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  • LA CONNERITUDE DE LA SEMAINE 16: 1476 JOURS A TENIR

     Une semaine où, mises à part les robes de Carla Bruni, la droite a taillé dans tout : sécu, hôpitaux, chômage des seniors, allocations familiales…

    Tropicalboy 
     Cette dernière semaine, la 50ème depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République,le gouvernement  fut extrémement actif.En effet,voiçi son bilan hebdomadaire exceptionnellement exemplaire:c'est un modèle de casse sociale.  
     
    Dérembourser les frais d'optique
     
    Dimanche 13 avril la ministre de la Santé délivrait son "couac" : elle expliquait sur RTL qu'il faudrait transférer le remboursement des frais d'optique sur les mutuelles et autres assurances complémentaires. Cinq millions de Français n'ont pas de mutuelle. Comme dirait l'autre "Roselyne a raison : il ne faut plus rembourser les lunettes. Les français commencent à voir trop clair dans notre jeu..."
    Virer les chômeurs qui refusent deux propositions "valables" d'embauche
    Laurent Wauquiez s'est énervé : "je resterai ferme sur les principes !" a-t-il expliqué après avoir proposé une définition des "offres d'embauches valables; : 70% du salaire précédent minimum et 2 heures de transport domicile-travail maximum. Laurent Wauquiez va en en vélo à son ministère.
    Culpabiliser sur les niches fiscales
    La culpabilité est forte. La député UMP Chantal Brunel a été ovationnée par la gauche à l'Assemblée Nationale quand elle a lancé une charge contre le bouclier fiscal et autres niches avantageuses. Christine Lagarde a dû promettre une étude. Il faut avouer que le gouvernement a dû cette semaine reconnaître que le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) s'était creusé au-delà de ses prévisions : 2,7% (et non 2,4%) en 2007, 2,5% (et non 2,3%) en 2008 et au moins 2% en 2009 (versus 1,7% prévu). Même la défiscalisation des heures supplémentaires ne sert à rien ! Et l'inflation atteint des sommets.
     
    Radier les chômeurs de plus de 57 ans
    Les gouvernements se sont engagés depuis plusieurs années à réduire les statistiques du chômage, et non pas le chômage lui-même. Sur ce terrain, l'équipe Sarkozy est très efficace. Cette semaine, Christine "Marie-Antoinette" Lagarde (encore Elle)a ainsi annoncé qu'elle veut supprimer la dispense de recherche accordée aux chômeurs de plus de 57 ans et demi. Et après 2 offres "valables" d'emploi, ils seront radiés !
    Licencier les fonctionnaires inaptes
    Jeudi 17 avril, Eric Woerth recevait avec satisfaction un "livre blanc.; Blanc comme neige, le livre blanc est un exercice de déresponsabilisation politique : "ce n'est pas ma faute, ce sont les experts qui le recommandent !" Ce livre "Blanc" suggère de bonnes pistes (comme la mobilité des fonctionnaires, la simplification des modes de recrutement et des métiers) et annonce un drame : avec une formulation que même le secteur privé n'utilise pas, le rapport recommande d' "organiser la sortie de la fonction publique des agents devenus inemployables ou dont la valeur professionnelle est insuffisante."
    Fermer les petits établissements hospitaliers
    Ce même jeudi 17 avril, Nicolas Sarkozy annonçait que:
     1°)- il n'y aurait aucune fermeture brutale d'hôpital suite à la réforme de la carte hospitalière, mais que
     2°)- les petits établissements seraient regroupés. Conséquence d'un autre rapport "d'expert", publié il y a quelques jours, la réforme de la carte hospitalière inquiète les villes déjà menacées de désertification économique par les fermetures de tribunaux et de casernes.
    Réduire les allocations familiales
    Mercredi 16 avril, on apprenait qu'un prochain décret réduira les allocations familiales des foyers avec adolescents : les bonifications accordées pour les adolescents ne seront plus versées dès les 11 ans, mais après 14 ans. Selon Le Monde, cela représente 600 euros de moins par enfant. Cette réforme a été votée à l'automne dernier. Il est temps de passer à la caisse !
    Que nous prepare-t-on pour la semaine prochaine? 

  • LORIENT FC BAT L'OL

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    Dans un système où les critères économiques sont souvent les plus importants, il était important de rétablir enfin le vrai classement du championnat de France : le classement du coût par point. Il s’agit de diviser tout simplement le budget du club par le nombre de points obtenus sur le terrain. Le résultat est édifiant : Lorient est champion de France devant Le Mans et Nancy qualifiés pour la ligue des champions. Nice jouera l’UEFA et les trois reléguables sont Marseille, PSG et Lyon qui ferme la marche.

    classement

     

     psg ah ah ah

    À noter également, que le clubs anglais Manchester, dépense 14,2 millions par point ! Et là, même si les anglais ont 3 qualifiés en demies finales de la ligue des champions, on rigole !

  • LE P.S AUJOURD'HUI



    La société des socialistes, le PS aujourd’hui

    Rémi Lefebvre, Frédéric Sawicki, Editions du croquant, octobre 2006

    Rédigé quelques semaines avant la désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle, cet ouvrage s’intéresse décrit le parti pivot de la gauche française, ses faiblesses et ses forces, sa vision de la société, ses processus de sélections, sans entrer dans les choix des personnes et des stratégies de chacune.

    Lire la suite: http://www.eglantine.info/index.php/?Notes-de-lecture

  • J'AI LA MEMOIRE QUI FLANCHE

    EFG

  • L'ITALIE A LA BOTTE DE BERLUSCONI

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    Le milliardaire Silvio Berlusconi a largement remporté les élections législatives, en obtenant la majorité absolue au Sénat et à la Chambre des députés. La coalition de droite obtient 47,1% des voix au Sénat contre 38,1% au centre-gauche de Walter Veltroni, l'ex-maire de Rome.

    Silvio Berlusconi a salué sa victoire en intervenant par téléphone à la télévision : "Oui nous avons gagné, et c'est ce que je n'ai cessé de dire pendant toute la campagne électorale", a-il déclaré."Je vais gouverner pendant cinq ans", a-t-il affirmé, annonçant "des mois difficiles" qui "demanderaient un grand courage" de la part des Italiens.

    Ce sera la troisième fois que Berlusconi, 71 ans, accèdera au pouvoir. En avril 2006, après un mandat de cinq ans et un bilan controversé, le magnat des médias avait été battu par son vieil adversaire de gauche Romano Prodi.

    La Ligue du nord (régionaliste, anti-immigrés et anti-européen) devrait réaliser un score bien meilleur qu'en 2006 en recueillant 8,3% des voix au Sénat, selon les projections d'Ipsos, contre 4,5% aux dernières législatives. Le chef de la Ligue Umberto Bossi, qui avait récemment menacé de "prendre les fusils contre la canaille romaine", a cherché à rassurer lundi soir: "Berlusconi est un ami. Nous avons respecté notre parole, il ne sera jamais otage de la Ligue".

  • BELGE AU CLAIR DE LUNE

       Deux Belges installent leur tente dans une clairière et se couchent pour dormir.

    Quelques heures plus tard, l'un d'eux réveille l'autre et lui dit :

    - Regarde dans le ciel et dis-moi ce que tu vois.

    - Des millions d'étoiles !

    - Et qu'est-ce que ça veut dire, selon toi ?

    Le Belge réfléchit à la question un instant et dit :

    - Ben, astronomiquement parlant, cela veut dire qu'il y a des millions de galaxies et des milliards de planètes dans le vaste espace.

    Astrologiquement, cela me dit que Saturne est en Verseau.

    Pour l'heure, je dirais qu'il est quatre heures du matin.

    Théologiquement parlant, il est évident que Dieu est tout puissant et que nous sommes petits et faibles.

    Météorologiquement, il semblerait qu'il fasse beau demain.

    Après s'être fait dévisager par l'autre Belge pendant quelques minutes, il reprend :

    - Quoi, qu'est-ce que j'ai dit de mal ?

    - Pauvre con va ! Si tu vois le ciel, ça veut simplement dire qu'on s'est fait voler la tente...

     
  • CANCERS ET INCINERATEURS

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    MODES DE VIE
    Cancers et incinérateurs : l’enquête-vérité Pollution / dimanche 6 avril par Philippe Bornard

    C’est une bombe, mais à retardement : l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS), a mis en ligne discrètement, le 27 mars, les résultats inquiétants d’une enquête très fouillée sur les risques accrus de cancers pour les populations ayant vécu près d’un incinérateur d’ordures ménagères. Le constat est accablant : il y a davantage de cas…

    Le ministère de sa santé n’en a pas fait grand cas : le rapport de l’InVS, consultable sur le site de cet organisme, restait introuvable sur celui du ministère à la date du 6 avril. Peut-être ne faut-il pas remuer ces sujets « anxiogènes » ou réveiller des scandales oubliés… Ce silence est d’autant plus étonnant que l’InVS écrit, à la page 126 de son rapport : « Il est recommandé de diffuser largement les résultats obtenus de manière accessible au grand public ». De plus, la ministre Roselyne Bachelot connait très bien le dossier : c’est elle qui, ministre de l’environnement en 2002, avait sommé les préfets de fermer les incinérateurs les plus polluants.

    Une enquête menée sur 10 ans et 4 départements
    Cette étude de l’InVS mérite pourtant le détour : il s’agit de la première enquête de grande ampleur menée sur le sujet. Elle a permis de remonter le temps, sur 10 ans (1990-1999) dans quatre départements (Isère, Haut-Rhin, Bas-Rhin et Tarn) avec 16 incinérateurs. La santé de 2,5 millions d’habitants a été passée au peigne fin et 135 000 cas de cancers ont été analysés entre 1990 et 1999. Fin 2006, l’InVS avait publié des premiers éléments de cette méga-enquête. Ils étaient déjà inquiétants, sans être encore très fiables.

    Les résultats définitifs, plus alarmants, ont surpris mêmes les plus avertis : le fait avoir vécu tout près d’un incinérateur pendant 10 à 25 ans entraîne un risque accru de cancer, de + 4 %. Les femmes sont plus touchées : tous cancers confondus, le risque est accru pour elles de 6%.

    Confirmation pour des cancers déjà suspectés
    Certains cancers sont particulièrement en cause. Ainsi, pour le sarcome du tissu mou (STM), le risque accru est de + 22 %, hommes et femmes confondus. Le STM est un cancer rare, déjà repéré par les scientifiques comme pouvant traîner à l’ombre des incinérateurs. Cette étude confirme la suspicion. L’autre cancer également suspecté est le lymphome malin non hodgkinien (LMNH) : il affiche, ici, une surfréquence de + 12 %.

    Ces deux fautifs avaient déjà été signalés par le professeur Jean-François Viel, s’attirant des remarques acerbes de certains experts. Dès 2000, cet épidémiologiste du CHU de Besançon avait constaté qu’il y avait 2,3 fois plus de cas de LMNH dans les populations qui vivaient sous le panache de fumée de l’incinérateur de Besançon (lire l’encadré).

    De Seveso aux œufs shootés à la dioxine
    Les polluants cancérogènes qui sortent des cheminées des incinérateurs - dioxines de triste mémoire avec la catastrophe de Seveso et l’agent orange dispersé au Vietnam et PCB - sont suspectés depuis longtemps de provoquer plusieurs cancers parmi lesquels deux types de cancers relativement rares : le sarcome du tissu mou (STM) et le lymphome malin non hodgkinien (LMNH).

    En octobre 2007, le professeur Jean-François Viel a fait sensation en annonçant que des œufs de poule autour de l’incinérateur de Besançon étaient contaminés à la dioxine. Or la dioxine infiltre les sols et peut y rester pendant 100 ans.

    Viel a bouclé la boucle, en mettant bout à bout l’ensemble de ses études et celles de ses confrères. Tout près de l’incinérateur de Besançon, il existe bien une zone (sous le vent) qui cumule les sols les plus contaminés par les dioxine, les œufs les plus « dioxinés » et le taux de surfréquence le plus élevé du cancer évoqué plus haut, le LMNH.

    Le cancer du sein, évoqué pour la première fois
    La force - et l’aspect troublant - de l’étude, c’est que tous les résultats vont dans le même sens. Un risque accru a été découvert pour pratiquement tous les types de cancers : + 16 % pour les myélomes multiples et les cancers du foie. Et + 9 % pour le cancer du sein. L’InVS souligne que ce dernier résultat est nouveau et surprenant, inconnu de la communauté scientifique à ce jour, à tel point que l’Institut n’avait pas du tout prévu, au départ, d’enquêter sur ce cancer. Il l’a ajouté par la suite.

    La pollution des incinérateurs, suspect probable
    Prudent, l’InVS met en garde : le lien de cause à effet n’est pas scientifiquement prouvé entre l’augmentation des cancers et l’exposition aux rejets des incinérateurs. Mais, vu la convergences des études sur le sujet, on s’en rapproche tout de même ! Les auteurs du rapport l’expliquent à leur façon, à la page 125 : l’enquête de l’InVS « complète un faisceau d’arguments solides en faveur du rôle causal des expositions environnementales aux émissions atmosphériques d’incinérateurs d’ordures ménagères sur l’incidence de certains cancers ». C’est un peu du Dali, mais cela va mieux en le disant.

    Des cancers 30 ans après
    Enfin, l’InVS précise qu’il a pris en compte une période de latence de 5 ans pour les leucémies et de 10 ans pour tous les autres cancers. Or 5 et 10 ans, c’est court. Autrement dit, tous les cancers n’ont pu être comptabilisés dans l’étude, car ils ne sont pas encore déclarés. « Il y a de forts risques que les résultats sous-estiment la réalité, souligne le Cniid, association de militants anti-incinération, avant d’ajouter : « le pic d’apparition des cancers n’est ainsi peut-être pas atteint ».

    L’InVS le confirme dans son langage technique : « La période d’observation de notre étude ne pourrait correspondre qu’au début de la période de surincidence induite par l’exposition aux émissions d’incinérateurs ». Les cancers peuvent apparaître 30 ans après l’exposition à certaines substances. On ne peut être plus clair.

    Une secousse pour les industriels
    Cette étude à de quoi secouer le monde de l’incinération. Certes, les normes de rejets, imposées depuis janvier 2006, sont beaucoup plus strictes. « On peut, dès lors, s’attendre à une diminution du risque de cancer chez les populations exposées aux niveaux actuels d’émission » précise l’InVS. Mais la pollution des sols reste, elle, importante et certains exploitants pourraient, sait-on jamais, être interrogés sur le passé.

    Petit rappel historique : en 1994, le ministre Michel Barnier (il était alors en charge de l’environnement et président du conseil général de Savoie) avait écrit au commissaire européen pour l’enjoindre de ne pas durcir la législation sur les incinérateurs, parce que les industriels risquaient de pas s’en remettre. La commission avait quand même imposé de nouvelles normes.

    Le gouvernement français avait du fermer en catastrophe celui de Gilly-sur-Isère en octobre 2001, déclenchant une enquête judiciaire, qui s’est achevée par un non-lieu fin 2007, au grand dam des associations de riverains qui avaient porté plainte. Plusieurs dizaines d’autres unités ont dû être fermées dans la foulée. Certaines de ces installations étaient des barbecues géants à ciel ouvert et crachaient des dioxines à gorge déployée : 750 fois plus que les normes à Gilly… Et 2260 fois plus que les normes à Maincy/Vaux-le-Pénil (Seine-et-Marne), record absolu !

    La France a été condamnée en 2002 par la Cour européenne de justice pour n’avoir pas fait respecter la réglementation sur les émissions de dioxine des incinérateurs.

    Restée championne de l’incinération, avec 128 installations en fonctionnement, la France ne souhaite pas vraiment ranimer les vieux démons, avec ces enquêtes sanitaires. D’autant qu’une quinzaine de nouveaux incinérateurs sont en projet, suscitant déjà de vives oppositions locales : en Corse (projet abandonné récemment) ; à Marseille/Fos Sur Mer ; à Clermont-Ferrand, où 500 médecins viennent de manifester. Lors du Grenelle de l’environnement, les associations ont réclamé, en vain, un moratoire.

    Cette étude ne tombe vraiment pas bien.