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  • LE FLMBA#

    Les moules prennent le maquis

    Suite aux tortures et éxécutions perpétrées sur nos amies moules, le bouchot libre s'organise. Comme De Gaule lança son appel du 18 juin, le FLMBA lance un appel vibrant pour constituer une force d'opposition à la barbarie qui envahie nos villages et nos bassins mytilicoles.

    Jeunes moules unissez vous rejoignez les forces de la France libre, celle qui travail tôt le matin, la France du mérite, où il est normal de favoriser ceux qui triment pour la nation que les gauchos chomistes anarchistes qui préfèrent jouer au flipper et fumer des pétards.

    Alors oui un grand mouvement de résistance est en train de naitre. Nous avons des hordes de moules qui prennent le maquis.

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    Photo d'une colone de moule se dirigeant vers la forêt pour organiser la résistance.

    FORZA MOULAS !!!!

    A suivre.......

    #Front de Libération de la Moule de Bouchot de l'Atlantique

     

  • SARKO MENTEUR ENCORE !

     

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     Nicolas Sarkozy a fait une spectaculaire déclaration, à propos des parrainages de Jean-Marie Le Pen et d’Olivier Besancenot. Ce dernier avait tiré la sonnette d’alarme, expliquant que sa candidature était « clairement en danger », se disant victime d'une "censure administrative" et redoutant de ne pas pouvoir se présenter. Dans le même temps, les soupçons sur un piratage du système informatique du Front National permettant de découvrir les promesses de parrainages déjà engrangées semblaient confirmées.

    D’où la déclaration de Nicolas Sarkozy affirmant lundi soir sur France 3 qu'il "se battrait" pour que ses concurrents à la présidentielle comme Olivier Besancenot ou Jean-Marie Le Pen aient leurs parrainages et puissent se présenter : "Moi je combats les idées de M. Le Pen, mais je me battrai pour que M. Besancenot comme M. Le Pen puissent défendre" les leurs, a dit Sarkozy. "La démocratie ne doit pas être confisquée par un petit nombre de gens".

    Magnifique déclaration. Nicolas Sarkozy qui aprés avoir sité Blum Jaurès ne se prendrait-il pas pour Voltaire dont on se souvient qu’il avait dit : "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire." ? Mais alors pourquoi le patron de l’UMP ne joignant pas le geste à la parole, n’a-t-il pas demandé aux maires de son parti de parrainer ces deux candidats ? Pourquoi s’est-il limité à un appel aux élus non-membres de formations politiques pour qu'ils apportent leurs parrainages aux candidats n'ayant pas encore réussi à obtenir les 500 signatures nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle ? C’est que tout ceci n’est que du théâtre visant à obtenir les suffrages frontistes. Sarkozy espère publiquement que Le Pen aura ses signatures, Besancenot se servant pour l’occasion que d’alibi d’équidistance.

    Mais, en fait, l’état-major du candidat UMP espère bien qu’il ne pourra pas se présenter, et que bon nombre de ses suffrages se porteront sur Sarkozy. Car, en ce moment, avec la montée de Bayrou qui mord sur son électorat, on se fait du souci à l’UMP, Sarkozy perdant quelques plumes, Ségolène Royal restant stable et François Bayrou connaissant une remontée rarement observée par les sondeurs.

  • LE PORTABLE

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    Le téléphone mobile va devenir probablement l’objet culte de la première moitié du XXI° siècle. Il s’est donné des allures utilitaires indispensables dans une société où la communication qui ne repose que sur les apparences et pas nécessairement sur l’essentiel. En fait, on en arrive à se demander comment on a pu survivre autant de temps sans se parler dans un appareil de plus en plus sophistiqué.

    Il suffit par exemple d’emprunter les transports en commun pour constater que, plus une seule personne ne peut se passer de ce contact supposé être dévolu aux urgences absolues. Vous remarquerez que certains le regardent compulsivement, déçus ou impatients, de ne pas être appelés. Ils sont inquiets, angoissés par le silence potentiel de cet " outil " réputé leur servir au lien social idéal. Un peu comme si le téléphone allait leur permettre de briser une solitude au cœur de la foule, ils guettent un appel comme des toxicomanes en état de manque.

    Vous n'aurez pas de mal à repérer, j’en suis certain, ces maniaques qui racontent leur vie privée à haute voix sans se soucier outre mesure des présences rapprochées. Vous apprenez où sont leurs gosses, ce que fera la belle-mère, quand aura lieu le rendez-vous amoureux ou mieux vous connaîtrez le diagnostic du médecin. La confidentialité des relations entre un être de chair et d’os et un interlocuteur que vous savez virtuel n’existe plus. Elle s’étale au grand jour et dure parfois de longues minutes avec un défilé de banalités désarmantes. Le mobile facilite l’art de ne rien dire, vertu essentielle de notre époque. L’intérêt du dialogue est souvent proportionnel au coté assourdissant de la sonnerie qui l'annonce.

    Il existe aussi la catégorie des discrets, des timides, des inhibés qui ne s’expriment que par onomatopées ou par un étrange jeu du ni oui, ni non. Ce sont les coincés d’une société permissive, du sans-gêne et des sans pudeur. Leur premier réflexe réside dans un sourire ennuyé et un regard implorant l’excuse que vous n’êtes pas censé accorder. Ils apparaissent comme des zombies au milieu d’une normalité représentée par des dizaines d’autres pratiquants sans foi ni loi. 

    Les enfants et les grands-mères font, sur ce sujet, cause commune. Ils consomment du forfait avec allégresse au nom de la sécurité que leur donne un mobile fidèle, les suivant partout et leur apportant la possibilité d’appeler au secours dans ces situations difficiles auxquelles pensent… leurs proches. Des études en Angleterre ont montré que le téléphone mobile avait supplanté la cigarette en tant que symbole du passage à l'âge adulte pour les jeunes adolescents. Il est également un moyen de rester dans le monde pour les gens du 3° âge. Combien d’achats sont effectués sur la seule base de l’insécurité potentielle d’une société réputée dangereuse ? L’alibi de l’urgence constitue en effet la couverture des achats effectués pour les plus jeunes et les moins jeunes. " S’il t’arrive quelque chose on pourra te joindre… " ou à l’inverse " s’il t’arrive quelque chose tu pourras nous joindre…

  • LES ARDENNES SINISTREES

    social - économie
    « Ville morte » pour sauver Porcher

    Mobilisation . Les commerçants ont baissé les rideaux,en solidarité avec les salariés de la fonderie menacée par les appétits d’un fonds de pension américain.

    Revin (Ardennes)

    « Sans usine, on est morts », lâche Bernard Lempereur, conseiller municipal.Il sait de quoi il parle, il a vu la commune se vider de ses habitants - Revin est passée de 10 000 à 8 000 habitants en une vingtaine d’années.Aujourdhui,c’est une des ultimes fonderies de la ville qui est défendue en rangs serrés : les salariés, leurs familles, les commerçants, les élus municipaux et régionaux,le député socialiste et tous les habitants de Revin veulent la sauver.A l’appel de l’intersyndicale FO-CGT-CFDT-CFTC-CGC, la vie s’est arrêtée quelques heures, toute la ville a retenu son souffle : opération « Ville morte ». Dans un décor de magasins aux rideaux baissés, un cortège de 300 personnes a serpenté toute la matinée dans Revin, jusqu’à atteindre la gare où ils ont bloqué les trains pendant deux heures. Rachetée il y a deux ans par un fonds de pension américain, la fonderie Porcher est la dernière en France spécialisée dans le secteur sanitaire, et en particulier, les baignoires. Le propriétaire, le groupe américain Idéal Standard, envisage de la liquider pour « habiller » les divisions les plus profitables avant une cession, de supprimer 60 emplois sur 280. Pour les salariés, c’est une « condamnation à mort à brève échéance ». « Peut-on accepter que l’avenir des salariés soit menacé pour satisfaire les appétits des actionnaires ? lance Daniel Blondeau, secrétaire départemental de FO au nom de l’intersyndicale. Peut-on accepter que les salariés de Porcher soient menacés de rejoindre les 1 814 chômeurs (14 %, le taux le plus fort des Ardennes) et les RMIstes du secteur de Revin ? Nous, nous disons Non ! » Dans la gare, Bernard Lempereur regarde les murs de sa boîte à lui, Electrolux, le fabricant de machines à laver. Il dit : « Nous, on a encore du travail, mais les pièces viennent toutes des pays à bas coûts, on ne fait plus que de l’assemblage. Et le groupe veut supprimer la moitié de ses usines comme la nôtre pour délocaliser en Pologne. »