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  • INFEAU N°12

    La lettre « Inf’EAU » N°12 nouvelle formule est à votre disposition en pièce jointe (PDF).

     

     

     

    Sommaire :

     

    -                    Gaz de schiste : de l’eau dans le gaz (et vice-versa)

     

    Mais aussi :

     

    -              L’assemblée générale de EAU : EAU pour tous, tous pour l’eau

     

    -              Mantes amère

     

    -              Les Italiens pourront s’exprimer contre la privatisation rampante de l’eau

     

    -              La gauche presque unie à Marseille

     

    -              Pétition anti-Fauchon

     

    -              Paris, un an de régie

     

    -              D’Aix à Madagascar (expo)

     

     

    EAU (Elus, Associations, Usagers) milite pour une gestion publique de l’eau potable et de l’assainissement.

     

    Elle soutient que :

     

    - L’eau est un bien commun de l’humanité, et non une marchandise ;

     

    - L’accès à l’eau pour tous est un droit.

     

     

     

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    Les principaux sujets précédemment abordés par la newsletter :

     

    -              N°1 :      Mouans-Sartoux (06) rejoint les Porteurs d’eau

     

    -              N°2 :      La remunicipalisation de l’eau et le Forum mondial de l’eau en débat,                 avec Danielle Mitterrand

     

    -              N°3 :      Le syndicat des eaux du Tursan (40) et l’aide aux retours en régie dans               les Landes.

                                   Héricourt (70) à l’heure du choix

     

    -              N°4 :      Water Makes Money – les réactions en France

     

    -              N°5 :      Le Pays d’Aubagne (13) envisage la gestion publique de l’eau

     

    -              N°6 :      Draguignan (83) se prive du public

     

    -              N°7 :      Théâtre : « Les Olympides », humour et eau fraîche

     

    -              N°8 :      Loi sur le « droit à l’eau » : le patron n’offre pas la tournée

                                   Le Conseil mondial de l’eau droit dans ses bottes

     

    -              N°9 :      Le Fame (Forum alternatif mondial de l'eau) en route pour la gloire ?

                                   FME : making off

     

    -              N°10 : Mobilisation pour l’eau publique au Parlement européen de Strasbourg

     

    -              N°11 : Accès à l’eau et exclusion : la piste des fontaines publiques

     

     

     

     

     

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    mpartage@eaupublique.fr.

    Et n’hésitez pas non plus à faire circuler ce courriel.

     

     

     

    A très bientôt.

     

     

    Michel PARTAGE

     

    Président de EAU

     

    Conseiller général du Var

     

     

    Si vous ne souhaitez plus recevoir cette lettre ou si vous la recevez en plusieurs exemplaires, veuillez nous le faire savoir sur  mpartage@eaupublique.fr

    Merci.

     

     

    ROMANGIN Sylvie

    Association Eau

    Elus, Associations, Usagers

    12 rue Victor Hugo - 83670 Varages

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    0494868458

    0607535122

  • SAINT JACQUES SUR LIT DE POIREAUX

    Pour 8 personnes

    • 24 belles noix de coquilles Saint Jacques avec leur corail
    • 5 poireaux
    • 4 échalotes
    • 3 cuilères à soupe d'huile d'olive
    • 40 g de beurre doux
    • 40 cl de crème fraîche épaisse
    • 1 citron jaune
    • 1 cuilère à café de poudre de curry
    • 10 cl de vin blanc sec
    • sel, fleur de sel et poivre

    Préparation de la recette

    Inauguration permanence 20110122 005.JPGLavez les poireaux, émincez les blancs en lanières.
    Dans une sauteuse, versez 2 cuillères à soupe d'huile d'olive.

     

     

    Inauguration permanence 20110122 006.JPGFaites-y revenir les blancs de poireau.
    Salez, poivrez, couvrez et laissez cuire à feu bien doux un quart d'heure.
    Pressez le jus du citron, ajoutez-le aux poireaux la poudre de curry, le vin blanc, versez la crème fraîche, Remuez au fouet et laissez réduire sans laisser bouillir salez, poivrez et prolongez la cuisson à feu très doux pendant 30 mn.

    Coupez les échalottes en deux dans le sens de la longueur.
    Dans une sauteuse, faites fondre le beurre faites revenir  les échalotes  à feu assez vif sans laisser brûler et faites-y dorer les noix de coquille Saint-Jacques dessus dessous 2 mn par face.
    Salez, poivrez et réservez au chaud.


    Sur chaque assiette chaude, dressez un lit de blanc de poireaux fondant, et lanières  de poireau et 3 cuillères à soupe de sauce.
    Secours Populaire braderie 20100515 017.JPGDisposez dessus 3 noix de coquilles Saint Jacques avec une pincée de fleur de sel.
    Servez !

  • EOLIENNES TROP CHERES

    0000422046-0_w_230_h_230.jpgUn projet de parc éolien sème le trouble dans trois communes du nord du département de l'Ariège. Ses opposants remettent en cause sa pertinence énergétique, dépassant le classique débat sur l’enlaidissement du paysage.

    Il n’y a pas encore d’éolienne sur le pic d’Estelle. Pourtant le vent de la polémique y souffle déjà. Présenté en 2004, un projet d’une quinzaine d’éoliennes divise la population. Ses opposants dénoncent le gâchis du paysage sur ces crêtes qui jouissent d’une vue imprenable sur les Pyrénées. Pourtant, les trois municipalités concernées, Tourtrol, Coutens et Viviès, sont plutôt favorables au projet. Elles pourraient en effet profiter chacune de 30 à 70 000 euros par an de taxes professionnelles. De quoi faire réfléchir ces communes qui totalisent moins de 500 habitants.

    « On sent déjà que les gens se regardent d’un mauvais œil », confie Jean-Luc Mathieu, président de l’Association de défense des collines du pic d’Estelle (ADCPE), qui regroupe les opposants au parc éolien. Pourtant, le projet n’en est encore qu’à ses balbutiements. La campagne de mesures préliminaires de la vitesse du vent s’achève, et la préfecture étudie la demande de Zone de développement de l’éolien déposée par les trois communes. Si elle est acceptée, EDF sera obligé d’acheter l’énergie produite à environ 8 centimes d’euros le kilowatt heure (kWh). Un surcoût qui sera probablement répercuté au consommateur : l’électricité produite à partir du nucléaire coûte en moyenne 2,8 centimes d’euros le kWh.

    l_energie_eolienne_31.jpgLa centaine de militants de l’ADCPE dénoncent justement ce risque. En abordant les questions économique et énergétique, les anti-éoliens ont dépassé le niveau habituel des débats sur l’éolien, trop souvent réduits à l’enlaidissement du paysage ou aux oiseaux pris dans les pales. L’association a ainsi remis en cause pointé les effets pervers de l’électricité éolienne. Premier écueil, l’irrégularité de la production. « Les éoliennes du pic d’Estelle ne tourneront que 2 200 heures par an, explique Claude Cambus, ancien cadre d’EDF et sympathisant de l’ADCPE. Cela impose de trouver d’autres sources d’énergie pour les 6 560 heures restantes, que ce soit à partir de nucléaire ou de gaz. » Avec toute la bonne volonté du monde, construire des éoliennes pour éviter le stockage des déchets nucléaires pourrait finalement conduire à... en construire d’autres pour combler les trous de production ! « J’accepterais d’empoisonner le paysage si c’était la condition de la survie de mes enfants », ajoute Claude Cambus. Mais pour cet ancien retraité, qui a aussi travaillé pour le Conseil économique et social, l’intérêt écologique des éoliennes est loin d’être établi. « L’électricité française est produite à 95 % à partir du nucléaire et de l’hydraulique, sans dégagement de gaz à effet de serre. L’éolien ne réduit donc pas ces émissions. » Les anti-éoliens préfèrent militer pour le bois énergie. La forêt ariégeoise s’étale sur 220 000 hectares de forêt, et seul un quart de son accroissement naturel est exploité. A terme, selon Claude Cambus, elle pourrait produire l’équivalent de cent éoliennes.

    par Yannick Groult 
  • OU EST LE PROBLEME

    929557-1102072.jpgJe veux bien croire que Jean-Luc Mélenchon se sente « blessé » et qu’il puisse estimer le trait « vulgaire et grossier ». Je relève qu’il a l’intelligence de ne pas exiger d’excuses publiques, qu’il n’intente pas de procès, se contentant d’un « j’espère qu’il admettra qu’il s’est trompé. ». C’est recevable, quoique je ne pense pas vraiment que Plantu se soit tant trompé, en ce sens qu’il est parfaitement exact que les discours du FN et du PG sont perçus comme des manifestes populistes, à tort ou à raison .

      Siné disait  la caricature… caricature, force et déforme le trait

  • LAGARDE NE PREND PAS GARDE

     

    Num-riser0029-726x1024.jpg Christine Lagarde, était toute contente l'autre jour d'annoncer une nouvelle ex-tra-or-di-nai-re, de celles qui vont immanquablement changer la face du monde : le taux du livret A va passer de 1.75 à 2% au 1er février.

    D'ailleurs c'est la spécialiste des bonnes nouvelles, Lagarde. Elle est coutumière des annonces positives : elle a déjà annoncé la fin de la crise, le retour de la "croissance", le chômage qui baisse… Bon, on n'a rien vu, mais au moins elle l'a annoncé.

    Mais dans le cas du Livret A, pas de doute : le petit épargnant va faire fortune.

    Allez, calculons. Le Livret A est plafonné à 15300 euros. Mais sur 47 millions de livrets A, seuls 2 millions environ sont pleins. L'encours étant d'environ 140 milliards d'euros, cela fait en moyenne environ 3000 euros par livret.

    Sur un livret "moyen", le passage de 1.75% à 2% va donc entraîner une hausse des intérêts de… 7 euros 50. Ah ouais, ça valait le coup que Madame Lagarde se déplace… Je ne sais pas quel autre non-événement peut à ce point monopoliser l'attention des médias.

    D'ailleurs Christine Lagarde a vendu la mèche : si le taux du Livret A augmente ainsi de manière infinitésimale, ce n'est pas une mesure de générosité gouvernementale, mais la simple application d'une formule, qui prend notamment en compte l'inflation.  En gros, si le taux du Livret A augmente, c'est que les prix montent.

    Et en ce moment, vous avez peut-être remarqué que le prix qui augmente le plus, c'est celui des carburants. Après une chute libre depuis l'été 2008 en raison de la baisse de la demande mondiale due à la crise, les prix sont de nouveau à la hausse. Le baril approche à nouveau les 100 dollars, sauf que le dollar est beaucoup plus haut par rapport à l'euro qu'en 2008. Résultat des courses, le gasoil a augmenté de 14 centimes en 2010 par rapport à 2009, et cela pourrait être bien pire en 2011.

    Revenons à ce Français moyen et son Livret A garni de 3000 euros. Comme tout Français moyen qui se respecte, il possède une bagnole, probablement diesel. Cette bagnole consomme 7 litres aux 100km. Il parcourt environ 12500 km/an, et achète donc 875 litres de gasoil. L'augmentation de prix qu'il subit s'élève donc à environ 122 euros par an…

    7.5 euros qui arrivent, 122 euros qui repartent, il n'est probablement pas nécessaire d'être expert-comptable pour comprendre qu'une fois encore, Christine Lagarde et ce gouvernement misérable se foutent de notre gueule…

  • JEAN -FRANCOIS MANCEL:RETENEZ SON NOM

    574425967_2.jpgDéroutante proposition de loi du député UMP Mancel qui vise a cassé encore le service piblique en s'attaquant au personnel. J'adresse un petit cadeau à ce député Mancel . UMP enfoirée

     

     

    N° 3088

    _____

    ASSEMBLÉE NATIONALE

    CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

    TREIZIÈME LÉGISLATURE

    Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 13 janvier 2011.

    PROPOSITION DE LOI

    visant à réserver le statut de la fonction publique
    aux agents exerçant une
    fonction régalienne,

    (Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale
    de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus
    par les articles 30 et 31 du Règlement.)

    présentée par

    M. Jean-François MANCEL,

    député.

    EXPOSÉ DES MOTIFS

    Mesdames, Messieurs,

    Tout État, pour assurer ses missions, a besoin de s’appuyer sur une fonction publique efficace. Notre pays n’échappe pas à la règle. Cependant, force est de constater que le poids de la fonction publique française est de plus en plus important au point qu’il en arrive à nuire à son efficacité, malgré la valeur de ses agents.

    Le rapport Silicani de 2008 sur la fonction publique estime que plus de sept millions de personnes occupaient un emploi de service public en France au 31 décembre 2005, ce qui représente plus de 28 % de l’emploi national total. Concernant le service public administratif, le nombre d’agent a augmenté de près de 25 % entre 1986 et 2006, passant de 4,2 à 5,2 millions. Cette constante augmentation, qui découle en partie d’une forte hausse de l’emploi territorial suite aux processus de décentralisation, génère des pesanteurs au sein de l’appareil public, dommageables autant à celui-ci qu’aux Français.

    Nos voisins européens l’ont bien compris et la France est aujourd’hui le seul grand pays développé où il existe encore une séparation totalement étanche entre le statut des fonctionnaires et celui des salariés du secteur privé.

    Réformer le statut de la fonction publique en France, en le resserrant autour des fonctions régaliennes, aurait des conséquences hautement bénéfiques.

    Tout d’abord, cela contribuerait à dynamiser les domaines non régaliens actuellement englobés dans la fonction publique. En effet, la généralisation du contrat de travail de droit commun permettrait une meilleure prise en compte du mérite ainsi qu’une meilleure gestion des ressources humaines et créerait des ponts entre le secteur public et le secteur privé. Cette nouvelle flexibilité nourrirait une dynamique d’enrichissement réciproque des deux secteurs.

    Ensuite, cette réforme du statut aurait un impact non négligeable sur les dépenses publiques au sein desquelles les dépenses de personnel représentent près de la moitié du budget de l’État. À l’heure où le Gouvernement a décidé de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, une telle mesure viendrait renforcer la volonté de rationalisation des dépenses de l’État.

    Enfin, il convient de souligner que les contraintes qui pesaient sur les agents publics au nom du service de l’intérêt général et qui justifiaient les droits spécifiques liés au statut ont perdu beaucoup de leur importance d’origine, ce qui justifie aujourd’hui d’adapter le statut à ce nouvel environnement.

    Aussi, la présente proposition de loi vise à réformer le statut de la fonction publique en le limitant aux seules missions régaliennes, revenant ainsi aux sources de ce statut spécifique.

    Dans son article 1er, elle modifie et complète les articles 2 et 3 de la loi du 13 juillet 1983 (dite loi Le Pors, portant droits et obligations des fonctionnaires) en restreignant le champ d’application du statut de la fonction publique aux seuls emplois de souveraineté nationale et de puissance publique.

    Dans son article 2, elle précise que cette modification ne s’applique qu’aux nouveaux entrants au sein de la fonction publique et non aux agents actuellement en poste afin de ne pas porter atteinte à leur choix initial.

    Cependant, il ne faudrait pas fermer la porte à ceux d’entre eux qui souhaiteraient bénéficier du nouveau régime généré par le contrat de travail de droit commun. Aussi, dans son article 3, la présente proposition crée un droit d’option.

    Loin de représenter une forme de désengagement de l’État, cette proposition de loi s’inscrit dans une logique d’égalité et de réconciliation au sein de la société française à l’heure où les différences entre le secteur public et le secteur privé apparaissent plus que jamais injustes aux yeux de nombre de nos concitoyens, particulièrement suite à la grave crise financière que nous venons de traverser.

    PROPOSITION DE LOI

    Article 1er

    Les articles 2 et 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires sont ainsi rédigés :

    « Art. 2. – La présente loi s’applique aux agents civils des administrations de l’État, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics y compris les établissements mentionnés à l’article 2 du titre IV du statut général des fonctionnaires de l’État et des collectivités territoriales, à l’exclusion des fonctionnaires des assemblées parlementaires et des magistrats de l’ordre judiciaire, qui ont vocation à occuper les emplois définis à la seconde phrase du premier alinéa de l’article 5 bis.

    « Les autres agents sont régis par les dispositions du code du travail.

    « Art. 3. – Sauf dérogation prévue par une disposition législative, les emplois civils permanents de l’État, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics définis à la seconde phrase du premier alinéa de l’article 5 bis, sont, à l’exception de ceux réservés aux magistrats de l’ordre judiciaire et aux fonctionnaires des assemblées parlementaires, occupés soit par des fonctionnaires régis par le présent titre, soit par des fonctionnaires des assemblées parlementaires, des magistrats de l’ordre judiciaire ou des militaires dans les conditions prévues par leur statut. »

    Article 2

    Les dispositions de l’article 1er s’appliquent aux agents recrutés à compter de la publication du décret mentionné à l’article 3.

    Les agents recrutés avant cette publication peuvent, à leur demande, être régis par les dispositions du code du travail, dans les conditions définies par le même décret.

    Article 3

    Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application de la présente loi.

  • L'ENJEUX DES CANTONALES

     

    Eh oui ! Vous ne vous en êtes peut-être pas rendus compte, mais dans 8 semaines il y a des élections. Il faut dire que pour savoir qu'il y a actuellement une campagne électorale, il faut être motivé. Rien dans les médias ou si peu, pas de débats, pas d'affiches, rien ou presque.

    A cela, il y a des raisons objectives. Plus de 50 % des Français ne sont pas concernés, puisque la moitié seulement des cantons sont renouvelables et que Paris ne vote pas. Il s'agit de plus de scrutins à enjeux d'abord locaux qui ont peu de visibilité à l'échelon national. De plus, la complexité du mode de scrutin, n'incite pas à l'intérêt. Enfin,il y a peu de cadors politiques qui se présentent à ces élections.

    Et pourtant, à un peu plus d'un an des élections présidentielles, ces élections cantonales revêtent un véritable enjeu pour l'ensemble de la classe politique. Et ce, pour au moins 3 raisons :

    - Il s'agit des premières élections cantonales depuis la fin de la taxe professionnelle qui a des conséquences importantes sur les budgets des collectivités locales, et du dernier scrutin avant la mise en place de la réforme territoriale qui va éloigner encore un peu plus les citoyens du pouvoir. Au mois de mars, les électeurs auront donc la possibilité de dire s'ils approuvent ou refusent ces réformes qui auront de vrais impacts sur leur vie quotidienne.

    - A l'automne prochain auront lieu les élections sénatoriales, au suffrage indirect comme chacun sait. Or, pour la première fois depuis la guerre, la droite est en situation de perdre la majorité dans cette assemblée. Fortement décriés, les sénateurs ont prouvé ces derniers mois qu'ils étaient bien plus indépendants que leurs collègues de l'Assemblée Nationale. En ayant la majorité au Sénat, la gauche aurait ainsi un vrai pouvoir de nuisance pour les 6 derniers mois de ce quinquennat, et quoiqu'il arrive en 2012, aurait un levier d'action important ensuite .

    - Les élections cantonales seront le dernier scrutin (sénatoriales non inclues évidemment) avant la présidentielle, donc le dernier moment pour jauger les forces en présence. Or, si on excepte les législatives, les cantonales sont la seule élection nominale à deux tours. C'est à dire qu'en mars, nous aurons l'équivalent de  2000 présidentielles en miniature. Les cantonales sont les meilleur indicateur pour la présidentielle. En 2002, si on avait bien voulu y prêter attention, on se serait aperçu que la poussée de l'extrême droite et de l'abstention étaient déjà inscrits dans les résultats des cantonales de 2001.

    En conclusion, je dirai simplement que le scrutin qui s'annonce en mars n'est pas un scrutin secondaire, et qu'il sera lourd d'enseignements pour les présidentielles à venir.

  • ILS SONT TOUS DEVENUS TUNISIENS

    Il est amusant et instructifs de fouiller les archives récentes des partis politiques sur l’affaire tunisienne. Qui en France a soutenu l’insurrection tunisienne ?

    Le 28 décembre 2010, Europe Ecologie Les Verts s’indigne contre la répression : « Europe Écologie-Les verts affirme sa solidarité avec la mobilisation citoyenne en cours, depuis plusieurs semaines, dans la région de Sidi Bouzid en Tunisie.  Une nouvelle fois, après Gafsa et Ben Guerdane, le gouvernement tunisien réprime dans le sang la révolte de toute une population mobilisée contre la corruption du régime, la hausse des prix des matières premières  et le chômage (notamment des jeunes diplômés). Face à la colère des habitants le gouvernement de Ben Ali répond :  couvre-feu  et tirs de la police à balle réelles sur la foule, causant plusieurs morts et des dizaines de blessés dont un du parti Tunisie Verte. »

     Le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon a attendu le 6 janvier pour protester.

    Le 14 janvier, les partis de gauche et écologistes (Europe Ecologie Les Verts, Gauche Unitaire, Parti communiste français, Parti de gauche, Parti socialiste, NPA, FASE, PRG) publient un communiqué commun, offensif.

    A l’UMP, Xavier Bertrand, alors secrétaire général de l’UMP, s’entretenait officiellement avec les autorités tunisiennes en octobre dernier. Il a fallu attendre samedi 14 janvier pour que l’UMP se réveille. L’UMP est un parti godillot.

    La palme du combattant de la 25ème revient au Parti Communiste à en croire le blog de Gérard Piel dés le départ de Ben Ali connu vendredi soir il organisait une manifestation de soutien le lendemain à Nice .Sans oublier son paragraphe d'anti-socialiste primaire où sur ce même blog il ressort une vidéo de 2008 où Dominique Straus Kahn félicite la Tunisie pour l'augmentation de son pouvoir d'achat.