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  • RETRAITE:L'ALLEMAGNE N'EST PAS LA FRANCE

    Retraites : comparer la France à l'Allemagne est tout simplement malhonnête.

     

    Dans le bras de fer qui est engagé entre les syndicats, soutenus par la majorité des Français, et le gouvernement, soutenu par le patronat.Au cours du débat d'hier soir un des arguments qui revient le plus souvent chez Fillon, pour justifier l'allongement de l'âge de départ à la retraite, est celui selon lequel la plupart des pays européens auraient déjà procédés à la même réforme. Parmi ces pays, c'est l'exemple de l'Allemagne qui revient le plus souvent, les Allemands ayant décidé de repousser l'âge de départ à la retraite jusqu'à 67 ans.

    Evidemment, présenté ainsi, avec des chiffres bruts, sans explication, les Français passent pour de gros râleurs pas courageux et des privilégiés. Sauf que si on regarde vraiment les choses dans le détail, tout est différent, et l'exemple de l'Allemagne devient un bon exemple pour justifier la colère des Français. Certes, les allemands vont travailler jusqu'à 67 ans, mais si la droite était honnête, elle préciserait quelques petites choses.

    Tout d'abord, la réforme va se mettre en place progressivement jusqu'en 2029, alors qu'en France, elle sera appliquée en 2018. Nous sommes le pays où le changement va se faire le plus brutalement. Ensuite, les syndicats allemands sont eux aussi vent debout contre cette réforme, et rien ne dit que les choses ne vont pas bouger chez eux.

    Enfin, dans notre pays la durée de cotisation est portée à 42 années pour tout le monde, et il n'est pas exclu d'aller encore plus loin. Dans le même temps, nos voisins d'outre-Rhin continueront eux à cotiser 35 années. Cela signifie concrètement qu'il sera quasiment impossible pour la majorité des Français de partir à 62 ans, et même le départ à 67 ans sera compliqué pour beaucoup de nos concitoyens. Par contre, avec 35 années de cotisation, les allemands sont surs de partir à 67 ans, et ce système permet en outre de tenir compte des longues carrières et de la pénibilité, puisque les salariés concernés pourront partir avant avec la totalité de leurs droits. En France, on voit bien qu'on en est loin.

    A tout cela, il convient de rajouter deux petites choses qui sont loin d'être négligeables. La démographie allemande est très différente de la notre, le renouvellement des générations est presque assuré chez nous alors que le vieillissement de la population allemande est beaucoup plus avancé. Ensuite, la France est le pays au monde où la productivité horaire est la plus élevée, ce qui bénéficie surtout aux entreprises. Les Français seraient pourtant en droit de réclamer des compensations pour leurs efforts qui ont fatalement des répercussions sur leur santé.

    Sauf à démontrer que la colère des Français est justifiée, l'exemple Allemand n'est pas bon. Il est pourtant utilisé à chaque sortie médiatique ou presque de l'un des membres de la majorité. Mais il faut dire qu'ils ne sont plus à un mensonge près.

  • ILS PEUVENT LACHER

    divers_016.jpgPour des centaines de milliers de Françaises et de Français il faut choisir ce matin, au lever, entre aller battre le pavé pour sa retraite ou battre en retraite sur le pavé.

    Je ne sais pas si le gouvernement cédera sur le recul de l'âge de la retraite, et je ne doute en aucun cas de la détermination de Nicolas Sarkozy et de ses ministres à aller jusqu'au bout. Pour autant, il est également évident qu'ils ne sont plus aussi sûrs d'eux qu'avant les vacances.

    J'en veux pour preuve qu'ils ont déjà commencé à reculer. Tout d'abord en revenant sur le non cumul entre l'APL et la demi-part fiscale pour les étudiants, ce qui permet de maintenir ces derniers à l'écart de la mobilisation, au moins pour un temps. Ensuite, parce que les grèves n'ont pas encore débutées et l'on nous annonce qu'il y aura peut-être des choses à négocier, sur les marges certes, mais c'est un progrès. Et c'est surtout la preuve que le pouvoir est aux abois, qu'il cherche par tous les moyens à déminer le terrain en essayant de jouer sur la division entre les confédérations syndicales, méthode qui avait si bien réussie en 2003 avec un certain François Fillon à la manoeuvre.

    Il y aussi un autre signe qui ne trompe pas et qui démontre que nous avons à faire à un pouvoir qui est acculé : la droite se divise, non seulement sur la méthode, mais aussi sur le fond. Depuis quelques jours, les petites phrases se multiplient, parfois si virulentes (Mrs Devedjian, Bertrand ou Copé par exemple) qu'elles feraient passer les socialistes pour des enfants de choeur. A tel point que certains qui se préparaient en secret pour la présidentielle de 2017, commence sérieusement à penser à celle de 2012 (n'est-ce pas Mr Copé ?), comme si un échec de Nicolas Sarkozy était devenu de l'ordre du possible.

    La mobilisation du 7 sera un tournant parce qu'elle montrera à quel point le peuple Français est déterminé. Cela ne suffira pas à l'évidence. Tout dépendra de la capacité des syndicats à maintenir le mouvement. Raison de plus pour être nombreux le 7, et dès le 8 septembre faire remonter aux organisations syndicales que la base est prête à en découdre. Cette fois-ci, c'est gagnable !

  • C'EST LA RENTREE

    Manif anti rom 20100904 003.JPGPour les socialistes antibois la rentrée politique  s'est déroulée samedi matin sur le marché, sous un beau soleil et au milieu de la foule. Six militants tractaient pour appeler à la manifestation de l'aprés-midi à Nice ,contre le tournant sécuritaire de l'été et appelaient à la manifestation de mardi contre la réforme des retraites.

    Au départ, je craignais un peu que notre message ne passe pas (quand je lis dans Nice-Matin d'aujourd'hui que 80% sont favorables aux expulsions de Roms !). La retraite sensibilise beaucoup plus les gens. Surprise, il n'y a pas eu d'hostilité ni d'indifférence, les contacts ont été nombreux et positifs, nous avons récolté pas mal de soutiens des antibois.

    Je n'ai eu qu'une seule prise de bec, avec un moustachu vicieux cachant au début son jeu et crachant à la fin son venin contre les "manipulés". Je respecte toutes les opinions, mais je n'aime pas les lâches qui ne disent pas dans les yeux ce qu'ils pensent vraiment mais qui finissent par l'avouer quand on les pousse dans leurs retranchements.

    L'aprés-midi à Nice nous étions plus de deux mille entre la place Garibaldi et le Port pour exorciser l’été de la honte. C’est assurément un beau succès pour une manifestation de rentrée sur le thème de la défense des droits de l’homme.

    Le soir j'étais invité par le P.C local pour un débat sur des propositions nouvelles que la gauche doit présenter.

    Point de propositions nouvelles de la part des intervenants communistes mais une attaque en règle arrogante et haineuse contre le P.S,contre Dominique Straus-Kahn, le FMI ,toute intervention de représentant socialiste était ponctuées de cris genants nos interventions . L'union de la gauche à Antibes est un combat.