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  • TOUT A FAIT

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    A tous ceux qui ont été surpris de mon émotion suite à la mort de Thierry Roland , je vais leur dire  que j'ai connu cet incontournable du foot au cours de matchs avec les anciens du Stade de Reims , club prestigieux qu'il adorait et dont il retrouvait avec plaisirs ,au cours de ces rencontres les anciennes gloires Robert Jonquet , Michel Leblond ou Georges Lech .  Je pense que la montée du Stade en première division l'avait ravi .

     A l’antenne depuis 1960, il a marqué des générations entières de supporters, commenté 1300 matches, couvert 13 Coupes du monde et 9 Euros.

    Je n'oublie pas qu'en 1997, il accorde cependant une interview au quotidien d'extrême droite Présent, ce qui contribue à brouiller un peu plus son image. "C'est vrai que Le Pen est un peu excessif, mais c'est vrai qu'il y a certains points sur lesquels je suis d'accord avec lui", explique-t-il en évoquant notamment la peine de mort. "

    Je n'oublie pas ses dérives gauloises ,  racistes ou sexistes dont la plus fameuse .

    Le 9 octobre 1976, la France joue en Bulgarie, l'arbitre britannique siffle un penalty contestable pour les Bulgares. Thierry Roland traite monsieur Foote de « salaud », ce qui ne se dit pas à la télé. Mais il prie aussi « Saint Marcel Aubour »  l 'ancien gardien du Stade de Reims et, de fait, le Bulgare rate. 2-2. 3-1 au match retour, la France ira à la Coupe du monde en Argentine. L'injure en direct – je ne sais pas s'il n'est pas privé de matches quelques semaines – fait un tollé

    Au fil d'une carrière de près de 50 ans – de la RTF à M6, via Antenne 2 et, bien sûr, TF1 – Thierry Roland fera de sa verve un fond de commerce.  « On est loin de se serrer les mains, et en plus Baggio a horreur des barbus » ou « Il a dû changer ses jambes, Waddle, il y a 20 minutes » ou «Là où il y a un clou à planter, Luis Fernandez n'est pas loin », ou le célèbre  : « Vu la chance de Bernard Lama, on se demande ce que Madame Lama fait en ce moment... »

    Et puis,peut être, parce qu'on a vielli, ce commentaire de comptoir devient insupportable, beauf, raciste, xénophobe. Il faut dire que les Coupes du Monde exotiques, la montée du football africain, l'émergence des petites nations, ça ne fait pas du bien au langage rolandien. « Il faudrait confier l'organisation de la Coupe du Monde à des pays adultes », « Ils sont marrants, ces petits Coréens », etc. – on en passe, et des pires. Plus tard, encore, parce que l'âme humaine est versatile, on écrira pire sur Twitter.

     

    Petit rappel tout de même des « sympathiques gauloiseries » que regroupe très bien le site Foothese.com :

      • Pendant un match Corée du Sud-France, avant la Coupe du Monde 2002 .« Il n’y a rien qui ne ressemble plus à un Coréen qu’un autre Coréen. D’autant plus qu’ils mesurent tous 1m70 ! »
      • Pendant un Maroc-France : « Pour les Marocains, le couscous est cuit ! »

      • Pendant un France-Roumanie : « Les Roumains sont des voleurs de poules ! ».

      • Dans une interview à l’Equipe : « Un Bulgare sera toujours plus con qu’un Israélien. »

      • En 1986, pendant le 1/4 de finale du Mondial entre l’Angleterre et l’Argentine. Il s’en prend à l’arbitre tunisien : « “Honnêtement, Jean-Michel, ne croyez-vous pas qu’il y a autre chose qu’un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance ?”

    C'est bien connu la mort renr meilleur et  efface tous les défauts.

     

  • UMP FN L'AMALGAME

     

    Pour justifier les ambiguïtés et les dérives de l'UMP vis-à vis du Front National, l'UMP a choisi de renvoyer dos-à-dos les alliances UMP-FN avec celles du PS et ses traditionnels alliés de gauche, en particulier le Front de Gauche.
    Jean-Marc Ayrault répondait d'ailleurs ce matin à cette tentative d'intox.  "Est-ce qu'on peut mettre sur le même plan le Parti communiste et le Front national ?"

    Cet amalgame est inacceptable, car en affirmant que le PS s'allierait ainsi avec des forces prétendument extrémistes et non démocratiques, l'UMP falsifie la réalité politique et historique, pour des raisons dangereuses d'opportunisme électoral. 
     
    Décryptage d'une lecture de la politique et de l'histoire à plusieurs vitesses...

    Le général de Gaulle, ennemi de la droite ?

    Il semble tout d'abord que même le Général de Gaulle n'avait pas les préventions de M.Copé. En effet, au lendemain de la guerre, Charles de Gaulle a eu des ministres communistes dans deux de ses gouvernements.

    Le Front républicain contre le FN, de la droite...au PCF

    En 1987, Michel Noir disait  «Mieux vaut perdre une élection que perdre son âme». 
    Dans les années 1990, malgré de nombreuses dérives, la droite, notamment grâce aux positions claires de responsables comme Jacques Chirac ou Simone Weil, a plusieurs fois manifesté le refus de s’allier avec le FN. Y compris en appelant à voter PCF contre le FN. 
    Ce fut ainsi le cas dans la 10ème circonscription des Bouches-du-Rhône en 1993 où Jean-Claude Gaudin a soutenu...le communiste Guy Hermier face au candidat du Front national. A l'époque, le PCF semblait donc assez républicain aux yeux des leaders de la droite. Qu'est ce qui a changé pour que les traditionnels désistements PS/PCF deviennent inacceptable ? On voit bien qu'il ne s'agit que d'un prétexte pour ne pas assumer une dérive de la droite vers l'extrême-droite.

    Valeurs républicaines communes

    Plus fondamentalement, c'est la confusion autour des valeurs qui est inquiétante. Le PS et le PCF ne partagent pas toujours les mêmes options politiques, ni la même lecture critique de certains événements, mais la gauche a une histoire et un socle de valeurs communes en héritage. 
    En France, le Front populaire, la Résistance, le gouvernement provisoire de la République Française, les gouvernement avec des ministres communistes, sous François Mitterrand, la gauche plurielle, les milliers de communes gérées par des alliances de gauche, ont montré que la gauche, dans ses différentes composantes, agissait dans le cadre républicain et de ses valeurs de liberté, de démocratie, d'égalité et de fraternité, pour la solidarité et la justice. Ces mêmes valeurs que rejette le projet d'exclusion et de haine porté par le FN et avec lequel la droite se trouve aujourd'hui des atomes crochus.
    Au meeting de Limoges, François Hollande, alors candidat à la présidence de la République, rappelait ce mouvement et cette histoire :

     Il y a une culture communiste, et je 
veux ici même lui rendre hommage, cette culture qui a fait que la radicalité pouvait trouver un 
débouché que le monde ouvrier pouvait trouver une dignité, qu’il y avait aussi cette capacité, 
dans  certaines  circonstances, à  se  mettre  en  résistance.  Je  salue  la mémoire  de  tous  ces 
résistants,  et  notamment  communistes,  qui  ont  permis  que  nous  soyons  libres  aujourd’hui.  Et 
quand  j’entends  le  candidat  sortant  se  gausser,  se  moquer  du  communisme  français, qu’il 
revienne là encore à l’histoire pour savoir ce que l’on doit aussi, quelles que soient les critiques 
que nous ayons pu émettre – et il y en avait à formuler ! – oui, ce que l’on doit aussi à ce parti 
dans l’histoire de la France». Tels ont été les mots du président de la République.

    Ne laissons pas la droite jeter aux orties cette réalité et cette histoire, pour de misérables enjeux électoraux.
     
  • PARACHUTAGE

    On a entendu n’importe quoi sur ces élections législatives en matière de terrain. Et pour cause ! La conjonction d’une possible victoire de la gauche et d’un accord gouvernemental PS/EELV/PRG a crispé depuis longtemps certains élus locaux qui n’ont pas eu d’investiture nationale. A gauche comme à droite, les parachutés ont subi toutes les critiques, jusqu’à cet absurde fausse primaire à la Rochelle qui oppose Falorni à Royal.

    Il faudrait rappeler quelques principes, oubliés depuis nos cours d’éducation civique.

    Un député est élu localement. Mais un député n’est pas un élu local. Le maire ou le conseiller général sont des élus locaux.

    Le député vote les lois de la nation. Il doit penser aux intérêts de la nation et non de sa circonscription. Il n’est pas élu pour représenter sa circonscription. Il est élu par sa circonscription. Cette élection, locale, donne une légitimité mais aussi, et surtout, un contact avec le terrain.

    Le parachutage n’a ceci de gênant qu’il disqualifie parfois certains édiles locaux. Mais ces derniers, qui tiennent souvent les appareils locaux.

    Historiquement, à l’aube de la République bourgeoise, le parachutage était réclamé par les partis de gauche. Ils souffraient d’une moins bonne implantation locale que les bourgeois locaux.

    Pour cette dernière législative, vous avez pu lire ici, ou là des critiques contre les parachutages faciles (Fillon dans le 7ème arrondissement de Paris, Guéant à Boulogne Billancourt, Guaino dans les Yvelines Martin à Antibes , j'rigole)).

    Mais pas contre le parachutage en soi, bien au contraire. On peut souhaiter l’échec local du personnalité nationale que l’on n’aime pas. Mais si l’on soutient son action ou si l’on reconnaît un tant soit peu ses qualités nationales, alors la question de son parachutage est inopérante.