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  • BIOCARBURANT:MAUVAISE SOLUTION

    Lancement du carburant E10 nous fait réfléchir sur les fausses bonnes solutions trouvées à la crise de l'énergie. L'E10 contient de l'éthanol fabriqué à partit de ressources alimentaire . Il n'a rien de bio, et met en cause l'équilibre alimentaire mondial si son développement devait s'amplifier. Mais la machine est lancée, et c'est une bonne affaire pour certains. Cette introduction d'agrocarburant dit de première génération sera-t-elle stoppée à temps ? Voici l'avis du site enviro2b.com


    Depuis hier, les automobilistes peuvent rouler au supercarburant SP95–E10. Si beaucoup se réjouissent de cette évolution, le biocarburant_1.jpgcollectif France Nature Environnement sort du rang en dénonçant ce "mauvais poisson d'avril".

    Pour les écologistes de FNE, « en pleine semaine du développement durable,le sommet du greenwashing est atteint ». Selon ce collectif, le nouveau carburant E10 n'a rien de vert ni de bio. Au contraire, ce nouvel agrocarburant pourrait même favoriser l'agriculture intensive et la faim dans le monde.

    FNE rappelle que différents rapports de la FAO, de l'OCDE, ou encore de la Commission européenne ont averti des dangers des agrocarburants de première génération, qui concurrenceraient directement l'alimentation mondiale. Les écologistes soulignent que la France a choisi de prendre de l’avance sur les objectifs européens en distribuant un carburant que l’Allemagne vient d’interdire.

    Pour Sébastien Genest, président de FNE : « L’E10 n’a rien de bio ! Les sénateurs viennent d’ailleurs d’inscrire dans la loi l’expression « agrocarburant » en lieu et place de « biocarburant ». Utiliser des plantes alimentaires pour remplir l’estomac des voitures, plutôt que celui des Hommes ne permet pas de répondre aux dérives de l’agriculture intensive et à la faim dans le monde… »

    Un mauvais poisson d’avril

    Arnaud Gossement, porte-parole de FNE ajoute : « En pleine semaine du développement durable, autoriser l’E10 un 1er avril relève d’une mauvaise blague. L’E 10 n’est bon ni pour la planète, ni pour le portefeuille. L’ E10 coûtera sans doute le même prix que le SP 95 actuel mais il en faudra davantage pour rouler autant… En réalité, l’E 10 est une offre inutile à une demande inexistante, le tout pour un résultat négatif ».

    Selon FNE, le développement des agrocarburants pose un problème éthique majeur : un plein de 4×4, c’est 250 kg de céréales, soit la ration d’un homme pendant un an. France Nature Environnement rappelle que plus de 850 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim.

  • ILLUSION COMIQUE

    EFG

  • LES POLICIERS AU DESSUS DE LA LOI

    Un rapport publié par Amnesty International le 02 avril 2009

    Le nouveau rapport d’Amnesty International revient sur les causes de l’impunité dont bénéficie de fait les forces de l’ordre en France, à travers l’étude d’un certains nombre de cas et l’analyse des systèmes d’enquête et de contrôle français existants.

    Le texte met en exergue plusieurs facteurs qui favorisent ce climat d’impunité : les lacunes ou les faiblesses de la législation ; l’incapacité ou le manque d’empressement de la police, du ministère public et des tribunaux dès qu’il s’agit de mener des enquêtes exhaustives sur des violations des droits humains impliquant des agents de la force publique et de poursuivre les auteurs présumés ; et enfin, le problème des peines, sans commune mesure avec la gravité de l’infraction commise.

     

    La plupart des affaires évoquées dans ce rapport concernent des plaintes pour mauvais traitements déposées à la suite d’interpellations ayant dégénéré et ont abouti, d’un côté à des plaintes pour mauvais traitements contre des policiers, et de l’autre, à des accusations d’outrage et de rébellion formulées par les policiers contre les plaignants. On constate au fil des affaires que les allégations de violences policières aboutissent souvent à des classements sans suite alors même que les plaintes pour outrage et rébellion donnent lieu à des condamnations en correctionnel.

    Amnesty International admet que la tâche des responsables de l’application des lois est difficile et dangereuse et les expose à des risques importants. Il n’en demeure pas moins que des erreurs et des manquements à la déontologie existent et qu'ils doivent faire l’objet d’investigations impartiales et exhaustives.

    Voir notre site spécial à l'adresse suivante : http://www.amnesty.fr/despoliciersaudessusdeslois

  • COMBIEN DE TEMPS LE SOLEIL PEUT IL ENCORE BRILLER ?

    Le soleil vu d’un téléscope (DR).
    Le soleil vu d’un téléscope (DR).

    De quelles réserves énergétiques notre astre dispose-t-il ?

    Notre soleil, une étoile pas comme les autres, n’a pas de problème de pétrole, lui. Mais du carburant, il en a, et pour très longtemps encore. Et nous pourrons profiter de ses bienfaits pendant des générations et des générations. Sauf catastrophe cosmique ou asphyxie de la planète. Mais, chaque jour qui passe, des étoilesnaissent et meurent «naturellement» dans l’Univers. Notre Soleil n’échappera pas à la règle.

    Pour calculer plus précisément la durée de vie «normale» de notre Soleil, il faut revenir à l’origine et aux mécanismes présidant à la naissance des étoiles. Celles-ci se forment à partir de vastes nuages de matières présentes dans l’espace en très faibles quantités. Juste quelques maigres atomes par mètre cube. Petit à petit, sous l’action des forces de gravité, ces poussières, essentiellement de l’hydrogène, vont s’agglomérer, se contracter en immenses boules de matière.

    Au fur et à mesure de la croissance de cette boule, sa température interne va s’élever. On estime qu’à partir d’environ 10 millions de degrés les réactions de fusion thermonucléaire s’enclenchent. C’est-à-dire que l’hydrogène va se transformer en hélium en libérant beaucoup d’énergie. Dont une partie sous forme de lumière. C’est là que l’étoile naît. Il ne lui a fallu pour cela «que» quelques dizaines de millions d’années. Quant à son avenir, il est dicté essentiellement par sa taille. Certaines étoiles, formées dans des nuages interstellaires trop petits ou pas assez denses, n’atteignent jamais la taille critique nécessaire à l’allumage de leur réacteur interne. Elles sont «mort-nées» et on les appelle «naines brunes». Pour les étoiles plus grosses que notre Soleil, diverses voies s’offrent. Une fois leur hydrogène entièrement consommé, leur cœur se contracte tandis que leurs couches superficielles forment une enveloppe gazeuse incandescente qui se dilate. Après être passée par ce stade de «géante rouge», l’étoile entame son ultime cycle avant de mourir. Elle peut se contracter à nouveau, devenant une «naine blanche», puis une «naine noire» en refroidissant.

    Mais elle peut aussi – c’est le cas des plus grosses – passer du stade de « géante rouge » à celui de « supergéante rouge » avant d’ex­ploser avec une brillance inégalée. Elle devient alors une supernova. Le cœur de l’étoile peut, quant à lui, donner nais­sance soit à des étoiles à neutrons, soit aux fameux trous noirs. Et le nuage formé par les poussières de l’explosion sera capable de redonner naissance à une ou plusieurs étoiles.

     

    Un solitaire bien «sage»

     

    Notre Soleil, lui, est une étoile «sage» à double titre. D’abord parce qu’il est jaune, ce qui montre que son réacteur thermo­nucléaire «ronronne» sagement en brûlant son hydrogène à un rythme constant. Ensuite parce qu’il est solitaire. Les étoiles évoluent en effet en grande majorité par deux, voire trois ou plus en tournant les unes autour des autres. L’astre de nos vies a un diamètre de 1,4 million de kilomètres (110 fois plus grand que la Terre) et pèse 2 suivi de 30 zéros kilos (plus de 300 000 fois la Terre). En son centre, la température est de quelque 14-15 millions de kelvins. En une seconde, le soleil fournit quelque 400 millions de milliards de milliards de joules d’énergie. À comparer avec la production annuelle d’électricité par les Terriens qui est de 600 milliards de milliards de joules par… an. Une centrale nucléaire moyenne produit 1 milliard de joules par seconde.

    On estime que 10 % de la masse solaire est assez chaude pour produire les réactions thermo­nucléaires libératrices d’énergie.De petits calculs, dont je vous épargnerai le détail, permettent de savoir que le Soleil brûle chaque seconde 627 millions de tonnes d’hydrogène transformés en 622,6 millions de tonnes d’hélium. Chaque seconde, le Soleil perd donc 4,4 millions de tonnes. Par voie de conséquence, sachant qu’il est né il y a 4,55 milliards d’années, sa durée de vie est de quelque… 10 milliards d’années. Il est donc à peu près à la moitié de sa vie. Et il lui reste plus de 5 milliards d’années à briller. Ouf.

    Combien y a-t-il d’étoiles dans l’univers ? Les chiffres n’ont plus grand sens à cette échelle. Dans notre seule galaxie, c’est-à-dire le grand rassemblement d’étoiles où se situe notre système solaire, les astronomes estiment qu’il y a quelque 200 milliards d’étoiles. Si chacune était un grain de sable, elles rempliraient entièrement un salon. En ne prenant que les étoiles jaunes comme notre Soleil, on remplirait un seau. Mais si on ne prenait que les étoiles visibles à l’œil nu, on n’obtiendrait qu’une cuillerée à café. 42 000 étoiles étaient recensées dans le premier grand catalo­gue établi en 1800. En 1863, il en comptait 324 000. Et, à la fin du XIXe siècle, on en recensait 2 millions. Aujourd’hui, on a du mal à compter, car il y a des milliards de galaxies et autres amas stellaires. On cite souvent le chiffre théo­rique de 70 000 milliards de milliards d’étoiles. Nos descendants sauront-ils trouver, dans les 5 milliards d’années qui restent, un moyen de remplacer notre Soleil ?