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  • FAIRE TRAVAILLER LES MALADES

     

    C’est l’une de ces propositions dont on ose croire qu’elle ne vivra pas plus que le temps d’une vive polémique politique. Un amendement présenté par le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre (qui aime décidément attirer sur lui les foudres de l’opposition), rejeté lundi soir en commission des affaires sociales, pourrait, selon le souhait de son promoteur, être quand même présenté devant les députés. L’idée fait écho au postulat présidentiel « travailler plus pour gagner plus ». Un slogan qui résonne désormais étrangement, sur fond de crise et de montée du chômage. Travailler plus, alors que pour des millions de Français, il s’agit simplement de travailler, et surtout de ne pas gagner moins !

    On permettrait, cette fois, à des salariés en congé maladie ou en congé maternité de continuer à travailler, de chez eux, pour leur entreprise. Volant au secours de Frédéric Lefebvre, Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP, a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’imposer cette « idée nouvelle », bien sûr, mais de la réserver à ceux qui le désirent, de respecter le « libre choix des salariés ». Si le monde du travail n’est pas toujours la jungle que décrivent certains, il n’est pas non plus un club de bienfaisance. Comment croire au parfait « libre choix » des salariés, dans un environnement économique où les places se font chères et les exigences de rentabilité rudes ? Que l’on sache, congé maladie ou congé maternité – comme le repos hebdomadaire du dimanche, d’ailleurs – ne sont pas des luxes mais répondent à des besoins. On ne peut, par exemple, se féliciter du nombre d’enfants en France et imaginer de rogner sur le congé maternité.

    Le travail a une valeur, un sens, une utilité, mais il n’est pas le tout de la vie humaine. La société, et l’entreprise elle-même, ont tout à gagner, s’il est permis aux salariés de préserver l’équilibre entre toutes les dimensions de leur vie. De plus en plus, les outils modernes de communication (ordinateur, téléphone…) effacent les frontières entre vie privée et vie professionnelle : où s’arrête le bureau, où commence la maison ? Au risque de l’empiétement réciproque. Évitons, même pour le plaisir d’agiter des « idées nouvelles », d’ajouter à la confusion des temps !

    Le rapporteur UMP du texte Jean-Frédéric Poisson ainsi que les députés de la majorité et de l'opposition se sont prononcés contre la disposition lors de son examen en commission des Affaires sociales, a-t-on indiqué de même source.

    Ce rejet laisse présager d'un vote similaire lors de l'examen de cet amendement dans l'hémicycle, probablement mercredi.

    La disposition de M. Lefebvre intervient dans le cadre de la discussion sur la proposition de loi UMP sur le prêt de main d'oeuvre entre entreprises, qui a débuté lundi soir à l'Assemblée nationale. Le texte de M. Poisson vise à assouplir les règles de prêt de main d'oeuvre, au nom des "chances de l'emploi".

    M. Lefebvre entend "permettre aux salariés qui en feraient la demande de maintenir une activité par la voie du télétravail dans certains cas où leur contrat est normalement suspendu", selon l'exposé des motifs de son amendement.

    Ces cas concerneraient les congés consécutifs "à une maladie ou un accident", le "congé maternité", le "congé parental d'éducation ou congé de présence parental", précise le texte.

    "L'intérêt de la poursuite du contrat de travail est évident pour le salarié à qui elle permettrait, au minimum, de maintenir sa rémunération, à nombre d'heures de travail effectuées équivalent", détaille l'exposé des motifs.

    "L'employeur pourrait également être incité à encourager le passage au télétravail en se voyant offrir une réduction de charges sociales, financée par les économies réalisées par la caisse d'assurance maladie, qui n'aurait plus à verser d'indémnité au télétravailleur", lit-on également.

    Le passage au télétravail serait "de droit pour le salarié" sauf si l'employeur démontre que l'activité ne peut se poursuivre que dans les locaux de l'entreprise.

    Un avis médical favorable serait requis et, en cas de congé maternité, le contrat de travail serait "nécessairement suspendu" pendant une période de huit semaines.

    "C'est tout simplement hallucinant ! Les principes ainsi bafoués remontent à la fin du XIXe siècle", a déclaré dans l'hémicycle à propos de l'amendement Lefebvre le socialiste Alain Vidalies en défendant une motion de procédure, finalement rejetée.

    "Bien entendu, c'est toujours à l'abri du volontariat du salarié que vous avancez ces régressions majeures. Les salariés doivent être volontaires pour travailler le dimanche, volontaires pour le prêt de main-d'oeuvre et maintenant volontaires pour continuer à travailler même s'ils sont malades", a-t-il ajouté.

    "Cette démarche est la négation même du lien de subordination qui est la raison même de l'existence du code du travail", a estimé M. Vidalies.

     

     

  • LYCEE HORTICOLE D'ANTIBES (Suite)

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    Voici le mail que j'ai reçu d'un enseignant en gève du lycée horticole d'Antibes.

    Suite aux négociations du 27 mai nous avons voté la reprise des cours jeudi 28 mai à 10h.
    Nous avons obtenu de revenir à la dotation annoncée le 24 mars avec maintien de la classe de troisième  mais les conditions de travail aprés cette pseudo victoire vont vraiment etre très difficiles.
    Rendez vous jeudi matin à 8h avant le début des cours pour faire un bilan plus précis et envisager la poursuite des actions sous d'autres formes.

    Voilà la fin assez glorieuse d'un combat... . Les difficultés sont à venir car cette année les profs absents n'ont pas été remplacés et
    vu ce qui nous est annoncé cela va être pire. Mais la troisième reste en place

    Pour le personnel mobilisé

  • GREVE AU LYCEE HORTICOLE D'ANTIBES

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    Au lycée horticole d'Antibes,les enseignants,parents et éléves sont en colère contre le projet de suppression d'une classe de 3ème dès la prochaine rentrée.Pour exprimer leur mécontentement,les manifestants ont bloqué l'accés de l'établissement.

    Une manière radicale de s'opposer à cette fermeture qui risque de compromettre l'avenir de ce lycée dont le rayonnement dépasse largement le département des Alpes Maritimes.

    Accompagné de notre élue P.S au conseil municipale je  suis allé à la rencontre des grévistes et une déléguée syndicale nous expliqua.<Le ministère de l'agriculrure a décidé de fermer précipitamment cette classe de 3ème à la suite de contraintes strictement budgétaires alors que,cette classe n'était pas menacée pour la renttée 2009.Nous ne comprenons pas pourquoi on supprime cette section alors que nous avons déjà pré-inscrits des éléves lors des journéesportes ouvertes qui ont eu lieu en mars dernier.

        

  • QUI VOLE UN VELO FINIT AU CACHOT

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    Après l’affaire du prof de philo poursuivi pour « Tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d’autrui » (pour avoir crié « Sarkozy, je te vois ! ») voici celle du voleur de bicyclette. Ou plutôt des voleurs de bicyclette. Il semblerait bien qu’une bande organisée sévit à Floirac (Gironde), véritable Chicago du vélo. Mais la police veille ! Les cerveaux présumés du gang, un certain Hicham (10 ans) et son cousin ( 6 ans) ont heureusement été interpellés devant leur école. Certes, la maman de l’aîné des suspects jure que le vélo lui appartient. Mais qui nous dit que des trottinettes, des sucettes, des toupies, des seaux et pelles dérobés à d’innocents citoyens ne sont pas stockés par les deux garçons dans un repère connu d’eux seuls ? Dans la France d’aujourd’hui, on ne plaisante pas avec la propriété d’autrui. Et les plus hautes autorisés sont mobilisées. Qu’importent les lazzis, les quolibets ! Albert Doutre, directeur de la sécurité publique de Gironde, défendra jusqu’au bout ses policiers. Pensez donc les deux individus ont été conduits au commissariat « sans menottes ni rudoiement comme ils se doit ». Sans bavure ! Et pourtant, la Ministre de l’Intérieur n’est pas satisfaire, le Ministre de l’Education s’interroge. Fallait-il interpeller Hicham et son présumé complice ? Pour éviter de tels atermoiements, sans doute serait-il sage d’élargir à l’ensemble des élèves la proposition de Xavier Darcos de fouiller les cartables des collégiens et lycéens. Oui, dès la Maternelle, il faut terroriser les terroristes, faire changer de camp la peur et montrer à ces sales mioches que notre monde ne leur appartient pas ! Quant aux enfants des crèches, des palpations « surprise » des couches-culottes nous paraissent totalement appropriées. Qui dit que dans leurs Pampers, ils ne cachent pas des armes à poing ? Non, ce n’est pas de la paranoïa, juste des idées de notre époque.