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    Appel en faveur de la création d’une Journée Nationale de la Laïcité

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    La laïcité s’avère en France une valeur particulièrement riche dans sa définition, son histoire et la place qu’elle occupe dans notre Droit. Elle est indissociable de l’idée républicaine et de ses fondements.

    Elle incarne d’abord une valeur de liberté et notamment la protection d’une liberté individuelle fondamentale, la liberté de conscience. Elle représente ensuite une valeur d’égalité puisqu’elle assure l’égalité devant la loi des citoyens selon leurs différences spirituelles. Elle suppose l’application du principe d’égalité des droits pour chacun : croyant, non croyant, catholique, protestant, israélite, musulman, athée, agnostique… Enfin, la laïcité est une valeur de fraternité, qui nous permet de vivre ensemble avec nos différences dans le respect de celles-ci, et dans la subordination à la loi républicaine exprimant l’intérêt général et non pas la somme des intérêts particuliers.

    À la suite des idées défendues par les Lumières, c’est la Révolution française et l’adoption par l’Assemblée constituante en 1789 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui apparaît comme une étape décisive. Son article 10 dispose que « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses ». Pour la première fois sont reconnus la liberté de conscience, l’égal respect de toutes les croyances et la neutralité des Institutions face au choix individuels des personnes. Après la loi sur la liberté des cultes en 1791, c’est la Troisième République qui consolide l’édifice laïque avec l’adoption de nombreux textes, dont les lois de 1881 et 1882 sur l’école publique, gratuite, laïque et obligatoire et surtout la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État.

    Pour la première fois cette dernière organise juridiquement et politiquement avec précision les relations entre la République et les religions. Cette loi affirme et garantit la liberté de conscience, le libre exercice des cultes et le pluralisme religieux, la séparation des Églises et de l’État, la neutralité du pouvoir politique, la primauté des lois républicaines. Même modifiée à plusieurs reprises, elle fixe toujours aujourd’hui une place et une mission fondamentale à la laïcité au sein de la République.

    La République française cherche ainsi depuis plus d’un siècle à conjuguer la diversité et l’unité. La laïcité en est alors un instrument essentiel, dans les services publics et en particulier à l’école. C’est elle qui reconnaît les différences, les respecte et les protège mais interdit en revanche qu’une différence ne scinde la communauté des citoyens, une et indivisible. Elle s’efforce aussi de promouvoir ce qui nous rassemble : outre la loi commune, notre histoire, notre identité, nos valeurs, la démocratie, la République, sa devise, son drapeau, son hymne, notre modèle social, notre intelligence collective. La laïcité constitue donc un vecteur du « vivre ensemble » fondé sur un projet collectif qui reconnaît à chacun la liberté de ses choix individuels.

    Les Quatrième et Cinquième Républiques ont su apporter de surcroit une consécration constitutionnelle à la laïcité. Aujourd’hui notre Constitution dispose ainsi dans son article premier que « La France est une République (…) laïque ». Ainsi, dans les valeurs culturelles comme dans l’ordre juridique, la laïcité apparaît en France particulièrement installée, reconnue et protégée. Pourtant il semble que depuis quelques années naissent certaines menaces ou atteintes à certains principes qui la structurent.

    La tendance à un repli confessionnel, communautariste, ethnique ou identitaire, une forme de délitement du lien social dans certains quartiers ou encore certaines initiatives politiques maladroites ou provocatrices, ont pu malheureusement contribuer à un affaiblissement des valeurs laïques au cours de la dernière décennie. Et en raison de ce « déficit de laïcité », le modèle de l’intégration républicaine traditionnelle a pu alors sembler moins efficace, plus vulnérable et moins crédible.

    Des réponses administratives et juridiques ont essayé d’être apportées par les Pouvoirs Publics : rapport de la Commission Stasi sur l’état du principe de laïcité dans la société française en 2003, loi du 15 mars 2004 relative à l’interdiction du port du voile dans les établissements scolaires en application du principe de laïcité, loi du 11 octobre 2010 relative à l’interdiction du voile intégral dans l’espace public notamment.

    La nôtre peut apparaitre plus modeste mais cependant très utile pour lutter contre les remises en cause de la laïcité en France. Elle présente l’avantage de la simplicité, de la visibilité et de la pédagogie : consacrer une journée de notre calendrier à la laïcité constituerait assurément un instrument de promotion et de diffusion de la laïcité auprès de chacun de nos concitoyens.

    Le Sénat a déjà adopté le 31 mai 2011 avec une très large majorité (183 voix contre 26) une proposition de résolution qui institue cette journée nationale de la laïcité. Cette dernière a été fixée au 9 décembre, date anniversaire de la promulgation de la loi de séparation des Églises et de l’État.

    Cette proposition de résolution a ainsi pour ambition de compléter le travail accompli par les sénateurs et d’exprimer des positions harmonieuses et symétriques de la part des deux chambres, pour la première fois à gauche concomitamment depuis les débuts de la Cinquième République. Le Parlement français apparaitrait alors parfaitement à l’unisson sur cette question et afficherait un poids institutionnel et politique particulièrement fort.

    Cette initiative d’origine parlementaire souhaite par conséquent proclamer avec solennité notre profond attachement au principe constitutionnel de laïcité. Pour cela, elle vise à instituer une journée nationale de la laïcité, ni fériée, ni chômée, garante de la cohésion et de l’idéal républicain et qui permettrait d’installer une marque inédite et un symbole très apparent en faveur de ce grand principe républicain et constitutionnel. Cette journée permettrait notamment l’initiative et l’organisation de manifestations éducatives, associatives, pédagogiques ainsi que la mise en place d’activités proposées par l’État et les collectivités territoriales.

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    PROPOSITION DE RÉSOLUTION

    Article unique

    L’article premier de la Constitution dispose que la République est une République laïque.

    Ainsi et considérant que la laïcité doit être un principe fondamental constamment rappelé, car il incarne ce qui nous permet de vivre ensemble, dans le respect des croyances et pratiques religieuses, des opinions et convictions diverses de chacun.

    La République française se doit d’instaurer une Journée Nationale de la Laïcité, garante de la cohésion républicaine, non fériée, ni chômée, fixée chaque année au 9 décembre, et permettant de faire le point sur les différentes actions menées en la matière par les pouvoirs publics, ainsi qu’être l’occasion de manifestations au sein du système associatif et éducatif.

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  • POURQUOI ALLER ACHETER SON PARFUM LA NUIT

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    La bonne nouvelle du mois est arrivée hier, les chiffres du chômage sont en baisse pour la première fois depuis avril 2011. Pourtant d'après de nombreuses sources, dont L'Express, il est de plus en plus difficile de travailler en France aujourd'hui, principalement à cause de ces gaucistes  de syndicats qui empêchent les personnes motivées de travailler.
     
    Le dernier exemple en date est le cas de la boutique Sephora sur les Champs Elysées. Jusqu'à ce début de semaine, le magasin de parfums et cosmétiques fermait ses portes à minuit 5 jours sur 7 et poussait jusque 1h du matin les vendredi et samedi. Les syndicats ont pris en main le dossier et ont été entendus par la Cour d'Appel de Paris qui force la boutique Sephora à fermer à 21h. A présent, les défenseurs de la boutique essayent d'opposer les salariés, qui seraient tous très heureux de travailler tard, aux syndicats, uniquement bons à empêcher les gens d'aller travailler.
     
    Je ne veux pas mettre en doute les propos des salariés heureux de travailler tard le soir, mais ces propos ne peuvent être l'excuse pour des patrons de violer les lois. Le code du travail précise clairement :
    "Le recours au travail de nuit est en principe exceptionnel. Il doit prendre en compte les impératifs de protection de la sécurité et de la santé des travailleurs et doit être justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d’utilité sociale. C’est pourquoi il doit être mis en place sous certaines conditions."
     
    Assurer la continuité de l'activité permet aux usines de tourner 24h/24 et ne pas avoir à arrêter et redémarrer leurs outils de production. Les services d'utilité sociale permettent entre autre d'avoir accès aux soins à tout moment de la nuit. Ce sont les seules justifications possibles et j'ai du mal à voir comment réussir à faire entrer la vente de parfums dans l'une de ces deux cases.
     
    La mise en place du travail de nuit doit prendre en compte la sécurité et la santé du travailleur. Sephora assure comment la sécurité de ses vendeuses qui doivent rejoindre après la fermeture du magasin leur ville de résidence ? Le dernier RER doit partir vers 0h30, ce qui ne laisse que peu de marge en semaine et est même impossible à utiliser quand le magasin ferme à 1h. En plus à cette heure là, les transports sont rarement pleins, certains quartiers sont peu fréquentables, on augmente donc sérieusement les risques d'agressions.
     
    Pire encore et toujours, l'INSERM a publié les résultats d'une recherche qui indique que "le risque de cancer du sein était augmenté d’environ 30 % chez les femmes ayant travaillé de nuit par rapport aux autres femmes." Le risque serait accru si la femme travaille de nuit avant sa première grossesse.
     
     
    La direction du magasin essaye l'argument économique. Ils réaliseraient 20% de son chiffre d'affaire dans la période 21h - minuit. Ce qui signifie que cette période n'est qu'une période banale et non pas un pic d'activité puisque cette période représente 20% du temps d'ouverture quotidien du magasin.
     
    Mais le problème majeur, en ces temps de crise économique tout particulièrement, est le fort risque de chantage à l'emploi. On imagine bien le discours tenu au près de certains employés les menaçant de licenciement s'ils ne veulent pas faire leur part d'heures de nuit. La mère de famille peut-elle réellement refuser de travailler après 21h pour pouvoir passer un minimum de temps en famille sans craindre une sanction ? Sous prétexte d'un fort taux de chômage, on serait obligé d'accepter n'importe quoi, n'importe quand ?
     
    Les Champs Elysées sont réputés pour être une des vitrines de la France. Ce ne doit pas devenir la vitrine de la casse sociale en se transformant en une zone de non droit où l'on pourrait exploiter des gens 24h/24 et 7j/7.
  • STOP !


     

    J'estime Manuel Valls, comme j'estime par principe tout socialiste, car il a su prendre à bras le corps le dossier de l'insécurité, qui est une demande pressante des Français. A ce titre, il a eu raison, et ce n'était pas facile, tant le sujet n'est pas familier à la gauche. Ministre de l'Intérieur, il fait le job, et je me réjouis de sa grande popularité. Mais sur les roms , NON , il en a trop fait et trop dit , et après ses déclarations sur France Inter , il le fait mal. J'ai reproché à Nicolas Sarkozy d'instrumentaliser cette malheureuse population à des fins politiques et démagogiques : je me vois aujourd'hui contraint de faire le même reproche à Valls.

    Premier principe : la démocratie, c'est le régime d'opinion. Un responsable politique doit donc être à l'écoute de celle-ci, non pas pour la suivre (c'est ce que faisait Sarkozy) mais pour l'éclairer, la guider (c'est ce que devrait faire Valls). Deuxième principe : une société rencontre mille problèmes, difficultés, souffrances, qui tous ne deviennent pas des sujets de politique, mais quelques-uns seulement, parce que l'homme politique veut leur donner du sens, parce qu'ils sont jugés par lui particulièrement importants. Je le dis clairement : la situation des roms dans notre pays n'exige pas d'en faire un problème politique ; le sens qu'on lui donne est odieux. Je m'explique :

    En politique, il faut prendre la mesure des choses. En France, il y a des millions de chômeurs et une crise à régler   : voilà les problème politiques, les dossiers économiques et sociaux à traiter, les solutions à proposer, sur lesquelles la droite et la gauche divergent, pour lesquelles les électeurs sont invités à se prononcer. Mais que représentent, au sein d'une population de 60 millions de personnes, 15 000 roms ? Un peu plus que la ville de Grasse . Alors, remettons les choses à leur juste mesure.

    Oui, bien sûr, les élus sont embêtés, les populations sont tracassées. Mais il y a bien d'autres embêtements et tracas dans la vie collective, dont on ne parle pas forcément, qui surtout ne se transforment pas en thèmes politiques. Je souhaite que les difficultés que posent et que rencontrent les roms soient traitées et solutionnées dignement, décemment, professionnellement et discrètement. Que cesse ce cirque médiatique inauguré par Sarkozy et repris aujourd'hui complaisamment par Valls, qui ne profite qu'au Front national !

    Car j'en viens maintenant au sens que prennent ces déclarations des uns et des autres à propos des roms. Quand Manuel Valls dit que les roms ne veulent pas s'intégrer, je crois comprendre ce qu'il veut dire : ce sont des populations nomades, dont le mode de vie ne s'accorde pas avec l'existence sédentaire (l'insertion, c'est avoir une maison, un travail). Ces populations viennent de Roumanie, pour trouver chez nous ce qu'elles ne trouvent pas chez elles. Peut-on fondamentalement le leur reprocher, à une époque où nous voulons faire l'Europe, permettre entre autre aux personnes de circuler ? Et puis, la République n'impose pas de modes de vie : elle exige seulement le respect des lois.

    Valls n'est pas xénophobe, il n'y a aucun doute là-dessus. Ses propos ne sont pas en soi xénophobes, c'est également certain. Mais la perception, l'interprétation par une partie de la population ne pourra qu'être xénophobe, c'est incontestable. La politique consiste à mesurer les choses, mais aussi les paroles. Valls ne le fait pas, et il fait mal. Notre société, depuis trente ans, depuis la montée de l'extrême droite, est malade de la xénophobie. Tout propos qui nourrit, même involontairement, cette maladie est irresponsable. A l'approche des élections municipales, il est électoralement suicidaire, pour la gauche comme pour la droite, de donner le sentiment de se ranger à l'avis du Front national. Pour ce scrutin, il y aura bien d'autres sujets à débattre, mais surtout pas celui-là, surtout pas les roms ! Arrêtez avec ça !

    Il y a d'autres méthodes pour venir en aide à ces personnes avec humilité sans tomber dans le misérabilisme et sans récupération . 

     

  • ROM ENCORE

    En lisant , les mails , blogs ou publications sur les réseaux sociaux , je constate que certains sont choqués par les propos de Valls hier sur France Inter concernant l'intégration des Roms en France. A tous ceux qui publient , des trémolos , sur leurs claviers et qui veulent aider les enfants de Roms , je rappelerais  qu'à Antibes , la cantine et l'assurance de deux enfants Roms pour leur dernière scolarité ont été payés par des personnes humbles . et que cette année , ces mêmes enfants vont aussi devoir manger  .

    A ces donneurs de leçons  qui veulent toujours aider les enfants  Roms je leur dit  : chiche c'est encore possible car  ces mêmes enfants , de nouveau scolarisés vont aussi devoir manger le midi à la cantine   si vous voulez que vos écrits soient en phase avec vos actes vous pouvez .