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  • APPEL POUR UNE ECOLE PUBLIQUE

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    L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

    Redonnons la Priorité à l’École laïque !


    Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

    Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état.

    Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

        * les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine,
        * les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales,
        * la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire,
        * la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école,
        * le développement du privé par le plan banlieue, là ou les besoins du service public sont les plus criants, là ou la ségrégation sociale est la plus forte,
        * les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’état de l’enseignement supérieur privé.

    Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.
    L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

    Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.

    Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.

    Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.

    Signer ici

    Et s'il n'y avait que moi : nationalisation sans indemnités ni rachat des écoles privées !   

  • HOWARD ZINN

    270px-Howard_Zinn.jpgHoward Zinn (né le 24 août 1922 à Brooklyn, New York, mort le 27 janvier 2010 à Santa Monica, Californie[1]) est un historien et un politologue américain.

    Zinn a été actif dans les droits civils, libertés publiques et les mouvements anti-guerre aux États-Unis, et a beaucoup écrit sur ces trois sujets.

    Cet ancien aviateur qui, pendant la Deuxième Guerre mondiale a participé au bombardement de Royan où l'armée américaine a utilisé pour la première fois massivement le napalm, a conçu une horreur rétrospective pour cette action et pour toute forme de guerre. Son expérience dans l'armée sera le déclencheur de toute sa politique qui élève au rang de devoir « la désobéissance civique ». Comme le précisait déjà en 2006 Frédéric Deshusses dans le quotidien suisse Le Courrier : « La désobéissance, la résistance à une autorité illégitime, le pacifisme deviendront les thèmes centraux des travaux historiques d'Howard Zinn[2] »

    Depuis les années 1960, il est un acteur de premier plan du mouvement des droits civiques comme du courant pacifiste aux États-Unis.

    Auteur de vingt livres, dont le best-seller Une histoire populaire des États-Unis, Howard Zinn était professeur émérite du département de science politique de l'Université de Boston. Il vivait à Newton dans le Massachusetts. Sa femme Roselyn, elle-même artiste et éditrice, a activement participé à la publication de tous les livres de son mari. Elle est décédée le 14 mai 2008, ils étaient mariés depuis 64 ans.

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    J'ai lu ce livre il y a déjà quelques années, mais c'est malheureusement à l'occasion de la mort de son auteur que j'en parle. Une sorte d'hommage posthume, donc.

    Cet immense intellectuel, très engagé à gauche de l'échiquier politique, s'est battu toute sa vie pour les droits des minorités, des travailleurs et contre les injustices de toutes sortes. Pacifiste convaincu, il a été à l'avant-garde de la lutte contre la guerre du Viet-Nam.

    Zinn estimait que l'histoire officielle rendait mal compte des luttes populaires, et des injustices faites à l'encontre des minorités, à commencer par les indiens et les noirs. C'est la raison pour laquelle il s'est lancé dans l'écriture de son livre "Une histoire populaire des Etats-Unis". Tout au long de ce pavé de plus de 800 pages, il n'est pas question de luttes de pouvoir ou de négociations internationales, mais du massacre des indiens par les blancs venus d'Europe, de la lutte des esclaves, des rébellions des paysans pauvres de la cote est, des luttes des femmes, du mouvement pour les droits civiques, des grandes grèves, des grands mouvements sociaux. Bref, tout ce qui ne figure pas habituellement dans les livres d'histoire.

    "Une Histoire populaire des Etats-Unis" est un livre magnifique qui prouve que le désir de puissance, l'arrogance et le mépris envers les autres nations ne sont pas inscrits dans les gênes du peuple américain, mais dans ceux du capitalisme. Zinn rappelle que les premières victimes du capitalisme sont d'abord les minorités historiques de ce pays, les amérindiens qui au nom du profit ont été massacrés et spoliés, les esclaves noirs qui ont été exploités, mais aussi une grande partie des classes populaires qui aujourd'hui encore sont maintenues dans la pauvreté. Rappelons qu'aujourd'hui un enfant américain sur quatre vit sous le seuil de pauvreté (un sur deux chez les noirs).

    Avec un style limpide, sans emphase, proche du roman, Zinn a donné voix au chapitre à ces millions d'exclus, d'oubliés du système. Il a raconté leur histoire. Le livre s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires aux Etats-Unis, ce qui pour un livre universitaire est phénoménal. Il a été réédité près d'une vingtaine de fois. Il en existe aujourd'hui une version en bande dessinée elle aussi magnifique.