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Lors de la proclamation des résultats du vote interne pour désigner la candidate du Parti socialiste aux élections présidentielles,les militants de fraiche date ont du faire retentir des applaudissements dans la salle où se déroulait le scrutin. Logique car ils témoignaient de l’attachement combatif de ces nouveaux militants à exterminer les tenants d’une gauche passéiste et sans avenir et nul en songerait à leur reprocher d’être devenus au fil des mois de farouches supporteurs de la novation politique. Leur joie nouvelle illustre leur engagement fort au sein du PS et plus encore leur investissement prometteur dans les campagnes électorales qui s’ouvrent. Toutes et tous savent qu’une période comme celle de 2007 demandera des efforts colossaux pour distribuer, dialoguer, convaincre car désormais le système médiatique qui a porté leur favorite vers les sommets va tourner à plein régime.La désignation royale a reposé essentiellement sur l’excellente méthode de communication adoptée par l’entourage de celle qui a gagné. Choix des thèmes,des militants, propension aux effets d’annonce forts, capacité à conduire les autres sur son terrain, utilisation maîtrisé de l’accès aux télévisions, refus du débat tout azimuts pour éviter de dévier de la trajectoire choisie, préférence pour l’image plus que pour les mots, insistance répétée sur des médicaments génériques pour la société, préférence pour la proximité sur le dogmatisme : autant de points très travaillés qui font que le triomphe est mérité et ne se discute pas. Il a tellement impressionné qu’il vaut à l’intéressée un concert de louanges dont certains choristes sont plutôt étonnant voire détonnant. Ils entonnent tous la balade des gens heureux avec parfois une impressionnante cohésion.
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ET MAINTENANT
Le résultat du vote d'hier soir est sans appel. Ségolène Royal est désormais la candidate de notre Parti. Pour nous qui avons défendu une vision bien différente de la société que nous voulons pour notre pays, on ne peut nier que la déception est grande. Et elle se teinte d'amertume : beaucoup d'adhérents que nous avons vu voter hier, nous ne les connaissions pas et, pour certains, ils ne nous ressemblaient guère. Serait-ce là le nouveau parti socialiste ? Cette déception doit cependant rester contenue : être battu sur ses convictions, ce n'est pas se tromper, c'est semer pour l'avenir. Et malheureusement quelque chose me dit qu'on regrettera assez rapidement de ne pas nous avoir assez entendus. Je pense aujourd'hui tout spécialement à nos camarades qui, dans nos fédérations et dans des conditions parfois difficiles, sont allés défendre dans des sections hostiles nos communes convictions, à ceux aussi qui, hier soir, dans les bureaux de vote du département, ont fait en sorte, par leur présence attentive, que le scrutin se déroule normalement. En démocratie, c'est souvent l'autre qui gagne. Espérons que ce ne soit pas le cas lors de la prochaine élection présidentielle Parfois en écrivant dans une nuit silencieuse ce blog, j’éprouve le sentiment d’exagérer un peu. Je ne nie pas que la provocation extrême constitue, dans une société de consensus mou, une bouffée d’oxygène, une nécessité vitale. Et, d’ailleurs, certains ne s’en privent pas car, être différent, être autre, être rebelle, ne jamais renoncer à aller au combat pour un idéal, demeurent des comportements salutaires pour sa propre existence. S’assoupir, renoncer, se taire, s’écraser devient tellement la règle que l’on en arrive à classer François Bayrou parmi les néo-révolutionnaires. En choisissant le parler vrai et non pas l’apparence d’un parler vrai il va finir par apparaître comme le plus à gauche des candidats potentiels à l’élection présidentielle… La catastrophe menace mais, dans le fond, la majorité des passagers préfère couler avec le navire en chantant un Te Deum plutôt que l’Internationale. Hier soir cependant l’orchestre jouit pour l’enterrement d’une certaine conception de la Gauche qui a mon avis est momentanément dans le coma. On a assisté au tsunami du socialisme médiatique qui correspond, et il faut l’admettre, à ce qu’attendait le grand public, les adhérent(e)s et les néo socio-libéraux. Ils ont confié la maison de l’espoir et ses clés à celle qui s’est formidablement inspiré de la stratégie de Michèle Bachelet au Chili. En fait il s’agit de la révolution blanche et immaculée attendue par les sondages et basée sur une prise de pouvoir par l’aile la moins à gauche du PS. Du beau travail ! tout de même, sans que nous le sachions, pendant notre sommeil, une reine nous a été donnée, rayonnante et prête à nous aimer, ce n'est pas rien ! C'est un fait plus que surprenant dans notre République, même si on ne sait pas encore si elle va régner, ni combien de temps...
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FRECHE SUCRE LES FRAISES
J’ai découvert avec stupeur ce matin dans le journal Midi Libre de nouvelles déclarations intolérables de Georges Frêche, lors du Conseil d'agglomération de Montpellier qui se tenait hier. Evoquant l'équipe de France de football, il a exprimé ces propos odieux : « Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais, là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. »
Ces propos sont inadmissibles. Je les condamne solennellement. J’invite tous les socialistes à exprimer leur désaccord avec de telles déclarations et avec les idées qu’elles reflètent. D’autant que suite à ses propos qualifiant des Harkis de « sous-hommes », M. Frêche a déjà été suspendu pour 2 ans des instances du PS.
La complaisance dont bénéficie Georges Frêche au Parti socialiste n’est plus tolérable. Je demande solennellement que les candidats à l’investiture du PS prennent clairement et politiquement leurs distances avec ces propos. En particulier Ségolène Royal qui reçoit l’appui de George Frêche et de ses bulletins de vote. C’est le moment de faire la preuve de ce que veut dire la rénovation de la politique et la République du respect dont elle se réclame -
PENSEE DU JOUR
En ce troisième jeudi de Novembre:
pour les militants socialistes"Aprés le primeur,les primaires" -
SARKO LE MATEUR
Voici quelques images de l'intervention policière de jeudi à Nouzonville, faite par Thierry Demart.Après l'intervention policière de vendredi, Sylvain Dalla Rosa a écrit à la préfète :
"A l'occasion du rassemblement de ce jour à Nouzonville, les forces de l'ordre ont utilisé les gaz lacrymogènes contre les femmes et les hommes présents. Il s'agit d'une véritable provocation contre des manifestants qui défendent l'avenir de leur région en exprimant leur soutien aux salariés de Thomé Génot. Cette action des CRS, dans une commune en état de siège, auraient pu avoir des conséquences dramatiques en raison de la population présente (femmes et enfants). Elle était d'autant plus injustifiée que le déroulement du rassemblement se faisait dans le calme.En votre qualité de représentante du gouvernement, vous portez la responsabilité de ces événements qui sont une véritable atteinte au droit de manifester. La casse industrielle ne suffit plus, il faut mater ceux qui osent relever la tête.Je tiens à vous exprimer une réprobation solennelle devant une telle attitude contraire à la pratique démocratique. Cette provocation ne nous empêchera pas de continuer à poser les véritables questions, celle des moyens à mettre en œuvre pour une réindustrialisation des Ardennes et du sort réservé aux salariés de Thomé GénotAprès le temps des cerises, le temps des matraques ! Inaugurée en 1937,la statuede Jean-Baptiste Clément, qui séjourna dans les Ardennes de 1885 à 1894, est érigée à l’entrée de Nouzonville
avec la mention « La classe ouvrière ardennaise reconnaissante ». Ce n’est pas un vain mot : hier encore, aveuglée par les gaz lacrymogènes des CRS sarkoziens,
la population qui soutenait les ouvriers de Thomé-Génot s’est dignement rassemblée devant le buste
de Jean-Baptiste Clément pour entonner
le Temps des cerises et l’Internationale afin de dénoncer l’agression policière !
« Le travail manque ! Il est grand temps,
les enfants, d’aller faire un tour à la banque.
Ne serait-il pas plus moral
Pour mieux remédier au mal
De troubler un peu l’existence
Des Crésus et des ripailleurs
Qui condamnent à l’abstinence
La famille des travailleurs... » Jean-Baptiste Clément, 1884. L’esprit de la Commune planait sur Nouzonville
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J'AI HONTE
J'ai honte:je site Sarko,mais je le dis depuis plusieurs mois maintenant,Ségolène ne fera pas gagner les prochaines élections à la gauche
A entendre l'agité de Beauvau, la candidature de la socialiste Ségolène Royal représenterait pour lui une chance. En visite officielle à Alger comme ministre candidat,a affirmé lundi 13 novembre: "Elle me protège depuis plusieurs mois, car le phénomène 'tout sauf Ségolène' empêche le phénomène 'tout sauf Sarkozy'".
Si le candidat du Parti socialiste était Laurent Fabius, "on aurait une campagne violente, parce que c'est un homme violent, le risque pour moi est beaucoup plus grand qu'avec une campagne apaisée", a estimé Nicolas Sarkozy.
Au contraire, "si c'est Ségolène Royal, c'est tout bénéfice".
Elle est "en totale décalage avec son électorat"
Nicolas Sarkozy considère que Ségolène Royal "nous impose malgré tout un processus de modernisation", mais qu'elle est "en totale décalage avec son électorat et elle aura beaucoup de mal à assurer un rassemblement des voix à gauche".
"Je pense qu'elle montrera sa vraie nature, qui est quelqu'un d'irascible, dur et, quand ça ne va pas, qui se crispe", a ajouté Nicolas Sarkozy.
Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, seront départagés par les adhérents socialistes les 16 et 23 novembre. De leur côté, les adhérents de l'UMP choisiront le candidat qui sera soutenu par leur parti en 2007, lors d'un congrès le 16 janvier -
SUICIDE COLLECTIF
L’irruption de Monsieur Hulot dans la campagne (pas celle de nos douces provinces car il cultive l’exotisme) mais dans celle des présidentielles s’inscrit dans ce suicide collectif du monde politique qui préfère la notoriété des uns aux convictions des autres.Le phénomène a été vite accentué avec des événements aussi incroyables que l’arrivée dans le Conseil régional de Picardie sur la liste UMP-UDF de Gilles de Robien d’une certaine Elodie Gossuin qui, il est vrai avait une belle expérience des élections car elle avait été successivement royalem
ent couronnée reine du Muguet, miss Oise puis miss Picardie et enfin miss France à Monaco devant… 14 millions de téléspectateurs et, en 2001, Miss Europe 2001 ce qui lui aura permis de se prononcer valablement… en faveur du Traité constitutionnel européen ! Le problème c’est que dans une République Française des jeux, il faut se contenter de ce que l’on vous offre avec l’espoir que le tirage au sort vous sera favorable afin d’approcher l’une de ces stars des étranges lucarnes !Imaginons un instant que Nicolas Hulot accède à l’Elysée. Avez-vous imaginé comment il ferait pour obtenir aux législatives suivantes une majorité parlementaire susceptible de mettre en œuvre ses propositions… Il lui faudrait faire un gouvernement d’union nationale écologique. Mais avec qui ? Il pourrait garder De Villepin car il n’est élu nulle part et ensuite se fournir dans la liste des 50 Français les plus populaires sur la base d’un sondage télévisé end direct sur TF1 afin de remercier cette chaîne de ce qu'elle aurait fait pour lui.Jean Pierre Foucaud organiserait un "Qui veut gagner des Millions?" spécial pour le budget et Julien Lepers ferait un " Question pour un Champion " pour déterminer le Ministre de la culture, Laurence Boccolini choisirait le Ministre de l’Intérieur avec une superbe séance du " Maillon faible ", le magnifique Arthur distillerait un splendide " A prendre ou à laisser " pour, ainsi de suite, émission après émission arriver au montage parfait ! Inutile de voter. La vérité sortirait de la télé
