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  • EXECUTION REPORTEE

    L'exécution d'un Texan suspendue in extremis

    NOUVELOBS.COM | 25.03.2010 | 06:46

    Moins d'une heure avant l'exécution de Hank Skinner pour meurtre, la Cour suprême des Etats-Unis a accordé un sursis le temps de décider si elle rouvre l'enquête.

    Hank Skinner (AFP)

    Hank Skinner (AFP)

    Le funeste compte à rebours s'est arrêté moins d'une heure avant son exécution, mercredi 25 mars, pour Hank Skinner, un condamné à mort texan à qui la Cour suprême a accordé un sursis le temps de décider si elle examine sur le fond sa demande de tests ADN pour prouver son innocence.
    Agé de 47 ans dont 15 passés dans le couloir de la mort, Hank Skinner avait été transféré mercredi dans la prison de Huntsville, au Texas, où il attendait dans sa dernière cellule que la plus haute juridiction des Etats-Unis se prononce sur son sort.
    "Il a dit qu'il allait s'évanouir, qu'il avait le sentiment d'avoir vraiment gagné", a déclaré à l'AFP Jason Clark, porte-parole de l'administration pénitentiaire texane qui était présent lorsque l'avocat de Hank Skinner a appris à son client qu'il ne serait pas exécuté mercredi.


    Intervention de Paris


    La France était intervenue mercredi auprès du Texas pour demander la grâce du condamné et l'ouverture d'un complément d'enquête. "Le président de la République (Nicolas Sarkozy) et le ministre (des Affaires étrangères Bernard Kouchner) ont fait connaître" à son épouse française Sandrine Ageorges-Skinner "le soutien de la France", selon le Quai d'Orsay.
    Quelques dizaines de personnes s'étaient rassemblées mercredi à Paris, non loin de l'ambassade des Etats-Unis, pour réclamer un sursis.
    Hank Skinner a été condamné à mort pour le triple meurtre, le soir du réveillon de 1993, de sa compagne, battue à mort, et des deux fils de celle-ci, poignardés. Un jury l'ayant déclaré coupable en 1995, l'Etat du Texas refuse de le laisser, même à ses frais, faire des tests ADN qui selon lui prouveraient qu'il n'est pas l'auteur des coups.
    "Ce sursis laisse entendre que la Cour suprême juge qu'il y a plusieurs problèmes dans le dossier de Hank Skinner qui méritent un examen méticuleux", a réagi dans un communiqué son avocat Rob Owen.
    L'accusation avait démontré lors du procès la présence de l'accusé sur les lieux du drame, c'est-à-dire chez lui, un fait qu'il n'a jamais contesté. Ses vêtements étaient tâchés du sang de deux des trois victimes.
    Mais il assure que seul un tiers a pu agir puisqu'il était évanoui au moment des crimes. La présence d'un cocktail d'anxiolytiques, d'anti-douleurs et d'alcool dans son organisme avait été confirmée par une prise de sang.

    Ni aveux, ni témoins


    Depuis dix ans, Hank Skinner a reçu le soutien d'un professeur de journalisme à la Northwestern University qui a refait l'enquête avec ses élèves.
    "Pas d'aveux, pas de témoin visuel des meurtres, pas de mobile apparent, pas de tendances violentes chez M. Skinner", a expliqué ce professeur, David Protess dans une lettre au Comité des grâces, qui avait néanmoins refusé lundi à l'unanimité de suspendre l'exécution.
    David Protess a en revanche désigné un oncle de la compagne de Skinner, au passé violent, qui avait harcelé sa nièce durant une fête de réveillon où elle s'était rendue seule, laissant son compagnon endormi. Cet oncle "n'a jamais été interrogé".
    La Cour suprême a jusqu'ici estimé que rien n'obligeait les Etats à autoriser des tests ADN après procès, laissant peu d'espoir au condamné.
    Mais le gouverneur du Texas Rick Perry pourrait en revanche, en faisant acte de clémence, chercher à pondérer les critiques qui ont entouré la révélation en septembre dernier qu'il avait autorisé l'exécution en 2004 de Todd Willingham alors qu'un rapport concluant à son innocence lui avait été remis quelques heures plus tôt.
    Le Texas a exécuté 451 personnes depuis 1976, loin devant tous les autres Etats américains. Les Etats-Unis ont libéré 17 condamnés du couloir de la mort ces dernières années grâce aux tests ADN.

    (Nouvelobs.com avec AFP)
  • A DROITE TOUTE

    Le virage à l'extrême-droite de Nicolas Sarkozy !

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    Dégoûté, Je suis franchement dégoûté ! La droite se prend la plus grosse claque électorale de son histoire, et que se passe-t-il ? Un remaniement minable et le président premier ministre chef de l'UMP (1) qui vient nous dire en dix minutes,"je vous ai compris", mais qui ne change rien.

    Enfin, rien ne change ou presque. Parce que comme la politique actuelle ne marche pas, on va donc l'amplifier. Logique, non ? Le social, une aide et une écoute pour les plus démunis, les victimes de la crise et du libéralisme voulu par Sarkozy, on le sait, ce n'est pas sa tasse de thé. Donc, on le remplace par du sécuritaire. C'est le retour du discours autoritaire, du haussement de menton censé faire peur aux délinquants. Ben tiens, depuis 2002 ils ont tellement peur qu'ils sont plus nombreux et que dans certains quartiers la situation devient catastrophique.

    Ce qui est sûr, c'est que Mr Sarkozy n'a rien, mais alors rien compris aux raisons socio-économiques de la débandade électorale de son parti. Par contre, il a bien saisi les conséquences politiques, et la fuite de son électorat au FN ou dans l'abstention.

    Alors, on donne des gages, l'insécurité ici, la peur de l'islam là. Il croit quoi ? récupérer encore une fois les électeurs du Front National. Il rêve, cette fois-ci, ils sont barrés et bien barrés, parce que leur vrai problème, à eux comme à tous les Français, ce n'est plus l'insécurité ou l'immigration, mais Sarkozy lui-même. Sarkozy et sa façon de gouverner, sa mise en scène permanente,son copinage, son comportement de petit Napoléon. Voilà le vrai problème !

    Des gages à l'extrême-droite, mais à droite aussi bien sûr. Aux électeurs traditionnels qui dimanche dernier aprés la messe ont préféré la pêche ou la belote entre amis : les agriculteurs et les médecins. Ces derniers, pas de problème, eux, ils vont l'avoir leur petite augmentation. Pour les ouvriers ou les smicards,"c'est peau de balle et balais de crin"-comme disait ma grand mère, mais le petit toubib qui vote comme il faut lui, on peut bien l'augmenter, et tant pis si le trou de la sécu s'agrandit encore un peu plus.

    Quant aux agriculteurs ! Ah les agriculteurs ! Maintenant, on est prêt à aller jusqu'à la crise européenne pour les sauver du libéralisme qui fait baisser outrancièrement les prix. Mais c'est génial comme idée. Je demande aussi, que l'on aille jusqu'à la crise pour sauver l'industrie française, jusqu'à la crise pour contrer les banques qui ne réinvestissent pas dans l'économie l'argent qu'on leur a prété, jusqu'à la crise pour obliger l'Europe à créer un bouclier social pour ses ressortissants. C'est bizarre, mais là, on entend rien. Peut-être est parce que ces catégories de personnes se trompent de bulletin à chaque élection.

    Nous avons à faire à un pouvoir clientèliste, autiste et sourd aux souffrances des Français. Les cadres de l'UMP peuvent nous ressortir leur discours sur les fondamentaux de la droite. Le peuple, quand il n'est plus écouté dans les urnes ni dans la rue, risque bien un jour de revenir à d'autres fondamentaux.

    (1) et encore, j'aurai pu rajouter ministre de l'éducation, de l'intérieur, de la santé, des sports, etc.