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  • LA MACHINATION A VOTER

    La mairie  
    Depuis que je suis sur cette terre je n’ai vécu grace à mon père que dans la vie publique et syndicale. Il faut dire que toute mon enfance s’est déroulée dans la proximité d'une Mairie et dès mon enfance  j'ai participé à des nombreux scrutins syndicaux, mutualistes, associatifs ou politiques. Je me suis amusé (quand je n’ai rien à faire) à tous les répertorier et j’en suis arrivé à…pratiquement une cinquantaine. Personnellement, à ce jour je n’en ai perdu beaucoup,et gagné quelques uns,mes meilleurs souvenirs sont sans doute la victoire de la gauche aux municipales de Reims en 77 et les présidentielles de 81 gagnées par François Mitterrand et l'International chanté dans le hall de la mairie de Reims  
     Tous les votes syndicaux se déroulent par correspondance et je n’en conserve pas un souvenir aussi vivace que celui de ces journées formidables passées dans les bureaux tenus par mes proches et les conseillers municipaux locaux .Je crois avoir attrapé le virus des élections dans cette salle du conseil proche de notre maison et située sur la place du village.
    L’ambiance du dépouillement des scrutins locaux ou nationaux me poursuit encore. Le silence respectueux de celles et ceux qui déambulaient autour de la table de comptabilisation de quelques dizaines de bulletins. Les regards complices de celles et ceux qui triomphaient. La mine renfrognée de celles et ceux que les résultats attristaient. Les commentaires qui suivaient quand les acteurs s’étaient retirés. J’aimais ces moments avant que l’on ne m’expédie au lit sans que je puisse connaître la fin de l’aventure politique. Tous les épisodes de l’ère gaulliste et les élections législatives largement perdues dans des contextes trés difficiles pour les gens de gauche dans un électorat de droite mais en démocratie c'est aussi l'autre qui gagne. 

  • BZZ BZZ LES ABEILLES

    Ce n’est pas une blague

    18 avril 2007

    Selon le Parisien-Aujourd’hui en France, « les champs magnétiques émis par les mobiles provoqueraient des interférences avec le système de navigation naturel des abeilles et les empêcheraient de retrouver leur ruche. Désorientées, perdues, incapable de s’alimenter, elles n’auraient pour seule issue que la mort ». Telles sont les conclusions d’une étude allemande. Ces conclusions plutôt surprenantes ne semblent pas être prise au sérieux par Philippe Lecompte, président du Réseau biodiversité pour les abeilles. Selon lui, la baisse du nombre d’abeilles s’explique par « la modification du paysage botanique changeant le bol alimentaire des abeilles, l’apparition de nouveaux parasites au début des années 2000, et surtout depuis octobre 2005, l’arrivée d’un frelon asiatique. »

  • HOMMAGE A VAUBAN

    En mai,Antibes va rendre hommage à Vauban

    Né en 1633, mort le 30 mars 1707, Sébastien Le Prestre de Vauban, maréchal de France deson état, est connu dans toute la France pour les fortifications qu'il a menées à biendans de très nombreuses villes. Il est, à ce titre, le plus célèbre des ingénieursmilitaires de notre pays, son patronyme restant (notamment) indissociable de la ville d'Antibes.

    Le port de plaisance, d'ailleurs, tardivement baptisé Vauban, rend hommage au concepteur des remparts qui en réalisa les plans et vint superviser les travaux à la fin du XVIIe siècle.

    Aujourd'hui, la Ville souhaite réanimer encore le souvenir de ce grand homme auquel elle doit une grande partie de sa notoriété. A l'occasion du tricentenaire de sa mort, un projet d'animation et de commémoration a donc vu le jour, en partenariat avec l'Office de tourisme et la SAEM du port Vauban.

    Circuit découverte et exposition

    Monique Canova, conseillère municipale déléguée aux musées et au patrimoine historique, a expliqué l'autre jour, en conseil municipal, en quoi consistera cet événement dont le coup d'envoi sera donné au début du mois de mai... « Le projet présente un circuit découverte et des visites guidées reliant les différents sites dont l'histoire est liée à Vauban : le bastion Saint-André, les remparts, la courtine, le port, le Fort-Carré. D'autre part, une exposition sur le thème des projets de Vauban est également prévue. Il s'agit d'archives appartenant à la Ville, mais également au service des archives de l'Armée. Jusqu'à la mi-juin, cette exposition sera visible au musée d'archéologie. Pendant l'été, elle se déplacera dans le cadre du Fort-Carré et l'on pourra ensuite la découvrir au CREPS, à l'occasion du Festival du film militaire. Au total, c'est donc une animation de six mois qui est prévue avec des choses sérieuses et d'autres un peu plus légères. »

    11 500 euros pour l'opération

    Le coût de cette opération est estimé à 11 500 euros, dont le financement doit être réparti entre les trois entités organisatrices (Ville, Office de tourisme, SAEM du port Vauban). Mais des subventions vont être sollicitées par ailleurs auprès d'autres partenaires dont le conseil général, afin de financer la signalétique de la manifestation. Celle-ci inclut huit silhouettes de Vauban à taille réelle, huit cartels, douze drapeaux ainsi que 3 000 dépliants. C'est cette démarche qui a fait l'objet de la délibération adoptée lors du dernier conseil municipal

  • LE CHEMIN DES DAMES

    90e ANNIVERSAIRE DE L'OFFENSIVE NIVELLE :

     LA MÉMOIRE DES SOLDATS DU CHEMIN DES DAMES

    Quatre-vingt dix ans après la sanglante bataille du Chemin des Dames, dans l'Aisne, une cérémonie de commémoration était organisée lundi 16 avril sur le site de ces affrontements qui, à partir du 16 avril 1917, avaient été marqués par l'échec de l'offensive du général Robert Nivelle. Un revers qui avait démoralisé l'armée française et déclenché des mutineries.
    Plusieurs dizaines de milliers d'hommes étaient morts au combat en 15 jours sur les lieux, situés entre Soissons et Reims, et le 15 mai, Robert Nivelle avait été remplacé par Philippe Pétain à la tête des armées françaises.

    Une marche reprenant le trajet de 1917

    A Oulches-la-Vallée-Foulon (Aisne), où est installé le musée du Chemin des Dames, la "Caverne du dragon", une nouvelle exposition présente, jusqu'au 2 septembre, une rétrospective des événements de 1917. A 6h du matin, heure à laquelle fut lancée l'offensive Nivelle, visant à rompre le front et effectuer une percée décisive face aux Allemands en 24 ou 48 heures, une marche du souvenir a été organisée, reprenant le trajet suivi par les soldats, a précisé à l'AP Gaëlle Texier, chargée de communication au musée

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    D'autant que l'ennemi dispose non seulement des renseignements sur le lancement de l'opération mais également d'une position quasi imprenable au sommet de la vallée de l'Aisne.

    A Craonne, les Allemands n'éprouvent donc aucune difficulté à repousser les premiers assauts. Fauchés par les mitrailleuses, les fantassins s'effondrent par grappes humaines. Pourtant, Nivelle, qui avait déclaré célébrer la victoire le soir même à Laon, s'en-tête.

    Au total, 102 043 Français, de métropole, mais également des colonies perdront la vie sur le Chemin des Dames. Cependant, la victoire de 1918 mettra sous l'éteignoir cette terrible boucherie tout comme les mutineries qui y sont directement liées.
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    90 ans plus tard, le 16 avril 2007, à six heures, d'autres marcheurs sont montés sur le plateau de Californie avec au cœur le souvenir de ces soldats souvent tombés dans l'anonymat.

    Lundi après-midi, après que plus de 60 000 personnes se soient massées dans la nuit sur la route illuminée, 90 enfants des écoles de l'Aisne se sont déplacés dans les cimetières de ce vaste champ de bataille pour y fleurir les sépultures des combattants français, mais également allemands tués le 16 avril 1917.
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    Parmi eux, Clément Pérot, élève de CM2 de l'école du Centre d'Hirson, s'est rendu à Cerny, accompagné de son institutrice Michèle Trévin,et de notre camarade Jean-Jacques Thomas l'excellent Maire d'Hirson et de Francis Vilaire

  • LES AUTRES LES AUTRES......

     

    Je reçois un certain nombre de messages démontrant un changement des mentalités qui a tout lieu d’interpeller avant les élections présidentielles. Ils illustrent en effet parfaitement un état d’esprit collectif qui tourne autour des concepts sarkozistes. Tant par mails, ou en réponse à des articles les sites des candidats adverses où je déblogue.Les commentaires qui me parviennent méritent une analyse spécifique car tous portent d’une manière ou d’une autre sur le concept suivant : sanctionnez, sanctionnez,et....sanctionnez ! Et, avec comme sous-entendu, " si vous ne le faites pas c’est une preuve manifeste de votre laxisme…de gauche ". La société se durcit, c’est indubitable, sous l’influence médiatique pour des faits essentiellement dus à une carence évidente du civisme. Impossible de ne pas le ressentir quand la pression est quotidienne.
    Une constante anime les récriminations : l’ennemi c’est le voisin ou la voisine, l’autre que l’on ne nomme pas mais que l’on voit tous les jours. Inutile d’aller chercher loin celle ou celui qu’il faut absolument rappeler à l’ordre. On le voit depuis la fenêtre du salon, depuis derrière la haie de tuyas, depuis sa terrasse. C’est celui qui laisse son chien déposer des crottes sur les trottoirs en regardant ailleurs. Celui qui, à la nuit tombée, va déposer ses sacs poubelles devant chez lui avant de partir en week-end. Celui qui rentre nuitamment en claquant les portes des voitures ou celui qui accompagne ses invités en bavardant. Celui qui ne respecte pas les limitations de vitesse en rentrant chez lui ou en allant chercher les gosses. Celui ou celle d’ailleurs qui tond sa pelouse un dimanche, Ceux qui circulent à fond la caisse sur leurs scooters pétaradants(Si si Matthieu)… Des dizaines de plaintes affluent pour que la police fasse le ménage dans un contexte présenté comme révoltant, insupportable, inadmissible.
    A ces réactions à visage découvert lors de rencontres directes au cours de réunions électorales ou par courriers électroniques auxquels je peux répondre s’ajoutent les commentaires anonymes qui deviennent facilement identifiables grâce aux technologies modernes. Le dialogue s’avère alors très difficile car il n’y a que le vide face à celui qui est mis en cause. Comment rechercher une solution avec l’absence d’interlocuteur et d’interlocutrice ? Ce comportement traduit en fait un manque absolu de confiance dans les élus réputés être devenus de dangereux schizophrènes incapables d’entendre la différence. Des Sarkozy prêts à se venger de la moindre critique. Et surtout ne croyez pas que cette appréciation ne concerne que des gens réputés être à droite. Bien au contraire…
    La démocratie participative de Ségolène Royal aura bien du mal à s’installer dans le paysage avec un consentement majoritaire… des citoyens qui ne veulent pas nécessairement de la concertation mais purement et simplement de la répression ! Il faut réprimer à tout va pour avoir le sentiment que ce sont bien les autres,les autres qui sont bien responsables de tous les maux de la planète.

  • SUR UN VOLCAN

     

    A six jours du premier tour, nous dansons sur un volcan.
     Nous nous sommes bien amusés avec nos querelles gauloises et nos polémiques dérisoires, et nous nous sommes goinfrés de sondages comme s'ils ne nous avaient jamais trompés sur la marchandise. Alors bien sûr, c'est la vie d'une présidentielle, c'est le flamboiement des passions, c'est l'ivresse des emballements. Mais dans quelques mois, dans quelques semaines, dans quelques jours, que restera-t-il de tout cela, sinon la poussière des vanités ?
     Tous responsables ! Candidats, sondeurs, journalistes, citoyens : nous nous sommes offert une distrayante parenthèse dans la morosité de cet inquiétant début de millénaire. Entre l'hypermarché des promesses et le cirque des contorsionnistes, le jeu l'a emporté sur la réflexion. La stratégie sur le sens. Le calcul sur la franchise. C'est humain, et d'une certaine façon sympathique.
     Mais ce matin comment ne pas avoir le sentiment d'avoir laissé passer une chance d'être à la hauteur des vrais enjeux de notre siècle ? Les enfants s'intéressent au spectacle - c'est la cour de récré tous les jours - mais ils nous en voudront peut-être un jour de ne pas avoir affronté les défis de leur avenir quand il le fallait. La crise du courage aurait elle une telle force d'inertie ?
     Cette campagne, interminable, a oublié l'essentiel. Le monde qui nous entoure. Un monde dont la France dépend et auquel, puissance moyenne mais nation universaliste, elle a encore quelque chose à dire... Nous avons préféré nous regarder le nombril dans une sorte de splendide isolement bleu-blanc-rouge. Le modèle de développement d'une planète en péril, le regard sur l'immigration et l'indispensable solidarité avec le Sud, la nécessité de l'Europe, les dangers d'une humanité à deux, voire trois vitesses, et, sous nos yeux cette fois, la place des défavorisés dans une société dominée par la compétition, la limite des compromis avec le cynisme de l'économie : toutes ces questions primordiales dépassant toutes les autres en urgence, n'ont servi, au mieux, que de toiles de fond... Nous n'avons pas avancé.
     Le quotidien, bien sûr, n'est pas subalterne. Mais ce n'est pas un nouveau président  qui va créer des emplois, ni faire justice, ni ramener la confiance d'un coup de baguette magique. Une fois de plus,il a laissé croire aux Français que le politique pouvait trouver des solutions à tout.Les français ne sont pas dupes et, au delà du suspense, leur indécision est peut-etre bon signe.Ils vont voter Ségolène