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  • LE PRESIDENT DES RICHES

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    La taxe exceptionnelle sur les très hauts revenus est-elle "un symbole de la participation de l'ensemble de la Nation" au redressement des comptes publics, comme l’a affirmé François Fillon, ou une mesure "cosmétique" comme le dénonce la gauche ?

    Cette taxe "exceptionnelle" de 3% frappe les revenus du travail et du capital (dividendes, plus-values…) dépassant 500.000 euros pour un célibataire avec une part et 1 million pour un couple.

    Le cabinet Landwell et associés s’est livré à une simulation de son coût réel pour un couple marié avec deux enfants, soit trois parts (voir tableaux). La nouvelle taxe ne porte que sur la fraction des revenus excédant ces seuils.

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    La taxe sur les riches en chiffres. (DR)

     Revenus : 1,1 million ; impôt : 0

    Ainsi pour un couple disposant de 1,1 million d’euros de revenus, la surtaxe ne porte que sur 100.000 euros et l’impôt supplémentaire sera… nul, compte tenu du nombre de parts !

    Le cabinet Landwell a également évalué l’impact de la réforme de l’ISF en 2012. Verdict : l’économie d’impôt est croissante avec le montant du patrimoine. Elle atteint 178.799 euros pour une fortune de 20 millions d’euros.

    "Il faut que les plus riches soient mis à contribution", assure le Premier ministre. Même si d’autres mesures ont été décidées - notamment la hausse de 1,2% des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine - on est loin du compte !

    Thierry Philippon - Le nouvel Observateur

  • MAIS QUE FAIT LA POLICE ?

    Fraude à la carte bancaire : quand la police ne prend plus les plaintes...

     
     

    Info Ouest-France

    La fraude à la carte bancaire faisait exploser les chiffres. Finies les plaintes ! Une récente note de la police que Ouest-France a pu se procurer à Angers l’atteste.

    Pour les usages frauduleux de cartes bancaires, « il conviendra d’inviter (les victimes) à déposer une simple déclaration sur la main courante », écrit le directeur départemental adjoint de la sécurité publique du Maine-et-Loire à ses policiers.

    En clair, décrypte anonymement un officier angevin, « on veut empêcher les gens de déposer plainte ! Derrière, il y a une volonté politique de faire baisser ces statistiques en pleine explosion. »

    « C’est malheureusement une pratique qui existe », tousse Sébastien Colombet, délégué régional de l’USM (Union syndicale des magistrats) dans les Pays de la Loire. « On est face à une dérive très grave », s’agace de son côté Philippe Bussion, de FO.

    En fait, tout est parti d’une circulaire du ministre de la Justice adressée aux procureurs. « Il sera rappelé au titulaire de la carte que la loi ne subordonne pas ce remboursement au dépôt d’une plainte », écrit-il. Un message relayé par le patron de la police nationale. Et descendu en cascade dans les services.