Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • HORTEFEUX:DEMISSION

    Brice Hortefeux a été condamné, vendredi 4 juin, à 750 euros d’amende et 2 000 euros de dommages et intérêts pour injure raciale pour les propos qu’il a tenus lors d’une conversation en 2009 avec un militant UMP d’origine maghrébine.

    Je ne suis pas du genre à demander la démission de qui que ce soit au moindre désaccord ou problème. Quand il s'agit d'un élu, la durée de son mandat doit être respectée. Et puis, personne n'est parfait ; il suffit de se corriger pour ne pas avoir à démissionner. Sauf quand les principes sont en cause. Dans l'affaire Hortefeux, c'est le cas.

    Un ministre doit être exemplaire. Non pas politiquement, c'est impossible. Mais juridiquement, car c'est indispensable. Les citoyens attendent avec raison de la rectitude de la part de ceux qui nous gouvernent, je ne fais pas de morale,je me situe plutôt au niveau du droit, de la règle et de la loi.

    Un ministre de l'Intérieur est chargé de faire respecter l'ordre, dont la Justice est l'un des principaux moyens. Se voir condamné pour injure raciale, c'est contrevenir à l'ordre qu'on est par ailleurs chargé de défendre, c'est entrer en contradiction avec sa mission. Dans une autre démocratie que la France, un ministre démissionnerait pour moins que ça.

    Jospin avait imposé à son gouvernement une règle très claire : un ministre qui doit s'expliquer devant la Justice doit laisser son portefeuille le temps de l'instruction. DSK en a fait les frais, puis a été blanchi. Hortefeux a fait appel : qu'il démissionne jusqu'au verdict final. Ministre n'est pas un métier comme un autre : on n'y a pas droit à certaines erreurs.

  • LA COUPE DU MONDE EN AFRIQUE...SANS LES AFRICAINS

     

    mascor.jpgDans une semaine, ce sera la coupe du monde de football. Autant dire que pendant un mois, la Terre va s'arrêter de tourner. Un ravissement pour les uns, calvaire pour les autres. Mais cette fois-ci, plus que les autres, le moment est spécial : pour la première fois, un pays d'Afrique organise un évènement planétaire d'envergure.

    A évènement particulier, communication et bourrage de mou à outrance. Pendant un mois, on ne comptera les reportages glorifiant la chance que représente pour l'Afrique du sud l'organisation de la coupe du monde, les images d'Epinal montrant une foule en liesse, un pays en plein essor vont se multiplier. Dans un mois, l'Afrique du sud sera pour des millions de personnes un pays idyllique, où les tensions du passé s'apaisent.

    Sauf évidemment que la réalité est toute autre. A l'instar des Jeux Olympiques en Chine qui devaient favoriser les droits de l'homme, la coupe du monde sud-africaine ne changera en rien le quotidien miséreux de millions d'africains. Elle ne leur apportera même que des frustrations, puisque sauf exception, ils ne pourront pas participer à ce qui devrait être leur fête.

    En effet, 2 % seulement des billets pour les matches ont été vendus à des Africains, autochtones compris. La pauvreté des populations, mais aussi les difficultés de transports et l'inflation honteuse des prix font que les Africains ne participeront à leur coupe du monde.

    Mais ce n'est pas tout. les populations locales ne verront pas non plus les retombées économiques tant espérées. En ces temps de crise, il va être très compliqué pour l'Afrique du Sud de rentabiliser l'évènement. Mais surtout, tout est organisé pour que les sponsors qui investissent des milliards Coca Cola et Adidas puissent eux faire des bénéfices. L'exemple le plus significatif : les vendeuses de saucisses et autres spécialités locales sont priées de ne pas se tenir à moins d'un kilomètre des stades, afin de laisser la place libre aux stands de Coca Cola et consorts.

    Il ne s'agit en aucun cas de la première coupe du monde en Afrique comme on veut nous le vendre, mais de la première coupe européenne délocalisée en Afrique. La colonisation prend toujours de nouvelles formes, et risque une fois de plus de ne fabriquer que de la colère et de la rancoeur.

  • L'EAU N'EST PAS UNE MARCHANDISE

    «Soyez porteurs d'eau»: c'est le message qu'adresse Danielle Mitterrand aux socialistes. Le PS s'associe à la campagne que mène sa Fondation France-Libertés pour faire reconnaître l'accès à l'eau comme un droit.

    La fondation a crée avec le designer Philippe Starck une «feuille d'eau», petite bouteille que chacun peut se procurer au prix de 5 euros sur le site de France-Libertés. Les bénéfices seront reversés à la Fondation France-Libertés.

    Le 5 juin, jour de la journée mondiale de l'environnement, des manifestations sont prévues pour faire parler de l'eau. Cent élus Porteurs d'eau se réuniront le 5 juin à 11h30 sur le parvis de l'Hôtel de ville de Paris autour de Danielle Mitterrand et Bertrand Delanoë. Une marche des élus pour l'eau sera ensuite organisée jusqu'au Pont des arts à Paris.
    La fondation organise ensuite un rendez-vous sur le Pont des arts de 13h à 18h pour devenir Porteur d'eau et participer à la campagne en se faisant photographier avec la feuille d'eau entre autres. Deux studios photos seront installés sur place. Une distribution de feuilles d'eau sera aussi organisée.

    Aujourd’hui dans le monde, 34.000 personnes meurent chaque jour du manque d’eau potable, 1,5 milliard de personnes n’y ont pas accès et 9 pays se partagent 60% des réserves mondiales d’eau.

    Le PS invite ses membres à participer et relayer cette campagne auprès des citoyens.

    A cette occasion, le PS a rencontré Danielle Mitterrand, qui a évoqué pour nous la campagne que mène sa fondation:

     

  • L'EUROPE ATTAQUE A LA SNCF

    La Commission européenne, dirigée par le très libéral José Manuel Barroso, demande à la France de changer le statut de la SNCF en société anonyme. Selon la commission, son statut actuel d'EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) est incompatible avec une saine concurrence.

    Outre qu'absolument rien ne prouve que le caractère public de la SNCF entrave la concurrence, la demande de la commission démontre en creux qu'elles sont pour elle les vraies priorités : le respect des règles commerciales plutôt que la garantie d'un service public pour tous. En effet, il ne faut pas se leurrer, le changement de statut est bien souvent la première étape vers une privatisation totale. Faut-il rappeler les cas de France Télécom ou d'Air France ?

    Pour l'instant, le gouvernement Français refuse de céder aux injonctions de Bruxelles, mais il ne faut pas se faire d'illusions, il s'agit juste de ménager les cheminots au moment ou le gouvernement s'engage dans une réforme des retraites problématique pour lui. Nul doute que dès qu'il le pourra, il se servira de cette demande de la Commission européenne comme justificatif.

    Mais le plus intéressant dans cette histoire, et qui prouve bien que les bureaucrates de Bruxelles n'en ont vraiment rien à faire de l'intérêt des citoyens, voire de leur sécurité, c'est que cette demande ne concerne pas que la France, mais aussi le Portugal, l'Italie et le Royaume-Uni. Or, le cas de ce dernier pays est très instructif, puisque le gouvernement de Mme Thatcher avait entièrement privatisé le réseau ferré. Mais face aux nombreux dysfonctionnements et à la multiplication des accidents graves, le gouvernement Blair n'a eu d'autre choix que de renationaliser les chemins de fer. Ce sera sa seule nationalisation. Mr Barroso et la commission font donc peu de cas du passé et des personnes mortes ou accidentés pendant l'épisode privatif et veulent ni plus ni moins qu'un retour en arrière.

    L'Union Européenne nous impose donc un modèle économique qu'à chaque élection et partout en Europe, les citoyens ont toujours refusé. Visiblement, vu le mode de fonctionnement du parlement, il y a peu de chances de modifier durablement et de façon démocratique les orientations économiques prises par Bruxelles. 

  • LE PS CONDAMNE

    Gaza : le PS condamne le raid et demande une réunion du conseil de sécurité de l’Onu

    Lors du point presse hebdomadaire Benoît Hamon a exprimé « l’émotion du PS et sa condamnation à l’action inacceptable et très choquante d’Israël contre la flottille humanitaire » dont « l’existence est la conséquence du blocage de Gaza ». « Nous sommes confrontés à une crise internationale », a dit Benoît Hamon qui a demandé « des réponses sous la forme d’une réunion immédiate du Conseil de sécurité des Nations unies : d’abord pour éviter l’embrasement » et « faire baisser la tension », et « ensuite pour espérer que les Etats-Unis, cette fois-ci, s’associent à une condamnation solennelle de l’opération » qui « oblige le gouvernement israélien à bouger ». Déplorant « l’usage de la force par Israël (qui) s’est conclu par un bain de sang », le porte-parole du PS a souligné la « nécessité d’une réponse internationale rapide qui (...) associe les Etats-Unis » afin de « faire évoluer » les positions du gouvernement israélien. « Tant que le blocage de Gaza sera considéré comme un principe fondamental de toute action d’Israël, ce sera très compliqué de faire évoluer de manière positive la situation au Proche- », a conclu Benoît Hamon.


    RASSEMBLEMENT CONTRE L'AGRESSION ISRAELIENNE

    DEMAIN MARDI 1er JUIN à 18 H à ANTIBES

    Place des Martyrs de la Résistance à Antibes

    Rassemblement de protestation contre l'agression israélienne  sur la 
    flotille des bateaux humanitaires.

    Le rassemblement a lieu à Antibes en raison du sommet Afrique-France 
    qui se tient à Nice


    MERCI DE DIFFUSER LARGEMENT CETTE INFORMATION à VOS MAILING LISTES

     

  • OUI SARKOZY EST UN ESCROC


    « J’ai un peu l’impression, quand Nicolas Sarkozy nous donne des leçons de maîtrise budgétaire, c’est un peu M. Madoff qui administre quelques cours de comptabilité ».

    Cette petite phrase de Martine Aubry est l’un des succès de la semaine. Notre  première secrétaire a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Elle aurait pu dire pire, ou mieux : Sarkozy est à la République ce que Jessy Matador fut à l’Eurovision, une erreur de casting. A peine élu, le Monarque a aggravé les comptes publics d’un joli paquet fiscal mêlant défiscalisation des heures supplémentaires et des intérêts d’emprunt immobilier, suppression quasi-totale des droits de succession, et abaissement du bouclier fiscal. A l’époque, on pensait, à l’instar du gouvernement, que ce “paquet” de TEPA coûterait 15 milliards d’euros par an au budget de l’Etat. Dieu merci, il s’est planté. Il coûte deux fois moins cher. La défiscalisation des heures sup a précipitamment détruit l’emploi. Le crédit immobilier s’est effondré. Restent les cadeaux aux riches : droits de successions (les ménages modestes étaient déjà exonérés avant la réforme Sarkozy) et le bouclier fiscal. Tout ça pour quoi ? Pour rien.

    53120329.jpgL’an dernier, Sarkozy a lancé un grand emprunt, une formule inutile qui laisse à penser que les 212 autres milliards d’euros d’emprunts que fera la France cette année ne servent pas l’avenir.

    Sarkozy a de surcroît des vraies similitudes avec Madoff : c’est un menteur. Autant se le dire et se le répéter. Il avait promis l’emploi, le pouvoir d’achat, la République irréprochable, etc. Je ne répéterais pas mes précédents billets sur les promesses non tenues du Monarque.

    Il fut triste d’entendre François Hollande regretter la formule de Martine.

    Avec sa formule, Martine Aubry était en deça de la réalité. Sarko n’est pas seulement coupable de dérapage budgétaire. Il a transformé le régime en République indigne.