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  • LA JOURNEE DE LA JUPE

    C'est dimanche il pleut:c'est cinema

    La Journée de la jupe - Isabelle AdjaniLa Journée de la jupeLa Journée de la jupe

    Sonia, prof de français dans un collège « sensible » a bien du mal à se faire un chemin parmi ses élèves. Exceptionnellement, le cours doit avoir lieu dans un « théâtre » aménagé dans l’enceinte de l’établissement où elle doit présenter Molière à ces jeunes qui n’en ont absolument rien à faire. Il lui faut pas moins de 20 minutes pour parvenir à entrer dans la salle au milieu d’un chahut indescriptible et d’une cacophonie d’insultes et de blagues à deux balles où la prof est obligée de hurler pour se faire entendre, séparer des élèves constamment au bord de l’explosion. Avant de pénétrer enfin, plaquée contre le mur dans la bousculade elle avale un anxiolytique. Ce geste et toute son attitude en général prouvent déjà à quel point elle est au bout du rouleau. La tentative de cours commence à peine qu’une altercation éclate entre deux élèves. Sonia est obligée d’intervenir pour les séparer. Une arme tombe d’un sac, la prof s’en saisit et, incapable de ramener l’ordre et le calme, le braque sur ses élèves. La prise d’otages totalement improvisée qui s’ensuit est une alternance de tension et de malaise qui atteindra parfois des sommets d’inquiétude, de trouble et d’agitation stupéfiants et inattendus.

    Le réalisateur filme un huis clos asphyxiant et anxiogène qui ne « s’aère » que moyennement lorsqu’on sort de la salle pour voir que le GIGN, une ministre sont prêts à intervenir alors qu’un « négociateur » tente d’apaiser tout le monde pour éviter le drame.

    On se demande à tout instant jusqu’où ira le réalisateur, et l’on est soulagé de constater qu’il ne cache  rien et aborde des thèmes très actuels avec un pessimisme qui semble sans solution : racisme, religion, mixité entre autres. Comment faire comprendre à ces jeunes pour la plupart « issus de l’immigration » qui n’ont à la bouche que des mots qu’ils brandissent constamment comme des menaces : racisme, respect (pour leurs mères, pour leurs sœurs ), religion et ponctuent souvent leurs propos par « Inch’Allah » (alors qu’ils ne connaissent manifestement rien au Coran ou à la Bible ou la Torah), que leur « salut » est dans l’éducation ? Comment entrer en communication avec eux alors qu’ils se sentent victimes d’un système et d’une société toute entière ? Le réalisateur ne fait pas dans la démagogie et on ne peut que l’admirer pour ça. Ainsi que tous les jeunes élèves/acteurs.

    Ce film c’est la version « trash » d’  « Entre les murs », un constat effrayant voire angoissant où les filles sont les plus sacrifiées.

    Adjani, bouffie, mal coiffée, mal habillée est ici FOR.MI.DA.BLE et plus Yasmine qu’Isabelle. Capable de filer un coup de boule au plus récalcitrant de ses élèves et de se relever en sautant et criant « Zidane il a marqué, Zidane il a marqué », de se faire traiter de « vieille grosse », elle est impressionnante et fabuleuse. Et c’est encore elle qui pose le mieux les questions de ce film qui ne donne pas de réponses… :Au-delà du personnage de cette prof qui pète les plombs, j'ai surtout été frappée par la justesse du constat speau.

  • CRISE!MAIS POUR QUI

     Il me semble que les français subissent une crise qui résulte de la folie spéculative américaine. Autrement dit, pour que les plus riches soient encore plus riches!!! Pourquoi le monde entier se voit dans l'obligation de payer l'addition maintenant que cela s'écroule? Les pauvres aident les riches!! Pourquoi l'ensemble des citoyens du monde vont payer pour ces conneries? Pourquoi l'état aide les grosses entreprises qui sont cotées en bourse 

     Le premier employeur de France, ce n'est pas l'automobile mais l'artisanat!!! Est ce que les artisans vont délocaliser leur activité à l'étranger pour gonfler le porte-feuille des actionnaires? Est ce que les nombreux exemples de grosses entreprises qui ont sues percevoir des aides et s'en aller sans que rien ne les en empêche ne montre pas les limites de ce genre de mesure? Quand l'état donne, ce sont tous les contribuables qui donnent!!! Quand ces entreprises font des profits, ce n'est plus de l'argent pour tous !!!

     Quand l'état donne de l'argent aux banques, et que plusieurs mois après, on entend que le gouvernement et le chef de l'état leur demande d'en faire profiter les entreprises, cela ressemble plus à des suppliques qu'à autre chose!!! L'argent des citoyens ne devrait être donné qu'à la condition de pouvoir gérer ce don. Si l'UMP veut créer une association d'aide aux riches, qu'elle le fasse!!!

    Peugeot n'a pas licencié dit-on...et les intérimaires? Allez, envoie l'oseille et on discutera après comment je vais la dépenser!!! Dépêche-toi sinon je délocalise, et je fous des salariés au chômage... De l'argent mis en commun par les riches comme les pauvres, de l'argent qui reviendra peut être un jour aux riches (actions...) mais qui ne reviendra jamais aux pauvres pour sûr!!!

    Pendant que vous vous inquiétez pour les  générations futures, moi je m'inquiète des injustices du présent, des pauvres qui se retrouvent au chômage et qui n'ont pas fait la connerie d'investir dans des actions douteuses... Pour eux, l'argent public ne serait pas mal dépensé si elle etait réinjectée dans l'économie française (TVA, taxe pétrolières..) et reviendrait à l'état!!! Mais c'est trop social!!!

    Donner aux pauvres l'argent de tout le monde!! Continuons plutôt à  garantir de l'argent aux riches et comme ça ils arrêterons de déprimer et le CAC40 remontera. Peugeot ne va pas faire fortune en vendant des voitures qu'à des actionnaires, 

     ARGENT PUBLIC = ARGENT POUR RICHES.

  • A PEINE VU DANS NICE MATIN

                                                                     P3202138[1].JPGLa presse locale a encore frappéou plutot s'est abonnée au service minimum.La section du P.S d'Antibes avait invité Marie Noelle Lienemann a venir debattre avec des militants sur le logement social,un dossier qu'elle connait trés bien pour avoir été par deux fois ministre du logement et actuellement est la présidente de la fédération Nationale des Sociétés Coopératives d' H.LM.

    Les socialistes d'Antibes avaient proposé à la presse locale,Nice Matin,France3 de venir assister à une conférence de presse.Seul Nice-Matin y participa.La conférence de haut niveau, trés technique mais trés précise a pu enrichir les participants sur l'actualité des logements et les propositions que le P.S envisagent pour remédier au manque évident du parc locatif français.L'interwiev dura plus de 45 minutes et le "journaliste" par trois fois demanda à Marie-Noelle qu'elle fasse part de sa position sur sa non participation aux éléctions prochaines.

    La réponse de Marie-Noelle fut précise mais visiblement c'est uniquement ce petit point de polémique qui intéressait le pigiste puisque vous pouvez le constater point d'arguments forts sur le logement sur les méthodes à employer.par notre Parti fut relaté.De plus le reportage ne fut pas placé dans les pages "d'Antibes" du journal mais dans les pages régionales,à l'endroit où les antibois ne seront  pas informés qu'une ex-ministre députée européenne était à Antibes faire des propositions concrètes sur le point noir de la ville d'Antibes où notre bon maire a réalisé en 2008 17 logements sociaux de type PLS.Si si,et l'inauguration de ces logements a meme fait l'objet d'un grand reportage dans Nice-Matin.

    Bien joué

    MN Lienemann 20.03.2009.jpg

  • WELCOME

    Welcome de Philippe Lioret ***

    Le lundi c'est cinéma

     

    Welcome - Vincent Lindon et Firat AyverdiWelcome - Firat Ayverdi

    Simon est maître nageur à Calais. Il ne va pas très bien car il est en train de divorcer de la femme qu’il aime encore. Un jour, presque malgré lui Simon vient en aide à Bilal, un jeune Irakien du Kurdistan qui rêve de rejoindre sa belle qui vit en situation régulière à Londres. Alors qu’il échoue à faire la traversée dans un camion avec d’autres « migrants » et après avoir payé (cher) un passeur, Bilal prend la décision de tenter de traverser la Manche à la nage. Simon va tenter de le soutenir, de le dissuader (10 heures de nage dans une eau à 10°…) puis devant l'obstination du jeune homme de l’entraîner.

    Il FAUT voir ce film, car c’est le premier film hors la loi de tous les temps. Le fait qu’il ait fortement déplu à Eric Besson et au gouvernement  auquel il appartient me semble être un autre argument. Il faut savoir que la non-assistance à personne en danger est punie par l’article 223-6 du Code pénal. Aider des personnes en situation irrégulière est par ailleurs aujourd’hui passible de cinq ans de prison. Ces incohérences et contradictions sont parfois délicates à gérer pour les calaisiens compatissants, charitables, humains qui se retrouvent avec un échantillon du quart monde à leurs portes et l’interdiction de les aider sans risque de foutre leur vie en l'air à leur tour.

    Même l’Association Salam  qui n’a pas eu les honneurs d’une sortie en salle mais qui distribue nourriture et vêtements est parfois chassée manu militari des quais de Calais. Philippe Lioret nous montre et nous démontre ce quotidien de l’horreur de façon quasi documentaire mais sans pathos jamais et sans insister sur le côté misérable de ce que vivent ces personnes qui ont quitté leur pays -souvent-en guerre pour cet ailleurs qu’ils ont rêvé meilleur et qui les transforme en bêtes traquées. Le réalisateur rappelle discrètement qu’il y a une soixantaine d’années, aider les juifs pouvait s’avérer dangereux et l’inquiétude que peut inspirer cette assimilation.

    Il y a aussi et néanmoins beaucoup de cinéma dans cette histoire, un sens du suspens et de la narration impeccables qui en font un « vrai » film. La partie divorce de Simon qui justifie son attitude solitaire, triste, abandonnée est moins convaincante (bien que portée par un Vincent Lindon impérial) mais pour le reste,Philippe Lioret nous confronte à la révolte et au dégoût.

    Même s’il n’insiste pas lourdement sur l’aspect dramatique et bouleversant de la situation des migrants, on est pourtant saisi de honte et d’écoeurement. C’est peut-être aussi parce que j’ai vu ces « gens », que j’ai rencontré les bénévoles d'association  et pas uniquement au travers de l’écran que j’en suis encore plus bouleversé. En tout cas, ce qui se passe là-bas est bel et bien choquant et scandaleux, avec la mer du Nord (ou presque) pour dernier terrain vague .

    Face au jeune acteur non professionnel, Firat Avverdi, magnifique et convaincant, il y a Vincent Lindon imposant,magnifique,immense,

    au zénith...

    Welcome - Vincent Lindon

     

  • A L' EAU

    Le 5e Forum mondial de l'eau s'est achevé hier à Istanbul sur une déclaration politique jugée fade et inadaptée à l'urgence par nombre de participants.

    Adoptée à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, la déclaration ministérielle formule une série de recommandations allant de la nécessité de modifier les modes de consommation d'eau, en particulier dans l'agriculture, à celle de collecter et de traiter les eaux usées, au-delà de l'indispensable accès aux toilettes.

    25 000 personnes ontdébattu des moyens de protéger cette ressource

     Pendant une semaine, sur les rives du Bosphore, plus de 25 000 personnes ont débattu des moyens de protéger et de préserver cette ressource, sous la double pression de la croissance démographique (9 milliards d'humains en 2050 contre 6,5 milliards aujourd'hui) et du réchauffement climatique.
     Si la semaine a donné lieu à un véritable foisonnement d'idées et d'échanges mettant en relief le lien étroit entre eau, énergie et alimentation, son épilogue a laissé un goût amer. La France, l'Espagne et plusieurs pays d'Amérique latine et d'Afrique ont tenté, en vain, de faire modifier le texte afin qu'il stipule que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est un « droit » humain fondamental et non pas seulement un « besoin », comme cela a été retenu.

    80 % des maladies despays en développementsont liées à l'eau

     « Je suis déçue, car je pense que c'est un droit très important », a réagi la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouanno. « Il est choquant de voir que, pour la première cause de mortalité dans le monde, il n'y a pas plus de mobilisation politique », a-t-elle regretté. Environ 80 % des maladies des pays en développement (diarrhées, choléra...) sont liées à l'eau.
     Plusieurs ONG ont regretté que les débats sur la « diplomatie de l'eau » n'ait pas progressé de manière sensible.