Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

IL A DIT OUI

Charlie_Hebdo_N__803___7_novembre_2007 

 Je n’arrive pas à masquer ma stupéfaction devant l’irresponsabilité de François Hollande et de toutes celles et de tous ceux qui l’ont suivi dans ce vote en faveur du nouveau traité européen. Alors que Sarkozy s’apprête à fouler aux pieds la souveraineté populaire certains au Parti Socialiste n’ont rien trouvé de mieux, au lieu de concentrer tous leurs efforts dans la défense du référendum, que d’aller déposer la couronne du PS aux pieds de Sarkozy. D’ailleurs François Fillon ne s’est pas fait prié pour « féliciter » le PS de sa prise de position. Le vote du Bureau National risque d’être vécu comme un bras d’honneur à la majorité des électeurs et des électrices de gauche qui avaient voté non et qui attendaient des dirigeants du 1er parti de gauche qu’ils défendent becs et ongles leur souveraineté populaire. Le vote du Bureau National risque d’être vécu comme une insulte par nos mêmes électeurs et électrices qui attendaient autre chose qu’un alignement du PS derrière Sarkozy. Ce vote a crée une double fracture. Une fracture entre socialistes qui n’était pas nécessaire au moment où notre unité est si indispensable pour s’opposer efficacement à la politique antisociale de ce gouvernement. Quel cynisme, alors que de notre côté nous avions tendu la main et fait tous les efforts nécessaires pour essayer de dégager une position commune ! Mais encore s’il n’y avait que la fracture entre socialistes, aussi dommageable soit-elle à l’efficacité d’un travail d’opposant à Sarkozy qui se fait toujours attendre, on pourrait malgré tout s’en accommoder. Mais il y a pire. Il y a cette fracture récrée volontairement par la direction du PS avec notre électorat. Les français ont déjà voté en 2005 et l’électorat de gauche avait massivement voté non. Le minimum de décence démocratique consistait à entériner ce vote. C’est ce que nous avions fait ensemble au moment de la synthèse du congrès du Mans. Cette synthèse qui avait permis à notre parti d’intégrer dans son programme la revendication incontournable d’un référendum pour tout nouveau traité à venir puis sa reprise en compte dans le programme présidentiel de Ségolène Royal, sa 98ème proposition. Tout cela a été défait. Et, au moment où de plus en plus de salariés et de jeunes excédés par la politique injuste de ce gouvernement se mobilisent pour y résister, le seul message que trouve à lui adresser nos responsables c’est : on est d’accord avec Sarkozy ! Il est grand temps que notre parti se ressaisisse. Les militantes et les militants du PS doivent reprendre en main le destin de leur formation politique et sauver le PS malgré l’inconséquence de François Hollande et de ses partisans. Désormais, cela constitue un impératif moral et politique incontournable si l’on veut qu’il continue d’exister une gauche dans ce pays qui se voit un autre destin que le ralliement ou l’alignement derrière Nicolas Sarkozy

Les commentaires sont fermés.