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Tous contre Sarko - Page 2

  • 1818 JOURS A TENIR

    Perquisition_au_Canard_Encha_n_

      Il ne reste quasiment que le Canard Enchaîné qui ose foncer à partir de sources extrêmement fiables, le rouleau compresseur s’est mis en route dès le second tour des présidentielles oublié. Deux actions concrètes, précises, incontournables n’ont pas angoissé les citoyennes et les citoyens d’un pays anesthésié par les sondages. On préfère parler des problèmes des couples plus proches des gens que des événement mettant en cause les fondements de la démocratie.
    D’abord la justice a fini par coincer le flic qui a dévoilé l’enquête commanditée par la hiérarchie du Ministère de l’Intérieur sur le proche de Ségolène Royal venu de Greenpeace. Il apprendra ce que veut dire le droit de réserve. Une remarquable efficacité qu’on aimerait bien voir appliquer aux nombreuses fuites qui émaillent toutes les grandes affaires judiciaires et toutes les enquêtes sur les bavures policières. Un signe fort est donné : toute personne qui sera prise en flagrant délit de crise de conscience par rapport aux ordres qui lui seront donnés sera immédiatement sanctionnée… On donne le change en allant chez l’avocat de Sarkozy comme s’il était assez idiot pour avoir conservé, chez lui, dans son bureau professionnel le double d’audition du responsables des services secrets qu’ils auraient obtenus avant la date annoncée. Entre nous si cet avocat de l’ex-Ministre de l’Intérieur avait commis une telle bourde il lui faut le virer de suite. L’avertissement n’est pourtant pas sans frais dans la période actuelle.
    Ensuite il fallait montrer que si " l’émetteur " de l’info malvenue était " sanctionable ", le " récepteur " ne le serait tout autant. Quelques heures plus tard un juge d'instruction a donc tenté en vain d'effectuer une perquisition dans les locaux du… Canard enchaîné dans une enquête visant d'éventuelles violations du secret de l'instruction dans l'affaire Clearstream. Le signal est… clair : il n’y a plus de lieux sanctuarisés pour les contre-pouvoir. Et c’est immédiatement mis en action. Sans délais !
    La filière médiatique est ainsi mise sous contrôle à travers ces faits qui interviennent dans la semaine qui suit l’élection présidentielle. Etranges coïncidences… ou manifestement inquiétantes coïncidences. Mais qui s’en préoccupe ?
  • SARKO PETIT SALAUD

     

    " SARKO PETIT SALAUD "
                       
    Le président en gestation aurait pu aussi, dès son retour, se repentir de toutes les vacheries qu’il a faites depuis 14 ans à Chirac. Il l’a trahi avec une ferveur sans pareille pour rejoindre Balladur. Il a tenu sur lui en public des propos peu amènes qu’il a immédiatement oubliés mais jamais regrettés. Leur rupture date pourtant de l'automne 1993, lorsque le jeune ministre du Budget s'engage aux côtés d'Édouard Balladur pour la présidentielle de 1995. Un engagement que la famille Chirac ressent durablement comme une trahison intime. Jacques Chirac tente de le retenir, en lui conseillant de " ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ". Mais Nicolas Sarkozy ne suit pas ce conseil et devient l'élément clé du dispositif balladurien. " Sarko, petit salaud " : c'est le slogan alors à la mode chez les chiraquiens. Après la victoire de Chirac, en mai 1995, Sarkozy est tenu à l'écart. Hué dans les meetings du RPR, il ronge son frein, en cultivant les réseaux balladuriens. Jusqu'à l'échec de la dissolution en 1997 et enfin l’opportunité d’un retour sans actes de contrition.
    Dans la débâcle de la majorité, le président de la République s'oppose à l'alliance que Nicolas Sarkozy propose à Alain Juppé pour conserver le RPR. Le précipitant ainsi dans le camp de Philippe Séguin, auprès duquel il devient secrétaire général du mouvement gaulliste. Nulle repentance. Il s’auto-amnistie et en entame son processus de revanche qui inverse les rapports avec Chirac. Il ne demande rien. Il s’impose. Il ne regrette rien. Il frappe. Il ne se repend jamais. Il " tue " les autres avec méthode et subtilité. Il n’hésite jamais. Il avance sans se soucier des dégâts ou des morts laissés au bord de la route. Il ne s’embarrasse d’aucun scrupule. Ce comportement mériterait véritablement un acte symbolique comme les aiment les catholiques bien pensants. Hier cependant il a officiellement lancé sa mutation en se montrant aux cotés de Chirac. C’est sûr la sincérité a envahi son cœur et il a été inspiré par les effluves de la passion.

  • 1820 JOURS A TENIR

    Repentance?

    "Je vais donc remettre à l’honneur la Nation et l’identité nationale. Je vais rendre aux Français l’identité de la France. Je vais en finir avec la repentance, qui est une forme de haine de soi. Et la concurrence des mémoires, qui nourrit la haine des autres." (Nicolas Sarkozy, 6 mai 2007).

    Depuis lors....

    Le président Jacques Chirac a inauguré, jeudi 10 mai au Jardin du Luxembourg, en présence de Nicolas Sarkozy, une sculpture représentant des maillons d'une chaîne brisée, à l'occasion de la journée nationale de l'abolition de l'esclavage.

    Vous avez dit repentance?

     

  • 1821 JOURS A TENIR

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    Une simple vérification des bulletins officiels des annonces des marchés publics (BOAMP) et du site du ministère de la Défense suffit à convaincre que Bolloré travaille avec l'état français

    le 25 septembre 2006, le ministère des Affaires Etrangères a fait montre de sa confiance au groupe Bolloré. Ou plutôt à SDV, « qui appartient au groupe Bolloré », et a hérité d’un contrat « sensible ». Soit, selon les termes de l’objet du marché « le traitement de la valise diplomatique fret ». Valeur totale estimée : « montant minimum, 1 400 000 euros HT, montant maximum 5 600 000 euros HT ». Bref, un tarif cadeau, vu l’importante de la mission. (Voir BOAMP du 06/11/2006.)

    Passons après sur le marché remporté le 5 janvier 2006, par SDV logistique internationale, dont le montant, pudiquement, est désigné comme « indéfini ». (Voir BOAMP du 13/03/2006.)

    Et s’il fallait prouver encore l’attachement de Bolloré à la France, deux autres marchés viennent le confirmer. Passés avec un autre ministère de souveraineté, la Défense.

    Contre 36 misérables millions d’euros, le 17 juin 2005, SDV a conclu avec la direction centrale du commissariat de l’Air un marché sur « le transport du fret par voie aérienne commerciale à la demande et pour le compte du ministère de la Défense ». (Voir BOAMP du 26/09/2005.)

    Bien plus modeste, une contribution pour aider les bidasses françaises exilées au Gabon du 6e Bataillon d’infanterie de marine (BIMA). C’est la branche gabonaise de la SDV qui effectue cette sympathique mission de « Fret transit aérien » pour une somme dont la Défense donne une fourchette : entre 90000 et 149999 euros. (Voir sur le site de l’ixarm [1], il s’agit du document titré "DIRLOCAT Libreville_marchés_2006.pdf" lui même situé dans le zip "terre").

    Grand timide, Vincent Bolloré ne s’est bien évidemment pas vanté de sa réussite ; jusqu’à déclarer, dans un grand élan d’humilité, que son groupe n’a « jamais eu aucune relation commerciale avec l’État français ». Et son ami, et néanmoins président de la République, Nicolas Sarkozy de le protéger, arguant que « Vincent Bolloré n’a jamais travaillé avec l’État français ». Touchant.

  • ENCORE 1822 JOURS

    VOUS NE M'AVIEZ PAS CRU POURTANT JE VOUS AVAIS PREVENU
    Pour connaître le yacht dans ses détails allez donc voir le site et recherchez "PALOMA". Edifiant !

  • PORTRAIT D'UN FUTUR PRESIDENT

    Petite leçon de psychologie: le pervers narcissique et ses complices

    Les pervers narcissiques n'éprouvent aucun respect pour les autres, qu'ils considèrent comme des objets utiles à leurs besoins de pouvoir, d'autorité, ou servant leurs intérêts. Il font des promesses qu’il ne tiendront pas, sachant que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Pris en flagrant délit de mensonge, ils sont capables de nier avec un aplomb hors du commun...
    Charité bien ordonnée commençant toujours par soi-même, ils savent parfaitement et farouchement défendre leurs intérêts dont ils ont toujours une vision très claire. Ils essaient de profiter à chaque instant de toutes les opportunités, de toutes les personnes rencontrées, et ces personnes sont systématiquement instrumentalisées pour en tirer, autant que possible, avantage pour eux. Comme pour tous les narcissiques, tout leur est dû. Ils n'admettent aucune remise en cause et aucun reproche.

    Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune «humanité», aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculateurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui. Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, ils simuleront le fait d’être emplis, en apparence, de bons sentiments et d’une sincère empathie pour autrui.

    Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche. Cela explique la rage destructrice qui s'empare d'eux lors des séparations. Quand un pervers perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d'obtenir une revanche. Ce n'est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c'est une rancune inflexible, implacable à laquelle le pervers applique toutes ses forces et ses capacités de raisonnement. Et alors, il n’aura de cesse d’assouvir son dessein de vengeance.
    Les pervers narcissiques ont souvent besoin de haïr pour exister. La haine peut être chez eux un moteur très puissant.

    Souvent, le pervers narcissique est quelqu'un qui n'a jamais été reconnu dans sa personnalité propre, qui a été victime d’investissement narcissique important de la part de ses parents et qui a été obligé de se construire un jeu de personnalités (factices), pour se donner l'illusion d'exister.

    Du fait d’une histoire personnelle, où il ont été, par exemple le bras armé d’un de leurs parents, les pervers n'ont pas pu se réaliser. Ils observent alors avec envie ce que d'autres qu'eux ont pour y parvenir.
    Les pervers narcissiques ne sont jamais sincères, toujours menteurs. Ils peuvent aussi bien dire la vérité que mentir avec aplomb. Le plus souvent, ils effectuent de sensibles falsifications de la vérité, qu'on ne peut pas vraiment qualifier de mensonges, et encore moins de constructions délirantes. Mélanger le mensonge, la sincérité et la franchise —ce qui est, pour l'autre, très déstabilisant— fait partie de leur jeu.

    Le déni (de leurs défauts, de l'autre) leur permet de «s'aimer» (et de s’aimer toujours plus). Ils se mentent à eux-mêmes, sur leur vraie valeur, sur ce qu’ils sont réellement. A certains moments, ils finissent par croire à leur mensonge, à d’autres, ils en ont conscience. C’est toute l’ambivalence de la pathologie mythomane. Le pervers narcissique est un «comédien né». Ses mensonges à force d’entraînement sont devenus chez lui une seconde nature.
    Sa palette de personnalités, de personnages, d’émotions feintes est étonnante. L’éventail de son jeu d’acteur est infini, sans cesse renouvelé.
    Il donne le plus souvent l’image d'une personne parfaitement calme, ne s’énervant jamais.
    Le pervers narcissique est le plus souvent doté d’une combativité extrême et d’une capacité de rebond remarquable. Sa mégalomanie, son narcissisme, voire sa paranoïa, renforcent cette combativité. Souvent immensément orgueilleux, voire mégalomane, le pervers narcissique aime gagner, à tout prix, sans fin, et ne peut admettre, une seule fois, de perdre. Il est prêt à tout, même aux coups les plus retors, pour ne jamais perdre. Le pervers est comme un enfant gâté. S’il ne rencontre pas de résistance, il ira toujours plus loin.
    A la longue cette tendance, qui peut lui assurer une dynamique du succès pendant un certain temps, devient une addiction. Signe de sa mégalomanie, elle la renforce en retour, et l'amène à ne plus pouvoir tolérer la moindre frustration ou contradiction.

    «Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose !» (Beaumarchais).
    Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d'y toucher, prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus grand sérieux, comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne sont pas les siennes. Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais se contente d'allusions voilées, insidieuses. A la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir jamais prononcé une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une accusation de diffamation.

    Situations cliniques :

    • Le déni : «La France n’a jamais commis de génocide», en France, on a rien fait, la collaboration n’a pas existé, donc nous n’avons pas besoin de repentance (et on tue en même temps le Père en détruisant le  travail de mémoire accompli par son prédécesseur).

    • La diffamation sans y toucher : «ON égorge des moutons dans les baignoires », le ON anonyme du mépris et du colonialisme.

    • Frapper l’autre d’inexistence pour le mépriser et le déstabiliser : je ne regarde pas mon adversaire au cours d’un débat, je dis «elle» en regardant un témoin.

    • La jouissance du sous-entendu : « Je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas». Ce qu’on pense tout bas, ce n’est en général pas très beau, et justement, on ne le dit pas. Ou «en France, on ne peut pas dire les choses» : par exemple, les nègres nous emmerdent, foutons les dehors…

    • Provoquer la sidération et l’adhésion de l’entourage en le confrontant à l’horreur absolue : par exemple parler longuement du calvaire de la mère de Sohane pour faire passer une loi sur la récidive.

    • Etre mégalomane, ne pas supporter le moindre accro à sa propre image : faire virer un grand patron de presse pour avoir été montré sous les traits ridicules du cocu.

    • Enfance : venger une mère abandonnée qu’on ne quitte qu’à l’âge de 28 ans.

    • Amour de la traîtrise : prendre pour porte-parole celui qui a trahi et calomnié son propre camp…

    Mais vous avez sûrement en tête d’autres situations…

    Allez, bonne continuation.

    Serge Hefez •(De Libé)

  • LE SARKO PIS

     

    Comment ne vous ai-je pas encore parlé du plus célèbre naturiste franco-hongrois ?
    Le Sarko Pis, appelé aussi "Petit Nicolas", sculpté par Jérome Duquesnoy l'Ancien en 1619, alimentait le quartier en eau. Ce petit garçon potelé, dont le geste naturel s'accompagne d'une grâce charmante, symbolise la goguernardise et la verdeur de Budapest.
    Pour celles et ceux qui vont bientot visité Paris , il faut savoir que le Sarko Pis sera exposé rue du Faubourg Saint Honoré Palais de L'Elysee à partir du 16 mai prochain pour 5 ans.

    Manneken_Pis

     

     

  • LE FOND DU DEBAT

    Je ne résiste pas à l'envie de vous proposer  un papier paru dans Libération du vendredi 4  qui résume avec talent ce dont je suis persuadé depuis de très longues semaines et même de longs mois. Cette campagne n'aura pas été politique mais très largement influencée par le système médiatico-économique. Dimanche soir on sablera le champagne dans bien des lieux du pouvoir jusque là éloignés de la vie électorale.
    Cette analyse de Schneidermann très différente des autres mérite d'être lue par le maximum de personnes car elle met en évidence la réalité du fonctionnement de notre société réputée démocratique.
    LE FOND DU DEBAT
    Enfin ! Enfin eux deux, seuls face à face, avec deux chronomètres, et deux arbitres potiches. Eux seuls, sans la gangue de sondages, d'éditoriaux, de bandes-annonces, de seconds couteaux, d'invectives, de sarcasmes, de manipulations, de déformations, d'effroi, de rumeurs, qui obscurcissent l'atmosphère depuis le début. Cette fois, c'est fait. Tous les PPDA, tous les Chabot, Boyon, Lagardère, Bouygues, Sylvestre, tous les Sofres-Ipsos-Ifop-BVA-CSA ne pourront plus empêcher que la France entière les voie, ces deux-là, au fond des yeux, pendant plus de deux heures d'horloge.
    Elle joue l'attaque : elle n'a pas le choix. Il se défend : surtout, ne pas s'énerver. Elle attaque bien, mais il défend efficacement. Il est meilleur, plus clair, plus convaincant, dans les longs monologues de fond de court, les développements, les plaidoyers. Elle y apparaît plus filandreuse. Mais à chaque montée au filet ­ et elle les multiplie, face à un adversaire alors paralysé par le risque de la faute ­, elle le hache menu, et marque le point. Offensives, retraites : que retiendra l'électorat, en ses mystérieuses profondeurs, de la musique de ce spectacle-là ? De ce débat, que restera-t-il ? Sa "saine colère" à elle, peut-être, sur le sujet inattendu de l'accueil des enfants handicapés à l'école, qui prend l'adversaire à contre-pied. C'est l'extrait qui nourrit les gloses du lendemain matin, que rediffuse en boucle la télé, que place à sa une l'édition en ligne du Figaro.
    Et un mystère, aussi, sans doute : ces regards, qu'il ne cesse de lancer aux deux arbitres. On dirait presque qu'il souhaite débattre avec eux, et seulement avec eux. N'est-ce pas, " Mdame Chabot " ? N'est-ce pas, " Msieur Poivre d'Arvor " ? Comme s'il était en train de se tromper d'émission. Comme s'il pensait se trouver à un entraînement avec les sparring-partners habituels. Mais Chabot et Poivre ne sont d'aucun secours. Ils n'existent plus dans le débat que par ces regards-là. Dès les premières secondes, ils ont perdu pied. Ils avaient dessiné un beau cadre, pour un beau débat bien ordonné, en plusieurs parties. Elle l'a fait voler en éclats dès le début, en piétinant les plates-bandes, mélangeant tout, convoquant d'emblée la policière violée de Bobigny, pour le mettre hors de lui d'entrée, le pousser à la faute sur le terrain de la sécurité. Tant pis, tant mieux. Le voilà dès lors obligé, en permanence, de galoper d'un coin à l'autre du terrain. Et on dirait qu'il les prend à témoin, les arbitres, les copains, les partenaires habituels. Eh ! Camarades ! Vous ne voyez pas que ça part dans tous les sens ? Vous ne voudriez pas faire quelque chose pour moi ? On aurait presque envie de le recadrer : mais enfin, aujourd'hui, ils n'ont pas le droit Nicolas ! Ils n'ont pas le droit de chuchoter avec toi. Ils n'ont pas le droit de recueillir tes confidences. Aujourd'hui Nicolas, il faut faire semblant de ne plus les connaître. Tu es dans la cour des grands, Nicolas. Tout seul face à elle, la martienne, l'imprévisible. Tu vas sûrement y arriver, depuis le temps que tu t'y prépares.
    Et derrière l'épaule de Chabot et PPDA, c'est toute la grande armée médiatique que semblent aller chercher, en filigrane, les regards du candidat. Ah ! le beau rêve ! Les voyez-vous, les hussards, les dragons, la garde ! Quelle belle armée, qui lui fit une si jolie campagne. Ah ! les croissants avec Elkabbach et Lagardère, entre hommes, entre amis, entre frères d'armes, après l'interview du matin sur Europe 1. Ah ! les consensus réconfortants d'après interview sur la nullitude de la concurrente. Ah ! la bienveillante neutralité du Monde tout au long de la campagne, son indulgente surdité après les dérapages sur le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, sur la génétique, ou sur l'Allemagne. Ah ! la tendresse complice de l'ami Giesbert, les belles photos songeuses en couverture du Point, et ces graves questions au dos des kiosques : "Peut-il perdre ?" Ah ! la vigilance sourcilleuse des gardiens du CSA, qui savent toujours si bien comprendre sans qu'il soit besoin de rien leur demander. Ah ! l'immense armée des humbles de la presse, des circonvenus à coups de tutoiement, d'embrassades, de confidences, d'attentions. Ah ! les complicités du matin, au départ de l'avion ou de l'autocar. Ah ! les attentes partagées, les fous rires.
    Bien sûr, aussi, les coups, la dureté du combat. Ce directeur de Match, à qui il fallut bien faire payer l'affront d'avoir publié une photo sacrilège. Les mouches de Plantu, jusqu'alors réservées à Le Pen. La cruauté quotidienne des Guignols de Canal +. Les mesquines investigations immobilières du Canard enchaîné, heureusement promptement étouffées par le reste de la presse. Les portraits chargés de Marianne, heureusement désamorcés par leur excès. Les escarmouches avec Demorand, le matin, sur France Inter, heureusement apaisées après le round d'observation. Les coups de fil à Edouard de Rothschild, qui se retrouvent sur Internet. Et Internet, justement, espace incontrôlable, anonyme, espace de tous les traquenards, heureusement incapable de se hausser (mais pour combien de temps ?) jusqu'à l'audience des "grands médias".
    Voilà, peut-être, à qui s'adressaient les mystérieux regards de Nicolas Sarkozy, pendant que son adversaire, elle, ne le lâchait pas des yeux. Et maintenant que roulent les dés...
    Daniel SCHNEIDERMAN

  • CA COMMENCE!

    LA LIBERTE D'EXPRESSION EN DANGER

     Pas encore élu le nain de met la machine est en marche... après les chaines nationales notemment TF1, sous contrôle du pouvoir, voila qu'internet est touché...

    Une video défavorable a nicolas Sarkozy circulait sur internet... Quelle surprise... elle a disparue !

    Constatez par vous même !

    http://www.dailymotion.com/tonnerre2brest/video/x1llel_sa...

     

    Ce document n'est pas le seul.... Sur d'autres sites, d'autres pages sont introuvables exemple :

    - Ce document était en lien avec le livre "Rupture" de S portelli dont je parle sur la note "Le livre interdit de sortie avant élection" qui parle des vrais chiffres de la délinquance http://www.404brain.info/NEWExpression/ExpressionEnginePB...

     

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  • POLITIS

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