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  • LIONEL LUCA L'IMPOSTEUR

    Vous ne connaissiez pas Lionel Luca ? Vous en avez de la chance.

     Lionel Lucas est  député UMP des Alpes Maritimes ,ce n’est pas un député comme les autres  ou plutôt très comme les autres députés dans ce département... trés Sarkozyste

    Ce matin il était à Cannes parmi,les militants d’extrème droite pour fustiger , le caractère "négatif et négationniste" du dernier film du Franco-algérien Rachid Bouchareb, "Hors-la-loi", qui relate notamment le massacre de Sétif, en 1945. Un film que l’élu n’a pas encore vu, et qui sera présenté ce soir au  Festival de Cannes.

    L'ami Lionel Luca n'en est pas à sa première : on retrouve sa trace sur le site du MNR, dans des initiatives communes avec Bruno Mégret, ou encore dans toutes les propositions de loi visant à réduire l'accession à la nationalité française (ici).  Il déclarait également en 1997que « la seule façon d’empêcher la récidive des crimes est la peine de mort » et joignant les paroles aux actes ,il est même signataire d'une proposition visant à rétablir le retour de la guillotine: c'est , sur le site de l'Assemblée nationale.

     Lionnel Luca s’était fait aussi remarqué - avec sa finesse habituelle – au cours des dernières manifestations aux Antilles «ceux qui aux Antilles font toute sorte d'amalgames avec l'esclavage ne crachent pas sur le RMI des anciens colonisateurs !».

      Il avait aussi estimé que sans «la colonisation, ni Léon Bertrand ni Azouz Begag ne seraient ministres de la République française». Une manière de répondre à ces ministres qui ont osé demander l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui glorifie la colonisation française.

     Mais notre Lionel n’est pas à une contradiction prêt , le 8 mai dernier j’ai été très surpris de le voir  assister sans état d’âme à un récital organisé par Amnesty International à l’église de La Colle sur loup.

    Lui qui veut rétablir la peine de mort lui qui tient les mêmes propos racistes que ses amis Le Pen et Mégret, n’avait rien à faire dans ces lieux , sa place est certainement Place Jeanne d’Arc parmi les crânes rasés du front national en chantant les hymnes hitlériens et en faisant le salut nazi   

  • DEMAGOGIE:CA CONTINUE

    Modifier la constitution pour encadrer le déficit public : hypocrite, démagogique et antidémocratique.

    Dilem

    On nous serine sur tous les tons que depuis les élections régionales le président s'est assagi,qu'il s'est mis enfin en retrait. C'est peut-être vrai, mais entre la burqa, les retraites et la crise financière, cela ne l'empêche de continuer à nous pondre une idée par jour. Et comme toujours avec Sarkozy, ses idées ont l'apparence du bon sens, mais sont en vérité nauséabondes et marquées du sceau de l'idéologie libérale la plus totale. La dernière en date qui consiste à modifier la constitution pour encadrer les déficits publics ne déroge pas à la règle, et ce pour les trois raisons exprimées dans le titre.

    Hypocrite : comment peut-on qualifier autrement l'attitude d'un gouvernement qui a fait passer le déficit de 3 à 7 % en moins de 3ans ? Performance inégalée jusqu'ici par aucun autre gouvernement depuis l'avènement de la cinquième République. Rappelons aussi que la première mesure marquante de Mr Sarkozy à son arrivée à l'Elysée a été de dilapider l'argent public pour en faire cadeau à ses amis les puissants et augmenter son salaire. Alors quand Mr Sarkozy ose se poser en chantre de la réduction des déficits publics, il s'agit bien d'hypocrisie.

    Démagogique : en effet, messieurs Sarkozy, Fillon et Woerth profitent de la nécessaire lutte contre les déficits pour imposer des réductions drastiques à tous les échelons : collectivités territoriales, entreprises publiques, associations, etc. Ils imposent leur rigueur tout en faisant croire qu'ils sont de bons gestionnaires.

    Antidémocratique : c'est évidemment le point le plus important. Donner un cadre constitutionnel à la réduction des déficits publics reviendrait à graver dans le marbre une fois pour toute la politique économique de ce pays. On le sait, en gros pour sortir d'une crise, il existe deux méthodes, soit on fait des économies drastiques (ce que fait Sarkozy), soit on fait une relance par la consommation (c'est à dire en s'asseyant plus ou moins sur les déficits). Avec ce que propose la droite la seconde solution deviendra impossible, et il n'y aura plus d'autre voie que celle de la réduction des dépenses de l'Etat, donc celle de l'impasse. Sarkozy essaie de faire à l'échelle nationale, ce que Giscard d'Estaing et sa constitution ont essayé de faire à l'échelle européenne : imposer le capitalisme partout, toujours.