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  • ON VOUS L'AVAIT BIEN DIT

    Voici un petit rappel du manifeste du parti communiste. Cela fait du bien à la conscience de classe en temps de crise. Comme quoi, on vous l’avait bien dit.

    de K. Marx et F. Engels

    "Karl Marx, 1875

    ...Les moyens de production et d’échange. sur la base desquels s’est édifiée la bourgeoise, furent créés à l’intérieur de la société féodale. A un certain degré du développement de ces moyens de production et d’échange, les conditions dans lesquelles la société féodale produisait et échangeait, l’organisation féodale de l’agriculture et de la manufacture, en un mot le régime féodal de propriété, cessèrent de correspondre aux forces productives en plein développement. Ils entravaient la production au lieu de la faire progresser. Ils se transformèrent en autant de chaînes. Il fallait les briser. Et on les brisa.

    A sa place s’éleva la libre concurrence, avec une constitution sociale et politique appropriée, avec la suprématie économique et politique de la classe bourgeoise.
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  • SEDAN-REIMS



    Thomas Gamiette qui devance ici Loties, a été la seule satisfaction rémoise vendredi dernier.

     A ma gauche, Sedan : 18e, 6 points (-8). A ma droite, Reims : 19e, 6 points (-11) - Nous y voilà ! Et, une fois n'est pas coutume, ce derby entre sous-doués de la Ligue 2 intéresse davantage les joueurs et les staffs que les supporters.
    Alexis Allart, le killer de l'attaque sedanaise (un but !) est déjà à bloc et percute ses lieux communs aux abords des micros. "Nous sommes deux équipes mal classées. Il faudra absolument gagner ce match pour sortir de la zone rouge. Contre Reims, il faudra absolument marquer, en premier si possible car tout est plus simple alors".
    On ne peut pas lui reprocher de prendre ses précautions, en délivrant ses analyses au ras du gazon avant le match. Ce goleador qui conjuge ses buts au singulier est rarement sollicité après...

    Côté rémois, on sait qu'il y aura au moins un supporter à Dugauguez, puisqu'il a été recruté à ce titre au sein du groupe. C'est Stéphane Samson, le footballeur qui ne joue que sur sa PS3. « Je vais les encourager, leur dire de ne pas lâcher, mais ils le savent déjà. Que dire de plus, alors que je n'ai quasiment pas joué depuis trois mois ? Sedan jouera chez lui et aura plus la pression que nous. S'il la transforme en positif, on va souffrir. A nous d'essayer de retourner le public, de le faire taire plutôt que de le voir s'enflammer. »
    Facile à dire des tribunes ! Car ce n'est pas demain que l'on verra Samson se traîner à la pointe de l'attaque stadiste. "Je n'avais jamais enchaîné autant de blessures en début de saison", affirme-t-il. C'est vrai, c'est généralement à partir d'octobre qu'il disparaît des pelouses...

    Dans l'histoire de ce derby, le plus stressé sera évidemment le président rémois JP Caillot depuis qu'il ne dort plus, il pense. Il vient tout juste de découvrir que Reims était considéré comme le "PSG de la Ligue 2"
    et a l'air de s'en étonner. Ca fait pourtant quelques années que ça sent le soufre... Il est bien le seul à ne pas s'en être rendu compte.
    Quoi qu'il en soit, la crise des "sous-primes" (les primes de match ne grèveront pas le budget du club cette saison) a au moins du bon sur un point : dans ce derby, il ne pourra être question de petits arrangements entre amis. Cette fois, chacun va devoir essayer de sauver sa peau...
    Nous saurons ce soir s'il y a des ascenseurs au fond des précipices.


  • LES VIEUX

    Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
    Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
    Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
    Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
    Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
    Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
    Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
    Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends
    Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.

    J.Brel

     

  • POLITIQUE ET ECONOMIE

    Rik

    La crise financière va devenir une crise économique et celle-ci une crise sociale. Et donc politique. Il faut entendre ici que tout le système des relations sociales dans les pays va être mis sous tension. Et tout le système des relations internationales de même. La paix dans tous ses aspects va redevenir aussi une question de l’actualité et du concret, du local au global. Dans ce contexte il est juste en effet de proposer des mesures de court terme, de moyen et de long terme puisque la difficulté se présente dans ces trois dimensions de temps. Par simple bon sens, en supposant que la machine puisse être rapidement relancée, il serait juste de bloquer tout net les causes techniques qui facilitent la réapparition des bulles.

  • DE LA CRISE A LA CRISE

    Je ne vais pas ajouter mes commentaires savants sur la crise financière à tous ceux qui pleuvent déjà sur la tête de ceux qui essaient de comprendre ce qui se passe. Comprendre est un enjeu. Ceux qui croiront avoir compris qu’il s’agit d’une crise de «la finance dérégulée» formeront le bataillon des prochains gogos du système.

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     A ceux là, dans un passé récent les malins ont déjà tout fait avale beaucoups de couleuves dans les conversations mondaines : la retraite par capitalisation «car notre régime d’Etat providence n’est pas viable», «l’Europe qui nous protège», «la mondialisation qui est une chance et pas un danger», «le libre échange qui crée des richesses là où le protectionnisme étouffe l’activité», «l’Etat n’est pas la solution c’est le problème». Et tutti quanti. Sans oublier la dénonciation des archaïques dans mon genre alors que «le monde a changé complètement et donc nous devons complètement changer ». Et surtout «en finir avec les tabous de la vieille gauche». Si la situation n’était pas si proche de l’abîme tout cela sonnerait comme autant de spots pour une série comique a la télé. Mais c’est la vraie vie. On va souffrir. Beaucoup. Longtemps.

    . La crise de la finance ne peut pas être séparée de l’économie  capitaliste. Ce système n’a jamais été stable. Pour fonctionner il doit sans cesse étendre le domaine du marché et de l’accumulation.

    L’instabilité est une propriété de ce système et non une exception ou un dérèglement de sa mécanique. De 1816 à 1929 le capitalisme a connu 14 crises. La suite, on connaît. Les deux suivantes ont donné deux guerres mondiales. Le socialisme est né comme discours d’élucidation des causes de ces crises cherchant à y apporter une réponse globale de long terme. Je doute que les débats sur la moralisation du système convainquent qui que ce soit comme explication et comme réponse aux problèmes du moment. Pas même ceux qui en parlent. Mais il faut bien parler. C’est tout ce que peuvent faire les gens qui ont en charge le système. Il leur faut donner le sentiment de maîtriser la situation. C’est ce qui peut permettre à court terme d’éviter la catastrophe totale.

     Le désastre, comme en Argentine quand toute la classe moyenne s’est précipitée pour retirer ses dépôts … Aucune banque ne peut résister à ça…. Et il y a une réalité qui résume le problème : la valeur des signes monétaires de toutes sortes qui circulent en dollars est cinquante fois supérieure à la masse de ce qui est produit réellement dans le monde entier, évalué dans la même monnaie au même instant. Quand la confiance est rompue, si chacun court concrétiser ses avoirs, l’ajustement enclenche une spirale dévastatrice. Je sais, je simplifie. Mais je donne cette image pour fixer une idée : en réalité le mécanisme d’effondrement que nous voyons se propager pourrait n’en être qu’à son début. Dans ce contexte les pare feux sont tous plus que très incertains. Mais naturellement il en faut. Personne n’a intérêt à la catastrophe. Même un ennemi du système comme je le suis ne la souhaite pas. Car le prix à payer est très élevé pour toute la société. Mais, bien sûr, la catastrophe reste la plus grande probabilité à cette heure.

  • CAMEMBERT AU LAIT CRU

    Pierre_Vautier
    Ne faisons aucun triomphalisme mal placé ni la moindre trace d'orgueil vindicatif, mais l'arret de la production de l'usine Lepetit, où le groupe Lactalis fabriquait ses faux camemberts, sonne comme la victoire définitive de la cause du lait cru.
    1998-2008. Dix années d'une lutte  menée, avec les producteurs et les fromagers, mais aussi avec les responsables de l'INAO et, surtout, avec les citoyens consommateurs, pour la défense de l'AOC, cette précieuse appellation d'origine contrôlée qui désigne et codifie la spécificité gastronomique française, mais aussi pour la sauvegarde de notre patrimoine agricole et alimentaire, à l'heure où la banalisation néolibérale globalisée parvient à désidentifier chaque jour un peu plus de ce qui fait la France.

    Tout a commencé le 14 septembre 1998, avec ce « Aux armes citoyens, le camembert est en danger ».Personne n'imaginait que cette guerre contre un géant de l'industrie agroalimentaire durerait autant et, surtout, que nous la gagnerions aussi totalement, sur le fond, et sur la forme. En effet, 18 septembre 2008, paraissait au journal officiel de la République Française, sous la signature du Premier ministre, un décret confirmant l'obligation de l'usage exclusif du lait cru pour l'élaboration du camembert de Normandie AOC. Huit jours plus tard, le 26 septembre, victime d'une baisse massive des ventes de ses camemberts industriels de la marque Lepetit, Lactalis annonçait l'arret de sa production du site de Saint-Maclou, dans le Calvados. La preuve que lorsque le consommateur est informé comme il se soit, il sait se mobiliser. Cette victoire n'est pas seulement celle de la presse libre, elle est surtout celle du citoyen responsable.
                                          
    La révision du cahier des charges de l’AOC « Camembert de Normandie » qui a été approuvée par l’INAO, le 4 juin 2008, met fin à une guerre sans merci au cours de laquelle les groupes industriels ont montré leur vrai visage, convaincus que leur puissance et leur moyens de pression suffiraient à faire basculer l’opinion en leur faveur. C’était sans tenir compte du pouvoir des médias qui se sont emparés à raison de ce débat de société, en mettant sous les feux de la rampe des pratiques d’un autre temps. C’était également ignorer les évolutions de notre société, qui, malgré les contraintes d’un marché de masse en croissance et d’une augmentation des prix galopante, est de plus en plus sensible à la notion de terroirs. Tant mieux ! Que cela serve de leçon à ceux qui tenteraient de mettre la main sur une AOC, ou même, sur un simple fromage traditionnel qui certes n’a pas l’aura et les systèmes de défense d’une AOC, mais bénéficie de l’attachement de nos concitoyens... ! Je pense au Saint-Marcellin ou au Brie... et à tous ces fromages à pâtes molles qui ravissent nos palais en toute saison. Le bon sens est de retour.