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Depuis quelques semaines, la copie d’une « coupure de presse relatant un fait divers qui avait valu à Alain Madelin et Patrick Devedjian une condamnation en correctionnelle en 1965 » circule de blogs en blogs. Je n’en ai pas parlé ici, l’affaire datant de 45 ans. Des confrères n’ont pas manqué de le faire.Ils ont probablement également critiqué le gugusse qui a ressorti le passé judiciaire d’Ali Soumaré…Ce matin, j’écoutais France Info et l’information principale du journal de 7 heures portait sur Vincent Peillon qui a également évoqué cette histoire très ancienne. « La fin nous apprend que ces deux jeunes avaient volé une Simca 1000, volé des moteurs de bateaux, avaient des papiers d'identité faux, des plaques d'immatriculation fausses, avaient avec eux un pistolet 6,35 et avaient fait courir la police ».Patrick Devedjian a porté plainte en diffamation. « Dans le même temps, on apprenait qu'Axel Poniatowski, tête de liste UMP dans le Val d'Oise et principal instigateur des accusations contre Ali Soumaré, était assigné le 9 mars pour diffamation, lui-aussi par Michèle Sabban. Il avait affirmé que la vice-présidente sortante du conseil régional d'Ile-de-France et tête de liste PS dans le Val de Marne, avait été "condamnée pour emplois fictifs", or elle avait été relaxée dans cette affaire par un jugement du 2 juin 2003. »Je ne donne pas tort à Vincent Peillon. De droite ou de gauche, ça pourrait faire réfléchir tous ceux qui ressortent des chiures de divers égouts. Mais France Info avait-il à en faire le titre principal du journal de 7 heures ?D’ici peu, on va apprendre que ma grand mère a vendu du beuure aux allemands en 1941. La politique n’est pas vraiment grandie. Parions sur 50% d’abstention…
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CONTRES LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
La politique de lutte contre les violences faites aux femmes en France doit être ambitieuse
Un communiqué d'Amnesty International France
Quatre ans après avoir réalisé une première étude sur ce sujet, Amnesty International France a publié le 24 février 2010 un nouvel état des lieux sur la façon dont l’État agit contre les violences faites aux femmes en France : violence au sein du couple, mariages forcés, traite des êtres humains et mutilations sexuelles féminines.
Ce rapport s’intitule : « Lutte contre les violences faites aux femmes en France : l’État doit mieux faire ».
Selon les derniers chiffres disponibles, en 2008, 156 femmes sont mortes, victimes de leur compagnon ou ex- compagnon, soit un décès tous les deux jours et demi.
De même, les mutilations sexuelles féminines sont en régression dans notre pays mais n’ont pas disparu, les mariages forcés sont un phénomène encore très mal évalué en France et les victimes de la traite des êtres humains sont mal protégées car mal identifiées.
Les associations, les médias, les campagnes de communication du gouvernement, les victimes elles mêmes en parlent et la dénoncent.
Pourtant, la violence à l’égard des femmes est toujours mal connue et largement sous-estimée.
Bien qu’il s’agisse de violences commises dans la sphère privée, ce sont des violations des droits humains et elles concernent donc l’État.
Il doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour les empêcher, pour punir les coupables et offrir aux victimes l’aide et les compensations nécessaires.
Au fil des années, la France a amélioré la législation et les pratiques destinées à prévenir et réprimer les violences faites aux femmes.
Mais d’importantes lacunes subsistent :- la législation existante est loin d’être toujours appliquée et elle ne l’est pas de la même façon partout en France ;
- la mise en œuvre des politiques de lutte contre ces violences manque de coordination ;
- les ressources allouées par l’État ne sont pas suffisantes.Alors que la proposition de loi « renforçant la protection des victimes et la prévention et la répression des violences faites aux femmes » est en discussion au Parlement, Amnesty International France lance un appel à Mme Alliot-Marie, Ministre de la Justice.
SIGNEZ NOTRE PETITION EN LIGNE adressée à Madame Alliot-Marie, ministre de la Justice