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  • A LA SOUPE , LES VERTS

     

    Depuis dimanche, les écologistes disent tout haut ce qu’ils pensaient jusque-là tout bas : ils veulent être du gouvernement Hollande, et si possible dès la semaine prochaine ! C’est disent-ils, ce que souhaitent leurs électeurs : les voir mettre les mains dans le cambouis. Le principe a d’ailleurs été voté à une écrasante majorité hier par le Parlement du parti. Sans conditions. Il est loin le temps de "la gauche molle" et des ultimatums sur la sortie du nucléaire...

    Dans ce jeu d’échecs, à chacun sa stratégie. Depuis le premier tour, la plupart des dirigeants Verts ont choisi de marquer à la culotte les socialistes. On les a vus en nombre aux meetings de François Hollande entre les deux tours et dimanche soir encore dans le carré VIP derrière la tribune de la Bastille. "Il y a tellement d’écologistes ici que j’ai l’impression qu’on a gagné", ironisait un des membres de la délégation verte.

    Sous le chapiteau dressé par l’organisation, Cécile Duflot a devisé avec  Martine Aubry pendant que Jean-Vincent Placé-le-bien-nommé s’est lui retrouvé seul écologiste sur la photo réunissant les leaders du PS, juste entre le couple présidentiel ! Les eurodéputés Yannick Jadot et Michèle Rivasi ont soigné leurs contacts avec leurs camarades du PS, Kader Arif et Stéphane Le Foll pour le premier, Laurent Fabius pour la seconde.

    PAS ELLE

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    Au petit jeu du casting, un seul est assuré d’être dans la sélection finale et n’a pas besoin d’en faire trop : Cécile Duflot qui a non seulement pour elle son statut de secrétaire nationale d’Europe Ecologie-les Verts mais qui présente aussi l’avantage, pour François Hollande, d’incarner le renouvellement et la parité. La jeune femme (37 ans) a déjà annoncé qu’elle lâcherait les rênes de son parti en juin. Elle se prépare aujourd’hui, sans le dire trop ouvertement, à prendre la tête d’un ministère de l’Environnement dont le périmètre pourrait être proche de celui de NKM. "L’obligation que nous avons, c’est au moins d’essayer", a-t-elle dit à ses troupes, consciente des difficultés qui l’attendent.

     

     

  • ON A TENU 1828 JOURS

    Quelle délivrance, quel bonheur ! Un sentiment de libération, de soulagement s’est répandu depuis l’annonce de la victoire de François Hollande le dimanche 6 mai, à 20 h. La liesse populaire massive a suivi la défaite du détesté président sortant. « On l’a viré » « On a gagné ».

    Clap de fin des 5 dernières années

    Les 5 ans de la présidence Sarkozy ont été très mal vécus par une majorité de Français, surtout parmi les salariés, ceux qui produisent les richesses de ce pays et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. Ce furent 5 années de recul social obstiné, thatchérien, une rude politique néo-libérale intégriste, qui nous laisse avec 5 millions de chômeurs, 3 millions de précaires, 3 millions de temps partiels, 8 millions de pauvres, un Smic bloqué depuis 5 ans, un milliard d’heures supplémentaires impayées, un salaire médian bloqué à 1580 euros, des retraites à 62 ou 67 ans, 1700 milliards de dettes, un recul de tous nos services publics, de nos hôpitaux, de nos écoles, avec des inégalités accrues à l’avantage des riches rentiers.

    Le changement attendu maintenant

    Il y a une urgence sociale, une terrible envie de changement maintenant. Elle s’est manifestée à Paris à la Bastille et dans de très nombreuses villes. Quel beau rassemblement populaire, unitaire, de toute la gauche ! A la Bastille, il y avait encore plus de monde que le 10 mai 1981, une foule innombrable que la grande place ne parvenait pas à contenir, débordant dans toutes les rues adjacentes, ça bougeait sans arrêt, avec une puissante houle fraternelle, enthousiaste, une population colorée, mélangée, avec énormément de banlieusards, des dizaines de milliers de jeunes, des slogans chauds, exigeants jusqu’à l’immense ovation, dans la nuit, pour François Hollande venu prendre la parole en personne.

    Un point d’inflexion en Europe

    C’est seulement la 2e fois en 54 ans qu’un président de gauche réussit à être élu dans ce type de scrutin difficile, antidémocratique, parce qu’hyper personnalisé, biaisé, binaire. François Hollande a effectué un parcours délicat sans faille sur une ligne de crête, située à gauche, et il y a conquis une autorité au service du changement qu’attend la nouvelle majorité. Une autorité pour « dominer les marchés », une autorité pour « renégocier le traité Merkel », une autorité « pour que la BCE prête directement aux états », une autorité pour relancer l’économie et commencer à redistribuer les richesses, une autorité pour changer le mode de gouvernance et le démocratiser. Sa victoire est un point d’inflexion en Europe contre l’austérité, la dictature des banques, pour une réorientation sociale de l’Union.

    La justice, l’égalité, le social au cœur du changement

    Maintenant, les cartes sont redistribuées, les portes sont grandes ouvertes, il y a un champ considérable à investir. Les exigences sont grandes, mais elles doivent être constructives, orientées vers le souci de la réussite. L’heure n’est pas aux doutes, encore moins à se placer en embuscade, l’heure est à l’engagement unitaire et déterminé de toute la gauche, pour pousser le plus loin possible l’élan de la victoire. Les grandes questions sociales, salaires, emploi, retraites, droit du travail, santé, école, logement, vont être, encore et comme toujours, les questions centrales pour des dizaines de millions de nos concitoyens remobilisés.

    Mais d’abord gagner une majorité de gauche au parlement les 10 et 17 juin prochains !

  • LEGISLATIVES VIOLENTES

     

    Hier soir à l'inauguration du local de campagne de notre candadat aux prochaines législatives j'ai indiqué qu’il nous restait encore une étape politique . Les élections législatives . La page n’est pas encore tournée, et le bateau n’a pas complètement quitté le port.

    J'ai l' impression que la bataille des législatives va être bien plus violente que ne l’aura été celle de l’élection présidentielle.

     L’UMP est en rage de cette défaite présidentielle. Ceux qui restent aux commandes sont encore les sbires de Nicolas Sarkozy: Copé, Morano, Wauquiez, Mariani au plan national dans les Alpes Maritimes , Ciotti Estrosi Tabaro Léonetti et Lucas . Excusez du peu .  Ceux qui, à doite, auraient pu rééquilibrer le paysage politique français (Raffarin, Juppé, Borloo, etc) sont inaudibles et en retrait tant que le cap législatif n’est pas franchi.

    Et face à eux, comme face à nous, nous avons le Rassemblement Bleu Marine . L’ennemi qu’on nous promet dans de nombreuses circonscriptions apte à franchir le cap du second tour. Il y aura aussi Le front de Gauche dont nous ne devons rien attendre .

     

  • C'EST LA FETE

     

    Petit rappel au journaliste de Nice-Matin : François Hollande n'est pas Président du Parti Socialiste mais Président de tous les français . Il va falloir s'y habituer .ps-antibes.png

  • ON A ENCORE GAGNE

    APRES UN DIMANCHE EN ROSE , UN LUNDI EN ROUGE ET BLANC

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    REIMS . Scène de liesse, ce lundi soir, au stade Delaune où une marée humaine est descendue sur la pelouse pour fêter la victoire des Rouge et Blanc contre Monaco 2 buts à 0 ! C'est quasiment fait pour le Stade de Reims qui jouera très certainement en Ligue 1 l'année prochaine ! Revivez le match.

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    Trente trois ans que le Stade de Reims attendait ce moment ! Les Rémois seront à 99% en Ligue 1 la saison prochaine.

  • MOI PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

    hollande-voulez-vous-la-victoire-alors-cest-dimanche.jpg« Moi, président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Elysée.

    Moi, président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur.

    Moi, président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fond pour mon propre parti dans un hôtel parisien.

    Moi, président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante [...]

    Moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les présidents des chaînes publiques [...]

    Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire.

    Moi, président de la République, j’aurai aussi à cœur de ne pas avoir de statut pénal du chef de l’Etat, je le ferai réformer. [...]

    Moi, président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire. [...]

    Moi, président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres [...]

    Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local. [...]

    Moi, président de la République, je ferai un acte de décentralisation. [...]

    Moi, président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés. [...]

    Moi, président de la République, j’engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l’énergie. [...]

    Moi, président de la République, j’introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives. [...]

    Moi, président de la République, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue.