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BULLETIN D’ABSENCE
du 6 au 11 avril 2008
Destination les Ardennes
Je débloguerais à mon retour
Portez-vous bien !
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BULLETIN D’ABSENCE
du 6 au 11 avril 2008
Destination les Ardennes
Je débloguerais à mon retour
Portez-vous bien !
La faute à qui ? Sans doute à la croissance moins forte que le Gouvernement ne l'avait souhaité. Aux déficits publics ? En tout cas, plus importants que le même Gouvernement l'avait annoncé.
Le Président de la République et le Premier Ministre ont beau répéter qu'il n'est pas question de parler de rigueur, encore moins de l'accréditer, l'Education Nationale subira de plein fouet les nécessaires économies rendues indispensables après les quinze milliards de cadeaux fiscaux offerts aux ménages les plus aisés. 11 200 suppressions de postes sont, en effet, d'ores et déjà actés.
Chaque année, pas moins de 16 000 enseignants devraient ne pas être remplacés pour permettre au Gouvernement de respecter une cure d'austérité à laquelle contribueront également les militaires avec, à la clef, la suppression de 55 000 postes et d'une trentaine de garnisons.
Quoi qu'en dise le Gouvernement, le travail et l'emploi ne seront pas épargnés. La fusion ANPE - UNEDIC devrait engendrer d'autres économies de personnel tandis que le transfert de l'AFPA vers les régions allègera encore la part de l'Etat dans un secteur quelque peu déstabilisé, tout en alourdissant la charge des Conseils régionaux.
Même le logement pourrait être touché par les tours de vis gouvernementaux. Bref, le Gouvernement réfute une quelconque rigueur, mais les restrictions, les Français vont les sentir passer !
Pas moins de 166 mesures sont, en effet, annoncées, avec l'objectif clairement affirmé de trouver 7 milliards d'économies, soit la moitié du cadeau fiscal attribué en début de mandature aux plus fortunés.
Cent soixante six mesures quand une seule aurait suffi à trouver quinze milliards…
Comme quoi la rigueur n'a pas le même sens, ni la même valeur pour tout le monde !

La banderole des supporters parisiens (DR)
Comment ne pas être révolté par le nouveau dérapage, prétendument totalement incontrôlé, d'une frange très connue du public parisien dont la qualité intellectuelle s'est une fois encore étalée à la face d'un football français de nouveau pris de court. "Pédophiles, chômeurs, consanguins: Bienvenue chez les Ch'tis": voilà le message ignoble et ouvertement raciste qui s'étalait samedi, aux yeux de tous et du Président de la République, Nicolas Sarkozy y compris, sur vingt-cinq bons mètres du virage Nord où était installé le public du PSG.
Personne n'a véritablement réagi et surtout on a évité les incidents en expédiant immédiatement dans la zone concernée des forces de l'ordre pourtant très nombreuses. Il n'y a même pas eu un responsable qui ait eu l'idée de bloquer la sortie des travées concernées par cette odieuse insulte. Ces policiers qui arrêtent en un clin d'œil des sans papiers et leurs enfants dans... les Préfectures n'ont pas eu le réflexe de se mobiliser pour interpeller en flagrant délit ceux que l'on a déjà parfois repérés depuis des mois et des mois mais qui ont... leurs papiers ! Il ne fallait surtout pas gâcher une fête télévisée par le service public et sponsorisée par des firmes respectables. On a attendu patiemment le lendemain pour s'indigner de ce que l'on avait parfaitement vu mais que l'on avait oublié l'espace d'un match de football à l'issue d'ailleurs douteuse !
Il est vrai qu'à l'occasion de cette finale, la Ligue professionnelle (LFP), pour mieux illustrer son partenariat officialisé la veille avec la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (Licra), avait disposé tout autour de la pelouse des panneaux "Tous ensemble contre le racisme"... On a donc pas vu de suite où était le danger avec cette banderole quasiment néo-nazie dans ses fondements. Il a fallu de longues minutes avant que l'objet du délit ne soit retiré.
". Troublant en effet... mais certainement pas le fait du hasard. On peut à tout moment être pris en flagrant délit par un radar automatique ou par une paire de... jumelles mais au stade de France on ne voit pas l'évidence pour éviter les incidents préjudiciables à ce que je n'ose plus appeler du sport ! De là à imaginer que ces agissements inadmissibles ont pu faire l'objet de complicités, il y a un pas que les investigations permettront de déterminer. Enfin on peut le croire ! Les effets d'annonce se sont multipliés. L'indignation rétroactive enfle. Mais n'empêche que le mal est fait !
UNE RECIDIVE PERMANENTE
Après les incidents de 2006 ayant vu la mort d'un supporteur tombé sous les coups de feu d'un policier menacé le ministre de l'Intérieur, un certain Nicolas Sarkozy annonce la dissolution immédiate des clubs de supporters « ne se désolidarisant pas de mouvements racistes ou d'actions violentes » et annonce que la tribune « Boulogne rouge » sera fermée jusqu'à nouvel ordre tandis que Marie-George Buffet demande à ce que le PSG joue à huis clos... On l'oubliera très vite car le PSG ne peut pas se priver de ses supporteurs et des recettes.