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  • FATIGUANT

    François Hollande  ne peut plus rien dire sans avoir à supporter les critiques de cette gauche de la gauche qui ne représente qu'elle même .

    La gauche de la gauche a forcément raison elle diabolise tous ceux qui ne sont pas d'accord avec elle. C'est un peu facile, je sais, mais elle n'existe que par par les réseaux sociaux. Elle a oublié la démocratie mais ce n'est pas grave. Un tweet est tellement plus important que ce que tous les membres du gouvernement pourraient dire . La gauche de la gauche n'a qu'un rêve : la chute d'Hollande. Demain, elle ira surement manifester avec l'extrême droite pour exiger la démission du Président. Elle est mignonne cette gauche de la gauche  mais elle semble  n'avoir aucune connaissance des réalités politiques de ce pays  d'autant qu'elle est inaudible.

    Il est urgent de bouger, mes pauvres ! Il y a eu un fait divers, il faut qu'Hollande change sa politique de toute urgence, et nous écoute, nous la vraie gauche ! Celle qui est largement majoritaire auprès de moins de 10% des électeurs.
     
    Continuons le combat !  Au mois on sera tous d'accord dans Twitter. La démocratie avancera . Le progrès est en marche. Passons au stade suivant : retirons le droit de vote à ceux qui n'ont pas Twitter, aux pisse vinaigre qui se limitent à Facebook, ces sous citoyens qui méritent l'oubli.
     
    C'est vrai, quoi ! On a exigé que le Président autorise Léonarda à revenir et il autorise Léonarda à revenir.
     
     
  • LA DICTATURE DE L'EMOTION

    Je désapprouve  et condamne l'expulsion de Léonarda a différents titres : d'abord en tant qu'être humain ,en tant  que Français, l'image déplorable qui est donnée de mon pays, patrie des droits de l'homme, à ce qu'on dit. Ensuite en tant qu'homme de gauche, qui n'a pas voté François Hollande pour revoir les mauvaises manières de Nicolas Sarkozy. Enfin en tant que membre du parti socialiste, qui se préoccupe de la confusion au sein même de nos rangs, jusqu'au sommet de l'Etat, dans cette triste affaire.

    Ce que je déplore aussi dans cette affaire, comme dans celle de Lampedusa, c'est la dimension émotive et médiatique. On en reste trop aux images chocs et aux sentiments qu'elles provoquent immédiatement. Il n'y a plus aucune distance, aucune précaution, aucune réflexion : nous sommes dans le réflexe, d'ordre moral ou psychologique, beaucoup plus que dans le jugement politique. Or, ce qu'il faut, ce n'est pas s'attarder sur tel ou tel cas personnel, particulièrement spectaculaire, comme dans l'affaire Leonarda. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une pédagogie claire en matière de ce que doit être une politique d'immigration aujourd'hui.

    J'ai envie de dire : assez d'images, passons maintenant aux actes législatives ! Quant aux sentiments, qu'ils restent dans nos coeurs, dans la sphère privée : comme on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, on ne fait pas non plus de bonne politique, et même de politique tout court, avec des sentiments, quels qu'ils soient, mais avec de justes principes, qu'il revient à l'Etat de rappeler. Sinon, l'opinion publique est ballottée entre des émotions forcément contradictoires, éphémères, d'amour un jour, de haine le lendemain. Nous sommes saturés d'images et de paroles ; il nous faut au contraire une nouvelle législation sur l'immigration . 

  • INDIGNATION

     

    Je  tiens à faire part de mon indignation et de mon incompréhension après l’arrestation de la jeune Léonarda, collégienne d’à peine 15 ans, au  cours d'une sortie scolaire. La brutalité de la méthode justifie à elle seule la sanction du préfet qui a couvert cette opération, sans même attendre les résultats de l’enquête administrative demandée par le Premier ministre. De même, le retour en France de Léonarda et de sa famille, leur régularisation immédiate, nous paraissent indispensables.

    Mais au-delà de la légitime émotion que l’expulsion de cette famille, qui avait clairement fait la preuve de sa volonté d’intégration, suscite chez nos compatriotes, il est temps de s'interroger sur notre politique en matière d’immigration irrégulière.

    Pendant cinq ans, j'ai été aux côtés des associations, milité pour un assouplissement des critères de régularisation des sans papiers et l’abandon d’une politique du chiffre. L’abrogation du délit de solidarité, celle de la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers ont incontestablement marqué une rupture avec le sarkozysme.

    Soyons clairs : expulser des enfants scolarisés était inacceptable hier, l'est tout autant aujourd'hui et le restera encore demain

  • NON AUX PRIERES DE RUE

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    Des femmes élégantes en sari multicolore, des hommes en smoking noir se trémoussant au son d'une musique entraînante à Cannes sur la Croisette  fermée au public . Tel est le spéctacle auquel ont pu assiter les Cannois, ce lundi en fin de journée. Alain Brun-Jacob Nice Matin

  • FN : CONTRE ARGUMENTAIRE

     
     

    FN: notre contre-argumentaire en accès libre

    En vingt fiches techniques, Mediapart propose une expertise complète du programme du Front national et de sa candidate, Marine Le Pen. De nombreux abonnés lecteurs de Mediapart nous ont demandé de mettre en accès libre et gratuit cette enquête. C'est chose faite: vous pouvez à votre guise utiliser, transmettre, faire connaître ce décryptage. Bonne lecture!

    Nos 20 fiches (regroupées ici dans un seul dossier):


    1/ Un «nouveau FN» bien proche de l'ancien
    2/ La sortie de l'euro
    3/ La dette
    4/ L'«Etat fort»
    5/ Economie et social
    6/ Agriculture
    7/ Immigration
    8/ Sécurité
    9/ Justice
    10/ Logement
    11/ Santé et recherche
    12/ Education
    13/ Ecologie
    14/ Place des femmes
    15/ Laïcité
    16/ Culture
    17/ Démocratie et institutions
    18/ Presse et numérique
    19/ Politique étrangère
    20/ Europe