
Le texte date de 2008 mais le talent est intact , à redécouvrir .
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Le texte date de 2008 mais le talent est intact , à redécouvrir .

La démocratie a toujours été bouleversée dans ses fonctionnements par le progrès technique, sans que ses finalités en soient altérées. Au XIXème siècle, c'est la naissance de la presse moderne qui a contribué au développement de la République. Avec la télévision et l'internet, nous assistons à l'instauration d'une démocratie électronique qui modifie nos comportements. Les primaires citoyennes en ont été une étape importante et un accélérateur.
D'abord, la télévision a joué un rôle déterminant là où, auparavant, il n'y a pas si longtemps, c'étaient les débats internes au parti qui décidaient du résultat. Et puis, l'information sur les modalités du vote a circulé sur le net beaucoup plus qu'à travers les sections, les affiches et les tracts. Enfin, les militants ont fait une drôle de découverte, le stylo électronique qui élimine les possibilités de fraude. Jamais le parti socialiste n'aura été dépossédé à ce point des moyens du militantisme classique, en pleine mutation.
Depuis les années 30 du siècle dernier, la scène politique française avait ses figures familières : le journal d'opinion vendu à la criée, le militant distribuant ses tracts sur le marché, le collage nocturne des affiches, le boîtage dans les quartiers, la réunion publique dans une salle municipale, un préau d'école ou l'arrière d'un café. Depuis quelques années, nous sentions que ces vénérables rituels avaient pris du plomb dans l'aile. Aujourd'hui, on peut dire que l'oiseau est agonisant.
Bien sûr, rien ne meurt jamais vraiment. Tel le Phénix il y aura des survivances, sous forme de folklore. Le distributeur de tracts sera regardé comme les enfants s'amusent devant les autruches au zoo. Le colleur d'affiches sera vu comme quelqu'un qui dégrade inutilement l'environnement . La réunion publique qui ne regroupe que ceux qui sont déjà convaincus (quand la salle n'est pas vide ...) fera plaisir à ses seuls organisateurs. Mais l'essentiel se jouera ailleurs, sur les réseaux sociaux : c'est ce que les primaires citoyennes ont démontré avec éclat. Et nous ne sommes qu'au début d'un processus de fond ...

« Le 28 septembre 2010, le groupe Unilever a annoncé son projet de fermeture de Fralib Gémenos, résume la pétition en ligne. Les salariés, leurs syndicats CGT et CGC ont démontré à plusieurs reprises que l’argumentaire économique avancé par la direction ne tenait pas la route. Unilever a tout mis en œuvre pour plomber l’usine de Gémenos pour délocaliser la production en Pologne. » Le motif officiel de la fermeture est en effet une prétendue surcapacité de production. Or dans le même temps que le site de Gémenos est condamné, Unilever achète les machines pour produire en Pologne ! On est bien là dans un cas de délocalisation pure et dure, pour gagner deux ou trois centimes par sachet sur le dos d’ouvriers français sacrifiés, parce que coupables d’être mieux payés que leurs homologues polonais. Aujourd’hui les Fralib occupent leur usine 24h sur 24* et réclament de pouvoir utiliser les machines et garder la marque L’Eléphant, qui n’est produite par Unilever, via Lipton, que pour le marché français. « Cette marque, née à Marseille il y a 119 ans, appartient au patrimoine marseillais et aux salariés, affirme Gérard Cazorla, secrétaire au Comité d’entreprise. Selon une étude du cabinet Progema, les 182 emplois seraient maintenus à partir d’un seuil de production de 1 000 tonnes. Or notre usine en produit 2 900 tonnes. » Mais Unilever ne lâche rien, ne veut rien entendre. « Toutes les études du cabinet d’expertise comptable du Comité d’entreprise démontrent la rentabilité de Fralib avant que cette dernière ne subisse une contraction voulue de son activité, ont écrit en septembre dernier les salariés aux trois ministres du Travail, de l’Economie et de l’Agriculture, lettre cosignée par le député communiste André Chassaigne. Cette contraction a été volontairement organisée en 2007 par le groupe avec la mise en place d’une chaîne logistique USCC (Unilever Supply Chain Company) domiciliée en Suisse pour des raisons fiscales. Cette nouvelle organisation a transformé Fralib en «centre de coût». Les profits issus de l’activité de Fralib sont confisqués par l’USCC et échappent de fait à la fiscalité française. Les salariés refusent légitimement le chômage, la précarité et la misère. Ils se sont engagés dans la construction d’une solution alternative pour le maintien à Gémenos de l’activité thé et infusions sous la marque « Thé l’Eléphant » et des 182 emplois. Elle a reçu le soutien du Conseil régional et de l’ensemble des collectivités territoriales. » Mais peu importent les arguments rationnels face à la loi du profit maximum, Unilever ne voit que ses bénéfices et les dividendes versés aux actionnaires, comme le commande le système libéral mondialisé. Alors la lutte continue.

En parlant de reclassement, le passage le plus truculent est relevé par Hélène Le Cacheux sur son blog : « Le président l’interrompt: «Lorsque vous parlez de mutations internes, vous parlez aussi de la Pologne ?» ; « Bien sûr ! », répond l’avocat. Le président interloqué : «Vous pensez vraiment que les salariés de Gémenos considèrent qu’une mutation en Pologne est une offre raisonnable ?» Ce sera donc notre Phrase du jour.
*Extrait de La Provence de ce jour : « 26 salariés sont en effet assignés, ce matin, devant le juge des référés au Tribunal de grande instance de Marseille, par la direction, qui compte demander l’expulsion du site de Fralib. » Ils avaient obligation judiciaire de laisser entrer la direction, mais ils refusent la présence des 10 gardes du corps, excusez du peu, sans lesquels ne se déplace jamais leur directeur, transfuge de Coca Cola surnommé El diablo par les salariés. « Nous ne sommes pas des voyous, on veut juste garder notre emploi », nous a expliqué l’un des salariés en lutte au rassemblement devant la Cour d’appel.


Je demandais le jour de mes sept ans un disque de Brassens comme cadeau.Ce fut un 45 tours où il y avait le Petit Cheval Blanc mais aussi Le Gorille et Margot .Stuppeur . J’ai ce souvenir rengaine, moi chantant le refrain du Gorille à tue tête et ma Grand mère qui se signait .
Je me suis aperçu depuis que je n’en comprenais pas les paroles c’était ainsi à cette époque et le disque fut donner à ma grande cousine Marie Claire.
Pour l'anniversaire de sa mort , on nous le sert à la télévision , lundi soir fut l’extase et la redécouverte.
Il fut le premier. Bien sûr avant il y eut Trenet ou Montant, mais il y a eu Brassens. Après, il y eut Brel et Ferré , Gainsbourg, mais avant il y a eu Brassens. Il y eut aussi Barbara pour laquelle j’ai gardé tendresse et fidélité, elle m’accompagna dans des solitudes ou des adieux, mais il y eut Brassens.
Je m’aperçus hier soir qu’il m’avait structuré dans ma manière de voir ma vie d’Humain
L’Auvergnat il m’a fait y croire pour toujours et j’y crois encore, j'en ai peu rencontré dans ma vie un seul peut être il était Ardennais et j’ai cru que c’est ainsi qu’il faut être dans la vie avec l’autre .
Il a donné la liberté pour toujours, l’impossibilité d’obéir à qui que ce soit, ni de donner des ordres, mais dans une vie ordinaire ça peut avoir des inconvénients.
J’ai su par lui que la fidélité à soi-même est le plus important, peu importe l’effet qu’on fait sur les autres.
Alors insensible à la poésie lue sauf Prévert, celle, écoutée, de Brassens m’est naturelle, le vocabulaire en est de tous les jours, les gros mots l’agrémentent et les idées dérangeantes dites par d’autres passent là comme naturelles. Sa musique coule de source et pourtant quand je demandais à quelque joueur de guitare il n’y arrivait pas et m’expliquait que c’est très difficile les accords de Brassens, et pourtant ils coulent comme une rivière tranquille et vive à la fois.
Jeanne fut son amante, j’ai cru qu’elle n’avait été « que » son amie fidèle, celle qui l’accueillait à chaque besoin de sa vie, une femme de 30 ans de plus que lui, maintenant on trouverait plus normal l’inverse .
On le dit anarchiste, mais chacun sait qu’il est avant tout un timide rempli de pudeur, qui n’en fait qu’à sa tête puisqu’il avait décidé qu’il ne travaillerait jamais de sa vie… n’y croyez pas, les textes et les musiques il y a travaillé des années durant pour la plupart.
Il était fort. Etait-il l’homme parfait ?
Voici la pétition que notre communiste antibois fait circuler
Gérard Piel, conseiller régional, conseiller municipal d’Antibes, militant du droit au logement depuis des années, vient d’être jugé coupable de solidarité par le tribunal correctionnel de Grasse.
Version originale: Piel n'a pas été condamné à 1000€ pour solidarité mais pour avoir insulté un huissier d'enfoiré , ce qui n'est pas tout à fait la même chose .
Nicolas Sarkozy ose tout. C'est même à cela qu'on le reconnaît. Jamais président, toujours candidat, le voici qu'il souffle sa quatrième bougie à l’Elysée. Il fait déjà campagne pour sa réélection. Dans les colonnes de l'Express, il confie le contraire : « je n'ai pas le droit de me livrer à des calculs si loin d'une échéance qui n'est pas encore dans la tête des Français.»