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LA CRISE EST FINIE MALGRE SARKO



Attention, croissance frangile (photo: hsingy - Flickr - cc)
Attention, croissance frangile (photo: hsingy - Flickr - cc)
La crise est finie en Sarkofrance. Nicolas Sarkozy a réussi. Il bronze toujours au Cap Nègre, mais la crise est finie. Les 4 millions de chômeurs qui pointent au pôle emploi en sont ravis.
 Les salariés de Molex, NewFabris, Renault, ou Sanofi-Aventis aussi.

    « L'UMP note avec une grande satisfaction la croissance retrouvée du PIB au deuxième trimestre de cette année dans notre pays. Ce résultat dû très largement aux effets de la politique gouvernementale de soutien à l'économie, à travers notamment le plan de relance, démontre la justesse des choix réalisés par la majorité présidentielle ».
    Communiqué de l'UMP, jeudi 13 août 2009.

Au second trimestre, le produit intérieur brut français a crû de +0,3%. Grâce à qui ? Sarkozy, pardi ! le pauvre Patrick Devedjian, éphémère ministre de la relance, ne sait plus quoi dire. Jeudi 13 août sur France Info, il expliquait que l'essentiel du « plan de relance » allait être dépensé... au second semestre. Aux 26 milliards d'euros de grands travaux se sont ajoutés 28 milliards de dépenses supplémentaires des collectivités locales. 54 milliards à dépenser d'ici décembre. C'est trop tard mon gars ! La crise est finie !

    « C'est un chiffre évidemment très positif qui nous surprend et qui nous réjouit ».
    Christine Lagarde, jeudi 13 août 2009.

Plus sérieusement, la France résiste, encore et toujours, grâce au modèle que notre Monarque voulait détruire : la consommation des ménages s'en tire toujours relativement bien (+0,3%), et tire la croissance. Près de la moitié des revenus des Français n'ont pas été affectés par la récession, grâce à tous ces filets sociaux avec lesquels Nicolas 1er voulait rompre : retraites par répartition, indemnités chômage, fonction publique, assurance maladie, allocations familiales, etc.
Les ménages ont délaissé l'investissement (pour preuve, la chute du marché immobilier), et largement profité de la baisse de l'inflation, quasi-réduite à zéro depuis des mois.
Dans une interview au Figaro le 14 août, Christine Lagarde se fécilite de ce « regain » de pouvoir d'achat pour lequel son gouvernement n'est pour rien : « C'est l'un des effets positifs du ralentissement de l'inflation en début d'année, qui a conforté leur pouvoir d'achat ».
La seconde raison à cette reprise trimestrielle est à trouver du côté des exportations, modestement tirées par l'égale reprise de nos voisins allemands (+1,0%). L'investissement (« nos emplois de demain ») a reculé encore de 1%, exception faite de l'investissement public (un timide +0,1% grâce à « l'énorme » plan de relance sarkozyen).
Enfin, personne n'oubliera que les seules mesures sociales de Nicolas Sarkozy depuis le début de la crise « officielle » en septembre dernier ont été réalisées sous la contrainte : en janvier dernier, la forte mobilisation sociale avait conduit Sarkozy à lâcher 2,6 milliards d'euros de soutien à la demande (comme la suppression d'un deuxième tiers de l'impôt sur le revenu pour la première tranche de ménages imposables, qui aurait, d'après Christine Lagarde, permis « d'injecter 1 milliard d'euros directement dans la consommation »).

Eclair de lucidité aoûtienne : jeudi, Patrick Devedjian ne prévoyait aucune amélioration de l'emploi avant... 2011.

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