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  • POUR UNE REPUBLIQUE IRREPROCHABLE

    Iturria

    »Je veux une République irréprochable. Le Président de la République, c’est l’homme de la nation. Ce n’est pas l’homme d’un parti (sic), ce n’est pas l’homme d’un clan (sic). Je veux donner à chacun sa chance. Je veux être le président de tous les Français. Je veux que tous sachent que, dans mon esprit comme dans mon cœur, ils ont une place, ils ont un avenir. Je veux que les nominations soient irréprochables. Je veux que le parlement ait davantage de pouvoirs. Je veux que les ministres soient moins nombreux, quinze au maximum. Et qu’ils rendent des comptes. Qu’ils s’engagent sur des résultats. Je veux défendre la Vème République. Mais je veux changer la pratique de la République. Plus de simplicité, plus de proximité, plus d’humilité, plus d’authenticité. Au fond, je souhaite, si vous me faites confiance, être le président d’une démocratie moderne, qui sera exemplaire au regard du monde. »

    Ce sont les paroles clamées, depuis une tribune, par celui qui est devenu le Chef de l’État français ,depuis il a donné l’exemple.

  • GUILLON ET PORTE VIRES

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  • 35 ème CONGRES

    Ce n'est pas parce que le 35ème congrès du PCF n'a pas fait médiatiquement grand bruit qu'il ne faut pas s'y intéresser de près. Il y a des détails révélateurs. Par exemple la photo de famille autour de Marie-George Buffet, à laquelle le NPA et LO, à la différence du PS ou du PG, ont refusé de s'associer, comme s'ils n'étaient pas de la famille.

    Plus sérieusement, il y a le score des communistes orthodoxes, près de 30%, ce qui n'est pas mal du tout. Que veulent-ils ? Quitter le Front de Gauche, revenir au PCF de Georges Marchais quand celui-ci avait rompu avec le PS. Pour eux, entendez bien, Mélenchon est un "social-démocrate" ! Quant à DSK, je ne vous dis même pas ...

    Ce courant nationalement non négligeable est prépondérant à Antibes. Les gremetziens en sont l'aile la plus radicale, des durs de dur, un pied en dehors du Parti depuis leur dissidence aux élections régionales.L'antiboise et anti-socialiste Cécile Dumas les représente au Conseil national. Je ne suis pas son genre. Elle n'aime que les socialo-compatibles, pas réformistes et surtout pas les socialistes.
    Dimanche prochain, le PCF des Alpes Maritimes tiendra sa traditionnelle Fête du Chateau à Nice.Les paroles anti-socialistes vont encore alimenter les discours de Piel et de sa marionette.  

  • WOERTH :DEMISSION

    banana republik.jpgDes écoutes téléphoniques semblent révéler que Mme Bettencourt, héritière de L'Oréal et première fortune de France, aurait versé des pots de vin à différents hommes politiques, posséderait des comptes en Suisse et une île aux Seychelles, non déclarée au fisc évidemment. Or, et c'est là que l'histoire devient intéressante, il se trouve que Mme Woerth gère une partie de la fortune de Mme Bettencourt, qu'elle ne pouvait pas ignorer tout cela. Mais autre coïncidence malencontreuse pour lui, Eric Woerth était ministre du budget au moment des faits, donc chargé de lutter contre la fraude fiscale, (et non de la couvrir). Rappelons aussi au demeurant qu'il est trésorier de l'UMP, et que s'il s'avère que des pots de vin ont été versés à ce parti, il ne peut pas ne pas être au courant.

    On le voit, l'affaire est énorme. Au moment où Messieurs Woerth et Sarkozy s'apprêtent à demander d'importants sacrifices aux Français, au moment où il mettent en place une vaste régression sociale, cette affaire de solidarité entre riches est bien mal venue. Elle pourrait donner du grain à moudre aux syndicats qui vont défiler en masse dans quelques jours, mais surtout à la rentrée.

    Dans nombre de pays, la presse se serait emparé de ce scandale et n'aurait pas lâché le ministre jusqu'à obtenir des explications crédibles ou sa démission. Mais dans la république bananière que devient la France, il est plus intéressant et rentable pour la presse aux ordres d'éditorialiser sur onze mecs en shorts (si Sarkozy s'intéresse de si près au rachat du Monde, il y a bien une raison).

    Certes, le fiasco footballistique est intéressant sur ce qu'il révèle de l'état de décrépitude morale de notre pays. Mais les millions brassés ici ne sont rien à côté des sommes concernés dans l'autre affaire. Et autour de Mme Bettencourt, ce sont les plus hautes figures de l'Etat qui gravitent. Et en matière d'atteinte aux valeurs morales, de manque de respect envers la nation, les joueurs de l'équipe de France sont vraiment des petites frappes à côtè de ceux-là. Il serait plus que temps que les journalistes, tous les journalistes, fassent leur boulot.Arnaud Montebourg a raison Woerth doit démissionner

  • A QUI PERD GAGNE !

     

    bling bling, vulgarité, incompétence, orgueil, coupée des réalités du peuple...

    bleu

     

     

    Maintenant je m'intéresse que moyennement au football mais je vois dans ce sport une magnifique métaphore politique. Qu'est-ce que la politique sinon, comme au foot, un groupe d'individus qui cherchent à l'emporter ? Avec la défaite des Bleus, nous avons l'exemple parfait d'une équipe qui perd et de ses caractéristiques, que je veux évoquer pour bien sûr en tirer des leçons politiques :

    1- La suffisance : on perd quand on croit qu'on est bon alors qu'on ne l'est pas, quand on considère que les échecs sont des réussites, que la faute en revient aux autres et pas à soi.Il n'y a pas de victimes innocentes

    2- L'indifférence : on perd quand on ne cherche pas vraiment à gagner, quand on se contente d'être ce qu'on est, sans forcer des talents qu'on n'a pas, quand on se satisfait du résultat même quand on a perdu.

    3- La division : on perd quand aucune confiance, aucune cohésion ne soudent l'équipe, quand c'est la loi des individualités et des clans qui prime, quand le soupçon de trahison domine.

    4- L'absence de leader : on perd quand celui-ci n'est pas respecté, pas estimé, pas admiré, pas obéi, on perd quand on finit par l'insulter. On perd quand on n'a pas de leader, on perd parce qu'on n'a pas de leader.

    5- Le mépris de la communication : on perd quand on reste entre soi, sur son quant à soi, refusant de communiquer avec la population ou le faisant très mal, estimant qu'on n'a pas d'explications publiques à donner.

    Dans un match ou dans une élection, c'est toujours avec ces cinq défauts-là qu'on perd. Mais n'accablons pas les joueurs ni les politiques : ils sont ce que nous sommes, car un groupe, quel qu'il soit, hérite toujours des représentants qu'il mérite. Il y a là une sorte de justice involontaire et punitive. Comment ne pas voir que les Bleus sont à l'image bling-bling de la société française, vénale, narcissique, insolente et je m'en foutiste ("jm'en fous" est l'une des expressions qu'on entend le plus aujourd'hui) ?

    Je ne veux pas abuser d'un rapprochement facile, mais en 1998 c'est une autre société française qui a permis la victoire au Mondial, enthousiaste, créatrice et socialiste.