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  • NICE:LE LUXE LA DOUCEUR DE VIVRE

     

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    Depuis des mois, malgré nos multiples démarches, des demandeurs d’asile dorment dans la rue et dans des parkings – Il fait froid, il pleut, ils sont sous-alimentés. L’ouverture (tardive et difficile d’accès) de quelques lits de camp ne résout rien.

     

    Ceci est un  cri de citoyen-nes

    ne supportant plus que des êtres humains

    soient traités avec autant de mépris :

     

    Cela fait des mois et des mois que nous ne cessons d'alerter, dans un silence assourdissant, les pouvoirs publics sur le sort réservé aux 150 demandeurs d'asile sans hébergement à Nice. (Il faut savoir que la loi prévoit que tout demandeur d’asile politique soit hébergé le temps de l’instruction de son dossier. Loi que la France respecte bien peu).

    Nous ne reviendrons pas ici sur les promesses non tenues depuis des mois et sur les espoirs déçus.
    Mais nous ne resterons pas inertes devant cette non-assistance à personne en danger.

    Nous avons décidé de nous inviter ce jeudi soir 7 janvier, à 20h30 à une rencontre dans le froid glacial du parking du Paillon entre les dizaines de personnes qui y dorment et Monsieur le Sous-Préfet FASILLE.
    Celui-ci était accompagné de Madame la directrice de la DDASS et des dirigeants du Secours Catholique qui ont reçu, il y a un mois déjà, une subvention de 30000€ destinée à la mise à l'abri de ces réfugiés épuisés.

     

    Savez-vous que ces jeunes gens  frigorifiés, désespérés, se sont excusés auprès du sous-préfet de le recevoir sans pouvoir lui offrir à boire !!!

    (Lui, n’avait sans doute pas eu le temps de penser à apporter un thermos de thé…manque d’habitude…)

    Pendant ce temps, la police jetait les matelas du haut de l’esplanade du Paillon…


    Le représentant de l'Etat a annoncé en anglais qu'il allait tenter de leur fournir "a room to sleep" et leur a demandé de patienter encore. L'échange fut franc mais courtois et on s'est quitté avec le sentiment que les choses allaient peut-être avancer. Mais, pour l'heure, le Sous-Préfet leur a simplement souhaité bonne année et bonne nuit, les laissant dormir dans ce parking froid et hostile.

    Nos amis Erythréens, Soudanais, Somaliens qui ont fui la mort et la guerre allaient retourner à leurs duvets humides.

    Un monsieur soudanais malade, arrivé du Darfour, très dignement nous a exprimé sa détresse : «Dans mon pays il y a plein d’organisations humanitaires françaises pour nous aider et quand nous arrivons ici il n’y a plus personne pour nous aider. Je ne comprends pas…».

    Teresa, Radija, Bernard, Michel, et Guy présents à cette rencontre

    Et celles et ceux qui les ont rejoints en apportant un peu de réconfort mais surtout leur détermination à les soutenir dans leurs demandes dignes et justes.

     

    Si vous souhaiter aider, appelez nous au 06 68 59 81 59 ou 06 03 51 28 32

     

    AGIR ! VITE !

     

    Nous vous demandons, d’envoyer à la Préfecture, des séries de mails, plusieurs fois, tout au long de ce WE

    Et, dès lundi, séries de fax  et coups de fil toute la journée (demander M. le Préfet ou chef de cabinet  ou sous-préfet Fasille

    et argumentez le plus longtemps possible avec les secrétaires, de façon courtoise mais ferme). Occupez les lignes !

    Demandez à vos organisations d’en faire autant.

    ci-dessous : adresses et modèle de lettre dont vous pouvez vous inspirer. 

    Préfecture des Alpes-Maritimes :
    tel :
    04 93 72 20 00 / 04 93 72 22 01    / 04 93 72 22 02  / 04 93 72 24 01

    fax : 04 93 72 22 99   /   04 93 72 24 53  / 04 93 71 89 20  / 

     

    - Quand on n’a pas de fax : http://www.alliancemca.net/faxgratuit.html

    Un code vous sera envoyé par retour et vous pourrez faxer gratuitement par Internet. Ci-dessous : adresses à copier-coller directement dans la bande-adresses

    (attention ! n’envoyez pas toute cette page !! seulement votre lettre perso en effaçant les traces de ceux qui vous l’ont transmise). courrier@alpes-maritimes.pref.gouv.fr pftcabinet@alpes-maritimes.pref.gouv.fr  ; webmaster@alpes-maritimes.pref.gouv.fr  ; francis.lamy@alpes-maritimes.pref.gouv.fr  ; christophe.fasille@alpes-maritimes.pref.gouv.fr  ;

    Monsieur le Préfet,

    Je tiens à exercer mes droits et devoirs de citoyen-ne en vous faisant part de mon indignation devant la situation inhumaine dans laquelle les pouvoirs publics maintiennent, au mépris de la loi française et de la Déclaration des Droits de l’Homme, de nombreux demandeurs d’asile qui ont fui la guerre, les représailles, la famine (au moins 150, venant d’Erythrée, du Soudan, de Somalie, …).

    Les associations vous alertent depuis des mois. Les réponses des services de l’Etat sont très tardives, insuffisantes, inadaptées, peu instruites.

    Vous ne pouvez vous décharger de vos responsabilités sur des associations en leur octroyant des moyens dérisoires et en laissant assumer à des bénévoles de bonne volonté un quotidien d’une lourdeur que vous ne paraissez pas évaluer à sa juste mesure.

    Ces personnes sont épuisées, frigorifiées, désespérées, sous alimentées et gardent cependant une grande dignité, un immense espoir et une confiance dans les valeurs proclamées par la France. Attendrons-nous qu’il y ait un mort pour verser des larmes de crocodile ?

    Je vous demande de réagir de toute urgence en hébergeant immédiatement toutes ces personnes, 24h/24,  dans des locaux convenables et en leur donnant les moyens d’organiser leurs démarches dans des conditions correctes et paisibles. Des locaux appartenant à l’Etat, à des collectivités locales, à des institutions sont inoccupés depuis des années ; vous avez le pouvoir de les réquisitionner sans délais.

    Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à ma détermination citoyenne.

     

    Signature :

     

    « L’ inhumanité infligée à l’autre

    détruit l’humanité en moi »

    KANT

     

  • TOUS MES VOEUX

    Voeux section PS 7022010 019.jpgVendredi j’ai participé à trois cérémonies de vœux,professionnels ou militants .Longtemps j’ai pratiqué la résistance passive à propos des vœux, fêtes et réjouissances à mesure que leur caractère obligatoire et convenu s’imposait à mon esprit. J’avais accompli des avancées considérables dans cette voie jusqu’à ce que  mes responsabilités politiques locales se soient affirmées .

     Comme militant je m’en tenais au strict minimum.

     J’étais encouragé dans ma prise de distance par le révulsif radical que représente au sortir des fêtes l’ingestion d’une dose aussi obscène de coupes et verres de l’amitié où mousseux approximatifs et pétillants divers mitraillent ce qu’il nous reste de tapis gastrique pendant que les petits fours de circonstance, auxquels on ne résiste jamais aussi bien qu’on le croyait, dévastent la vésicule biliaire.

    Encore ne dis-je rien des cacahouètes et chips encore plus accablantes pour la surcharge pondérale. Surtout que je connaissais bien la suite du programme !

    En effet, après ces guet-apens vient aussitôt la coutume du gavage, non moins imposé, connue sous le nom de galette des rois. Il s’agit d’un usage anti républicain où la pâte d’amande livre l’offensive finale contre le foie des plus aguerris. Devenu, cumulard associatif, l’horreur de ma condition contrainte en période de voeux et galettes, me conduisit à l’établissement de parcours modestes, strictement sélectionnés et âprement limités

    . Autour de moi, pendant ce temps là, des collègues plus résistants ou mieux entrainés battent des records. Deux ou trois séances de vœux par soirée, autant de coupes et petits fours, chaque soir de la semaine, pendant quinze jours. La plupart d’entre eux tiennent à ces occasions des discours plein de compassion pour les plus malheureux de nos compatriotes. J’atteste qu’ils sont sincères. Par conséquent, depuis plusieurs années déjà, ils vivent de plus en plus mal ces scènes quand croupissent parfois jusque devant la porte : mendiants, sdf et affamés.

    Je n’aime pas les vœux. Surtout depuis que j’avance en âge. Car je déteste qu’on me dise sans trêve et qu’on m’écrive sans relâche toutes ces choses à propos de l’état de ma santé l’année prochaine. C’est vrai quoi à la fin ! Qu’est ce que ça veut dire ? J’ai une drôle de tête, ou quoi ? Ce genre de vœux peut porter la schcoumoune, comme on dit de l’autre côté de la méditerranée ! Bien sûr, je comprends que c’est fait sans malice et le plus souvent du fond du cœur quand il s'agit de personnes privées qui m'écrivent. Je le sais bien. D’ailleurs je leur souhaite mes meilleurs vœux dans le même état d’esprit. Et surtout la santé! Pas vrai ? Car pour tout le reste, et surtout pour vous dire ce que je souhaite pour la grandeur de notre pays comme pour le bonheur de ceux qui font tout ce qu’ils peuvent  pour y vivre dignement, j’y consacre toute mon année. Et ça ne va pas s’arrêter en 2010. Si j’ai la santé