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  • LA DROITE DEFIT LES JUGES

    105 députés UMP ont décidé de provoquer les institutions démocratiques en apportant leur soutien à Monsieur Guaino poursuivi pour offense à magistrat. Il y a, dans leur déclaration, un défi lancé aux juges : oseront-ils étendre à plus d'une centaine de parlementaires les poursuites engagées contre Mr Guaino ?

    La droite sarko-coppeiste tente, une fois de plus, d’impressionner les magistrats. Pendant 5 ans, au pouvoir, elle n'a jamais dissimulé sa détestation des juges ni sa volonté de les soumettre au pouvoir politique. Elle n'a cessé d'intervenir dans les nombreuses affaires la mettant en cause. Elle ne conçoit la justice qu'aux ordres. Aux siens. Elle ne l'imagine qu'aux ordres du pouvoir et refuse d'admettre que depuis 2012, l'exécutif garantit et respecte l'indépendance de la justice et de la liberté de la presse.

    Il y a toujours eu dans la droite française un courant antidémocratique, hostile à la séparation des pouvoirs, à l'indépendance de la justice et au parlementarisme. La contestation des urnes par la rue, l'abus de pouvoir que constitue l'injonction de parlementaires aux juges, les atteintes répétées à la laïcité sont autant de pointillés qui tracent une ligne politique dangereuse pour la République et ses valeurs. Une ligne politique qui favorise la connivence et de la porosité aux thèmes du Front national.

  • LE RETOUR

    A prés une semaine de repos je reprends mon clavier . J'ai un peu suivi l'actualité et en particulier les manifestations de dimanche dernier et j'ai constaté que  la manifestation anti Hollande organisée par Mélanchon n'a pas obtenu le succés espéré . 

    C'est assez singulier : deux manifs totalement différentes, et même opposées, se déroulant à Paris ce dimanche derrière un slogan identique, "On ne lâche rien !". D'un côté les anti-mariage homo, qui ne désarment pas malgré le vote de la loi, de l'autre le Front de gauche, très remonté contre la politique  du gouvernement.

    On ne lâche rien ? Ce slogan m'est totalement étranger. Je ne l'ai jamais prononcé pour quoi que ce soit, je n'y pense même pas. Pourquoi ? Parce que je considère que c'est un mot d'ordre obtus, fanatique, irréaliste. C'est tout le contraire de l'ouverture, de la négociation, du compromis qui sont chers à ma culture . "On ne lâche rien", c'est le cri de ralliement des partisans du rapport de force. Et qui débouche sur quoi ? A force de ne "rien lâcher", ils perdent tout. Mélenchon ne sera jamais Premier ministre (quelle lubie, quelle folie !), les anti-mariage pour tous ne verront même pas la loi honnie d'eux abrogée lors d'un éventuel retour de la droite au pouvoir. "On ne lâche rien !" c'est le cri de rage des impuissants, c'est une clameur de défaite et de désespoir.

    En bonne politique républicaine, il faut lâcher d'un côté pour gagner de l'autre, savoir transiger, chercher si possible une formule de consensus, pratiquer le donnant-donnant . Quand deux parties s'affrontent en démocratie, ce n'est pas le combat du bien et du mal, de la lumière contre les ténèbres, mais des points de vue différents qui débattent, qui essaient éventuellement de s'accorder, qui donnent au peuple le soin de trancher. Lâcher du lest (comme on le dit d'une montgolfière), ce n'est pas se compromettre, c'est s'élever.

    Attention, je ne mets pas les deux manifestations  sur le même plan : Mélenchon conteste la politique actuelle, c'est son droit, il fait son travail de militant mais je n'adhère pas à sa radicalité. Il n'empêche que cet homme et son mouvement sont de gauche, ont appelé à voter Hollande l'an dernier et méritent donc, à ce double titre, d'être écoutés. En revanche, les adversaires du mariage homo s'opposent à une loi qui vient d'être votée, qui ne pourra être remise en cause que par une autre majorité, qui ne devrait donc souffrir, du point de vue des principes juridiques et de l'esprit républicain, d'aucune contestation .

    A ceux qui s'écrient "On ne lâche rien !", je conseille de se relâcher un peu, cool et zen, en leur rappelant que la passion politique, qui est une très belle chose, n'exige pas l'intransigeance mais au contraire le discernement et l'esprit de composition

  • MADELEINES

    Madeleines à l’eau de fleur d’oranger

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    Ingrédients pour 16 madeleines environ

    3 œufs
    125 g de sucre
    130 g de beurre demi-sel fondu + un peu pour le moule
    10 g de miel liquide (1 cuil. à café) j’ai utilisé du miel d’oranger pour rester dans le ton
    130 g de farine
    4 g de levure chimique
    1 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger

    Comment faire ?

    Beurrez votre moule à madeleines à l’aide d’un pinceau.
    Dans un bol, battez légèrement les œufs.
    Ajoutez le sucre puis battez à nouveau.
    Ajoutez le beurre fondu tiède, le miel et mélangez.
    Tamisez la farine et la levure au-dessus du bol et mélangez à nouveau, jusqu’à ce que le mélange soit lisse.
    Ajoutez l’eau de fleur d’oranger et mélangez.
    Remplissez une poche à douille (inutile de rajouter une douille) avec la pâte à madeleines et réservez au frais pendant au moins 2 heures.
    Préchauffez votre four à 180°C.
    Remplissez votre moule à madeleines aux ¾ puis enfournez pour environ 8 minutes.
    Les madeleines doivent être bien dorées, gonflées et la bosse a du se former.
    Démoulez sur une grille en tapant le moule contre la grille.

    Les madeleines sont meilleures le jour même et dans les heures qui suivent la cuisson.
    S’il vous en reste, mettez-les dans une boîte hermétique, elles se conservent 24 heures, voire un peu plus.

    NB : beaucoup de recettes de madeleines conseillent de démarrer la cuisson des madeleines à four plus chaud puis de baisser le four lorsque la bosse se forme. Avec cette recette, j’ai essayé les deux méthodes et dans les deux cas, la bosse se forme. Si vous tenez vraiment à commencer plus fort, démarrez à 200°C puis, au bout de 2 minutes, passez à 180°C.