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  • ON A RETROUVE CECILLIA

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  • UN REFERENDUM POUR L'EUROPE

    Un référendum pour le nouveau Traité européen !

    Le dernier Conseil européen de Bruxelles du 23 juin 2007 a décidé de confier à une Conférence intergouvernementale le soin de travailler d'ici à la fin de l'année à la rédaction d'un nouveau Traité européen « simplifié », suite au rejet par les peuples hollandais et français du Traité constitutionnel.

    Le Président de la République française, puis son ministre des Affaires étrangères, ont néanmoins explicité les grandes lignes de ce nouveau traité « simplifié ».

    Il ressort qu'il concernera le système et le mode de décisions européens, les questions sociales, les valeurs constitutives de l'Union et des mesures significatives concernant la lisibilité de l'Union.

    Ce nouveau Traité « simplifié » aura des conséquences majeures et directes pour la vie de nos concitoyens et de nos institutions.

    Cela implique donc qu'il soit soumis à referendum.

    Tout d'abord, conformément à la Constitution française, dès lors que ce nouveau Traité modifiera le fonctionnement de nos institutions il devrait être soumis à approbation populaire.

    En second lieu, si le besoin existe absolument de réconcilier l'Union européenne et les peuples européens alors ce Traité doit être aussi leur affaire.

    Le précédent Traité, dit constitutionnel, a montré que la voie parlementaire n'était pas la voie par laquelle les peuples pouvaient se reconnaître. Et si ce nouveau Traité fait la synthèse entre les tenants du « non » et du « oui », ainsi que le dit le Président de la République , alors que peut-il craindre d'un referendum ? Les arguments du ministre des Affaires étrangères selon lesquels la ratification par la voie parlementaire évitera les inconvénients précédemment constatés ne peuvent être recevables.

    La démocratie n'est pas négociable. Elle ne peut souffrir d'une mise à l'écart, d'un manque d'appropriation par les peuples européens de la construction européenne. Le retour de la politique suppose que notre peuple soit consulté. Il a défait le précédent Traité. Il doit s'exprimer sur ce nouveau Traité. C'est une double exigence : nationale et européenne.

    En conséquence, nous appelons solennellement le Président de la République Française à soumettre le nouveau Traité à la ratification de notre peuple et à décider de l'organisation d'un referendum.

    Que l'on soit pour ou contre ce nouveau Traité, l'Europe ne se fera pas contre les peuples. Elle ne se fera pas sans eux. Elle se fera nécessairement avec eux !

  • CANAL + PAIERA

    Le petit monde du football français s’agite et seules quelques lignes traduisent cette fièvre dans les journaux. Les droits de la ligue 1 arrivent à échéance et seront mis aux enchères ces prochaines semaines. D’un coté Canal + répète que le championnat coûte trop cher, que le spectacle a baissé et que le football n’est plus essentiel à la chaîne cryptée. De l’autre, la ligue nationale et son président Frédéric Thiriez mise sur 750 millions d’euros par an (600 aujourd’hui). Au centre Jean-Michel Aulas crée l’association Football Avenir Professionnel (FAP) et réclame sans rire le doublement des droits.

    beb60b920df0ccb4ba8ebb8d72d77d2a.jpeg Derrière cette bataille de déclarations se joue une nouvelle distribution des cartes. Les grands clubs refusent, sans l’avouer, la répartition actuelle des recettes. Ils rechignent à donner 100 millions d’euros à la ligue 2 sur les 600 qu’ils reçoivent. Ils renâclent à payer la taxe Buffet qui enrichit les autres sports. Les présidents de Lyon, Bordeaux, Lens ou Paris vendent la ligue 1 et souhaitent que cet argent reste à la ligue 1. C’est une logique comme une autre qui garantit l’augmentation des revenus. Canal + a choisi son camp. La chaîne programme plus souvent Marseille que Le Mans. Au fond, Canal + s’intéresse moins au championnat de France qu’à l’OM, à Lyon ou au PSG. Ces clubs gonflent les audiences. Canal + diffuse ce qui marche. C’est une logique commerciale. Comment lui en faire le reproche ?

    Frédéric Thiriez joue une partie délicate. Il cherche des appuis auprès des pouvoirs publics. Il a rencontré Nicolas Sarkozy. Il a demandé au Président de la République que le contrat d’appel d’offres porte sur 4 ans et non plus 3 ans. Ainsi, les futurs acheteurs amortiront leur dépense sur une période plus longue. Nicolas Sarkozy a favorisé cette demande qui est aujourd’hui acquise. Elle montre que le pouvoir central jouera un rôle dans la vente des droits. En clair, l’Elysée peut inciter Canal + a payé les 750 millions d’euros que réclame le football. Au nom de la paix sociale, au nom des élections municipales qui arrivent, au nom du football opium du peuple…

    En France, le pouvoir politique peut imposer sa volonté. Il intervient dans le secteur économique si tel est son intérêt. Il a les moyens de contraindre. En l’espèce, la publicité, les tranches en clair que diffusent Canal + sont des moyens de pression que l’Elysée, le gouvernement peuvent utiliser s’ils le décident. Cette thèse a une conséquence : Canal + paiera ! Les acteurs s’exprimeront, se répondront, se fâcheront. Puis canal + paiera ! Tout est joué d’avance. Le président de la ligue a fait le tour des popotes. Il a l’état dans sa manche. Les intérêts particuliers passeront derrière le bien général. Voilà un scénario possible. Rendez-vous au début de l’année 2008 pour vérifier ces hypothèses.