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FINI CHIRAC

CHIRAC quitte la scène politique

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Finie la pomme, le bluff de la  fracture sociale, l'appel de Cochin, le bruit et les odeurs, les canons de pinard au salon de l'agriculture. Adieu la droite républicaine franchouillarde post-gaulienne à la Léon Zitrone car les années 70 vont vraiment se terminer pour laisser libre champs à la droite décomplexée d'un Nicolas Sarkozy et d'un Steevy Boulet bien plus ancrés dans l'idéologie du libéralisme cinglé du XXIe siècle. Une page se tourne.


medium_chirac3.1.jpgJacques Chirac dans une ultime allocation télévisée abracadabrantesque a annonçé ce dimanche qu'il se retirait définitivement de la vie politique. "Au revoir, au revoir, président..." comme le scande le slogan publicitaire de la Française des Jeux.  C'est, tristement et amèrement, la seule référence pertinente qui nous vient à l'esprit pour saluer le départ de celui que les Guignols de l'Info ont caricaturé en "super-menteur".


Laminés par 12 longues années d'échecs intérieurs Jacques et Bernadette Chiraquescu ne brigueront donc pas le troisième mandat de trop pour assurer leurs frais de bouches. Personne ne s'en plaindra, même à droite si on en croit le Figaro du samedi 10 mars. Avec son départ nous savons ce que nous perdons, une certaine idée du mensonge en France,  sans ignorer qu'en échange nous pourrions hériter du dauphin de Neuilly et de ses intentions encore moins inavouables.


medium_chiracBIERE1.jpg De la "Force Tranquille" aux "racailles" que de marches dévalées depuis la passation de pouvoir en 1995. Ce qui avait fait la force de François Mitterrand aura été autant de faillites chez Chirac : absence de vision européenne, manque de flair politique, décalage avec les réalités sociales, politique culturelle indigente se limitant à la répression des intermittents du spectacle et des internautes. Bref, abscence d'une certaine idée de la France.

 

Jamais Chirac n'aura les honneurs des romanciers et des cinéastes, jamais il n'aura son "Promeneur du champs de Mars" ou son "Da Vinci Code". Il ne leur inspire pas le respect, il n'aimait pas les pyramides et les travaux pharaoniques. Il préférait la tête de veau, la bière et Jean-Louis Debré.

 

A l'exception notable de la politique étrangère ou il  remporta ses seuls succès (Irak, environnement, Coupe du Monde 98, Euro 2000) l'action de Jacques Chirac présente sur le fond un bilan pitoyable (Juppé, dissolution, chômage, paupérisation, Raffarin, canicule, émeutes, CPE, Villepin, Coupes du Monde 2002 et 2006). Sur la forme parole à Mathieu Van Berchem de la tribune de Genève qui résume à merveille l'esprit du personnage :


medium_MITTERRAND.jpg "Le président aurait pu, à l'exemple de François Mitterrand, donner un peu de romanesque à ses dernières années à l'Élysée. Inviter des journalistes à des parties de campagne autour de son château de Bity, en Corrèze, le temps de leur livrer quelques confidences. Gloser des heures à la télévision sur son amour du Japon et des arts de l'Extrême-Orient. Bref, tisser sa «légende». Il n'a pas eu ces coquetteries. Il pourrait, dimanche au terme de son discours, quitter sa chaise en lâchant un royal «au revoir». Chirac s'en est tenu à ses mornes interventions télévisées, à ses entretiens du 14 Juillet: toujours d'un ennui mortel, mais se fichant assez de la trace qu'il laisserait dans l'Histoire".

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