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  • LA DEFENSE FRANCAISE A VALSE

     

     

    fus_oefb_wm_quali_popup1_b_aSi la moitié des joueurs qui ont perdu le match de samedi soir à Vienne (3-1) n'étaient ou n'ont presque pas joué à l'Euro alpin, les mêmes manquements sont pointés à commencer par les coups de pied arrêtés et la détermination.

    Ah les années 1970, quelle belle époque ! Le sommet des trente glorieuses,le col en V giscardien à la mode mais le néant total au niveau de l'équipe de France de football. C'est en 1970 (le 7 octobre) que les Bleus ont perdu pour la dernière fois face à la sélection autrichienne (1-0). C'était déjà à Vienne, mais dans feu le Prater Stadion.
    Samedi soir, au Ernst Happel Stadion, l'équipe de France a une nouvelle fois sombré. Cette fois-ci c'est face à la 101è équipe la FIFA, c'est-à-dire calée entre le Congo et l'Albanie. Il y a deux ans (deux années lumières en terme de football), on louait encore la faculté des Bleus à ne pas prendre de buts sur coup de pied arrêté. À Vienne, la bande à Domenech a pris trois buts de cette façon. Et si le penalty est sournoisement compté comme coup de pied arrêté, c'est sur corner qu'il est sifflé. D'ailleurs, le second but  Autrichien (à la 42è par Aufhauser) est le copier-coller du premier (à la 8è par Janko, enfin Mexès en csc selon Henry). C'est en cela que la défense de l'équipe de France inquiète énormément. Au-delà de la pitoyable performance de Philippe Mexès qui remplaçait le suspendu Éric Abidal, c'est le placement de la défense française sur la ligne des 6 mètres lors des deux coups francs Autrichiens à plus de 30 mètres du but de Mandanda qui pose problème. La défense commande les attaquants adverses et pas l'inverse. Si les Autrichiens veulent être 5 hors-jeu au point de penalty, ça les regardent... Et là, ce n'est pas Mexès que l'on doit pointer du doigt, mais Gallas qui commande cette ligne, voire Mandanda qui aussi bon soit-il sur sa ligne doit s'imposer dans ce genre de situation. Lilian Thuram se fait remarquer par son absence, une place de patron est à prendre.

  • LE PAPE EST LA!

    En cliquant sur l'image, téléchargez le bon de commande du livre de Jean-Luc Mélenchon.

    La semaine prochaine vient le pape. Je m’attends à la marée d’amnésie habituelle sur les exploits de cette sorte de chef politico religieux. Sans oublier les numéros de flagorneries à usage médiatique de tous ceux, à gauche,  qui voudront prouver leur ouverture d’esprit et refus du « sectarisme » en léchant les mains de l’ancien grand inquisiteur de l’église romaine. Mais peut-être finit-on par s’habituer. Il y a peu nous avons été régalés de la présence très entourée de monsieur Dalaï Lama, « océan de sagesse » comme l’indique son modeste nom. Cet homme prétend être la réincarnation de la même personne depuis 1642 sans que ça fasse rire une seule fois un des extravagants socialistes qui sont allés se jeter à ses pieds. A part ça il souhaite aussi la partition du quart du territoire de la Chine et l’expulsion de 90 millions de chinois de cette zone. On ne va pas se fâcher pour si peu. La procession qui l’entourait a donc été béer d’admiration à Nantes en payant les 150 euros exigés pour être admis auprès de l’océan réincarné. Après quoi il a inauguré diverses pagodes dans une atmosphère d’adulation politique totalement aveuglée. Là non plus on ne s’est pas  montré trop regardant sur ces bâtiments. Même quand ils n’ont pas de permis de construire. Mais tout ça reste très exotique. Le Tibet c’est loin. C’est du frisson religieux gratuit : on peut penser que nous n’aurons jamais à payer les pots cassés des théocrates en sari. Donc arrive monsieur pape. Et avec lui l’esprit de croisade. La c’est du sérieux. Le pape est un chef politique, n’en déplaise aux naïfs et aux malins qui voudraient en faire une pure figure de la contemplation métaphysique.

    Le pape est un chef politique. En attestent encore récemment par exemple ses prises de positions et interventions publiques dans la campagne électorale espagnole. C’est le cas encore au quotidien en Amérique latine où les églises catholiques mènent des campagnes acharnées contre le droit à l’avortement et le divorce sans hésiter à entrer très directement dans l’arène électorale. Naturellement je mets de côté les cas extrême où les prélats participent à des coups d’Etat comme au Venezuela ou menacent de mort des ministres comme en Argentine. Mais je crois utile de ne pas les oublier au moment où sont montrés du doigt comme sectaires et passéistes tous ceux qui osent rappeler la face obscure de l’église.  Je n’y entre pas davantage dans cette note. Je veux cependant insister sur les aspects plus directement et immédiatement français de la politique papale.

     

    Largement inspiré du livre de J.L Mélenchon

  • FREUD CONTRE BOVE


    Au procès des faucheurs volontaires qui se tenait mercredi à Bordeaux, le procureur de la République Jérôme Bourrier a requis 8 mois de prison ferme contre José Bové, mais aussi 4 ans de privation des droits civiques, civils et familiaux.

    Pour faire bonne mesure, soulignons que concernant la peine de prison demandée, elle n’a rien d’extraordinaire car José Bové est un multirécidiviste. N’importe quel gamin beur s’étant prêté autant fois à des actes de dégradation croupirait en prison depuis longtemps. La réquisition de privation des droits civiques est d’autre part concevable eu regard au caractère  des actes du moustachu .

    Mais au nom de quoi une privation des droits familiaux (dont nous ignorons l’étendue) ? La peine de prison, si elle était confirmée, ne serait-elle pas déjà une pénible privation sur 8 mois des droits familiaux de l’individu? Le comportement « politique » de José Bové préjuge-t-il de ses capacités à assumer des tâches familiales, seul critère qui devrait motiver une pareille mesure ? Peut-être M. le procureur estime-t-il que les actes publics du moustachu sont un mauvais exemple pour ses enfants ? Dans ce cas là, on pourrait se poser la même question pour Jérôme Bourrier. Car concernant Marc Giblet, l’agriculteur qui avait tiré un coup de feu en direction des faucheurs volontaires, le procureur a estimé qu’on pouvait envisager la légitime défense ! 

     Mais qu’un magistrat explique que se faire justice soi-même est de la légitime défense, voilà qui n’est sans doute pas un très bon exemple pour ses propres enfants ! D’ailleurs, s’il s’agissait de légitime défense, pourquoi alors requérir dix mois de prison (avec sursis) contre Marc Giblet ?

    Pas cohérent pour deux sous, le procureur ! Et que penser d’un réquisitoire qui justifie ainsi la peine demandée pour José Bové : « Il est temps pour José Bové de mettre fin aux agissements compulsifs qui résultent d’un complexe d’Œdipe mal négocié ». Voilà les niaiseries psychanalytiques de retour dans les prétoires, comme si elles n’avaient pas suffisamment fait de dégâts !  Jérôme Bourrier fait ici une allusion finaude au fait que le père de José Bové était agronome et directeur régional de l’INRA. Les sophistes freudiens verront donc dans les positions anti-OGM du moustachu la manifestation d’une « opposition au père » (complexe d’Œdipe non résolu) . Bien entendu, celui-ci aurait-il opté pour une brillante carrière scientifique, et serait devenu directeur national de l’INRA, les mêmes sophistes y auraient également vu un complexe d’Œdipe mal résolu : José Bové aurait été perçu comme en compétition avec le père…pour séduire sa mère et supplanter le père dans le cœur de celle-ci ! Ajoutons que parler de comportement compulsif dans le cas des actions répétitives de fauchage  n’a strictement aucun sens, et qu’aucun psychologue digne de ce nom (celà se saurait) ne prone à ma connaissance la prison comme remède à des troubles obsessionnels compulsifs !

     Entre deux formes d’obscurantisme, j’ai toujours du mal à trancher.

  • BLANCHE NEIGE ET LES 7 NAINS



    « Aimez-vous les uns les autres ou disparaissez » : c’est après cette imprécation que Blanche Neige quitta l’Université d’été de  La Rochelle, laissant le champ libre aux nains dont on n’est pas très sûr qu’ils n’étaient que sept, mais dont on est certain qu’ils étaient tous grincheux.

    Le moins que l’on puisse dire, en effet, est qu’il n’y a pas grand-chose à retenir de cette pantalonnade digne de feu « Au théâtre ce soir ». Il et vrai – Moscovici dixit – qu’en parallèle, les débats animés par les militants étaient de grande qualité. Mais leur a-t-on dit que ces débats ne servent à rien ?

    Le PS, on le sait depuis 2002, ne pourrait être crédible comme force d’alternance (et non de remplacement) qu’en étant rassemblé autour d’un programme puis d'une personnalité capable de créer une dynamique, d’incarner ce projet, tout en assumant l’indispensable aggiornamiento idéologique que les socialistes français ont tant de mal à prononcer.

    Or, depuis la primaire des dernières présidentielles on ne voit rien venir. Seule, peut-être, Martine Aubry a l’épaisseur politique et le CV ministériel pour endosser ces habits-là. Mais elle manque pour l'instant singulièrement de charisme et de troupes. .

    Un Chat Botté socialiste va surgir miraculeusement d’ici le Congrès de Reims,au P.S,parti d' il n’y a pas si longtemps, de François Mitterrand.

  • C'EST DINGUE!

    Si des nains de jardins s'invitent chez vous appelez Sarkozy

    Tropicalboy

    Il a suffit que Clavier, un obscur personnage qui se revendique comédien, voit sont jardin occupé par des indépendantistes corses pour que Sarkozy décide de virer le chef des forces de l'ordre du coin.

    Cette histoire rocambolesque existe car dans notre pays le prince a tous les pouvoirs. Notamment celui de commettre de graves fautes sans jamais avoir à en répondre.