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  • UNE PRIORITE : L'EMPLOI

     

    Une priorité l’emploi, un cap la croissance

    Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti socialiste

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    Le président de la République vient de s’exprimer. François Hollande a été au rendez-vous de la vérité devant les Français, et de la détermination face à une crise exceptionnelle.

    Nous avons vu un président déterminé qui agit avec ténacité pour sortir notre pays de la crise et préparer son avenir : c’est un président qui agit, et explique le sens de son action.

    François Hollande a tenu un discours clair de résistance face à la crise. Le président de la République a montré qu’il refuse toute résignation face à la crise, qu’il n’accepte pas le déclin et veut redonner de l’espoir aux Français.

    Il a choisi de mener de front la relance de la production nationale et l’effort historique de réduction des déficits publics pour notre souveraineté. François Hollande agit pour remettre sur pied notre modèle de protection sociale et de solidarité. Il est surtout le président le plus mobilisé dans la bataille pour l’emploi depuis 30 ans, avec un arsenal sans précédent : soutien aux investissements d’avenir, formation professionnelle, sécurisation du travail, lutte contre les rémunérations exorbitantes.

    Il est le président des engagements tenus. Je me réjouis que le président de la République ait annoncé qu’une loi sur le non-cumul des mandats serait votée et appliquée avant la fin de son mandat. Depuis dix mois, plus de quarante engagements sur soixante ont été tenus ou sont en cours de réalisation, notamment la justice fiscale avec la taxation à 75%, la République rénovée avec la réforme constitutionnelle, l’investissement dans l’avenir avec la BPI, le crédit d’impôt pour la compétitivité, l’accord de sécurisation de l’emploi et la refondation de l’Ecole.

    Face aux obstacles et à l’opposition systématique des conservateurs européens, François Hollande est ferme dans son bras de fer pour réorienter l’Europe.

    Ce soir le président de la République a lancé à notre pays un véritable appel à la mobilisation nationale pour un sursaut collectif.

    Le Parti socialiste est plus que jamais à ses côtés et aux côtés du gouvernement pour faire réussir la gauche au service de la France et des Français.

  • L'INSULTE PLUTOT QUE L'ARGUMENTAIRE

     Aprés le passage de François Hollande à la télévision j'ai entendu les compte rendus des divers hommes politiques . Pourquoi attendre 24 h alors que les discours sont déja imprimés avant d'écouter le Président de la République . Plutot Le Pen que Hollande semblent dire les extrémistes de droites et de gauche.

    La Gauche est toujours  arrivée au pouvoir en période de crise économique , et l’homme le plus insulté de l’Histoire de France fut sans constatation aucune, Léon Blum le « social traître ». Sa nomination à la présidence du Conseil, la plus haute fonction gouvernementale, avait choqué nombre de Français du pays profond. C’est la première fois qu’un juif accède au sommet du pouvoir, la première fois qu’un « marxiste » entre à Matignon, et également la première fois que le chef du gouvernement est " soutenu " par les  communistes  . Et rapidement, les insultes populistes vont pleuvoir, sans aller justement jusqu’au qualificatif de « salopard ».

    Sur sa seule personne, Léon Blum cristallise tous les fantasmes d’une frange de l’opinion publique, largement entretenus par la presse d’extrême droite. Blum n’est pas français, c’est le « Juif errant ». Pour Louis de Launay, Blum est « grand maigre, un peu voûté, les yeux vifs regardant volontiers par-dessus son lorgnon, avec le nez busqué et les pommettes de sa race ». Sous la plume d’Henri Béraud c’est le « dromadaire », pour Maurras le « chameau ou chamelle », « la dormeuse parfumée du quai de Bourbon », « le juif névropathe », Marcel Jouhandeau déclare: « Bien que je n’éprouve aucune sympathie personnelle pour M. Hitler, M. Blum m’inspire une bien autrement répugnance . Le Führer est chez lui et maître chez lui, tandis que M. Blum n’est pas de chez nous et, ce qui est le plus fort, M. Blum est maître chez moi et nul Européen ne saura jamais ce que pense, un Asiatique ». Pierre Gaxotte écrit : « D’abord, il est laid. Sur un corps de pantin désarticulé, il promène la tête triste d’une jument palestinienne ».

    Lentement, on va passer des médias aux estrades politiques… avec des virages angoissants de l’extrême gauche vers l’extrême droite avec les mêmes formules et les mêmes objectifs : ôter sa légitimité à l’homme, en faisant croire que derrière l’acte politique, les arrières-pensées sont dirigées contre le « peuple ». Tous les moyens sont bons. Surtout le mensonge et l’insulte du genre : « Léon Blum, le socialiste pour salonnards, a un physique qui tient de la chèvre et du lévrier », qui a été proféré par Léon Daudet, dont le parcours, du clan Hugo à celui de l’action française, illustre parfaitement les dérives des années 30. Le socialisme a toujours cristallisé la haine des extrêmes, puisqu’il ne peut que décevoir dans sa volonté de « réformer » plutôt que de « révolutionner ».

    Pierre Mendés France en 1954 en savait quelque chose aussi, tellement il a été la cible de qualificatifs honteux qui rappelaient étrangement la période actuelle. Cette habitude détestable devient la recette pour faire parler de soi. L’outrance est un gage de réussite au prétexte qu’elle révèle une franchise courageuse alors qu’elle n’est souvent qu’un artifice pour galvaniser des troupes assoiffées de vengeance. « Savoir raison garder »… un beau principe de moins en moins appliqué, car le débat est devenu impossible dans le contexte actuel, où l’insulte a remplacé l’argumentaire.   

  • UN PRESIDENT SERIEUX

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    Je viens à l'instant de voir le président de la République à la télévision. Je veux tout de suite vous faire part de mes réactions, avant que les multiples commentaires ne viennent influencer ma réflexion. Mon sentiment le plus puissant, c'est que j'ai trouvé François Hollande égal à lui-même, et ce n'est pas dans ma bouche un moindre compliment. La France a besoin de stabilité (il a parlé à la fin d'"apaisement"), de continuité dans l'action : en bientôt un an d'exercice du pouvoir, Hollande ne s'est pas déjugé, est resté fidèle à son style et à ses engagements de campagne, et c'est pour moi ce qu'il y a de plus important.

    Nous vivons dans un monde totalement soumis aux aléas de l'actualité, où il est tentant de faire des "coups" à chaque instant. François Hollande n'est pas là-dedans. Président normal, oui, et je dirais maintenant : président sérieux, qui sait que la réussite s'obtient dans la durée, qu'il faut procéder par étapes et tenir bon dans le cap qu'on s'est donné. Trop longtemps, la gauche a rêvé la rupture et ignoré la continuité : pourtant, en politique, elle seule compte.

    Son impopularité ? Mais elle aussi, finalement, est normale , car cette politique prend à revers tant d'habitudes, de préjugés, de préventions au sein même de la gauche qu'il est normal que pour un temps l'impopularité se fasse ressentir.

    Car que retiendra-t-on de l'intervention de ce soir en matière économique et sociale ? Que François Hollande veut soutenir l'entreprise,  et d'emploi, et faire des économies dans les services de l'Etat, pour réduire le déficit et rééquilibrer les comptes : j'applaudis , mais combien à gauche applaudissent ? Beaucoup, et plus qu'on ne croit, mais pas tous, loin de là. C'est la racine de l'impopularité. Mais il faut tenir bon, ne pas fléchir, accomplir la politique pour laquelle le président a été mandaté. A tous les sens du terme, Hollande tient bon, et je m'en réjouis. Voilà mes réactions à chaud, juste après cette émission : un homme égal à lui-même et qui tient bon.

  • 1+1=2

     

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    Dimanche, il y eut une manifestation. Les chiffres divergent. Comme toujours. Plus que toujours.
     
     J'ai fait un calcul simple : aprés renseignement j'ai appris que l’avenue de la Grande Armée mesure « 775 mètres de long et 70 de large soit 54250 mètres carrés. Pour mettre 1,4 millions de personnes sur cette avenue, ça en fait 25 pékins au mètre carré. » Il semble qu’on oublie qu’une partie de ces soixante-dix mètre est occupée par des arbres. On perd bien, à cause d’eux 1 mde largeur et on se retrouve avec775 m2 de moins soit 52755 m2ce qui fait monter la densité à 26 par m2. Reconnaissons que ça fait beaucoup. Il me semble qu’à4 par m2 on commence déjà à être bien serrés. Si on retient le chiffre de 4 personnes par m2 (espérons qu’ils n’ont pas tous des poussettes !) sur ces fameux 52755 m2 on ne peut pas faire tenir plus de 211 020 personnes. La police aurait donc augmenté de 42% le nombre de participants ! Ce n’est pourtant pas dans ses habitudes.

    N'oublions pas que le rassemblement n’occupait pas QUE l’avenue de la Grande Armée.

    Maintenant, toujours en retenant mes 4 pékins/m2 quelle longueur devrait occuper un rassemblementde 1 400 000 personnes sur une largeur de 69 m ?
    Eh bien voilà : on divise 1 400 000 par 4 fois 69 soit 276 et on obtientainsi le chiffre de 5072 m. Soit environ5 km. La Défense se trouvant à 3.5 km de l’Étoile il aurait fallu que le rassemblement commence à Nanterre.
     
     Il est vrai que ses 120 m de large et 1300 m de long entre l’Étoile et la porte Dauphine permettent d’accueillir bien du mondemais ne disposant pas de photos permettant de voir si elle était densément occupée et sur quelle longueur, se lancer dans des spéculations serait hasardeux.
     
    Quid des 300 000 ? Eh bien avec ma densité le rassemblement s’allongerait sur1086 m. Pour le million que concède , les organisateurs sur3623 m.
     
    Je vous laisse tirer vos conclusions quant à qui peut être dans le vrai
     
  • LA DERIVE

    38d8997837539e9dd3ae48c6ca224a0c.jpgLe Parti de gauche part à la dérive. Lors de son congrès, Pierre Moscovici a d'abord été traité de "salopard", puis il y a cette formule de Jean-Luc Mélenchon : Moscovici " pense finance internationale". Certains ont parlé d'antisémitisme : non, Méluche est immunisé contre ce travers criminel. Mais que le vocable employé soit d'extrême droite, c'est évident : la référence à une pensée "française" qui serait corrompue par la "finance internationale", c'est le langage des nationalistes depuis plus d'un siècle. Comment Mélenchon et son parti ont-il pu en arriver là ? Je vois quatre raisons à ce tragique mystère :

    1- Les membres et dirigeants du Parti de gauche sont d'anciens socialistes qui veulent à tout prix faire oublier leur passé et ce qu'ils ont été. Mélenchon est resté trente ans au PS, a été un ministre discipliné. Les uns et les autres veulent aujourd'hui rattraper le temps perdu en se lançant dans une fuite en avant, se racheter par des excès de langage, en brûlant ce qu'ils ont autrefois adoré. Il y a de la haine de soi dans cette dérive politique, un puissant désir de revanche idéologique.

    2- La radicalisation à gauche a toujours eu un moteur principal : la haine du Parti Socialiste, que Jean-Luc Mélenchon traduit sur tous les tons. Historiquement, c'est le réflexe de l'extrémisme de gauche, que Mélenchon a adopté. Les socialistes sont associés à des traîtres qui finissent, à ses yeux, par devenir pire que la droite.

    3- La virulence du Parti de gauche s'explique aussi par sa concurrence avec le PCF, parti plus fort et plus construit que lui, à qui Jean-Luc Mélenchon ne cesse de vouloir donner des leçons d'opposition, comme si les communistes étaient trop timorés. Ce petit jeu du "plus à gauche que moi tu meurs" est bien connu . Entre PG et PC, il continue à faire des ravages : pour obtenir des places et garder le leadership, Mélenchon est condamné à prouver qu'il est le meilleur opposant, celui qui va le plus loin dans la dénonciation du gouvernement.

    4- Enfin, on peut penser que Jean-Luc Mélenchon est piégé par son combat volontairement frontal avec l'extrême droite, qu'il a voulu exclusif et spectaculaire, mais qui a en quelque sorte déteint sur lui. Il y a des duels où l'on finit par ressembler à l'adversaire à force de se battre sur le même terrain. En tout cas, le Moscovici  qui "pense finance internationale" aurait parfaitement pu sortir de la bouche de Marine Le Pen.

    Nous n'avons pas affaire à un "dérapage", mot à la mode qui ne veut rien dire. Mélenchon est un lettré, idéologiquement charpenté, qui connaît sa rhétorique, qui maîtrise parfaitement le langage, qui assume et théorise ses outrances. Il n'est donc pas victime d'un lapsus, d'un coup de fatigue ou d'un coup de nerf. C'est bien une logique politique implacable qui le conduit à accoster sur des rivages dangereux.

     Néanmoins il faut une  clarification entre PS et PC qui pourra enclencher une dynamique de la victoire. J'en reste, plus que jamais, à ma stratégie d'alliances défendue depuis plusieurs années : des listes socialistes ouvertes notamment au PCF, car je ne confonds pas celui-ci, sincère  sérieux et responsable, avec les égarements du Parti de gauche, des ex-socialistes transformés en anti-socialistes trés primaires. 

  • LA HONTE

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    En revenant du week-end à la montagne je découvre qu'un des proches de Mélenchon , François Delapierre a lancé à la tribune du congrés du PdG que le ministre de l'Economie-Pierre Moscovici- faisait partie des "17 salopards de l'eurogroupe" qui font pression sur Chypre. Interrogé par la presse sur ces propos, Jean-Luc Mélenchon avait bien sur réenchéri et  ajouté que le ministre de l'Economie "ne pense pas français, il pense finance internationale".

    Un "parler cru et dru", qu'a revendiqué sur scène Jean-Luc Melenchon "fier d'être tribun". "Je ne leur reconnaîs aucune suprématie intellectuelle parce que ma manière de parler les dérange, parce que j'appelle un chat, un chat et mon camarade, un salopard, un salopard", a-t-il lancé sous les applaudissements d'ignobles et tristes individus manipulés  qui  depuis mai dernier , manient haine , arrogance et insultes envers tous les militants socialistes .

    Je précise que tous membres du FdG  ne désapprouvant pas les propos de Delapierre et Mélenchon qui doivent laisser perplexes les militants sincères  du Parti Communiste sont à mes yeux de vrais salopards