LA MACHINATION A VOTER
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18 avril 2007
Selon le Parisien-Aujourd’hui en France, « les champs magnétiques émis par les mobiles provoqueraient des interférences avec le système de navigation naturel des abeilles et les empêcheraient de retrouver leur ruche. Désorientées, perdues, incapable de s’alimenter, elles n’auraient pour seule issue que la mort ». Telles sont les conclusions d’une étude allemande. Ces conclusions plutôt surprenantes ne semblent pas être prise au sérieux par Philippe Lecompte, président du Réseau biodiversité pour les abeilles. Selon lui, la baisse du nombre d’abeilles s’explique par « la modification du paysage botanique changeant le bol alimentaire des abeilles, l’apparition de nouveaux parasites au début des années 2000, et surtout depuis octobre 2005, l’arrivée d’un frelon asiatique. »
Le port de plaisance, d'ailleurs, tardivement baptisé Vauban, rend hommage au concepteur des remparts qui en réalisa les plans et vint superviser les travaux à la fin du XVIIe siècle.
Aujourd'hui, la Ville souhaite réanimer encore le souvenir de ce grand homme auquel elle doit une grande partie de sa notoriété. A l'occasion du tricentenaire de sa mort, un projet d'animation et de commémoration a donc vu le jour, en partenariat avec l'Office de tourisme et la SAEM du port Vauban.
Circuit découverte et exposition
Monique Canova, conseillère municipale déléguée aux musées et au patrimoine historique, a expliqué l'autre jour, en conseil municipal, en quoi consistera cet événement dont le coup d'envoi sera donné au début du mois de mai... « Le projet présente un circuit découverte et des visites guidées reliant les différents sites dont l'histoire est liée à Vauban : le bastion Saint-André, les remparts, la courtine, le port, le Fort-Carré. D'autre part, une exposition sur le thème des projets de Vauban est également prévue. Il s'agit d'archives appartenant à la Ville, mais également au service des archives de l'Armée. Jusqu'à la mi-juin, cette exposition sera visible au musée d'archéologie. Pendant l'été, elle se déplacera dans le cadre du Fort-Carré et l'on pourra ensuite la découvrir au CREPS, à l'occasion du Festival du film militaire. Au total, c'est donc une animation de six mois qui est prévue avec des choses sérieuses et d'autres un peu plus légères. »
11 500 euros pour l'opération
Le coût de cette opération est estimé à 11 500 euros, dont le financement doit être réparti entre les trois entités organisatrices (Ville, Office de tourisme, SAEM du port Vauban). Mais des subventions vont être sollicitées par ailleurs auprès d'autres partenaires dont le conseil général, afin de financer la signalétique de la manifestation. Celle-ci inclut huit silhouettes de Vauban à taille réelle, huit cartels, douze drapeaux ainsi que 3 000 dépliants. C'est cette démarche qui a fait l'objet de la délibération adoptée lors du dernier conseil municipal
Quatre-vingt dix ans après la sanglante bataille du Chemin des Dames, dans l'Aisne, une cérémonie de commémoration était organisée lundi 16 avril sur le site de ces affrontements qui, à partir du 16 avril 1917, avaient été marqués par l'échec de l'offensive du général Robert Nivelle. Un revers qui avait démoralisé l'armée française et déclenché des mutineries.
Plusieurs dizaines de milliers d'hommes étaient morts au combat en 15 jours sur les lieux, situés entre Soissons et Reims, et le 15 mai, Robert Nivelle avait été remplacé par Philippe Pétain à la tête des armées françaises.
Une marche reprenant le trajet de 1917
A Oulches-la-Vallée-Foulon (Aisne), où est installé le musée du Chemin des Dames, la "Caverne du dragon", une nouvelle exposition présente, jusqu'au 2 septembre, une rétrospective des événements de 1917. A 6h du matin, heure à laquelle fut lancée l'offensive Nivelle, visant à rompre le front et effectuer une percée décisive face aux Allemands en 24 ou 48 heures, une marche du souvenir a été organisée, reprenant le trajet suivi par les soldats, a précisé à l'AP Gaëlle Texier, chargée de communication au musée

D'autant que l'ennemi dispose non seulement des renseignements sur le lancement de l'opération mais également d'une position quasi imprenable au sommet de la vallée de l'Aisne.
A Craonne, les Allemands n'éprouvent donc aucune difficulté à repousser les premiers assauts. Fauchés par les mitrailleuses, les fantassins s'effondrent par grappes humaines. Pourtant, Nivelle, qui avait déclaré célébrer la victoire le soir même à Laon, s'en-tête.
Au total, 102 043 Français, de métropole, mais également des colonies perdront la vie sur le Chemin des Dames. Cependant, la victoire de 1918 mettra sous l'éteignoir cette terrible boucherie tout comme les mutineries qui y sont directement liées.

90 ans plus tard, le 16 avril 2007, à six heures, d'autres marcheurs sont montés sur le plateau de Californie avec au cœur le souvenir de ces soldats souvent tombés dans l'anonymat.
Lundi après-midi, après que plus de 60 000 personnes se soient massées dans la nuit sur la route illuminée, 90 enfants des écoles de l'Aisne se sont déplacés dans les cimetières de ce vaste champ de bataille pour y fleurir les sépultures des combattants français, mais également allemands tués le 16 avril 1917.

Parmi eux, Clément Pérot, élève de CM2 de l'école du Centre d'Hirson, s'est rendu à Cerny, accompagné de son institutrice Michèle Trévin,et de notre camarade Jean-Jacques Thomas l'excellent Maire d'Hirson et de Francis Vilaire
A six jours du premier tour, nous dansons sur un volcan.
Nous nous sommes bien amusés avec nos querelles gauloises et nos polémiques dérisoires, et nous nous sommes goinfrés de sondages comme s'ils ne nous avaient jamais trompés sur la marchandise. Alors bien sûr, c'est la vie d'une présidentielle, c'est le flamboiement des passions, c'est l'ivresse des emballements. Mais dans quelques mois, dans quelques semaines, dans quelques jours, que restera-t-il de tout cela, sinon la poussière des vanités ?
Tous responsables ! Candidats, sondeurs, journalistes, citoyens : nous nous sommes offert une distrayante parenthèse dans la morosité de cet inquiétant début de millénaire. Entre l'hypermarché des promesses et le cirque des contorsionnistes, le jeu l'a emporté sur la réflexion. La stratégie sur le sens. Le calcul sur la franchise. C'est humain, et d'une certaine façon sympathique.
Mais ce matin comment ne pas avoir le sentiment d'avoir laissé passer une chance d'être à la hauteur des vrais enjeux de notre siècle ? Les enfants s'intéressent au spectacle - c'est la cour de récré tous les jours - mais ils nous en voudront peut-être un jour de ne pas avoir affronté les défis de leur avenir quand il le fallait. La crise du courage aurait elle une telle force d'inertie ?
Cette campagne, interminable, a oublié l'essentiel. Le monde qui nous entoure. Un monde dont la France dépend et auquel, puissance moyenne mais nation universaliste, elle a encore quelque chose à dire... Nous avons préféré nous regarder le nombril dans une sorte de splendide isolement bleu-blanc-rouge. Le modèle de développement d'une planète en péril, le regard sur l'immigration et l'indispensable solidarité avec le Sud, la nécessité de l'Europe, les dangers d'une humanité à deux, voire trois vitesses, et, sous nos yeux cette fois, la place des défavorisés dans une société dominée par la compétition, la limite des compromis avec le cynisme de l'économie : toutes ces questions primordiales dépassant toutes les autres en urgence, n'ont servi, au mieux, que de toiles de fond... Nous n'avons pas avancé.
Le quotidien, bien sûr, n'est pas subalterne. Mais ce n'est pas un nouveau président qui va créer des emplois, ni faire justice, ni ramener la confiance d'un coup de baguette magique. Une fois de plus,il a laissé croire aux Français que le politique pouvait trouver des solutions à tout.Les français ne sont pas dupes et, au delà du suspense, leur indécision est peut-etre bon signe.Ils vont voter Ségolène
