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PLUS D'HEURES SUPS ET PLUS DE CHOMEURS


(photo : tendencies - Flickr -cc)
(photo : tendencies - Flickr -cc)

Près de 2,4 millions de chômeurs pointent à Pôle Emploi fin février. C’est une hausse de 19% des sans-emploi par rapport à l’année précédente. Avec les chômeurs inscrits mais ayant exercé une « activité réduite », le nombre de chômeurs atteint les 3,4 millions, une augmentation supérieure à 10% sur un an. Pire encore, le chômage des jeunes (moins de 25 ans) est en hausse de 32% sur la même période. Jamais la conjoncture n’avait été si mauvaise pour les demandeurs d’emploi, et si tragique pour les jeunes.   

 

Certes, il y a la crise, mais la Crise n’explique pas tout !

Dans un rapport rendu public par le ministère du travail, on apprend ainsi que le nombre d’heures supplémentaires avait augmenté de plus de 12% sur un an dans les entreprises de plus de 10 salariés. Une augmentation d’autant plus forte qu’elle s’est accélérée avec la mise en application de la loi TEPA facilitant le recours aux heures sup’. Un recours incité par le biais d’allégements de charges sociales sur les heures travaillées en sus.

C’est là que le bât blesse. Sur les vingt dernières années, le secteur des PME a créé 2,3 millions d’emplois sur un total de 2,8 millions d’emplois créés. Il est donc le premier acteur des créations d’emplois. Or, avec la loi TEPA, le gouvernement a, de fait, incité les PME à ne plus substituer les heures sup aux nouveaux emplois !

 

Ce qui devait arriver, arriva…

La politique du gouvernement est donc d’une efficacité à toute épreuve. Nicolas Sarkozy voulait plus d’heures sup’, et ça marche… La conséquence logique d’une telle ambition est qu’en favorisant les heures supplémentaires, on décourage les embauches. Et ça marche… 


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