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  • ETRE VIEUX ? VIEUX ET CON ....A LA FOIS

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    Rassurez vous mes amis ou opposants aussi agés que moi  je ne pense à personne en particulier en écrivant cet article ce matin .

    Hier en me garrant dans une rue à Cannes , j'ai entendu de la part d'un automobiliste ayant jeter son dévolu sur cette place dire :" Ha les vieux con , ils prennent la place " . En me retournant je vis que ce n'était pas le visage d'un automobiliste connu qui m'adressait ce compliment .

    Alors je me posais pour la première fois cette question existentielle fondamentale : « Qu’est-ce qu’un vieux con ? »; puis en vient immédiatement une seconde en cette fin d’été « En suis-je membre émérite? » Depuis que la société organisée existe, les deux appréciations vont de pair et s’appliquent à absolument toutes les générations. Les moins vieux trouvent toujours que leurs aînés sont totalement à côté de la plaque… et ces derniers ne cessent de dénigrer une génération qui ne respecte rien ! C’est la loi du genre , et grace à ma fille qui a diffusé hier des chansons  de Brel sur Facebook il m'est revenu celle sur les Bourgeois  qui résume parfaitement l’évolution sociale portée par ces comportements.

    Les bourgeois c’est comm’ les cochons
    Plus ça devient vieux, plus ça devient bête,
    Les bourgeois c’est comme les cochons
    Plus ça devient vieux plus ça devient…

    La jeunesse est impitoyable dans ses jugements et elle n’hésite pas à se moquer de ces « croûlants » qui ne comprennent absolument rien à la vie. Eux, ambitieux et prêts à dévorer l’avenir à belles dents, ne souffrent pas qu’on les freine dans leur élan. Ces adolescents ou ces adultes en devenir contestent forcément les repères que l’on veut leur imposer en invoquant la liberté qu’on leur doit. Ce sont eux d’ailleurs qui le plus souvent font évoluer les mœurs ! Dans leur regard, souvent, pour certains, j’ai l’impression de ne pas être capable de les comprendre, et donc que je suis inévitablement dans le camp des vieux cons. C’est un postulat de départ, une sorte de fait inévitable auquel il est impossible d’échapper, au-delà d’un certain âge. Un a priori qui germe dans tous les esprits en formation. Il faut le savoir, le prévoir ou le vouloir, car autrement, la désillusion est grande. Elle vire même très rapidement à l’affrontement avec ses déchirures de part et d’autre. Le problème essentiel, c’est que tout « vieux con » oublie vite , très vite qu’il a été forcément à un moment ou à un autre un « jeune con ». On ne se forge en effet son caractère que dans la confrontation qui permet de s’apercevoir ensuite que ce pourquoi on a combattu était démesuré ou sans fondement réel. La soif de vivre en dehors des règles n’autorise pas l’ivresse de la contestation, mais elle permet d’aller toujours chercher plus loin l’eau fraîche de la liberté.

    Le « no limits » devient alors extrêmement dangereux, mais il n’intervient que quand justement aucune barrière n’a été dressée avant la rupture. Alors oui, je suis un « vieux con » car je reste persuadé que il ne faut jamais renoncer à s’opposer, même si l’effet immédiat est nul ! La jeunesse mérite autre chose que le laisser-aller réputé formateur, mais elle ne souffre pas d’être écartée des chemins de l’avenir au nom de la protection des « vieux ». Critiquée, vilipendée, assassinée par la mise en valeur médiatique des manquements de quelques éléments offrant aux générations en place alors le pire des maux : la généralisation ! Toute faute leur est imputable ! Au moindre événement critiquable le constat est le même : « C’est encore des jeunes…ils n’ont rien d’autre à faire ! Ils font que des conneries !… »

    Il est indispensable d’inverser totalement ce raisonnement. La jeunesse n’est que le reflet des erreurs commises par les aînés. Elle ne porte aucune responsabilité dans les erreurs qu’elle commet. Elles nous sont imputables.   Rousseau a annoncé la modernité, avec l’«Emile», «les Confessions», le «Contrat social». Mais il est mieux que cela  il a été le premier «critique moderne de la modernité», le premier à pointer les contradictions du progrès, non d’un point de vue réactionnaire, mais dans la perspective d’une humanité devenue autonome. Il a compris que «tout tenait radicalement à la politique et que, de toute façon qu’on s’y prit, aucun peuple ne serait jamais que ce que la nature de son gouvernement le ferait être». L’homme est libre, mais s’il se construit lui-même, il peut aussi se détruire. «Pourquoi l’homme seul est-il sujet à devenir imbécile?» demande-t-il.

    Moi-aussi !

    C’est la seule raison qui justifie la mise en valeur des jeunes qui, sans être éteints, idiots, résignés savent imaginer sans déraper, agir sans démolir, se libérer sans dénigrer, refuser la normalité sans systématiquement la combattre, se passionner sans idolâtrer, vivre sans tuer les autres. Je suis un vieux con… C’est une certitude ! Je préfère la valorisation de la construction de la responsabilité à la valorisation de l’irresponsabilité ponctuelle.

    C’est pour cette raison que dès demain , dans le cadre de la loi contrat de génération  j'aurai la fierté  qu'une fille jeune soit formée par  le  « vieux con » que je suis et  qui croit irrévocablement en cette jeunesse ! Je mourrai donc vieux con et fier de l’être ! Que je sois préservé de la conclusion de la chanson de Brel :

    Au bar de l’Hôtel « Des Trois Faisans »
    Avec Maître Jojo,
    Et avec Maître Pierre
    Entre notaires on pass’ le temps. Jojo parle de Voltaire
    Et Pierre de Casanova
    Et moi, qui suis resté le plus fier,
    Moi, je parle encore de moi.
    Et c’est en sortant,
    Mon-sieur l’Commissaire
    Que tous les soirs de chez la Montalant,
    De jeunes « peigne-cul » nous montrent leur derrière
    En nous chantant :

    Les bourgeois c’est comm’ les cochons
    Plus ça devient vieux, plus ça devient bête,
    Les bourgeois c’est comme les cochons
    Plus ça devient vieux plus ça devient…

  • AMNESTY INTERNATIONAL

     

    Communiqué d'Amnesty International
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    Les allégations selon lesquelles des armes chimiques ont été utilisées contre des civils syriens montrent que le drame syrien est loin d’être fini. Cela est vrai aussi pour les familles des milliers de personnes disparues dans le pays.


    Amnesty International continue à insister sur le besoin d’une enquête impartiale sur celles-ci et d'autres violations graves des droits humains dans le pays. Depuis le début du mouvement de protestation en Syrie en février 2011, des milliers de personnes soupçonnées d’être des opposants ont été arbitrairement arrêtées. Leur famille ignore où elles se trouvent et ce qu’elles sont devenues. Amnesty International a parlé avec trois hommes libérés après avoir été victimes d’une disparition forcée pendant des mois, ainsi qu’avec des proches de personnes toujours disparues.

    Qu’est-ce qu’une disparition forcée ?

     

    Le 30 août, Journée internationale des personnes disparues, est l’occasion d’attirer l’attention sur le sort de milliers de personnes victimes dans le monde entier d’une disparition forcée, et sur la souffrance de leurs proches.

    Une personne a « disparu » lorsqu’elle a été arrêtée, placée en détention ou enlevée par des agents de l’État ou par des personnes agissant en leur nom. Dès lors que les auteurs de l’enlèvement nient qu’elle est détenue ou refusent de dévoiler où elle se trouve, elle risque de subir de multiples violations de ses droits fondamentaux. Détenue sans protection de la loi, elle est souvent torturée et craint constamment pour sa vie, elle est privée de tous ses droits et se trouve à la merci de ses ravisseurs. Il s’agit d’une violation continue de ses droits, qui persiste souvent plusieurs années après l’enlèvement et qui laisse des séquelles physiques et psychologiques durables.

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    Très souvent, les victimes de disparition forcée ne sont jamais libérées et on ne sait pas ce qu'elles sont devenues. Leur famille et leurs amis ne découvrent parfois jamais ce qui leur est arrivé, ce qui ne fait qu’ajouter à leur souffrance. L’insécurité et la peur engendrées par les disparitions forcées ne touchent pas seulement les victimes directes et leurs proches, mais la société dans son ensemble

    Un fléau mondial

    Les disparitions forcées ont été un sujet de préoccupation sous le régime de la famille Assad. Amnesty International recense des cas en Syrie depuis la fin des années 1970, mais le nombre de personnes disparues a considérablement augmenté au cours des deux dernières années. La Syrie est loin d’être le seul pays concerné.

    Des disparitions forcées ont lieu dans de nombreux pays à travers le monde. Par ailleurs, bien qu’il s’agisse d’un crime aux termes du droit international, il arrive trop souvent que les responsables présumés ne soient jamais traduits en justice.

    En Asie, le Sri-Lanka a connu des milliers de disparitions. Plus de 30000 seraient recensées. Dans les Amériques, le fléau des disparitions forcées a frappé comme au Chili ou en Argentine durant les années 1970 et 1980. Il continue de frapper aujourd’hui encore des pays comme le Mexique et la Colombie.

    S’efforçant de mettre fin à cette pratique, les Nations unies ont adopté en décembre 2006 la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Ce traité vise à prévenir les disparitions forcées et, lorsque de tels crimes sont commis, à faire émerger la vérité et à garantir que les responsables seront sanctionnés et que les victimes et leur famille recevront réparation. Elle est entrée en vigueur en 2010 et compte 39 Etats parties. Amnesty International appelle tous les Etats à ratifier ce texte majeur.

     

    Soutenez les victimes de disparition forcée et leurs proches, demandez aux autorités syriennes de mettre fin à cette pratique. Signez

  • VU DANS LE MONDE

    La France a la possibilité d'inventer un autre monde

    LE MONDE | 26.08.2013 à 20h42• Mis à jour le28.08.2013 à 07h07|Par Martine Aubry (Maire de Lille)

     
     

    Martine Aubry, maire de Lille (PS).Martine Aubry, maire de Lille (PS). | FRED DUFOUR/AFP

     

    Désendettement, inversion de la courbe du chômage, remise à flot de l'éducation nationale : je connais la profondeur de la crise et les dégâts des deux derniers quinquennats, et je suis pleinement solidaire du gouvernement qui, avec courage, s'attelle au redressement du pays. Si justes et efficaces qu'elles soient, aucune des lois votées, aucune des mesures prises ne sera suffisante si l'avenir n'est pas rendu plus visible et surtout plus désirable.

    2008 s'éloigne, mais n'oublions pas la leçon que nous avions tirée : nous sommes confrontés à la faillite d'un système. L'heure n'est plus au rafistolage : nous avons la responsabilité de faire émerger un monde nouveau. Oui, c'est à ce niveau que nous devons fixer notre ambition politique, celui d'une nouvelle "renaissance". Renaissance, je choisis ce terme au plus loin de toute idée de restauration d'un temps passé, source de régression et de repli, et en référence aux composantes essentielles du mouvement qui a sorti l'Europe du Moyen Age : l'homme remis au coeur de la société, le progrès scientifique, la nature magnifiée, l'ouverture au monde. Ici, nulle utopie irréalisable : j'ai pu le mesurer encore dans mes déplacements récents en Chine, la France dispose d'atouts incomparables et les prémices de ce nouveau monde sont déjà là. Je crois une telle ambition seule de nature à sortir notre pays du marasme et de la déprime. Les Français ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils se réunissent autour de grandes ambitions collectives. C'est l'honneur de la politique de mobiliser la nation tout entière sur ce chemin.

     

    RENAISSANCE D'ABORD INDUSTRIELLE

    La renaissance doit être d'abord industrielle. Une nouvelle croissance durable pour renouer avec l'emploi et le progrès naîtra à la croisée des nouvelles technologies – numérique, bio et nanotechnologies, énergies renouvelables... et des besoins de l'homme et de la société. Nos atouts, ici, comment ne pas les voir ! L'énergie ? Qui pourrait dénier à la France, qui a été championne dans le domaine énergétique, la capacité de devenir un fer de lance mondial dans le solaire, l'éolien et le géothermique ! La santé ? Nos chercheurs sont à la pointe de l'innovation médicale. Les villes de demain, à la fois durables et mixtes ? Nous détenons toutes les compétences de l'urbanisme et de l'architecture jusqu'au traitement des déchets, au transport, à l'énergie, en passant par l'écoconstruction. Et beaucoup de nos secteurs traditionnels ont trouvé le chemin de l'avenir : les textiles techniques et innovants, l'e-transport, l'e-commerce, l'automobile du futur, l'alimentation de qualité...

    Alors arrêtons le défaitisme. Bâtissons un Etat stratège, qui donne les impulsions nécessaires aux filières d'avenr investit dans la recherche, la formation et les infrastructures, et remet la finance au service de l'économie. Surmontons le conservatisme des gardiens du vieux monde, et donnons corps – par la négociation, la réglementation, une grande réforme fiscale – à la sociale écologie de marché : une économie sobre écologiquement, une économie de la coopération plutôt que la mise en concurrence de tous, et une économie du bien-être plutôt que du tout-avoir, qui, sans renoncer à satisfaire les besoins matériels, rompt avec le consumérisme en reconnaissant le logement, la santé, l'éducation et la culture comme des éléments structurants de la société. Tels sont les contours d'une révolution industrielle que notre génération a la responsabilité de faire advenir !

    MODÈLE SOCIAL ÉBRANLÉ

    La renaissance doit être aussi celle de l'action et des services publics. Notre modèle social est ébranlé dans ses équilibres financiers, et peine à réduire les inégalités. La droite a voulu en tirer profit pour le mettre à terre. Nous, nous devons le réformer pour le conforter, car nous savons qu'il n'est pas d'égalité réelle sans services publics performants. Dans une société où à la fois la demande d'autonomie est forte et les disparités plus grandes que jamais, l'enjeu majeur est la personnalisation des réponses à apporter, sans rien perdre des protections collectives. C'est possible avec une éducation nationale qui offre à chaque enfant des pédagogies et des rythmes adaptés à ses difficultés comme à ses facilités : c'est là la refondation de l'école. Avec une sécurité sociale professionnelle donnant à chacun la possibilité de progresser tout au long de sa vie professionnelle et de rebondir en cas de difficulté.

    Avec une décentralisation qui fait de la créativité de nos régions et de nos métropoles le terreau du développement du pays ; et de nos villes et départements le bras de proximité d'une solidarité nationale garantie par une puissante péréquation. Avec une réforme des retraites qui, plutôt que de considérer l'allongement de la vie comme un problème, propose – compte épargne temps, prise en compte de la pénibilité et de la précarité, dépendance, place des seniors dans la cité... – de transformer ces années ajoutées à la vie en vie ajoutée aux années. La question de l'équilibre des régimes doit être traitée, mais elle se réglera dès lors que nous portons une réforme de société, et non une vision comptable.

    RENAISSANCE EUROPÉENNE

    Une nouvelle renaissance ne peut être que résolument européenne, à condition de remettre l'Europe sur de bons rails. L'Europe devrait être, comme le dit si bien Jacques Delors, la compétition qui stimule, mais aussi la coopération qui renforce, la solidarité qui unit. C'est pour s'en être arrêtée à la première partie du programme – le marché unique – et avoir négligé les autres qu'elle s'est éloignée des peuples et nourrit les populismes.

    La renaissance européenne exige la relance, tant les politiques d'austérité de ces dernières années ont été mortifères. Elle appelle ensuite une "super-politique" de cohésion sociale pour reconstruire l'appareil productif des pays comme la Grèce, l'Espagne et le Portugal. Elle passera aussi par une coopération renforcée entre les nations qui voudront aller plus vite : un exécutif européen doté de ressources propres comme la taxe sur les transactions financières ou l'impôt écologique ; l'harmonisation fiscale et sociale ; le "juste échange" comme doctrine commerciale pour nous battre à armes égales avec la Chine, l'Inde, l'Amérique, le Brésil... Le nouveau monde passe par l'Europe, mais aussi par une France écoutée et respectée, comme quand elle s'engage au Mali.

    RENAISSANCE INSPIRÉE PAR LA CULTURE

    La culture aussi doit inspirer cette renaissance. Il n'est pas pour moi de grand projet politique sans ambition culturelle. La culture est une force d'émancipation pour chacun et le ferment d'une vie collective par le partage d'émotions. Elle tend à chaque génération son miroir, elle en inscrit aussi la trace, c'est-à-dire le patrimoine de demain. Voilà pourquoi j'espère pour la France une renaissance culturelle, généreuse, comme chaque alternance en a produit, en 1936 comme en 1981. Le soutien à la création et l'éducation artistique sont à cet égard prioritaires.

    La renaissance que j'appelle de mes voeux doit concerner aussi nos valeurs, particulièrement pour donner toute sa force au vivre-ensemble, malmené par le repli sur soi et l'individualisme, et menacé par le communautarisme, les extrémismes et fondamentalismes. C'est la laïcité, cet écrin qui permet à la France d'abriter toutes les croyances et les non-croyances en son sein. C'est faire respecter par chacun avec fermeté, mais aussi justice, les règles communes.

    Voilà ce qui doit guider la réforme pénale. C'est aussi se souvenir que, dans notre devise républicaine, il y a la liberté et l'égalité, mais aussi la fraternité : l'attention de tous à chacun, mais aussi de chacun aux autres. Lorsque je l'ai lancé, ce débat a été caricaturé autour de la notion de care. Il n'en reste pas moins qu'il convient de revendiquer l'altruisme comme une valeur sans laquelle aucune société ne tient debout durablement.

    Alors, nourrissons pour la France une grande ambition, celle de lui redonner sa mission historique d'un pays qui ouvre des perspectives pour la culture, la science, l'imagination, la liberté, le bien-être ! Et, pour cela, misons sur le talent des créateurs et des chercheurs, le savoir-faire des salariés, le dynamisme des artisans et des commerçants, des agriculteurs et des entrepreneurs. Sachons mobiliser les collectivités locales, les bénévoles associatifs et syndicaux. Faisons confiance à la jeunesse de France, en cessant de la considérer comme une catégorie dont il faut régler les problèmes – il le faut, bien sûr, chômage en tête ! – mais comme la génération qui, avec ses rêves, ses valeurs, sa culture, est par essence la clé de l'avenir. Ce nouveau monde est à notre portée. C'est une tâche immense mais ô combien exaltante !

    Martine Aubry (Maire de Lille)

  • L'INVENTAIRE SUITE

     

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    VU DANS LE MONDE

    La bombe à retardement à 10 milliards d'euros laissée par la précédente majorité

    Les conséquences pour le budget de l'Etat ne sont pas encore totalement connues. Mais c'est une ardoise qui pourrait atteindre – voire dépasser – 10 milliards d'euros que la France risque de devoir éponger, faute d'avoir pris en temps utile les dispositions nécessaires.

    La Cour des comptes a rendu public mardi 27 août un référé portant sur la gestion de deux contentieux communautaires qu'elle a adressé récemment au ministère de l'économie et des finances. Pour le premier, relatif au régime fiscal des redistributions de dividendes modifié en 2003, les mesures prises en 2005 ont permis de limiter l'ampleur du contentieux. Néanmoins, relève la Cour, le risque, estimé à 4,15 milliards – incluant 1,1 milliard déjà reversé en 2007 et 2008 – a été insuffisamment provisionné dans la programmation budgétaire.

    Le second contentieux est encore plus lourd de conséquences. Il concerne le mécanisme de retenue à la source sur les dividendes versés par des sociétés résidentes à des organismes de placements collectifs en valeurs mobilières (OPCVM) non-résidents. A partir de 2006, celui-ci a fait l'objet de nombreux recours. La Commission européenne a engagé, en mai 2011, une procédure d'infraction à l'encontre de la France et, par un arrêt du 10 mai 2012, la Cour de justice de l'Union européenne a invalidé ce régime d'imposition. Entre-temps, ce sont plus de 10 000 dossiers de réclamation qui ont été déposés devant la Direction des résidents à l'étranger et des services généraux (Dresg).

    C'est la nouvelle politique du jour : on découvre une nouvelle ardoise laissée par la droite, la bagatelle de 10 milliards, en prenant des dispositions contraires au droit communautaire. Pendant ce temps, la gauche cherche des milliards un peu partout pour colmater leurs brèches. Et on découvre, jour après jour, que cette bande d'incompétents de droite ont laissé des ardoises dans tous les tiroirs.

    On a évidemment envie de les giffler . Tous !Borloo, par exemple, qui vient d'exiger un moratoire sur les prélèvements obligatoires ! N'importe quoi ! Tout pour exister. On sait maintenant pourquoi il a été viré au bout d'un mois du ministère des finances : pour incompétence. NUL. Il tentera de nous expliquer comment on réparera les anneries de "son" gouvernement. Quand je pense qu'il voulait être premier ministre. Pire que les autres ! Si on augmente les impôts, c'est pour payer VOS fautes. Vos mensonges, vos erreurs, vos réformes ratées,...

    Et Chatel, hier sur France Inter qui s'en prend à Hollande : "Une fois de plus, avec les impôts, M. Hollande choisit le principe du puits sans fond" ! La droite avait trouvé un autre puits sans fond, bien plus large : la dette et les erreurs de gestion pour masquer les trous.

    Et Raffarin qui déclare que jamais Sarkozy n'aurait du perdre cette élection de 2012. Disons-le : heureusement qu'il l'a perdue quand on voit tous les dégâts crées par cette bande de nullissimes, qu'on découvre encore, jour près jours...

    Certains ex ministres  de droite vont nous expliquer qu'on ne peut pas continuer à mettre les mauvais chiffres sur le dos de la droite alors que l'on continue à découvrir, jour après jour, de nouvelles casseroles !

  • SYRIE : CA SUFFIT

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    Nous avons assez entendu de discours éplorés sur la Syrie. Les civils continuent d'être pris pour cibles ou tués sans discrimination.

    Par Cilina Nasser, chercheuse sur la Syrie pour Amnesty International

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    Les armes chimiques

    Ces vidéos, montrant les effets meurtriers d'une offensive qui pourrait avoir été menée avec des armes chimiques et qui a frappé de très nombreux civils, dont des enfants, dans des localités proches de Damas, sont un élément de plus qui donne à penser que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont pu être commis en Syrie.

    Certes, il est pour l'instant difficile de vérifier l'authenticité des images ou de désigner des responsables ; cependant, Amnesty International a contacté différents experts, notamment médicaux, pour déterminer si les symptômes des personnes touchées correspondent à l'emploi d'armes chimiques. Des organisations et des particuliers en Syrie nous aident à recueillir davantage d'informations sur l'état de santé actuel des personnes présentes dans la zone concernée.

    La paralysie de la communauté internationale

    Le gouvernement syrien a rejeté avec force la responsabilité de cette attaque, mais pour l'instant il n'a pas laissé accéder à cette zone une commission de l'ONU qui vient d'arriver à Damas, après plusieurs mois de négociation, pour enquêter sur de présumées attaques chimiques commises antérieurement. La situation actuelle révèle le degré de paralysie qui atteint la communauté internationale lorsqu'il s'agit de la Syrie.

    Cette paralysie est si complète qu'une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations unies, tenue hier, a dit vouloir « faire la lumière » sur les événements, mais n'a même pas demandé qu'une enquête soit menée. Le temps presse. La commission de l'ONU doit avoir accès sans délai aux sites de l'offensive présumée, être autorisée à recueillir des prélèvements, rassembler des éléments de preuve qui risquent d'être détruits, interroger les victimes et les témoins, et mener à bien sa tâche en toute sécurité dans une zone contrôlée par des groupes d'opposition armés et bombardée par le gouvernement. Il serait aberrant, alors que des experts de l'ONU sont chargés d'examiner des cas éventuels de recours aux armes chimiques, qu'ils n'enquêtent pas sur ce qui constitue peut-être l'attaque chimique la plus meurtrière depuis que ces armes ont été utilisées par le régime de Saddam Hussein.

     

    Les responsables doivent êtres traduits en justice

    Quel que soit l'auteur de cette attaque, il existe une évidence : la communauté internationale ne doit pas se contenter de la condamner, elle doit se mobiliser pour que les responsables soient traduits en justice.

    L'utilisation d'armes chimiques peut être considérée comme un crime de guerre ou un crime contre l'humanité. Même si la Syrie fait partie des quelques pays qui n'ont ni signé ni rejoint la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, qui interdit l'utilisation, la production, le stockage et le transfert de ce type d'armes, tous les États sont dans l'obligation partagée d'enquêter sur ces crimes au regard du droit international et d'en poursuivre les responsables, quel que soit le lieu où ils sont commis.

    La création d'équipes d'enquête et de poursuites internationales conjointes améliorerait les chances d'effectuer des arrestations et de mener à bien des poursuites. Si certaines des personnes responsables cherchaient à se réfugier à l'étranger, il serait nécessaire, au nom de la compétence universelle, de les arrêter et d'enquêter sur leurs actes. Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies doivent diriger cette démarche et l'intensifier.

    La communauté internationale se voit offrir une dernière occasion de changer d'attitude, après s'être montrée incapable de répondre sérieusement à la longue kyrielle de graves violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains commises en Syrie, qui ont fait plus de 100 000 morts, des millions de personnes déplacées, et ont contraint presque deux millions de personnes à chercher refuge à l'étranger.

    Amnesty International a prié à maintes reprises le Conseil de sécurité des Nations unies de déférer à la Cour pénale internationale la grave situation en Syrie, afin d'engager le processus qui permettra de contraindre les responsables, quel que soit leur camp à rendre compte de leurs actes.
    Nous avons assez entendu de discours éplorés sur la Syrie. Les civils continuent d'être pris pour cibles ou tués sans discrimination. Le moment d'agir est venu.