20.12.2009

FREDERIC LEFEBVRE EST UNE IMMONDICE

“Les exilés Afghans feraient mieux d’aller faire la guerre chez eux”.

La paternité de l’affirmation revient à Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP. Un dérapage très contrôlé qui s’inscrit dans la stratégie du gros rouge qui tache décrétée par Nicolas Sarkozy. Ce choix délibéré de se rouler dans la fange devient plus problématique lorsqu’il est relayé par le représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan, Thierry Mariani.

Le député du Vaucluse n’y va pas par quatre chemins, il confiait hier à l’AFP que, son estime “va davantage aux jeunes afghans qui ont fait le choix de rester dans leur pays pour le reconstruire et lutter contre les talibans aux côtés des soldats français qu’à ceux qui le fuient“.

Une reformulation pure et simple de la pensée de l’UMP exprimée par Frédéric Lefebvre dans un communiqué mardi qui venait en soutien à la politique d’expulsion d’Eric Besson : “Alors que de nombreux pays du monde, dont la France, sont engagés en Afghanistan, qui pourrait comprendre que des afghans dans la force de l’âge n’assument pas leur devoir, et échappent à la formation que, notamment les forces françaises, leur proposent pour défendre leur propre liberté dans leur pays?

Dans le populisme ambiant savamment entretenu par le gouvernement , l’amalgame est évident : réfugié = déserteur. La reprise de ces arguments par le parti de la majorité présidentielle atteste de l’effondrement des valeurs dans la patrie des droits de l’Homme. Elle confirme un flirt assumé et prolongé avec les théories de la droite extrême. Elle relaie et exploite des propos jusque là confinés à internet

Jacques Weber: "Lefebvre est con, crétin et vulgaire"

Le plus vulgaire, le crétin de service, le plus con”... Invité dans “Les Grandes Gueules” sur RMC, le comédien Jacques Weber en a profité pour exprimer le peu de considération qu’il a pour le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre.

 On nous envoie les troisièmes couteaux dont le crétin de service, Monsieur Lefebvre, qui est l’homme le plus vulgaire. Mais, naturellement, ce n’est pas un hasard si on prend le plus vulgaire, le plus con, le plus effroyable qui soit pour parler à la population. . Je n’ai jamais vu un type pareil”, a-t-il déclaré. Avant de lancer qu’à certains moments, le porte-parole de l’UMP lui donne envie de lui “casser la gueule”.

19.12.2009

COPENHAGUE NE SERVIRA A RIEN

Climat : avec ou sans accord, Copenhague ne servira à rien.

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Avec le grand raout sur le climat de Copenhague, toute la presse se déchaîne sur le sujet. Il n'y a plus de jours qui passent sans un appel à consommer moins, à trier les déchets, économiser les énergies, que sais-je encore ! Dans moins d'un mois, ils seront passés à autre chose. En attendant, on en appelle toujours aux attitudes individuelles. Je veux bien, il s'agit de notre planète, de notre bien commun, il est normal que chacun fasse son possible pour le préserver. Mais au bout d'un moment, il y a saturation.

D'une part parce qu'en tant qu'individu, j'en ai marre d'être stigmatisé, et j'ai la désagréable impression que sous prétexte de protection de l'environnement, on nous invente de nouveaux impôts, de nouveaux règlements, lesquels, comme par hasard, touchent en priorité les couches populaires.

D'autre part, parce que j'ai le sentiment que l'on nous ment, que la stigmatisation des comportements individuels a un but précis : nous faire oublier que les premiers pollueurs sont les industriels, que c'est notre modèle économique qui est la source première des dérèglements climatiques.

Trouver des exemples, ce n'est pas très compliqué, on peut citer pêle-mêle : les délocalisations (il faut rapatrier ensuite les marchandises pour les vendre, et ça ne se fait pas à bicyclette), le développement du tourisme bas de gamme (ce qui a pour conséquence d'augmenter considérablement les voyages en avion), la construction immobilière sauvage (qui encourage la déforestation et détruit les cotes), les pressions des lobbies automobiles, pétroliers ou nucléaires (qui ne sont jamais bousculés pour développer des énergies renouvelables ou des véhicules moins polluants), le trafic d'essences d'arbres rares, etc, etc même si rien nous oblige à acheter des meubles en bois coloniaux souvent de mauvais gout.

Tout cela mis bout à bout, on a bien l'essentiel de la pollution. Et si on rajoute que la plupart du temps cela se conjugue avec l'exploitation des travailleurs ou des populations locales, on comprend bien qu'en se focalisant essentiellement sur les pratiques individuelles on fait fausse route. Mais cela est évidemment voulu et assumé, car s'en prendre de front à tous ces grands groupes industriels qui font la pluie et le beau temps (l'image est belle, n'est-ce pas ?) sur la planète, c'est remettre en compte le libéralisme sauvage dans lequel les milieux économiques avec la complicité des politiques nous ont plongé.

Copenhague ne servira à rien s'il ne débouche pas sur un changement radical de philosophie, qui mettrait l'homme au centre plutôt que l'économie et les profits. Il me semble que parmi les mesures urgentes à prendre, il faudrait imposer une relocalisation des productions ,ce qui profiterait à tous, les occidentaux qui garderaient leurs emplois, et les autres qui pourraient ainsi profiter de ce qu'ils produisent.

Evidemment, des idées il y en a plein d'autres, je ne vais pas les citer toutes ici, mais apparemment, ce n'est pas de cela que l'on discute en ce moment à Copenhague. Et pour cause, si les associations de défense de l'environnement ont fait le déplacement, les lobbies industriels eux aussi. A l'instar des droits sociaux élémentaires, la protection de l'environnement est une nécessité qui se gagnera dans les luttes.

La phrase de l’année  : "si le climat avait été une banque, il l’auraient déjà sauvé !"

chavez-copenhague-3c6c8.jpgLes pays riches du Nord ont aidé les banquiers, les grosses banques. J’ai oublié la somme, mais c’est astronomique. Comme ils le disent dans la rue, "si le climat avait été une banque, il l’auraient déjà sauvé !". Je pense que c’est vrai. Si le climat avait été une banque capitaliste, une banque capitaliste parmi les plus grosses, ils l’auraient sauvée.

Je pense qu’Obama n’est pas encore là. Il a reçu le Prix Nobel de la Paix le jour même où il envoyait 30 000 soldat tuer le peuple innocent d’Afghanistan.

Il s’agit d’une dictature impériale de ce monde et nous continuons à la dénoncer.

Il n’y a pas de démocratie dans le monde. Le modèle destructeur du capitalisme est en train d’éradiquer la vie. Nous devons consommer moins et distribuer plus.

Le changement climatique est certainement le problème environnemental le plus destructeur de ce siècle : sécheresses, ouragans, inondations, élévation du niveau de la mer, vagues de chaleur et ainsi de suite.

Hugo Chavez à la conférence climat de l’ONU à Copenhague. 16 décembre 2009

17.12.2009

LES VERTS ONT LE MELON

les-etrangers-c28e8.jpgLa secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, a suscité de vives protestations en estimant que les Français de confession musulmane devaient aimer leur pays, trouver un emploi, et respecter certains codes vestimentaires et de langage

Nadine Morano s’exprimait lundi soir à Charmes (Vosges) lors d’un débat local sur l’identité nationale. La commune vosgienne avait été choisie pour le débat parce qu’elle est la ville natale de l’écrivain Maurice Barrès, un théoricien de l’identité française prisé de l’extrême droite.

"On ne fait pas le procès d’un jeune musulman. Sa situation, moi je la respecte. Ce que je veux, c’est qu’il se sente français lorsqu’il est Français. Ce que je veux, c’est qu’il aime la France quand il vit dans ce pays, c’est qu’il trouve un travail, et qu’il ne parle pas le verlan, a-t-elle dit selon un enregistrement de France Bleu. C’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers. C’est qu’il essaye de trouver un boulot, et qu’on l’accompagne dans sa formation. C’est tout ça. Et je crois que si on veut être porteur de paix, on doit accepter l’autre dès lors qu’il respecte les lois", ajoute-t-elle.

Au sein de la majorité, l’ex-ministre chiraquien François Baroin a qualifié de "parole en trop" les propos de la secrétaire d’Etat à la Famille, demandant que l’on mette "en suspens" ce débat qu’il ne "comprend pas". "La moindre des choses, c’est de regretter de tels propos (...). Franchement c’est une parole en trop", a-t-il dit lors de l’émission "C à dire" sur France 5.

Arnaud Montebourg a estimé, lui aussi, que l’affaire mettait en cause le débat sur l’identité nationale. "C’est renouer avec la conception ethnique de la Nation, celle qui d’ailleurs a donné lieu à Vichy. (...) C’est une opération politique qui a pour but de monter les Français les uns contre les autres et de créer une guerre identitaire et culturelle", a-t-il dit sur RMC et BFM TV.

Pour le député PS de Seine-Saint-Denis Daniel Goldberg, "le gouvernement pousse à la stigmatisation."

Les Verts ont estimé que le gouvernement confondait religion et nationalité.. mais fallait-il le faire aussi bêtement que Djamila Sonzogni, leur porte-parole , dans un communiqué : « Après le voile et la burqa, haro sur les casquettes ! ».

15.12.2009

LE SYNDROME DE LA PAGE BLANCHE

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 Le syndrome de la page blanche frappe tous les blogueurs qui doivent s’exprimer .Chaque matin, on se demande: “mais aujourd’hui, que vais-je raconter ?”

Chaque jour, l’actualité nous sert des sujets. Ce ne sont pas toujours ceux que l’on souhaiterait traiter. Ce sont rarement ceux que l’on souhaiterait commenter. L’angoisse de la page blanche, un concept généralement dévolu à tous les écrivains.Pour le blogueur , l’angoisse existe tout autant. Faudrait-il commenter, encore une fois, les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy ? Et pour dire quoi ? Qu’il ment,qu'il triche et qu'il truque ses réalisations ? Tout le monde le sait.

Alors, j’en suis venu à venir me dire que les déboires de santé de Johnny Halliday méritait peut être un billet.Que dire sur Johnny ? Tout se bouscule, de son exil fiscal en Suisse ou affectif à Los Angeles,l'adoption de ses enfants,son amitié avec le nain ses déboires judiciaires.

Quand j’écris ces lignes, Johnny est toujours en coma artificiel, et son premier médecin a été passé à tabac.

Ces rebondissements sont sans intérêt.

Johnny Halliday est un charlatan, comme les autres.

12.12.2009

ETRE FRANCAIS C'EST ETRE REVOLUTIONNAIRE

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Avec  Eric Cantona, on atteint le registre du grandiose. Footballeur mythique, acteur singulier, Canto s'abandonne volontiers à un délire du quotidien à la fois incompréhensible et percutant c'est un artiste de la déclaration qui tombe à l’arrière du bateau pour se répandre comme un filet d’huile. La langue de bois n'est pas la sienne. Raymond Domenech s'en est rendu compte. Il y a chez Cantona un mélange de générosité authentique - son combat en faveur des mal-logés dans la lignée de l'abbé Pierre - et d'idéologie fumeuse. Mais il est impossible de détester une tête brûlée et vibrante comme la sienne. Il regarde le monde tel qu'il est, les évidences telles qu'on les ressasse et il décide de tordre le premier et de détruire les secondes. Il est adorablement, somptueusement fou, décalé. Je raffole de son air toujours sombre même au comble du bonheur. 

Lorsqu'il déclare « qu'être français est-ce que c’est devoir parler français, chanter la Marseillaise, lire la lettre de Guy Môquet ? ça c’est être con !" Non, être français c'est être révolutionnaire d’abord »,"Je ne dis pas que chanter la Marseillaise c’est être con, mais bâtir tout (l’identité, ndlr) sur ça...", a-t-il ajouté en précisant bien que le débat sur l’identité nationale avait un aspect électoraliste. Selon lui les politiques "balancent ce débat avant les élections. Tout le monde en a conscience mais (...) on leur sert la soupe car c’est ce qu’ils veulent", a-t-il dit. "Donc arrêtons d’en parler, et parlons de choses beaucoup plus sérieuses et beaucoup plus graves".On ne peut pas accepter tout ce qui se passe que face aux injustices il fallait que les français réveillent leurs "vieux démons" révolutionnaires.", a ajouté ce petit-fils d’immigrés espagnols et italiens.

Cantona nous met face à un sentiment tout à fait embarrassant ,la sortie de Cantona n’est pas dangereuse, elle est juste. 

 A mon sens il disjoncte, mais pas totalement. Il élimine de l'histoire de France une part essentielle de celle-ci mais privilégier la révolution, cela lui ressemble tellement, non ?. On n’oubliera pas Eric Cantona dont les coups de sang ont toujours claqué comme des instants de vérité.

 

11.12.2009

PRIX NOBEL DE LA GUERRE

 

« Prix Nobel de la guerre » : les sarcasmes n'ont pas tardé à pleuvoir sur le président américain, qui vient de décider d'envoyer 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan. Dans son discours, M. Obama a tenté de se protéger.Inédite, sa dialectique a tenté de conjuguer l'humilité spectaculaire de son personnage à la détermination qu'il revendique pour défendre les États-Unis avec une égale franchise : « Le but c'est de promouvoir les intérêts américains ».
 Le lauréat s'est surtout employé à démontrer une théorie fragile - la guerre peut aussi servir la paix - en invoquant « la reconnaissance de l'histoire, des imperfections de l'homme et des limites de la raison ». Belle formule mais rude sujet pour l'héritier spirituel de Martin Luther King ! Le comité Nobel n'a pas pu ne pas prendre la mesure de la pression qu'il allait mettre sur les épaules du  président  des États-Unis en le statufiant pour « ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». 

 Entre un Nobel apothéose, honorant un retraité des conflits, et un Nobel fondateur, le comité a préféré donner la priorité à une dynamique en devenir. C'était contraindre le dirigeant de la première puissance militaire du monde à intégrer la paix dans tous ses logiciels, sous le regard de plus de six milliards d'hommes. Et ranger la non-violence absolue d'un Gandhi dans l'armoire des illusions.

09.12.2009

PAPIERS S'IL 'OUS PLAIT

Contrôle d'identité

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Rarement un débat aura été engagé sous d'aussi mauvais auspices. Dominée par les vociférations et les anathèmes, étouffée par la méfiance et les préjugés, l'atmosphère de l'Assemblée nationale pendant la discussion sur l'identité nationale a raconté l'échec moral d'un processus qui dès le départ a tiré la parole vers le bas.
  Nous assistons à un festival de considérations plus caricaturales les unes que les autres. Les passions l'ont définitivement emporté, balayant d'emblée tout espoir d'une réflexion contradictoire mais pacifique. Un désastre.
 Il suffit de lire l'abondant courrier des lecteurs adressé à l'éditorialiste des DNA pour mesurer la violence, voire la haine, que soulèvent les questions de l'immigration. Comme si l'ouverture des fenêtres du pays à une discussion noble et peut-être essentielle ne parvenait qu'à déchaîner l'agressivité et à stimuler les divisions. Certes, il fallait en parler mais à quelques mois des régionales et dans le contexte déstabilisant d'une crise historique, cette initiative ne pouvait que devenir l'otage du choc des démagogies, des peurs et des intérêts électoraux. Le mal est fait.Ne rentrons pas dans ce jeu ,ne débattons pas!

 Hier, le président a tenté de calmer le jeu en faisant,avec les mots d'Henri Guaino une fois de plus, un éloge chaleureux de la France métissée.  Hélas, les avertissements parallèles du chef de l'État contre une pratique ostentatoire de l'islam ont inévitablement suscité un certain malaise. Il a traduit une crainte diffuse qui jette le soupçon sur les intentions de la deuxième religion de France. Et sur son statut dans l'inconscient de la République. Ne serait-elle qu'une invitée de la France ? Les Français immigrés devraient-ils en permanence donner des gages de leur assimilation ? Serait-ce le prix à payer pour être des citoyens « comme les autres  » selon la formule de Nicolas Sarkozy ?

 

07.12.2009

QUI A EU CETTE IDEE FOLLE

Quelle histoire !

 

C'est une histoire de fous ! Franchement, ce n'est pas sérieux. Et nous sommes là bien au delà de la polémique et du clivage droite gauche. Qui donc a eu cette idée bizarre d'inventer la suppression de l'enseignement obligatoire de l'histoire-géographie dans les sections scientifiques de la Terminale ?
 Au début, on a cru à une erreur. Ce ne pouvait être qu'un de ces dérapages incontrôlés de la technocratie du ministère de l'Education nationale. Et quand Luc Chatel a non seulement confirmé la décision mais l'a argumentée, on a compris à quel point la grosse machine de la rue de Grenelle pouvait couper son ministre de cette lucidité si précieuse à son poste. Ne serait-elle activée que par des comptables dénués de toute expérience avec des adolescents pour imaginer un bricolage qui rajoute des heures de cours en première (bravo) pour en supprimer dans la dernière ligne droite avant le bac ? Comme si la connaissance du passé et du monde n'avait aucune espèce d'utilité pour des lycéens se destinant à devenir scientifiques. Comme s'ils n'avaient plus besoin, à 17 ou 18 ans, de cette culture du temps et de l'espace qui en fera des hommes et des femmes libres. Comme si les sciences n'étaient que des techniques désincarnées coupées de la vie et de la marche des siècles.
 Que le système éducatif veuille se donner les moyens d'améliorer les passerelles entre le lycée et l'enseignement supérieur, très bien, c'est dans la logique du rapport Descoings. Que le prix à payer soit un pré-formatage appauvrissant des jeunes avant même la fin du secondaire, ce serait inacceptable. A l'heure de la mondialisation, comment vouloir les priver de ces clés indispensables qu'offre l'histoire-géo pour décoder l'humanité ?
 Le ministère a pensé bien faire et c'est bien là le plus triste. Qu'il ne se soit trouvé personne pour enrayer cette absurdité, voilà qui ne laisse pas d'inquiéter. A moins que cette absence ne révèle une conception utilitaire inconsciente qui rôderait à l'intérieur de la réforme du lycée...
 En ce jour d'ouverture du sommet de Copenhague, l'actualité met en scène un formidable temps fort de l'histoire immédiate où se rejoignent et s'entremêlent l'écologie, la politique, la diplomatie, l'économie. Pendant qu'on s'interroge sur la nécessité et la viabilité d'une gouvernance mondiale, M. Chatel n'aurait-il lu aucun journal, regardé aucun JT, écouté aucune radio depuis quelques jours ? Ou faut-il lui faire un dessin à l'heure où tant de petits princes attendent qu'on leur imagine une belle planète ?

Dans son obsession réformatrice, le gouvernement vient à nouveau créer une usine à gaz en décrétant que l'enseignement de l'histoire et de la géographie deviendrait optionnel en terminale scientifique. A l'heure du débat sur l'identité national voulu par ce gouvernement, cette décision est pour le moins paradoxale.

Afin de bien comprendre les enjeux autour de cette question, je préfére mettre un lien sur le texte de Jacques Sapir et sur la pétition qui suit ce texte :

http://culturevisuelle.org/icones/154/comment-page-1

A vos claviers

 

06.12.2009

ESTROSI TOUTOU FIDELE

Christian Estrosi : le sarkozyste zélé.

 

Il en est des ministres comme de l'ensemble des citoyens, certains sont plus enclins à faire du zèle que d'autres. C'est assurément le cas du maire de Nice Christian Estrosi qui a donc décidé d'en rajouter une louche sur le thème de l'insécurité et de publier un de ces fameux arrêtés municipaux sur les mineurs qui font tant parler. Pourtant, il n'a sauté aux yeux de personne qu'il y avait plus de délinquances à Nice qu'ailleurs.

Oui, mais la population aisée et vieillissante présente en masse sur la promenade des Anglais a eu légèrement tendance à voter Front National ces dernières années (comme quoi, trop de soleil, cela peut parfois être nuisible). A la veille d'élections régionales qui s'annoncent périlleuses, il faut bien donner des gages à cet électorat si on ne veut pas qu'il retourne dans les bras de Jean-Marie Le Pen. Peu importe le scepticisme des forces de police à ce couvre-feu, peu importe qu'une nouvelle fois on règle un problème de société par la force, peu importe que la menace de suppression d'aides sociales contribue surtout à enfoncer un peu plus des familles qui auraient plutôt besoin qu'on les aide. Non, Mr Estrosi a parfaitement compris que son mentor qui dirige l'Elysée voulait faire de la sécurité un thème de campagne, donc il communique sur ce sujet, montre ses petits muscles, et pour les conséquences, on verra plus tard.

Mais ce n'est pas tout, car Mr Estrosi est vraiment un bon soldat du sarkozysme. Il ne lui a pas échappé qu'en lançant un débat sur l'identité nationale, messieurs Sarkozy et Besson avaient aussi l'intention d'instrumentaliser le dossier de l'immigration. Et comme avec le vote suisse l'actualité lui fournit une excellente occasion de s'afficher, Christian Estrosi ne s'en prive pas et déclare qu'il n'y aura pas de minarets à Nice. Voilà qui est courageux et qui va encore faire gagner quelques voix (ce qui reste à prouver). Mais, au fait, pourquoi cette déclaration soudaine ? Y a-t-il une mosquée en construction du coté de l'Arénas ? Quelqu'un a-t-il l'intention de construire un minaret dans le Vieux Nice ? Ou alors s'agit-il une nouvelle fois de jouer sur les peurs et de faire un effet d'annonce ?

Sur ces deux exemples, on comprend mieux comment Nicolas Sarkozy tente de récupérer les voix du Front National. Tout simplement en reprenant ses idées. Malheureusement pour l'UMP, je crains fort pour ce parti que la mise en application de ces idées là n'entraîne aussi un retour des électeurs frontistes dans leur famille d'origine.

 D'aprés Nice-Matin d'aujourd'hui aucun jeune de moins de treize ans a été reconduit à ses parents vingt-huit hommes ont été déployés pour cette première soirée du couvre-feu pour mineurs de moins de 13 ans non accompagnés, créé par arrêté municipal et exécutoire depuis le 3 décembre .

 

   

01.12.2009

LES BONS COMPTES DU TELETHON

A Déchiffrages, déchiffreurs-et-demi,sachant que les dons au téléthon sont déduits des impôts à hauteur des deux-tiers la lutte contre les myopathies, décidément, ne bénéficie pas du meilleur financement par le biais du télethon.

L’arithmétique de cette collecte  en prend même un sérieux coup. Mais cela semble avoir échappé à la ministre de la Recherche. A l’Assemblée nationale, Valérie Pécresse a rendu hommage à « l’action de toutes les associations et de leurs bénévoles qui aujourd’hui œuvrent pour collecter des dons pour la recherche publique et qui apportent tellement d’espoir à tous les malades et à leurs familles. »

Or rien, vraiment, ne justifie cet effacement.

En 2008, les ressources du téléthon ont atteint 104,9 millions d’euros, dont 102,2 millions de dons – soit 97,4% - c’est à la page 87 du rapport annuel de l’Association française contre les myopathies.

Ces dons se sont traduits, pour l’Etat, par un manque à gagner de 66%, soit 67,5 millions d’euros : c’est l’ampleur des allégements fiscaux consentis aux dons à des associations caritatives.

Quelque 20% de ces 102,2 millions d’euros ont été dépensés par l’AFM en frais de collecte et de fonctionnement. L’AFM en a distribué 80% dans le cadre de ses missions sociales, soit 81,8 millions d’euros.

Si l’Etat prenait le relais de l’AFM et assumait ses missions sociales, il bénéficierait d’un surcroît de recette immédiat de 67,5 millions d’euros, correspondant à la disparition des fouquets.1259202373.jpgallégements fiscaux liés aux dons. Il lui suffirait d’ajouter à cette somme 14,3 millions d’euros pour financer les missions sociales que l’AFM a financées en 2008.

Certes, 14,3 millions d’euros ne se trouvent pas sous les sabots d’un  cheval. Quoique.  Au titre du « bouclier fiscal », les 834 contribuables français les plus fortunés se sont partagé 307 millions d’euros en 2008, selon la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Il aurait donc suffi au ministère des Finances de leur ristourner 351.000 euros chacun en moyenne au lieu de 368.000, pour récupérer ces 14,3 millions.  

Mais peut-être a-t-on craint une manifestation sur le trottoir du Fouquet’s.

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