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  • LA FAUCILLE ET LE BULLDOZER

     Pas la peine de se prétendre de Gauche, de faire campagne contre les injustices, les inégalités et la misère que le modèle social de Sarkoléon nous impose pour agir avec la même brutalité. La mairie communiste de Bagnolet ferait un bon prefet sarkozyste ! Il l'a montré en jetant dans l'hiver des squatteurs après avoir détruit leur immeuble au bulldozer. Ça nous rappelle Robert Hue ou Paul Marceia qui faisaient de même avec des foyers d'immigrés à une certaine époque. Ces élus se réfugient derrière de lamentables excuses : une décision de justice à appliquer, la loi sur les expulsions hivernales ne s'applique pas pour les squats, de la drogue circulait... Pitoyable.
    Le PCF condamne cette action mais surtout la préfecture.
    Certains de ces élus se prétendent de Gauche. A voir le zèle qu'ils mettent à appliquer des mesures inhumaines, ils sont prêts pour le sarkozysme.
    Qu'ils y aillent !

    Nous allons nous réunir pour décider ensemble des actions et de leurs modalités.

    Et sans ménagements. Comme disait un pauvre expulsé à la radio : "On est considéré comme des animaux sauvages".

    Quelle honte et, de plus, dans une commune dirigée par une municipalité communiste ....................

    Il y a tout juste une semaine, on assistait à l'évacuation du 25 rue de l'Echiquier, à Paris 10°, par des vigiles de la SA HLM "la Sablière". Ces sans logis ont en effet été mis à la rue illégalement, violemment et sans jugement.

    Et aujourd'hui, à quoi assistons nous ? 80 personnes et quelques enfants sont JETES A LA RUE par d'importantes forces de police. L'immeuble ainsi que les biens des occupants sont détruits. Certains y habitaient depuis 10 ans.

    Et, l'on attend un matin de GRAND FROID pour les expulser et détruire leurs biens. L'immeuble appartient ou appartenait (il aurait été revendu récemment à une filiale d'Auchan) à la mairie de Bagnolet.

    L'huissier de justice présent a déclaré que la mairie avait REFUSE DE LOUER UN GARDE MEUBLE. Aucun inventaire n'a été dressé.

    Le commissaire en charge d’exécuter l’expulsion a assisté à la destruction des bien sans broncher.

    Au fait, comment s'appelait votre liste Mr Marc Everbecq - Maire de Bagnolet ? "Ensemble pour le renouveau de Bagnolet"  !!!!!!!!!!

  • L'ECOLE A P'TIT LOUIS

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    Lorsqu'on sait que le petit Louis (dernier de Sarkozy) est scolarisé depuis septembre à Dubaï l'article s'éclaire d'un jour nouveau !  C'est intéressant. Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale.
    Il a décidé d'offrir aux expatriés  la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger.
    Un cadeau  sympa, non ?

    Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée. Ces écoles, très cotées  étaient jusqu'à présent payantes.Certains lycées sont des  établissements publics, d'autres, privés sous contrat. En tout 160  000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d'Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l'année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -Le record- à San Francisco. Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de Bourses plutôt généreux est déjà en place.
    A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d'aide.
    Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse. Mais pour Sarko, ce n'était pas assez. Depuis l'an dernier et à la demande express de l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale...Quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de  suite.
    " J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes. Mais j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français.
    " Encore merci !"
    Mais générosité pour qui ?
    A Londres, l'une des familles concernées  par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million. Jusqu'alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi  payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale ? Un coût qui fait  boum au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à  l'étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien  gardé d'en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les  palmes du "Canard".
    D'ici Dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP  (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la  bagatelle de 713 millions d'euros par an ! Intenable ! La vraie priorité, c'est l'ouverture de nouveaux  établissements, pas la gratuité.
    Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'est lancé la dedans ? Peut-être parce qu'il se sent personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha... Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients". Son cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité  partielle... mais toujours sans conditions de revenus.
    Sauf que, pour le moment, Sarko n'en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité", s'entête-t-il à chaque déclaration à l'étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !

    Diffusez !
    Ce ne sont pas les médias qui nous le feront

  • LE SEUIL DE PAUVRETE

    Les seuils de pauvreté en Europe
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              Le seuil de pauvreté, fixé à 60 % du revenu médian de chaque pays, est de 967 € par mois au Royaume-Uni alors qu’il est de 159 € en Roumanie.

    Pour mesurer la pauvreté en Europe, on n’utilise pas un seuil identique dans tous les pays, mais un seuil par pays, calculé en proportion du revenu médian [1]. Le plus souvent, c’est le seuil de 60 % du revenu médian qui est utilisé. Les seuils varient donc en fonction du niveau de vie de chaque pays, et ils sont calculés en parité de pouvoir d’achat*. Ainsi, le seuil du Royaume-Uni est six fois plus élevé que le seuil roumain. Avec 811 € par mois, le seuil de pauvreté français fait partie des plus élevés en Europe, mais il est toutefois inférieur de 150 € au seuil britannique, soit 20 % de moins.

    Les écarts sont très importants entre les anciens pays de l’Union européenne et les nouveaux entrants. Le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou encore l’Autriche ont un seuil de pauvreté par mois supérieur à 900 € tandis que la Bulgarie et la Roumanie sont autour des 200 €. Les pauvres des ex-pays de l’Est sont donc beaucoup plus pauvres que ceux de l’Ouest...

    Les seuils de pauvreté en Europe
    Seuils de pauvreté par mois
    Unité : Euros

    Royaume-Uni 967
    Pays-Bas 942
    Autriche 937
    Irlande 912
    Allemagne 885
    Danemark 877
    Suède 864
    Belgique 845
    France 811
    Finlande 802
    Italie 752
    Espagne 699
    Grèce 604
    Portugal 480
    Pologne 326
    Bulgarie 233
    Roumanie 159
    Données en parité de pouvoir d'achat
    Source : Eurostat. Année des données : 2008

    *La parité de pouvoir d’achat est un calcul permettant de prendre en compte le coût de la vie au sein de chaque pays. Cela permet par exemple d’intégrer les différences par rapport au coût du logement : on ne peut prétendre à la même surface au Royaume-Uni et en Roumanie avec 100 € par mois.

     

    [1] Revenu pour lequel la moitié gagne moins, la moitié gagne plus

     

  • BHL:ENCORE PLUS BETE QUE L'ON CROYAIT

     

    Ce devait être le grand retour philosophique de Bernard-Henri Lévy. Patatras ! L’opération semble compromise par une énorme bourde contenue dans « De la guerre en philosophie », livre à paraître le 10 février. Une boulette atomique qui soulève pas mal de questions sur les méthodes de travail béhachéliennes

    Nul ne peut plus l’ignorer, Bernard-Henri Lévy, « ennemi public » ainsi qu’il se présentait à l’automne 2008 dans sa correspondance avec Michel Houellebecq, est de retour dans les magazines. Tous les magazines. Lorsque nous l’avions invité à débattre au « Nouvel Observateur », le 13 janvier dernier, avec le philosophe Slavoj Zizek, un de ses adversaires, nous étions encore loin de deviner l’ampleur de la tornade à venir. Grand entretien dans « l’Express », portrait d’ouverture dans « Paris Match », couverture de « Transfuge », panégyrique dans « le Point » signé Christine Angot, interview de six pages dans « Marianne ». On en oublierait presque une chose. La cause occasionnelle, le détail à l’origine d’une telle profusion : la parution de deux livres, le 10 février prochain chez Grasset. Un épais « Pièces d’identité », recueil de textes et d’entretiens déjà parus sur toutes sortes de supports, et « De la guerre en philosophie », version remaniée d’une conférence prononcée en 2009 à l’ENS de la rue d’Ulm.
    Plaidoyer pro domo en faveur d’une œuvre injustement décriée, la sienne, ce second opus d’environ 130 pages, « De la guerre en philosophie », se présente comme le « livre-programme » de la pensée béhachélienne. Un « manuel pour âges obscurs, où l’auteur « abat son jeu » et dispose, chemin faisant, les pierres d’angle d’une métaphysique à venir » – rien de moins, trompette l’éditeur au dos de la couverture. On l’aura compris, ce livre devait signer le grand retour de BHL sur la scène conceptuelle dite sérieuse. Son ultime plaidoirie face à une caste philosophique qui l’a depuis toujours tourné en dérision, de Deleuze à Bourdieu, en passant par Castoriadis. Une lecture attentive dudit opuscule révèle cependant que l’affaire est assez mal engagée.
    « La vraie question pour une philosophie, c’est de savoir où sont vos adversaires, et non où sont vos alliés. » Ainsi l’auteur se lance-t-il, chemise au vent et sans crampons, à l’assaut de quelques contemporains gauchistes renommés, mais aussi de Hegel ou de Marx, « cet autre penseur inutile, cette autre source d’aveuglement », notamment reconnu coupable de ne pas donner les moyens de penser le nazisme. A la décharge, l’idéalisme et le matérialisme allemands, toutes ces conneries superflues! Bernard-Henri Lévy ne s’est jamais laissé intimider par les auteurs mineurs.
    Il s’en prend tout aussi fougueusement à Kant, « ce fou furieux de la pensée, cet enragé du concept ». Un peu audacieux de la part d’un penseur qui ne peut, somme toute, revendiquer à son actif qu’un brelan de concepts pour news magazines comme le « fascislamisme »?

    Même pas peur. BHL a des billes.
    Le vieux puceau de Königsberg n’a qu’à bien se tenir. A la page 122, il dégaine l’arme fatale. Les recherches sur Kant d’un certain Jean-Baptiste Botul, qui aurait définitivement démontré « au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence ». Et BHL de poursuivre son implacable diatribe contre l’auteur de « La Critique de la raison pure », « le philosophe sans corps et sans vie par excellence ».

    Il en sait des choses, Bernard-Henri Lévy. Le néo-kantisme d’après-guerre. La vie culturelle paraguayenne. Seul problème, Jean-Baptiste Botul n’a jamais existé. Pas plus que ses conférences dans la pampa, auxquelles BHL se réfère avec l’autorité du cuistre. Ce penseur méconnu est même un canular fameux. Le fruit de l’imagination fertile de Frédéric Pagès, agrégé de philo et plume du « Canard enchaîné », où il rédige notamment chaque semaine « Le journal de Carla B. ». Un traquenard au demeurant déjà bien éventé depuis la parution de « La vie sexuelle d’Emmanuel Kant », pochade aussi érudite qu’hilarante publiée en 2004 aux éditions Mille et une nuits sous le pseudonyme de Botul. Une simple vérification sur Google aurait d’ailleurs pu alerter le malheureux BHL. Le même Botul y est en effet aussi répertorié pour avoir commis une œuvre au titre prometteur : « Landru, précurseur du féminisme ».

    Renseignement pris, personne ne s’était encore jamais pris sans airbag cet énorme platane. C’est désormais chose faite. Toutes proportions gardées, c’est un peu comme si Michel Foucault s’était appuyé sur les travaux de Fernand Raynaud pour sa leçon inaugurale au « Collège de France ».
    Mais alors, qu’a-t-il bien pu se passer dans le cerveau infaillible de notre vedette philosophique nationale ? Une fiche mal digérée ? Un coup de sirocco à Marrakech ? « C’est sans le moindre état d’âme que j’ai, depuis 30 ans et plus, choisi le rôle du renégat, endossé l’habit du disciple indocile, et déserté ce mouroir de toute pensée qu’est devenue l’Université », écrit Bernard-Henri Lévy. Un peu trop, sans doute.
    Ainsi se sera-t-il toujours trouvé un importun, un pédagogue indiscret et pointilleux, pour venir s’interposer entre sa personne et la gloire philosophique. Il y a trente ans, c’était l’historien Pierre Vidal-Naquet, qui avait recensé dans un texte mémorable publié par « le Nouvel Observateur » les nombreuses perles d’écolier contenues dans son essai, « Le Testament de Dieu ». Cette fois-ci, c’est un philosophe burlesque qui n’existe même pas.

    Aude Lancelin pour le “Nouvel Obs.fr

  • AMENDE POUR LES "CONTI"


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    Les ouvriers de Continental avaient envahi la sous-préfecture de Compiègne lors de leur combat contre la fermeture brutale de leur usine.
    Cette opération s'était accompagnée de gestes de colère, qui ont valu de la prison pour six salariés en première instance.
    La cour d'appel d'Amiens a allégé les condamnations en simples amendes, ce qui a été vécu comme un recul de la répression d'une lutte désespérée.

    Voici un extrait du compte-rendu de boursier.com

    "C'est un gros soulagement parce que la ministre de la Justice avait réclamé des peines lourdes", a déclaré Xavier Mathieu à sa sortie du tribunal. Le délégué CGT de l'usine, qui écope de 4.000 euros d'amende, a dit espérer qu'il n'y aurait pas de poursuite au civil, pour réclamer des dommages et intérêts. Les amendes des cinq autres prévenus s'élèvent à 2.000 euros.

    Lors de l'audience, à la mi-janvier, les prévenus avaient expliqué leur irruption dans la sous-préfecture de Compiègne comme un geste de colère non prémédité. Ils avaient saccagé le bâtiment, après l'annonce de la fermeture du site du fabricant allemand de pneumatiques. L'usine, qui comptait 1.120 salariés, a fermé ses portes en 2009.

     

  • MARTINE AUBRY A RAISON

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    Mr Frêche est un grand habitué des petites phrases nauséabondes et de polémiques stériles qui font parler de lui. Dans une région où le Front National a longtemps fait de gros scores, il sait exploiter la vaine démagogique pour conquérir et garder le pouvoir. Mais le rejet de l'autre, de l'étranger ou simplement de celui qui est différent, le juif, le noir, n'est pas son seul créneau.

    Mr Frêche se fait aussi le parangon d'autres oppositions qui fleurent bon le poujadisme : celle des élites parisiennes contre le bon peuple de Province, celle des technocrates contre les gens de terrain, celle des intellectuels contre les défenseurs d'une culture populaire.

    Dans une société aussi mal en point que la nôtre, il utilise sa faconde méridionale, son don de la rhétorique pour caresser dans le sens du poil toutes les peurs, tous les rejets. Pourtant, le Président de la région Languedoc Roussillon n'est en rien un perdreau de l'année. Universitaire, diplômé d'HEC, il fait partie de l'élite. Elu de la république depuis presque 40 ans, il fait lui aussi partie intégrante de ces cumulards dont les Français ne veulent plus.

    Toutes ses allusions passées contre les harkis, les noirs de l'équipe de France de football, ne sont pas des propos de quelqu'un qui se serait laissé emporter par sa fougue et son bagou. Il est trop intelligent et a trop de métier pour cela. Ces propos ne doivent rien au hasard, ils sont le résultat d'une méthode politique qui depuis 40 ans met tout en oeuvre pour conquérir le vote pied noir, important dans la région, au risque de franchir régulièrement la ligne jaune.

    Assurément, Mr Frêche a mené une politique de progrès à Montpellier ou à la région, pour autant, il n'est pas le seul, d'autres dans leurs collectivités le font aussi. Mais pour être de gauche, pour se revendiquer du parti de Jaurès ou de Blum comme il le fait, il ne suffit pas d'avoir une politique en matière sociale, culturelle, ou économique qui soit progressiste.Etre de gauche, c'est aussi défendre des valeurs d'humanisme, de respect de l'autre, valeurs que l'ont ne retrouve pas dans les saillies de l'élu du Languedoc. Etre de gauche, c'est aussi respecter le pacte républicain et se comporter en démocrate respectueux de la parole de l'autre. Si on en croit les nombreux comptes-rendus des débats au conseil régional du Languedoc Roussillon faits par la presse, Mr Frêche bafoue régulièrement ces préceptes.Mr Frêche, n'est plus digne de représenter la gauche parce que ses propos tournent le dos à tout ce qui fait l'histoire de ce camp politique. En se comportant comme il le fait, il donne des gages à l'électorat le plus réactionnaire et conservateur du Languedoc, il légitime des idées nauséabondes et terni un bilan politique qui pourrait être bon.

    Pour toutes ces raisons, Martine Aubry, et avec elle la direction du Parti Socialiste a eu raison de refuser son soutien à la candidature de Frêche. Cette posture arrive tard , mais elle était nécessaire. Il devenait urgent de rappeler qu'on ne peut pas tout dire ni tout faire en politique, que même dans ce milieu de requins, il y a des valeurs morales avec lesquelles on ne doit pas transiger. Surtout si on est de gauche et que l'on est élu au nom de ces valeurs.

    Certes, la liste soutenue par le PS ne gagnera peut être pas les élections. Certes, Mr Frêche en se posant comme le défenseur des sans grades, peut rester président de la région Languedoc Roussillon. Pour autant, le geste de Martine Aubry qui consiste a préférer ses valeurs à la conservation d'une région, est fort. Cet acte politique ne vaut pas que pour les régionales, sur le long terme, Martine Aubry a posé des jalons importants, ceux d'une femme ferme sur ses convictions et ses valeurs, qui ne transige pas avec l'image qu'elle se fait de la gauche.