Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 2

  • ELLE CONTINUE

    Et elle remet cela... Par Jacques Rodet

    fc43e260f483d9e2a2c850a95dfed689.jpg"il est très important que les électeurs de François Bayrou viennent soutenir les candidats de la gauche et réciproquement" si l'on veut "une République de progrès, un Etat impartial". Cette alliance serait "une bonne façon de préparer l'avenir" car "il y a des convergences qui sont nécessaires" avec les centristes, a estimé Mme Royal. "Nous pouvons rassembler nos voix au cours du deuxième tour des élections législatives. Ca me semble nécessaire cette ouverture, ce rassemblement des démocrates de progrès et de la gauche."

    Décidemment, c'est un véritable tropisme. Royal n'a d'yeux que pour le centre. C'est peut-être aussi le syndrôme de l'entre deux tours qui la pousse à découvrir des vertus à ceux qui sont à sa droite. Il faut dire que cela lui a tellement bien réussi pour la présidentielle, qu'elle remet cela ! L'addiction la guette.

    C'est plus sûrement une stratégie, celle qui préconise le changement d'alliance, troquer nos alliés de gauche contre une droite bien récemment remaquillée en centre... et donner raison à tous ces chantres de la modernité depuis peu convertis à la rénovation qu'ils ne conçoivent qu'à travers leurs éloignement progressif, constant, délibéré, des fondamentaux du socialisme.

    Quand est-ce que Royal va comprendre, quand est-ce que le parti va lui rappeler, que ce n'est pas de sa propre initiative, ni de sa prérogative de candidate battue à la présidentielle, de décider d'un changement d'alliance engageant l'ensemble du Parti socialiste ?

    Quand est-ce que Royal va enfin s'abstenir, non pas de rénover (où était-elle à Dijon ? au Mans ? Pas avec les rénovateurs !) mais de dénaturer le PS ?

  • IMITONS CHAVEZ FERMONS TF1

    a0cde267e19e77e63835562cb084ce5a.jpg 

     

     

     

     

     

     

    J'aime assez l'histoire de Chavez fermant le TF1 local. meme si je n'aime pas trop Chavez, je lui trouve quelque chose de profondément sympathique : sa tronche renfrognée, ses chemises militaires, son goût pour les speech de 3 heures avec retransmission obligatoire à la télé, bref tout ce décorum castriste  qui devrait s'effondrer rapidement une fois la rente pétrolière tarie. Certes, je sais bien que la question est un poil plus complexe, mais je ne me sens pas obligé de me positionner dans le gueguerre pro contre anti Chavez, demi-dictateur libérateur bolivarien ami du petit peuple.

    Programme de ce jour : TF1Il suffit de transposer l'affaire dans le contexte français pour en comprendre toute la saveur. Imaginez qu'en France un pouvoir retire sa licence à TF1. C'est justement inimaginable, tant cette machine de propagande soft - et désormais officielle, cf la nomination du directeur de campagne de Sarko tout en haut de l'organigramme - semble un roc inamovible, comme devait le sembler RCTV avant le coup chaviste. Et pourtant, il suffirait d'une décision politique, celle de faire appliquer le cahier des charges par exemple. Une décision, mais quelle décision... Il faut d'ailleurs une forme d'inconscience pour s'en prendre au nouvel opium du peuple - et on imagine la révolte des millions de spectateurs shootés au Pernault et au Poivre et à toutes les merdes distillées avec soin (le cerveau disponible, gna gna, je vous la refais pas).

    Bref, cette interdiction me fait complètement rever.  Chavez nous rappelle qu'il suffit, après tout, d'appuyer sur un bouton pour régler pas mal de problèmes.

    106054b4c742563bac8b50aac3a756ee.jpegBien sûr, je n'ignore pas risqué de vouloir faire le bien du peuple contre le peuple, pour l'éduquer, avec toute l'ambiguïté de la pédagogie forcée : de quel droit priver des millions de gens de la merde qu'ils consentent à regarder ? Et quel mépris d'ailleurs ! Mais quoi que disent les tenants de la "démocratie" (les mêmes souvent qui critiquent le "nivellement" post-68), il reste que c'est bien l'offre qui façonne la demande, et assez peu l'inverse. Evidemment, s'il faut remplacer TF1 par une sorte de télé-Chavez avec des discours interminables et des programmes "éducatifs et sociaux" (de propagande, donc), je ne suis pas sûr qu'on gagne totalement au change.