Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • ENCORE 29 JOURS A TENIR

    PAS INTERESSANTE LA CAMPAGNE ? 

    Moi je l'aime cette présidentielle, je la suis passionnément, comme je le fais pour toutes les présidentielles depuis....... Son niveau ? Je n'en sais rien, la question est idiote, on ne juge pas une campagne comme on évalue un un objet. Ce que je constate, c'est que Hollande fait des propositions, que Sarkozy n'en faitpas , que Mélenchon réussit une percée intéressante, que la chute des petits candidats nous apprend quelque chose, que le maintien de la détestable Le Pen nous en apprend une autre, que Bayrou continue à creuser son trou, que tout ça est un grand moment de démocratie. Les intellectuels devraient avec le courage et l'intelligence de le reconnaître, au lieu de geindre médiocrement.

    Quant aux citoyens qui s'évertuent à trouver la campagne inintéressante, qu'ils se demandent plutôt si ce ne sont pas eux qui n'ont pas la force de s'y intéresser. Nous vivons dans un monde où la faute vient toujours des autres, généralement des politiques. Et le citoyen dans tout ça ? Blanc comme neige ? Lavé de tout soupçon ? Que non ! A l'heure où les sondages annoncent un taux record et historique d'abstentions, les intellos devraient prendre conscience de leurs responsabilités. Ils sont porteurs d'une parole publique qui est écoutée. S'ils se mettent à dénigrer la politique, c'est la République qui est touchée. Moi qui ne me suis jamais reconnu dans ce monde des intellectuels , je dis à tous qu'il faut s'intéresser à cette campagne parce qu'elle est intéressante, qu'il faudra bien sûr aller voter, massivement , mais aller vote , pour qui vous voudrez, mais plutot pour François Hollande . Ne faites pas comme ces intellos qui donnent le mauvais exemple.

  • ENCORE 30 JOURS A TENIR

    CE QU'IL NOUS CACHE 

    Enfin, les Français vont savoir. Le Président sortant va faire connaître son programme. Il est vrai qu’après avoir battu le record absolu de l’endettement public avec un taux de 85,8 % de dette par rapport au PIB contre 82,3 % un an plus tôt, difficile de dissimuler à un bilan marqué par 7,8 % d’augmentation des impôts. Enfin, alors que la France et l’Allemagne étaient en 2005 sur un même pied d’égalité, aujourd’hui, le Gouvernement accuse un déficit de 5,2 % de son PIB contre 1% à son voisin.

    Bref, contrairement à 2007, le Président ne peut échapper à un droit d’inventaire qui plombe (déjà) le programme du candidat évalué à 115 milliards dont 75 milliards d’euros correspondant à une troisième cure d’austérité, donc à de nouvelles fermetures de classes, de services hospitaliers, de remise en cause des contrats de travail, de baisse des moyens alloués à la politique de l’emploi, à la justice et à la police, et à une diminution des crédits d’investissement affectés aux collectivités locales.

     

    De plus, même si le Président sortant les passe évidemment sous silence, 47 milliards de hausses d’impôts sont d’ores et déjà programmées : 32 milliards inscrits dans les mesures votées et 15 dissimulés, véritable coup de bambou fiscal programmé. Chacun aura donc compris pourquoi, contrairement aux engagements de François Hollande, le programme de l’UMP ait été difficile à sortir et pourquoi, aujourd’hui, il est en grande partie caché aux Français.

  • COMMUNIQUE D'AMNESTY INTERNATIONAL

    Mali.

    Il est urgent de protéger les populations civiles.

    Les groupes armés touaregs et islamistes qui ont pris les villes de Kidal, Gao et Tombouctou (au nord du Mali) sont tenus de protéger les populations civiles dans les zones sous leur contrôle, a dit Amnesty International aujourd'hui.

    À Gao, l'organisation a reçu des
    informations signalant la présence d'hommes armés qui tirent en l'air et pillent des bâtiments publics et privés, notamment l'hôpital.

    Un témoin vivant à Gao a dit à Amnesty International : « Des gens armés entrent dans les maisons et pillent. Ils tirent en l'air et nous sommes terrifiés. On nous a laissés sans défense. »

    À Gao, une femme enceinte a dû accoucher dans la rue car des hommes armés étaient en train de piller l'hôpital. Un autre patient de cet hôpital, privé de soins médicaux, est décédé.

    « Ces groupes armés qui ont conquis ces villes au cours de ces trois derniers jours doivent veiller à ce que des atteintes aux droits humains ne soient pas commises et lorsque cela est le cas, ils doivent éloigner de leurs rangs toutes les personnes impliquées dans ces actes », a déclaré lundi 2 avril Gaëtan Mootoo, chercheur d'Amnesty International sur l'Afrique de l'Ouest.
     

    Israël/Territoires Palestiniens Occupés.

    Journée de la terre. Halte au recours excessif à la force contre les manifestants.

    Ann Harrison, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International, a fait la déclaration suivante, en réaction aux informations selon lesquelles des dizaines de manifestants commémorant la Journée de la terre ont été blessés :

    « Nous avons appris que les forces israéliennes avaient ouvert le feu sur des personnes manifestant à l'occasion de la Journée de la terre près du poste-frontière d'Erez, dans la bande de Gaza, et que des dizaines d'autres avaient été blessées lors d'actions de protestation en Cisjordanie occupée, notamment à Jérusalem-Est. Cela est extrêmement préoccupant, en particulier à la lumière du recours fréquent et persistent à la force contre les manifestants palestiniens. ».
     

    Salvador.

    L'État doit régler sa dette et établir où se trouvent des centaines d'enfants victimes de disparition.

    L'État salvadorien doit honorer les obligations qui sont les siennes en vertu du droit international, et respecter les familles concernées, en établissant où se trouvent des centaines de garçons et filles disparus pendant le conflit armé (1980-1992), et en traduisant les responsables en justice, a déclaré Amnesty International à l'occasion de la Journée des enfants disparus.

    « Il est inconcevable que 20 ans après la fin du conflit, des centaines de familles continuent à être torturées au quotidien par le fait de ne pas savoir quel sort a été réservé à des êtres chers et vulnérables, et à subir l'insulte que constitue l'impunité des responsables, qui n'ont toujours pas été déférés à la justice », a déploré Esther Major, spécialiste de l'Amérique centrale à Amnesty International.
     

    Mexique.

    Amnesty International adopte deux prisonniers d'opinion dans l'État de Puebla.

    Les autorités mexicaines doivent libérer immédiatement et sans condition deux défenseurs indigènes des droits humains détenus injustement depuis deux ans dans l'État de Puebla et considérés de ce fait comme des prisonniers d'opinion, a déclaré Amnesty International jeudi 29 mars.

    José Ramón Aniceto Gómez et Pascual Agustín Cruz ont été arrêtés en janvier 2010 et condamnés en première et deuxième instances par la justice de l'État de Puebla à plus de six ans d'emprisonnement pour le vol présumé d'un véhicule.

    Dès le début de la procédure des
    informations dignes de foi ont fait état du fait que le véhicule n'avait pas été volé mais abandonné par le fils du plaignant et récupéré par la police de Pahuatlán avant d'être rendu à son propriétaire. Le parquet n'a jamais enquêté sur ces informations.

    Après avoir examiné cette affaire en détail et rencontré les détenus et des témoins, Amnesty International en a conclu que les accusations contre les deux militants avaient été forgées de toutes pièces et visaient à les punir pour leur action en faveur d'un accès à l'eau suffisant pour la communauté indigène nahuátl de Atla, dans la municipalité de Pahuatlán. Le projet d'accès à l'eau, qui a débuté en 2008, a été avalisé par les gouvernements fédéral et de l'État de Puebla.

    « José Ramón Aniceto Gómez et Pascual Agustín Cruz ont été victimes d'une justice trop souvent utilisée pour punir les personnes qui œuvrent à la défense de ceux dont les droits fondamentaux sont bafoués », a déclaré Rupert Knox, spécialiste du Mexique à Amnesty International.
     

    Honduras.

    Amnesty International exhorte le Honduras à lutter contre la crise des prisons à la suite d'émeutes ayant fait 13 morts.

    Les autorités honduriennes doivent s'attaquer de toute urgence aux problèmes chroniques se posant dans les prisons, a déclaré Amnesty International après la mort d'au moins 13 détenus lors de la dernière tragédie en date ayant frappé la population carcérale du pays, en proie à de nombreuses difficultés.

    Ces détenus ont perdu la vie lors de troubles à la prison de San Pedro Sula, après qu'une bagarre eut éclaté et qu'un incendie se fut déclaré jeudi 29 mars dans cet établissement surpeuplé. Cette prison accueillerait plus de 2 000 prisonniers alors qu'elle est conçue pour 800 personnes.

    « Les détenus incarcérés dans les prisons honduriennes voient leurs droits les plus fondamentaux bafoués, et cet événement terrible montre à quel point leur situation peut être précaire – malgré les promesses répétées du gouvernement que ce genre de tragédie n'arriverait plus », a déploré Esther Major, spécialiste de l'Amérique centrale à Amnesty International.
     

    Brésil.

    Un jugement choquant prononcé par la Cour suprême donne toute latitude aux violeurs.

    L'acquittement, prononcé par la Cour suprême brésilienne, d'un homme accusé d'avoir violé trois fillettes de 12 ans au motif qu'il s'agissait, semble-t-il, de « travailleuses du sexe » est un affront scandaleux aux droits les plus élémentaires, et il n'a pas sa place au Brésil aujourd'hui, a déclaré Amnesty International.

    Ce jugement est venu confirmer des décisions précédemment rendues par des tribunaux de l'État de Sao Paulo, où la plainte initiale a été déposée. La défense a affirmé que les trois fillettes étaient des « travailleuses du sexe » et donc consentantes.

    Aux termes du Code pénal brésilien de 2009, un rapport sexuel avec un mineur de moins de 14 ans constitue une infraction dans tous les cas de figure.

    « Le viol n'est jamais de la faute de la victime. Ce jugement choquant donne ni plus ni moins son feu vert aux violeurs. En outre, s'il n'est pas cassé, il est susceptible de dissuader d'autres victimes de violences sexuelles de signaler ces crimes », a indiqué Atila Roque, directeur de la section brésilienne d'Amnesty International.

  • PARCEQUE C'ETAIT ELLE , PARCEQUE C'ETAIT LUI

     

     
    Il y a quelques mois, la chose était entendue : Eva Joly avait les faveurs de l'opinion, Jean-Luc Mélenchon paraissait ringard. Les dernières élections en faisaient foi : le vote progressiste moderne, c'était le vote écolo. Les accords électoraux entre PS et EELV l'attestaient. C'est à n'y rien comprendre : les prévisions se sont exactement inversées ; les 14% légitimement espérés pour les Verts sont raflés par le Front de gauche. Incroyable : cette coalition constituée par une poignée de dissidents socialistes et un parti communiste marginalisé écrase aujourd'hui complètement EELV.

    Pourquoi Mélenchon émerge-t-il, pourquoi Joly s'effondre-t-elle ? Les thèmes écologistes sont pourtant dans l'air du temps alors que le lyrisme révolutionnaire du candidat Front de gauche semble suranné. La première réponse est dans le choix des personnes. Ce n'est pas faire injure à Eva Joly de dire qu'elle est une mauvaise candidate, comme je serais un mauvais trésorier si on me confiait cette responsabilité. Je n'ai jamais compris qu'on puisse refuser à la politique certaines compétences, tactiques, oratoires, idéologiques, communicantes, dont Mélenchon est richement pourvu, dont Joly est mal dotée. Quoi qu'on dise, il y a une influence des personnes, de bons et de mauvais candidats.

    Ce qui pose une autre question, celle de la place qu'on attribue aux uns et aux autres, ou qu'il choisisse de s'attribuer à eux-mêmes. Eva Joly a été un magistrat médiatique. Mais en politique, ses qualités se sont dissipées. La compétence dans un domaine ne se transfère pas automatiquement dans un autre. Joly n'est pas la seule dans ce cas. José Bové a subi le même revers : personnalité mondialement rayonnante mais piètre candidat à la dernière présidentielle, à tel point que tout le monde a oublié son score et sa campagne d'alors.

    Jean-Luc Mélenchon a su s'inventer un personnage, l'exact opposé de François Hollande dans la posture : le candidat socialiste se définit par rapport à lui-même et pas par rapport aux autres, il est offensif mais positif. Nicolas Sarkozy veut l'entraîner dans la bagarre, la polémique, il n'y entre pas, laisse passer les coups, se recentre sur ses positions. Jean-Luc Mélenchon, lui, clive en permanence, son affrontement le plus spectaculaire l'opposant à Marine Le Pen. Cette odeur de poudre, ce goût du combat réveillent l'électorat de gauche, le mobilisent, rencontrent toute une partie de son imaginaire. Hollande, c'est à gauche son double inversé : sage réformiste , socialiste raisonnable. Ils sont complémentaires : à eux deux, ils peuvent créer la dynamique qui renversera Nicolas Sarkozy. Sans Eva Joly, dont la candidature n'arrive pas à capter les préoccupations qu'elle devrait pourtant représenter.

  • LES GRANDS BUTEURS DU STADE DE REIMS

    REIMS (Marne) Renard ou déménageur de surface, avaleur d’espaces ou fin dribbleur, longiligne ou râblé, tireur puissant ou en finesse, le buteur, dernier maillon scintillant de la chaîne collective,est un joueur à part, un personnage décalé.

    À l’heure où le Stade de Reims 2012 se trouve dans l’ascenseur si longtemps attendu en direction du paradis de la Ligue 1, nous vous présentons ces extraordinaires finisseurs qui ont écrit les plus belles pages de la glorieuse histoire des Rouge et Blanc. De Perpère à Fauré en passant par les « monstrueux » Kopa, Fontaine, Piantoni, Vincent et Bianchi, voici un condensé de plus de 80 ans d’histoire de ceux qui avaient pour seul plaisir de faire trembler les filets adverses.

    Années trente : Les premières vedettes

    Lucien PERPÈRE (1931-1943, DH Nord-Est, D2, championnat de guerre). Joueur-journaliste (il était correspondant à l’Éclaireur de l’Est, ancêtre de l’Union), Lucien Perpère est le premier grand buteur de l’histoire du Stade de Reims. Champion de France amateur en 1935, il le sera à nouveau en 1942. Même si aucun titre des championnats dits « de guerre » ne sera jamais officiellement décerné par la Fédération Française.… Et aussi : Fauchart (1931-1938, 45 buts), Garabedian (1933-1935, DH puis 1939-1940, championnat de guerre, 37 buts), Kalmar (1937-1938, 27 buts), Chloupek (1938-1939, 19 buts), Albert Batteux (1937-1939, D2, puis 1942-1952, championnat de guerre, D1, 52 buts).

    Années quarante et cinquante : Que de talents…

    Pierre SINIBALDI (1944-1953, D1). Premier Stadiste sélectionné en équipe de France A (contre l’Angleterre en 1947), cet attaquant de haute stature était un formidable joueur de tête. Alimenté par de vrais ailiers (Flamion, Meano, Bini…), le Corse inscrit plus de 20 buts en moyenne entre 1944 et 1950.
    Pierre FLAMION (1943-1950, D1). En compagnie de Roger Marche, il forme un côté gauche issu du club de Mohon. Seulement, si Marche mérite son surnom de « Sanglier des Ardennes » par sa détermination infaillible et son goût du duel, Flamion se singularise par des qualités techniques, une vivacité et une clairvoyance qui en feront assez rapidement un international.
    Abraham APPEL (1949-1954, D1). Après six mois d’adaptation, ce Hollandais au style fruste conquiert Delaune. La force du grand « Bram », c’est d’aller droit au but. Il connaîtra, en tant que buteur, ses années les plus prolifiques à partir de l’arrivée de Raymond Kopa.
    Francis MEANO (1949-1953, D1). Arrivé d’Aix-en-Provence, il explose dès son arrivée en Champagne. International trois mois seulement après ses débuts en D1, il mettra du temps à digérer cette gloire subite. Petit format, pur gaucher, il réalise sa saison la plus complète à l’occasion de la conquête du titre 1952-1953. Il est même le grand artisan de la victoire en Coupe Latine au Portugal (contre Valence et le Milan AC). Quelques jours avant de disparaître dans un accident de la route mortel entre Witry-lès-Reims et Isles-sur-Suippe…
    Raymond KOPA (1951-1967, D1, D2). Le plus illustre footballeur qu’ait connu le Stade de Reims était-il un pur attaquant ? Plutôt un chef d’orchestre, un préparateur de buts. Mais à l’occasion, il savait lui aussi se muer en réalisateur (13 buts en 1952-1953, 11 en 1953-1954). D’autant qu’Albert Batteux, conscient de ses qualités de dribbleur efficace pour le collectif, l’utilise peu à peu à la pointe de son attaque au lieu de limiter son influence sur un côté. « Bébert » le menace même de le retirer de l’équipe s’il s’abstient d’utiliser cette arme. Il faut dire que ses crochets courts et ses changements de direction produisent un effet dévastateur en brisant les reins de l’équipe adverse. Cela lui vaudra malheureusement de devenir la cible privilégiée de quelques matraqueurs. Car neutraliser Kopa, c’est neutraliser Reims…
    Léon GLOVACKI (1952-1957, 1960-1962, D1). Transféré de Troyes à Reims durant l’été 1952, Léon Glovacki va se trouver d’entrée de grandes affinités techniques avec Kopa. Donnant l’impression de ne jamais forcer grâce à une grande souplesse de geste et une technique accomplie, le sympathique Léon sera le premier à souffrir du départ de son alter ego vers l’Espagne en 1956. Mais Kopa, qui n’aura jamais oublié la subtilité technique et la qualité de passe en profondeur de son ami « Ch’ti », sera à l’origine de son retour en Champagne durant l’intersaison 1960-1961.
    René BLIARD (1954-1959, D1). Né à Dizy, il fut l’un des rares Marnais à réaliser une grande carrière au Stade. Il succéda à Appel dans un style tout à fait différent. Sans rechercher le contact mais avec une grande adresse et beaucoup de lucidité dans la zone de vérité. Pressenti pour occuper le poste d’avant-centre pour la Coupe du monde 1958, une blessure le priva du voyage en Suède. C’est son coéquipier Just Fontaine qui en fut le grand bénéficiaire.
    Just FONTAINE (1957-1962, D1). Jusqu’où serait allé Justo si un tacle sauvage du Sochalien Sekou n’avait pas brisé sa carrière (fracture tibia-péroné) en mars 1960 ? Arrivé en 1956, en provenance de Nice, il inscrit 30 buts lors de sa première saison en rouge et blanc. Il fera encore mieux la suivante (34, meilleur total d’un buteur rémois en championnat de D1 ; performance égalée par Bianchi en 1975-1976). Sa campagne de Suède et son titre de meilleur buteur sur un tournoi mondial (13 buts) lui octroient une reconnaissance internationale.
    Jean VINCENT (1956-1964, D1). Les dirigeants rémois profitent de la chute de Lille en D2 à l’issue de la saison 1955-1956 ainsi que de la manne financière rapportée par le transfert de Kopa au Real Madrid pour engager un international déjà consacré : Jean Vincent. Perdant de sa vitesse de course au fil des ans, Vincent abandonnera son poste d’ailier gauche pour terminer en milieu de terrain. Son intelligence, ses dribbles et un tir sec lui valant d’être retenu à 46 reprises en équipe de France.
    Roger PIANTONI (1957-1964, D1). Roger Piantoni, c’est un surnom « bout d’chou » et un talent, l’un des plus purs qu’ait connu la France. Le meilleur pied gauche de l’histoire du foot hexagonal, sans l’ombre d’un doute. Vif, bien planté au sol, rapide, il prend la succession de Kopa dans l’expression d’un style de jeu « à la rémoise ».… Et aussi : Petitfils (1940-1951, championnat de guerre, D1, 66 buts), Szego (1941-1945, championnat de guerre, 20 buts), Vastag (1943-1944, championnat de guerre, 20 buts), Bini (1947-1950, D1), Templin (1950-1956, D1, 32 buts).

    [DIAPORAMA]

     

    Années soixante et soixante-dix : Des scoreurs venus d’ailleurs

    Hassan AKESBI (1961-1963 puis 1964-1965, D1 et D2). Né au Maroc, Akesbi aura réalisé l’essentiel de sa carrière du côté de Nîmes où ses qualités de vitesse en font un redoutable finisseur. Il prend la succession de Fontaine au sein d’un groupe vieillissant pour gagner enfin le titre manquant à son palmarès (championnat 1961-1962).
    Jean-Claude BLANCHARD (1965-1968, D2, D1, puis 1970 1972, D1). Vitesse de course et puissante frappe de balle sont ses atouts. Il inscrit 31 buts durant la saison 1967-1968 (meilleur total stadiste en D2). Après un passage à Bastia, il revient au moment où le club retrouve la D1 mais sans parvenir à s’imposer.
    Louis BOURGEOIS (1964-1969, D2, D1). Encore un Nordiste à la pointe de l’attaque rémoise. Grand et puissant, Bourgeois arriva en 1964. En 1966, il participa activement à la montée en D1 mais ce fut un passage éclair. Sa quinzaine de buts par saison ne suffirent pas à ramener le Stade au plus haut niveau national.
    Alain RICHARD (1967-1976, D2, D1). Ailier droit de formation, Richard a été un brillant inconstant, il fut le dernier Stadiste (après Jodar) convoqué en équipe de France au début de l’ère Hidalgo mais sans jamais décrocher une cape.
    Delio ONNIS (1971-1973, D1). Arrivé au Stade en septembre 1971, il marqua lors de son premier match, à Nantes. Onnis se singularisa d’entrée par cet opportunisme et ce sens du but qui en firent le meilleur « renard de surface » de l’histoire du championnat de France (299 buts). Pas très rapide, pas réputé pour posséder une technique largement au-dessus de la moyenne, il pouvait passer inaperçu pendant 89 minutes. À la 90e, il surgissait pour marquer. Les supporters rémois se montrèrent tout de même inquiets quand les dirigeants exprimèrent leur volonté de libérer l’Italo-Argentin qui venait d’inscrire 39 buts en une saison et demie…
    Carlos BIANCHI (1973-1977, D1). Le successeur d’Onnis fut Bianchi. Cet international argentin qui avait affronté l’équipe de France en 1971 était l’icône de son club, Velez Sarsfield. Convoité, entre autres, par l’Atletico Madrid, c’est pourtant au Stade qu’El Goleador atterrit grâce au sens de la négociation de Robert Marion. Reims n’allait jamais regretter la venue de cet immense buteur, capable de réaliser un sextuplé contre le PSG en août 1974 (victoire 6-1) et de cumuler 107 buts en 4 ans, en dépit d’une grave blessure à la jambe occasionnée par le Barcelonais Gallego lors d’un match amical à Paris en octobre 1974. Rusé comme un renard, ses réalisations du… poing sont restés en travers de la gorge de quelques défenseurs adverses. Son incroyable « come-back » dans la Cité des Sacres durant l’été 1984 fera long feu : si Delaune ne retrouva pas le buteur, il découvrit un entraîneur hors normes.
    Santiago SANTAMARIA (1974-1979, D1). Reims, en pleine « argentinisation » depuis l’arrivée de César Laraignée en 1972, continue d’exploiter ce filon doré en faisant venir Santiago Santamaria en fin d’été 1974. Son surnom, « El Cucurucho » (le pain de glace) annonce en fait qu’il demeurera tout aussi insaisissable pour ses partenaires que pour ses adversaires.
    … Et aussi : Gaidoz (1964-1967, D2, D1, 22 buts), Grochulski (1965-1966, D2, 17 buts), Kuzowski (1969-1971, D2, D1, 19 buts), Bernard Lech (1971-1975, D1, 24 buts), Galic (1970-1972, D1, 17 buts), Vergnes (1975-1976, D1, 11 buts), Costes (1977-1978, D1, 13 buts), Polaniok (1977-1980, D1, D2, 21 buts).


    Années quatre-vingt et quatre-vingt-dix : Des buteurs en échelon inférieur

    Jean-Pierre BERTOLINO (1978-1987, D1, D2, puis 1993-1995, DH, Nationale 3). Pas le plus rapide des ailiers droits, il compensait par sa puissance et son coup de rein. Son adresse face au but et sa facilité à prendre les espaces en firent un buteur redouté en D2. Pur Rémois, « Berto » revint en fin de carrière, en compagnie d’Abreu et des frères Giannetta (Tony et Rosario), donner un coup de main à son club, au plus bas en Division d’Honneur. Son dernier but, inscrit lors d’un match retour de barrage, fut insuffisant pour accrocher la montée en Nationale 2.
    François CALDERARO (1983-1990, D2). Autre Rémois pur jus, c’est finalement avec Metz puis le Paris SG qu’il vivra quelques beaux jours en D1. « Caldé » est un attaquant de surface. Il possède le flair du buteur. Carlos Bianchi, son entraîneur entre 1985 et 1988, n’est pas le dernier à lui enseigner les petits trucs qui font la différence.
    Ivo BASAY (1987-1990, D2). Basay, c’est l’eau et le feu. Capable de rendre fou ses adversaires par ses dribbles et sa technique sud-américaine, il peut aussi disjoncter sans prévenir. Devenu chouchou de Delaune qu’il enthousiasme par la fantaisie de sa palette technique, il ne connaîtra jamais la D1 alors que son talent le méritait. En contact avec le Marseille de Tapie en 1989, le petit Chilien (le second à porter les couleurs du Stade après Fernando Riera en… 1951) sera victime du « refus » d’un certain JPP.
    Joël GERMAIN (1996-1998, CFA2). Quand il s’engage en fin d’année 1996, Reims fait du surplace en Nationale 3 (qui devient CFA2) depuis deux longues années. Le retard accumulé depuis le début de saison 1996-1997 ne sera pas comblé mais Germain apporte ce qu’il manquait devant : un physique de déménageur et un jeu de tête dévastateur. Transfigurée, l’attaque stadiste inscrira 136 buts au cours de ses 43 participations en championnat (avec une seule défaite à la clé).
    … Et aussi : Tlemçani (1979-1982, D2, 30 buts), Charbonnier (1979-1984, 35 buts, D2), Kiefer (1982-1984, D2, 21 buts), François (1987-1991, D2, D3, puis 2000-2004, National, D2, 33 buts), Tholot (1990-1991, 14 buts), Varela-Martins (1996-1999, CFA2, 31 buts), Jacquesson (1999-2000, National, 18 buts).

     

    Années deux mille : Fauré, l’héritier…

    Cédric LIABEUF (2001-2003, National, D2, 20 buts). Petit ailier (gauche) de poche, Liabeuf est découvert à Romorantin où il forme un duo explosif avec Bertrand Tchami. Son adaptation à Reims est rapide et ses centres et ses services régalent vite ses partenaires. Le retour dans ce qui est désormais la Ligue 2 est au bout. Malheureusement, le club ne connaît pas la même réussite. Ce qui n’empêche pas Cédric de réaliser une saison pleine au plan personnel avec 12 buts.
    Amara DIANÉ (2003-2005, National, L2, 27 buts).
    Sébastien HEITZMANN (2001-2002, National, puis 2005-2006, L2, 18 buts).
    Cédric FAURÉ (2006-2009, L2, puis retour en 2010, National, L2).

    Et aussi : DOSSEVI (2003-2005, National, L2, 13 buts), FÉRET (2005-2008, 17 buts), KERMORGANT (2007-2009, 13 buts), TOUDIC (2010-2011, L2, 16 buts), GHILAS (2011-2012, L2).

     

     

    Gérard KANCEL (avec Hervé Musset)