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  • DECES D'UNE GRANDE DAME

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    France Libertés a la tristesse d’annoncer le décès de Danielle Mitterrand aujourd’hui à 2h heures à l’hôpital européen Georges Pompidou.

    Agée de 87 ans, Danielle Mitterrand a porté jusqu’au bout ses idées. Elle fêtait le mois dernier le 25è anniversaire de sa Fondation entourée et écoutée, pour son plus grand bonheur, de nombreux jeunes.

    Celle qui se reconnaissait dans les mots de Jean Paul Sartre « Il n’est pas juste de vouloir traiter les souffrances des hommes sans s’engager dans la lutte contre les causes même de ces souffrances » avait créé France Libertés pour toujours rester à l’écoute des peuples et de leurs droits et retransmettre leurs attentes.

    De la résistance à la libération de Nelson Mandela en passant par le soutien du peuple Kurde ou la défense du peuple tibétain, Danielle Mitterrand a ainsi marqué son époque par sa ferveur et son énergie.

    Inlassable militante, l’accès à l’eau pour tous était devenu, ces dernières années, au centre de son action et l’objectif de toute une vie.

    Malgré son départ, Danielle Mitterrand nous laisse un message d'espoir, qui montre la voie d'un monde plus juste aux générations qui inventeront le monde de demain.

    « Nouveaux résistants à l’ordre néolibéral, bâtisseurs d’un monde où chacun trouve sa part de vie, de liberté et d’action, expérimentateurs de solutions alternatives aux problèmes du temps... Qu’ils se rassemblent, s’unissent, fusionnent partout dans le monde pour mettre un terme à la dictature économique et financière, suppôt des dictateurs politiques. Celles-ci semblent être, enfin, ébranlées par la colère des peuples. C’est heureux mais ce n’est qu’un début. Je souhaite de tout cœur que nos propositions en faveur des biens communs du vivant soient comprises de tous et participent à l’urgente et indispensable métamorphose de la société humaine vers une nouvelle civilisation ».

  • LOGEMENT :LA CRISE

    Une France de propriétaires »,avait promis le candidat Sarkozy en 2007.

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    Quatre ans plus tard, le compte n'y est pas : avec 58 % de propriétaires occupants, la progression n'est que de deux points. Au sein des classes moyennes supérieures, la propriété gagne doucement du terrain, même si c'est plus difficile qu'avant. Les ménages modestes, eux, qui, selon la Fondation, représentaient 45 % des acquéreurs de résidences principales en 2003, ne sont plus que 30 %, voire moins.

    « Dans ce joli schéma libéral, la solution miracle de la “maison à 100 000 euros” de Jean-Louis Borloo est un fiasco : il s'en est construit 800, et plutôt à 120 000 euros, sans le terrain ! » s'emporte Thierry Repentin, sénateur de la Savoie, spécialiste au PS des questions de logement. « Quant au nouveau prêt à taux zéro censé aider l'accession des classes moyennes – le fameux TPZ+ lancé par François Fillon en janvier dernier –, il n'est plus assujetti à un plafond de ressources et profite donc pour plus du tiers aux catégories les plus riches. » Coût pour la collectivité : 500 millions d'euros.

     Reste que la propriété du logement – rêve de 90 % des Français –, n'est pas nécessairement la panacée claironnée par Nicolas Sarkozy en campagne – « une sécurité en cas de chômage, une garantie de niveau de vie au moment de la retraite, un capital à transmettre aux enfants... » Parfois, surtout pour les plus modestes, c'est un piège : 720 000 ménages vivent dans des copropriétés dégradées, loin de tout, invendables, comme à Clichy-sous-Bois ou Montfermeil, d'où sont parties les émeutes de 2005.

     Enfin, il y a les niches fiscales type « Robien » ou « Scellier », qui permettent aux propriétaires de déduire de leurs impôts des investissements immobiliers s'ils s'engagent à louer pendant neuf ans. « Un scandale ! pour Christophe Robert. Non seulement on construit des logements inadaptés, trop chers, là où il y a peu de demandes – dans les petites villes –, mais, en plus, ça coûte des fortunes à l'Etat ! Un logement HLM qui restera toujours dans le parc locatif coûte à construire 130 000 euros, dont 35 000 euros d'aide publique. Pour un appartement comparable, mais disponible neuf ans seulement via le dispositif Scellier, le fisc abandonne entre 40 000 et 50 000 euros ! »

     

     Reste le DALO : le Dalo ou droit au logement opposable, qui permet, depuis 2008, à toute personne mal-logée de se retourner contre l'Etat. Fin 2010, 176 223 recours avaient été déposés, dont les deux tiers en Ile-de-France. Au final, 19 000 personnes ont pu être relogées. Beaucoup d'autres, malgré une décision favorable, sont restées sur le carreau. Les préfets manquent de logements et les solutions qu'ils mettent alors en œuvre sont économiquement absurdes. Il vaudrait mieux, dans l'urgence, maintenir les gens dans leurs appartements en indemnisant les propriétaires plutôt que de les reloger, fort cher, à l'hôtel.