    A Antibes

    Je viens d'avoir un coup de fil me signalant que mercredi dernier, au 78 bd Wilson à Antibes , en fin de journée, deux voitures de la police nationale sont arrivées puis des policiers sont déscendus pour  sonner aux portes de tous les habitants (six étages) qui avaient des noms à consonnance étrangère leur demandant leur papiers. Manque de pot, tous ceux qui étaient présents étaient français.

  • NOUS NE DEBATTRONS PAS

    Nous ne débattrons pas

    Par principe,je suis favorable au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C'est pourquoi je refuse le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.


    Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.


    Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.


    La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples. 

    je mets un lien sur la pétition lancée par Médiapart qui appelle au refus du débat et a en moins de 48 heures été signée par plus de 8 000 personnes, et dont curieusement personne ne parle : http://www.mediapart.fr/journal/france/021209/lappel-de-mediapart-nous-ne-debattrons-pas

     

    La liste des premiers signataires de l'Appel


    Aure Atika, actrice
    Raymond Aubrac, commissaire honoraire de la  République
    Martine Aubry, maire de Lille, premier secrétaire du Parti socialiste
    Stéphane Audeguy, écrivain

    Jean-Pierre Azéma, historien, professeur honoraire à l'IEP de Paris
    Denis Baupin, maire-adjoint de Paris, membre de l'exécutif des Verts
    Guy Bedos, comédien
    Sandrine Bélier, député européen Europe-écologie
    Tahar Ben Jelloun, écrivain
    Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste 
    Jean-Paul Besset, député européen Europe-écologie
    Olivier Boitard, psychiatre des hôpitaux
    Christian Boltanski, artiste plasticienFrançois Bon, écrivain
    Yves Bonnefoy, poète, professeur honoraire au Collège de France
    Jacques Bouveresse, philosophe, professeur au Collège de FranceJosé Bové, député européen Europe-écologie
    Patrick Braouezec, député PCF de Seine-Saint-DenisMarie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis, secrétaire nationale du PCF
    Pierre Buraglio, artiste plasticien
    Rodolphe Burger, musicien
    André Burguière,  historien, directeur d'études à l'EHES

    Yves Cochet, député Verts du Val d'Oise

    Daniel Cohn-Bendit, député européen Europe-écologie
    Bertrand Delanoë, maire de Paris
    Philippe Doucet, maire PS d'Argenteuil
    Jean-Pierre Dubois, juriste, président de la Ligue des droits de l'homme

    Jean-Pierre Ferrini, écrivain
    Marc Ferro, historien, directeur d'études à l'EHESS
    Hélène Flautre, député européen Europe-écologie
    Pierrette Fleutiaux, écrivain
    Dan Franck, écrivain
    Bastien François, professeur de science politique université Paris 1
    Daniel Friedmann, sociologue, chargé de recherche au CNRS
    Gérard Fromanger, artiste plasticien
    Christophe Girard,  maire adjoint à la culture de Paris
    Daniel Goldberg, député PS de Seine Saint Denis
    Roland Gori, psychanalyste, initiateur de « L'Appel des appels »
    Marcel Gotlieb, dessinateur
    François Hollande,  député PS de Corrèze, président du conseil général
    Christophe Honoré, réalisateur, écrivain
    Marie-Noëlle Lienemann, membre du bureau national du PS, ancien ministre
    Corinne Lepage, présidente de Cap21, député européen Modem
    Ariane Mnouchkine, metteur en scène
    Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, président du conseil général
    Bertrand Monthubert, mathématicien, professeur d'université, secrétaire national du PS
    Janine Mossuz-Lavau, politologue, directrice de recherche au CNRS
    Richard Moyon, cofondateur de RESF

    Marie NDiaye, écrivain, prix Goncourt 2009
    Vincent Peillon, député européen PS

    Paul Quilès,  président de Gauche avenir, ancien ministre


    Henri Raczymow, écrivain
    Michel Rocard, ancien Premier ministre 
    Benjamin Stora, historien, professeur à l'université de Paris XIII-Villetaneuse

    Sylvie Testud, comédienne, écrivain

    Serge Teyssot-Gay, musicien, Noir Désir
    Philippe Torreton, acteur
    Jérôme Tournadre-Plancq, politologue, université d'Orléans
    Enzo Traverso, politologue, professeur à l'université de Picardie
    Jacques Treiner, physicien, professeur à l'université Pierre et Marie Curie


    Dominique de Villepin, ancien Premier ministre