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  • PENURIE DE L'EAU

    Pénurie d’eau : un des problèmes du 21e siècle !

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    Par : Ismael Clark Arxer | Source : CUBARTE

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    À travers ce document, les signataires refusent toute sorte de privatisation de l´eau et déclarent que la gestion et le contrôle sur l´eau doivent être du domaine public, coopératifs, participatifs, équitables, sans but lucratif et ils insistent sur la nécessité de garantir la solidarité parmi les générations actuelles et futures.

    Les menaces et les tensions sur la disponibilité et l´accès au précieux liquide se voient multipliés de manière alarmante et dans les débats actuels sur l´eau potable on met l´accent sur le concept de sécurité hydrique, entendue comme l´accès de la population à cette précieuse ressource, de manière suffisant, sûre, et accessible afin de satisfaire leurs besoins d´usage domestique, pour la production d´aliments ainsi que pour la subsistance.

    C´est contre cette sécurité hydrique si souhaitée qu´ agissent des facteurs de différent caractère : la pénurie physique liée peut être à des facteurs climatiques ou géographiques, ou bien à des régimes de consommation insoutenables ou de la surexploitation des sources de ravitaillement : il peut aussi y avoir l´influence des facteurs économiques qui déterminent une infrastructure déficiente, un aménagement inapproprié ou une capacité limitée pour accéder aux ressources d´eau disponible.

    Dans d´autres cas, l´insécurité hydrique peut être déterminée par des facteurs tel que la pollution à différente origine, qui rend inutilisables les eaux, ou par l´incapacité d´accès aux sources en vertu du régime de propriété sur elles, ou étant donné par des questions de souveraineté sur les aquifères sous terrains ou sur des grands fleuves ou lacs.

    Selon des estimations autour d´un 40% de la population mondiale (quelque 3 milliards de personnes) vivent actuellement dans des zones où les besoins d´eau dépassent la disponibilité. La situation sera encore plus grave dans les prochaines décennies dans la mesure que la population augmente et l´agriculture et l´industrie s´élargissent.

    La relation entre la disponibilité d´eau et les demandes de la production agricole a établie autour de 70% de la consommation mondiale de nos jours. La situation est encore plus complexe lorsqu´on perçoit d´autres interrelations moins évidentes à simple vue, telles celles qu´existent entre les ressources hydriques et celles énergétiques.

    En ce qui concerne cette singulière interconnexion un select groupe des académies des sciences s´est prononcé, en anticipant la réunion du G8, dans la capitale des Etats Unis. Les institutions susmentionnées ont souscrit une déclaration identifiant le lien entre l´énergie et l´eau comme l´un des défis principaux qu´il faut relever pour parvenir à un avenir soutenable.

    La question concerne aussi bien la nécessité croissante d´énergie pour obtenir de l´eau en quantités suffisantes, que l´utilisation chaque fois plus élargie de grands volumes du précieux liquide moyennant des technologies utilisées dans l´exploitation des ressources d´hydrocarbures non conventionnels, tels les sables bitumineux ou le dit gaz d´ ardoise ou de schiste.

    L´injection à pression d´eau et d´autres substances afin de multiplier le rendement des gisements pétroliers ou de gaz naturel est une pratique qui date des années 50 du siècle dernier, et l´on estime qu´elle s´utilise dans le 60% des puits actuellement en exploitation.

    Cependant, il s´agit maintenant, de la généralisation des méthodes de fracture hydrique (fracking, en anglais) pour extraire le gaz naturel, par exemple, à partir des gisements où il est « encloîtré » dans des structures rocheuses plus complexes, ce qu´a permis d´épandre jusqu´un 40% du matériel, seulement aux Etats Unis.

    Les procédures décrites entraînent un considérable nombre des problèmes environnementaux. Pour le sujet qui nous occupe, on calcule qu´un seul site de fracture hydrique peut avoir besoin de quelque 40 millions de litres d´eau. Lors du processus, s´échappent du système des substances toxiques tels le gaz méthane et des additifs chimiques, qui polluent les eaux souterraines des alentours. Dans les puits d´eau potable localisés dans les proximités des lieux de fracture on a rapporté des concentrations de gaz méthane jusqu´à 17 fois supérieur à celles trouvées dans des cas normaux.

    En ce qui concerne les dépôts de sables bitumineux ils sont exploités moyennant des techniques de sectionnement de mines superficielles, ou bien on le fait couler vers des puits moyennant l´application des techniques qu´utilisent in situ de la vapeur et des dissolvants pour réduire la viscosité du bitume. Dans le cas des sables bitumineux, pour produire chaque unité de volume de cru synthétique on utilise entre 2 et 4,5 unités de volume d´eau. Presque toute cette eau finie dans des lacunes noires.

    Toutes ces procédures jadis méprisées comme étant agressives sont devenues à l´heure actuelle faisables du point de vue économique devant l´enchérissement dû à la pénurie progressive des dépôts des combustibles fossiles plus conventionnels. Cette rentabilité est déterminée par le fait, parmi d´autres facteurs, de l´accès limité à l´eau, comme si celle-ci était en effet une ressource intarissable. Néanmoins, il est de plus en plus évident que ce n´est pas la réalité.

    Le rapport présenté par l´ONU devant le dernier Forum Mondial de l´Eau précise que la pénurie ressort chaque fois davantage comme l´un de problèmes du 21ème siècle, si l´on tient en considération qu´un milliard de personnes sont affectées pour le manque du liquide si vital et que le chiffre augmente d´année en année. D´après ce rapport, le changement climatique, la mauvaise gestion, la mauvaise distribution des ressources, la rapide urbanisation et la pollution sont aujourd´hui une menace significative pour les sources hydriques.

    L´affectation attendue comme effet du changement climatique mérite une attention considérable, car il s´agit d´un processus jusqu´à maintenant incontrôlé qu´a déjà provoqué des séquelles qui vont rester pendant des siècles

    Un article publié sur le site www.scidev.net signé par Lucinda Mileham nous rappelle que l´énergie solaire piégée dans l´atmosphère par les gaz à effet de serre contrôle le cycle hydrologique , c´est pourquoi n´importe quel accroissement intensifie de manière efficace le cycle, changeant les patrons de pluie et exacerbant des événements extrêmes comme les sécheresses et les inondations.

    Selon l´auteur, les effets du changement climatique sur la sécurité hydrique sont visibles. A niveau global, la zone de terre classée comme « très aride » par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a doublé depuis les années 70. Cela a été accompagné des inondations plus sévères sur les latitudes moyennes hautes, des sécheresses plus longues et plus fréquentes dans certains endroits de l´Asie et d´Afrique, et des événements plus fréquentes et intenses liés à El Niño, tout ce qui change l´équilibre entre la demande et le ravitaillement des ressources hydriques.

    Cuba n´échappe pas aux circonstances mondiales autour de la ressource eau. Ainsi peut-on le constater dans le chapitre sur Cuba qu´apparaît dans l´ouvrage Diágnóstico del Agua en las Américas (Diagnostique de l´Eau dans les Amériques) apparu récemment à l´initiative de la Red Interamericana de Academias de Ciencias (Réseau Inter Américaine des Académies des Sciences).

    Dans ce chapitre, préparé par des prestigieux cubains experts dans la matière, on présente plusieurs facteurs qui conditionnent les actions sur les ressources hydriques à Cuba. A remarquer la vulnérabilité caractéristique de notre condition d´archipel, la forme longue et étroite de l´île principale et la prédominance du carse dans les aquifères sous terrains. Tout cela accompagné de notre totale dépendance du comportement des pluies, en ce qui concerne l´eau.

    La variabilité climatique est présente aussi de manière remarquable, exprimée surtout par le changement de régime des pluies. Un autre trait important c´est le caractère dominant de l´activité agropastorale dans le développement du pays et sa haute consommation relative. Tout ce, de pair avec la répercussion du changement climatique et les mesures d´adaptation et de mitigation qui lui sont associés.

    Les indicatifs classiques de disponibilité d´eau placent Cuba parmi les pays à plus faible disponibilité d´eau per capita, par rapport aux ressources potentielles et profitables. La littérature spécialisée reconnaît que ces formes de mesure reflètent davantage la relative richesse potentielle d´ eau à partir de ses principales sources naturelles – telles les pluies dans le cas de Cuba - que le développement hydraulique atteint dans un pays donné.

    À Cuba on dispose de 239 grandes barrages que stockent quelque 9 000 hm3 (hectomètres cubes) et un peu plus de 7 000 hm3 annuellement. A cela s´ajoutent 730 barrages inférieurs à 3 hm3.

    Un indicateur plus récent, celui de la Trace Hydraulique, situe Cuba dans la place 30 parmi 142 pays, avec 1712 mètres cubes par eau par habitant annuellement. Ce chiffre concerne le volume d´eau potable utilisée pour produire les biens et les services consommés pour chaque individu et comprend aussi l´eau consommée, l´eau évaporée et celle polluée.

    Cuba n’est pas épargné pas du problème principal à l´heure de l´évaluation des impacts futurs sur la sécurité hydrique, qui réside surtout sur la l´incertitude des prédictions. Cette incertitude obéit aussi bien à la variabilité intérieure du système climatique qu´à l´incertitude sur les émissions futures et les scènes de développement.

    À tout ceci s´ajoute l´incertitude par rapport à l´efficacité des modèles utilisés pour refléter les effets des émissions vers l´atmosphère ainsi que les modèles hydrologiques en général. Le changement climatique est déjà en cours et même si on parvient à une réduction drastique des émissions de carbone, les affectations au ravitaillement d´eau vont persister. Voilà pourquoi les stratégies d´adaptation sont tellement nécessaires dès à présent et cela dans la pratique, signifie de viser avec intelligence et systématiquement la réussite d’un aménagement efficace et soutenable de cette ressource si précieuse.

    À Cuba, parmi les effets prévisibles du changement dans le climat se trouve son incidence relative dans les disponibilités quantitatives de la ressource d’eau, en relation directe avec les périodes de sécheresses, la probable augmentation des phénomènes extrêmes qui peuvent provoquer l´accumulation de grands volumes et les effets sur la qualité de l´eau, à cause des phénomènes tels une augmentation de la salinisation dans les aquifères par l´élévation du niveau de la mer.

    C´est pourquoi la stratégie cubaine d´adaptation dans ce domaine pointe vers la mise en application, dans toute sa portée, d´une gestion intégrée de la ressource d’eau dans les bassins hydrographiques, mettant à profit comme point de départ le développement hydraulique national, qu´a permis de garantir dans la mesure du possible, le ravitaillement d´eau pour le développement soutenable du pays.

    Evidemment, l´aménagement des ressources hydriques devra être l´objet d´ attention permanente dans les études et les projections, pour faire face au changement climatique en vertu de son caractère stratégique pour la sécurité nationale. Cela est donné non pas seulement par sa signification en tant qu´objet de consommation de première nécessité mais aussi par son influence décisive sur la sécurité et la souveraineté alimentaires et pour la préservation de la santé de notre population.

     

     

  • J'EN REVAIS

    EUVY (Marne). Il s'agit d'un incendie aussi inhabituel que surprenant. Une éolienne implantée à Euvy, près de Fère-Champenoise dans la Marne, est en feu depuis 15 heures.

    A quand la suivante 

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    Spectacle impressionnant. Une éolienne est flammes à Euvy. Une épaisse fumée noire se dégage dans le ciel. Le rotor, placé en haut du mât est en flammes et l'une des trois pales est tombée au sol.

    C'est un automobiliste qui a donné l'alerte. Les images, transmises par plusieurs internautes, sont étonnantes.

    Intervention du GRIMP

    Une quinzaine de sapeurs pompiers sont toujours sur place et des spécialistes du GRIMP (Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieu Périlleux) ont été dépêchés. L'opération est particulièrement délicate.

    L'origine du sinistre est bien évidemment électrique. L'éolienne s'est-elle emballée ? S'agit-til d'une défaillance technique ? En ce dimanche, les responsables de la société qui gère ce champ de sept éoliennes n'était pas joignable.

    Elle a cependant coupé le courant sur les sept éoliennes du secteur.

  • ET TOUJOURS LE MEME........

    Aprés un pape qui a milité aux Jeunesses Hitlériennes voici un pape qui a soutenu la  dictature argentine

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    François 1er encore évêque
    avec Videla encore dictateur(source @RaquelGarridoPG)

     

    Considéré comme un modéré, salué pour son humilité et ses goûts simples, l’Argentin Jorge Bergoglio, élu pape sous le nom de François, a aussi sa part d’ombre. Certains s’interrogent en effet sur son rôle pendant la dictature militaire qui a ensanglanté l'Argentine de 1976 à 1983. A l’époque, Jorge Bergoglio était à la tête des jésuites argentins. Il a été entendu par la justice dans une affaire de kidnapping de deux prêtres, un épisode déjà évoqué lors du précédent conclave en 2005.

     

    Le rôle trouble de l’Église... De manière générale, l’Église catholique d’Argentine est critiquée pour sa passivité, voire sa complicité, à l’égard de la dictature, note le journaliste du Monde Paulo Paranagua. "La hiérarchie argentine a montré une indifférence coupable face aux horreurs commises", explique-t-il, notant qu’elle refusait toute implication dans des démarches humanitaires et "fermait la porte aux proches des victimes". En 2000, l’Église argentine a d’ailleurs fait son mea culpa pour ne pas s’être opposée à cette dictature qui a fait près de 30.000 disparus, rappelle The Guardian.

    … Et de Jorge Bergoglio. L’archevêque de Buenos Aires n’a pas été mis en cause personnellement dans les crimes commis par la dictature. Mais son nom a tout de même été cité dans deux dossiers.

    >> Il a été entendu comme témoin par la justice dans l’enquête sur le kidnapping d’Orlando Dorio et Francisco Jalics. Ces deux prêtres jésuites ont été enlevés le 23 mai 1976 par les militaires, en raison de leurs activités de missionnaires dans les bidonvilles. Dans son livre intitulé Le Silence, le journaliste Horacio Verbitsky accuse Jorge Bergoglio de leur avoir retiré la protection de son ordre, donnant un véritable feu vert aux militaires pour les enlever. L'intéressé s’est vigoureusement défendu contre ces accusations, assurant avoir œuvré pour sauver la vie des deux prêtres.

    Dans la nuit du 13 au 14 mars, Le Monde publiait un article sur la nouvelle condamnation à la prison à perpétuité pour le dernier dictateur argentin, Reynaldo Bignone. Il s'agit de sa deuxième condamnation à perpétuité pour disparitions forcées et tortures.

     
    Reynaldo Bignone est un ancien militaire, le dernier président de la quatrième et dernière junte militaire. Durant les 7 années de cette dictature militaire, 30 000 argentins ont "disparu", 15 000 furent fusillés, 9 000 furent prisonniers politique et au moins 500 bébés ont été kidnappés pour agrandir la famille des puissants proche du régime. Cette dictature avait pour idéologie le national-catholicisme et pour objectif de défendre la civilisation occidentale chrétienne des juifs et des communistes.
     

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    Bergoglio  toujours eveque donnant la communion à Videla toujours dictateur
    (source @RaquelGarridoPG)

    Le premier dictateur de ce régime était un certain Jorge Rafael Videla. Cet homme a réussi l'exploit de se faire condamner deux fois à perpétuité, comme Reynaldo Bignone, d'être toujours sur le banc des accusés dans le procès de l'opération Condor (et donc de risquer une nouvelle peine à vie). Le visage Jorge Rafael Videla est également connu des moins jeunes supporters de foot puisqu'il remit la Coupe du Monde au capitaine argentin lors de la Coupe du Monde organisée à domicile en 1978 alors qu'à quelques centaines de mètres, des opposants politiques et des religieux se faisaient torturés par ce régime sanguinaire. Enfin, Jorge Rafael Videla peut se vanter d'avoir été le 1er chef d'état à recevoir l'eucharistie du nouveau Pape François 1er alors que ce dernier n'était encore que simple évêque argentin. Malheur d'un temps révolu, ce simple évêque, connu sous le nom de Jorge Mario Bergoglio, est soupçonné d'avoir dénoncé deux prêtres opposants du régime aux militaires.
     
    Suite logique de l'histoire, le successeur du pape ayant participé aux Jeunesses Hitlériennes est un pape qui a participé à une dictature sud américaine. Si l'on suit le sens de l'histoire, parions que le prochain sera africain et aura participé à un génocide .
  • PLUS JAMAIS CA

    Quand la France vendait du matériel aux milices armées: plus jamais ça

     

     
     
     

    Avatar de Geneviève Garrigos

    Par
    Amnesty International
     
     

    LE PLUS. À une semaine de l'ouverture des négociations à l'ONU pour un traité sur le commerce des armes, Amnesty International sort ce mercredi un rapport pointant les activités de 5 pays membres du conseil de sécurité de l'ONU, et notamment la France à travers Renault Trucks, au cœur d'une polémique depuis quelques années.

    Édité par Henri Rouillier Auteur parrainé par Aurélien Viers

    En 2008, il y avait près de 20.000 janjaweeds au Darfour. Ici, le 1 février 2008 au sud du pays (A.CARTER/SIPA).

    Des janjaweed, estimés à environ 20.000 individus au Soudan, en 2008. Ici le 1 février 2008. (A.CARTER/SIPA).

     

    Darfour, janvier 2013. Des hommes armés conduisant des véhicules gouvernementaux et utilisant des grenades et des mitraillettes lourdes, ont conduit desf attaques dans la zone de Kebkabiya faisant près de 200 morts. Des miliciens ont bloqué des routes dans la région, entraînant une pénurie de denrées alimentaires de base se soldant par la mort d’enfants et de personnes âgées vulnérables.

     

    Selon l'ONU, plus de 100.000 personnes ont été poussées à la fuite ou fortement affectées par les récents combats au Jebel Amir, venant s'ajouter au million de déplacés toujours bloqués dans des camps au Darfour. Des camps où des femmes et des filles déplacées subissent viols et violences sexuelles par des militaires et des membres des milices.

     

    Depuis dix ans, le Darfour est le théâtre d’un conflit qui oppose l'armée et des milices soutenant le gouvernement aux groupes armés d’opposition. Bombardements aériens indiscriminés, attaques au sol contre des villes, des villages et des camps de personnes déplacées auraient fait 300.000 morts. Rien ne laisse présager une issue prochaine.

     

    "Véhicules civils militarisables"

     

    Pour transporter les troupes sur les vastes zones désertiques, les acteurs armés ont besoin de véhicules tout-terrain. Des véhicules tels que le Midlum de Renault Trucks – une entreprise française filiale de Volvo – qui était transféré en pièces détachées et assemblés sur place, sous licence, par une entreprise soudanaise, la GIAD Automotive Industry Company.

     

    Dans un documentaire diffusé en 2008, l'International Peace Information Service (IPIS) a identifié le Midlum. Il était alors utilisé par les Janjawids, des milices soutenues par le gouvernement qui ont commis des violations des droits humains flagrantes, entre 2007 et 2009, contre des civils au Darfour.

     

    Renault Trucks a déclaré que ces camions étaient des véhicules "civils" et qu'ils devaient être utilisés exclusivement comme tels. Cette déclaration ne correspond ni au libellé "véhicules civils militarisables" utilisé en 2004 pour commercialiser ses camions, ni à leur usage final, puisqu'ils étaient utilisés par un groupe armé au Darfour. Mise en cause, Renault a finalement mis un terme à son contrat avec l'entreprise soudanaise en 2011.

     

    Depuis 1994, l'Union européenne (UE) impose un embargo au Soudan interdisant aux États membres de fournir des armes, des munitions et des équipements militaires à quelque entité soudanaise que ce soit. Mais Renault Trucks n'aurait pas eu besoin de solliciter d’autorisations à l'exportation, car selon le ministère français des Affaires étrangères, ce type de camion ne figure ni sur la liste de l'UE relative aux équipements militaires, ni sur celle relative aux biens à double usage.

     

    De l'importance du Traité sur le commerce des armes

     

    Au regard des violations graves des droits humains commises au Darfour, et dans d'autres régions du Soudan, et de l'embargo de l'UE, le gouvernement français devrait veiller à ce que ces types de véhicules, du fait de l'usage militaire qui peut en être fait, soient ajoutés à la liste des équipements militaires dont l'exportation doit être contrôlée.

     

    L'exportation du Midlum en pièces détachées montre à quel point il est important que le Traité sur le commerce des armes, qui doit être négocié et adopté en mars, permette de contrôler rigoureusement les transferts internationaux de pièces, composants et matériels connexes, et les technologies susceptibles d'être assemblées et déployées à des fins militaires.

     

     

  • ECRIT IL Y A 3 ANS

    Mon vieux Ferrat est mort.

    Jean_Ferrat_(1980)_by_Erling_Mandelmann.jpg

     
    Une immense tristesse s'est abattue sur moi hier quand j'ai appris que la mort de Jean Ferrat un an aprés Bashung. Aimer Ferrat, ça fait un peu ringard aujourd'hui. Je lui ai rendu hommage en novembre dernier sur ce blog en faisant référence à sa chanson Ma France qui est pour moi l'hymne à l'identité nationale.Jean Ferrat a compté pour moi, particulièrement dans la formation de ma conscience politique. Et il nous quitte une veille d'élection ! Demain sera encore triste, quels que soient les résultats.

    Ferrat,était le chanteur officiel de mon enfance avec Montand et Gérard Philippe l'acteur de référence,quand on est fils de parents communistes c'était comme celà. Il parait qu'un caractère se forge dans les cinq premières années de l'existence, dont on ne se souvient de presque rien. Il m'en reste, moi, une chanson, "La Montagne", qui passait souvent à la radio de mes parents. Ce n'est pas ma chanson préférée, même si elle est très belle. Mais c'est à peu près tout ce qui me reste de mon enfance.

    Surtout, il y a mon adolescence, et le choc d'entendre des chansons politiques, de gauche, qui faisaient aimer la politique et qui faisaient aimer la gauche. Le fait que certaines de ces chansons aient été censurées (qui se souvient qu' "Un air de liberté" s'en prenait au gentil d'Ormesson ?) et Ferrat déclaré indésirable à la télé d'Etat (inconcevable aujourd'hui !) ne faisaient que renforcer ma sympathie pour le personnage et mon attirance pour ses chansons. En les écoutant en douce pour ne pas afficher mon admiration de social traite au chanteur référence, j'avais un peu l'impression de se livrer à un acte clandestin et contestataire ...

    Aujourd'hui, quand je les écoute à nouveau, je ne peux m'empêcher de me dire que quelques-unes de ces chansons ont politiquement vieilli (je pense en particulier aux "Bruits des bottes", qui m'a tant enchanté quand j'avais quinze ans). Au sommet, je mettrais "Ma France", qui me fait toujours frissonner quand je l'entend. Sans oublier, bien sûr, les chansons de Ferrat qui abordait les questions de société : la vieillesse, les médias, la libération sexuelle (réécoutez "L'amour est cerise", c'est formidable !). Ferrat a même du réussir à faire aimer les chiens avec c'est son magnifique "Oural".

    On a cherché à m'embêter sur l'appartenance communiste de Ferrat, me sachant socialiste. Quelle ignorance ! Ferrat a été l'un des premiers à critiquer le PCF, à prendre ses distances, à une époque où le parti de Georges Marchais faisait 15 à 20%. Sa chanson "Le bilan" contestait le secrétaire général de l'époque, qui avait déclaré que le bilan des régimes soviétiques était "globalement positif". Il fallait oser (et dire ça, et le remettre en question) ! Non, le socialiste que je suis était parfaitement à l'aise dans l'univers politique de Jean Ferrat.

    Et puis, il y a le Ferrat qui nous a fait découvrir et aimer ("nous", ce sont les enfants des classes populaires) Aragon, le symbole de la grande culture, de l'impénétrable et inaccessible poésie. C'est là, pour moi, où il aura été le plus grand, où il aura effectué, dans mon jargon, une tâche d' "éducation populaire". Réécouter,la chanson-poème, qui déclenche en moi une incompréhensible émotion, "Un jour un jour", dont voici le refrain:
    Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
    Un jour de palme, un jour de feuillage au front
    Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
    Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche.

    Je ne saurais dire mieux pour rendre hommage à mon vieux Jean Ferrat.


    Triste début de journée.
     
  • 15 MARS TOUT LE MONDE DEHORS

     

    Communiqué LDH
    Comme chaque année, le 15 mars signifie la fin de la trêve des expulsions. Comme chaque année, c’est une date qui doit rappeler la nécessité d’une politique publique du logement qui traite à la fois l’hébergement d’urgence et le logement social.

     

    La LDH appelle :
    • à soutenir l’action du collectif des « Associations unies pour une autre politique du logement » lors du 17577_1_FR_370_260.jpgrassemblement, et de la conférence de presse du 13 mars, à 11 heures, place Edouard Herriot, à côté de l’Assemblée nationale ;
    • à participer à la manifestation du 16 mars, à 15 heures, à Paris, à République, à proximité de la rue du temple.

    Citoyens sans logement ou mal logés, vous avez des droits !

    Se loger et pouvoir se maintenir dans son logement est, pour chacun, une nécessité vitale. Un habitat digne pour chacun, garanti par la solidarité du corps social, est un préalable indispensable à l’accès à une citoyenneté effective, combat permanent de la Ligue des droits de l’Homme.

    Pour rendre effectif le droit à un logement de qualité pour tous :

    Nous demandons un moratoire des expulsions locatives sans relogement. La mise en œuvre de procédures, beaucoup plus systématique, traduit un durcissement qui provoque des drames humains inacceptables, qui bouleverse les conditions d’existence des plus fragiles. Ces expulsions viendront grossir les rangs des personnes à la rue et sollicitant le 115 (les demandes ont augmenté de 29 % par rapport à janvier 2012 et 55 % n’obtiennent pas de places d’hébergement).
    Nous dénonçons l’augmentation constante des loyers et des charges locatives.
    Nous demandons la revalorisation des aides au logement.
    Nous demandons que des dispositifs de protection contre les expulsions, et de régulation pour encadrer la liberté des loyers, soient effectifs dans la prochaine loi sur le logement.
    Nous dénonçons le désengagement de l’Etat et des collectivités territoriales, dans l’absence de priorité donnée, dans le budget de l’Etat, à la production de logements locatifs sociaux et « très sociaux », nécessaires aux plus modestes.
    73817717.pngNous dénonçons la poursuite d’une politique du logement qui, depuis quarante ans, pratique une politique d’avantages fiscaux en faveur d’investisseurs privés qui entretiennent un marché immobilier financiarisé, générateur de profits, par l’exploitation cynique d’un besoin fondamental auquel personne ne peut se soustraire sans mettre en péril son existence même.
    Nous demandons une politique de l’urbanisme capable de lutter contre l’étalement urbain, facteur à usage intensif de l’automobile, d’isolement social, de gaspillage des sols, par la promotion d’un habitat dense qui garantisse la qualité de la forme urbaine et de l’espace public, avec une politique foncière publique forte.
    Nous demandons le développement de nouvelles procédures de concertation qui permettent, en amont des projets, de donner réellement la parole aux habitants.

    La LDH considère que l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires nécessaires pour mettre fin à la crise du logement doit être l’œuvre d’un service public du logement et de l’urbanisme, sous la responsabilité de l’Etat et la participation décentralisée des citoyens aux décisions.

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    A Antibes , aprés avoir paticipé à la réalisation de 6 logements sociaux en tant qu'administrateur de Habitat et humanisme et , bien qu'ayant le financement  je ne peux aujourd'hui réaliser d'autre logement faute d'oppotunité . Mes démarches auprés des élus locaux , de la municipalité , conseiller général et régional n'ont rien donné . Il est plus facile d'organiser des manifestations stériles contre la nouvelle politique gouvernementale du logement qu'aider à la réalisation de logements sociaux .

     

    Après des mois de travail concerté avec la Préfecture sur le projet d'intégration des familles roms de notre département, le verdict est tombé, brutal, injuste, sans appel : la fin de la trève hivernale entraine l'exécution des procédures d'expulsions pour le Squat La Perlotte à Juan les Pins  .

    Il s'agit de la mise en application d'une décision judicière demandée par la Mairie d'Antibes . 

       

     

     

     
  • CITIVAS N'EST PAS D'INTERET GENERAL

    Civitas : les catholiques d’extrême-droite sont-ils d’intérêt général ?

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    Alors que la pétition de l’Ufal vient de passer la barre des 10 000 signatures et que Jérôme Cahuzac, alerté par nos soins, a demandé à ses services un examen attentif des pratiques fiscales de Civitas, plusieurs informations importantes méritent d’être partagées.

    All Out entre dans la mêlée

    Tout d’abord, l’organisation All Out1, qui s’est fait connaître en France avec une pétition pour l’ouverture du mariage aux couples homosexuels qui a recueilli plus de 220 000 signatures, vient de lancer une action similaire à la nôtre contre Civitas. L’argumentaire est le même : comment se fait-il qu’une association qui œuvre à la rechristianisation de la France, qui a des discours homophobes et des méthodes d’action plus que douteuses puisse se prévaloir d’un texte du code général des impôts autorisant les associations agréées ou d’intérêt général à émettre des reçus-dons pour faire profiter leurs donateurs de réduction d’impôts ?

    L’entrée d’All Out dans la mêlée va aider l’UFAL à faire connaître ce scandale.

    Civitas n’a aucune autorisation de l’administration fiscale

    Julien Massillon, journaliste pour le site Yagg.com, délivre, dans un article qu’il a écrit sur Civitas, une information importante : Civitas confirme n’avoir jamais fait de demande d’autorisation au fisc pour émettre ses reçus-dons. Aux yeux de ces militants de l’extrême-droite catholique, il va de soi que le but poursuivi par l’association Civitas – rechristianiser la France- est… d’intérêt général. Ils ont du reste clairement montré leur détermination lors de la manifestation du 18 novembre dernier en donnant une très “chrétienne” leçon de virilité à des militantes féministes. Drôle de conception de l’intérêt général.

    Extrait de l’article de Yagg.com : (…) N’importe quelle association peut s’arroger la qualité d’intérêt général, au risque d’être ensuite sanctionnée si elle ne remplit pas toutes les conditions. Pour être certaines d’être en conformité avec ces critères, la plupart des associations effectuent une procédure de rescrit fiscal, c’est-à-dire qu’elles demandent au centre des impôts dont elles dépendent si elles peuvent accorder des réductions d’impôts à leurs donateurs/trices. Contacté par Yagg, l’Institut Civitas indique ne pas avoir effectué cette requête.

    Il est urgent que l’administration fiscale se penche sur ce dossier et clarifie la situation. L’Ufal a donc bien fait d’alerter le ministre du Budget et ses services. Il va sans dire qu’il serait pour nous scandaleux que Civitas soit confortée dans ses pratiques, car cela créerait un dangereux précédent en matière de reconnaissance d’intérêt général des associations. Mais ce serait aussi un comble que, dans une période où l’État cherche des ressources supplémentaires, il officialise une « niche fiscale Civitas » !

    Non, toutes les associations ne sont pas d’intérêt général

    Depuis le début de notre campagne contre le financement public de Civitas, on nous oppose régulièrement l’argument selon lequel beaucoup d’associations font bénéficier leurs donateurs de reçus-dons. Soit. Reste que le droit de défiscaliser dons et adhésions à une association dépend de conditions définies par le droit. C’est pourquoi les associations, comme le rappelle l’article de Yagg.com, demandent généralement, en amont, un avis à l’administration pour vérifier qu’elles remplissent bien les conditions requises. Ces conditions sont contraignantes : soit il faut obtenir des agréments spécifiques (éducation populaire, association familiale, association cultuelle, etc.), agréments qui génèrent des contraintes importantes2, soit l’association doit correspondre à la notion d’intérêt général3. L’association Civitas est-elle si sûre de son droit qu’elle n’a même pas pris la peine de saisir l’administration pour vérifier si elle remplissait ces conditions ?

    Contrairement à Civitas, l’association Acrimed, elle, n’a pas méprisé l’administration fiscale, et a pris soin d’envoyer un dossier de rescrit fiscal, comme cela est rapporté dans leur fil twitter :

     

    La mésaventure d’Acrimed montre que l’administration fiscale ne donne pas facilement le statut d’intérêt général. Est-ce pour cela que Civitas s’est bien gardée d’envoyer un dossier de demande de rescrit ? Est-ce pour éviter que lui soit signifié qu’elle n’entre dans aucun des critères pouvant être retenus par le fisc ?

    Pour que cesse ce scandale, il faut continuer à signer et à faire signer la pétition contre le financement public de Civitas :

     

    Stop au financement public de CIVITAS !

     

    L'officine intégriste CIVITAS, qui se définit elle-même comme un « lobby catholique traditionaliste », synthèse de l'intégrisme catholique lefebvriste et du nationalisme identitaire, incite au financement de ses méfaits en sollicitant des dons de la part de particuliers et de sociétés, dons qui bénéficient d'une déduction fiscale sous la forme d'une réduction d'impôt. L’État, et donc l'ensemble des citoyens, finance ainsi CIVITAS en renonçant à percevoir 60 ou 66% du montant des dons au travers de la réduction des impôts acquittés par les donateurs.
    Le reçu délivré par CIVITAS permet aux particuliers de déduire de leur impôt sur le revenu 66% du montant de leur don, et aux entreprises de déduire 60% de leur don de leur impôt sur les sociétés.
    Rappelons que cette déductibilité des dons est censée être réservée aux associations d'intérêt général ou d'utilité publique.
    Ainsi, pour permettre cette réduction d’impôt, l'administration fiscale considère donc que l'association CIVITAS fait œuvre d'intérêt général.
    En tant que citoyens, nous ne pouvons pas accepter cette forme de financement public d'une association qui s'oppose ouvertement à l'intérêt général en organisant des manifestations hostiles à l'égalité des droits et à la liberté d'expression, n'hésitant pas à utiliser la force et à troubler l'ordre public. Après les manifestations contre la pièce de théâtre de Romeo Castellucci Sur le concept du visage du fils de Dieu ou contre la pièce de théâtre de Rodrigo García Golgota picnic, CIVITAS a franchi un pas en justifiant les graves violences qui ont eu lieu à l'encontre des FEMEN et de la journaliste Caroline FOUREST lors de la manifestation qu'elle a organisée le 18 novembre contre le projet de loi pour le mariage pour tous.
    Nous demandons donc à Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances, de prendre sans délai toute mesure nécessaire pour que l'association CIVITAS ne puisse plus bénéficier de la possibilité d'émettre des reçus cerfa N°11580*03 au titre des article 200 et 238 bis du code général des impôts, rendant ainsi impossible toute déduction fiscale sur les dons qui lui sont faits, c'est à dire toute compensation financière puisée dans les ressources de l'État en direction de CIVITAS.

     
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    1. Organisation américaine qui lutte pour l’égalité des droits entre les homosexuels et les hétérosexuels à travers le monde [↩]
    2. trois exemples non exhaustifs : une reconnaissance d’association cultuelle vous oblige à n’avoir comme activité que l’organisation d’un culte, une reconnaissance d’association familiale vous oblige à utiliser des statuts types modelant fortement votre fonctionnement, une reconnaissance comme parti politique vous oblige à avoir une association de financement avec deux commissaires aux comptes, à plafonner les dons des particuliers et interdire ceux des personnes morales [↩]
    3. avoir un fonctionnement démocratique au profit de tous et pas d’intérêt particulier ou des seuls membres de l’association par exemple [↩]