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  • LES PAUVRES PLUS PAUVRES LES RICHES PLUS...RICHES

    Image Hosted by ImageShack.us Lacombe

     

    Le phénomène le plus grave qui se produit en France depuis quelques années n'est pas nécessairement l'évolution globale des prix mais l'aggravation de l'écart entre pauvres et riches qu'elle provoque. En fait au moment même où le Parti Socialiste élimine de sa déclaration liminaire « la lutte des classes » on est bien obligé de constater qu'elle se reconstitue dans son dos. Ce constat devrait interpeller le monde politique car il met en évidence une inversion lente mais inéluctable de la notion de progrès social. C'est le contraire qui se produit : l'ascenseur conduit certaines catégories de plus en plus haut alors qu'il ne va que vers le sous sol pour les autres. Cette tendance annonce des événements graves dans un avenir plus ou moins proche car la situation finira par être insupportable pour une partir de plus en plus grande de la population.
    les pauvres de plus en plus pauvres et des riches de plus en plus riches. C'est l'un des constats dressés par l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale dans un rapport remis mardi 29 avril dernier au gouvernement. L'ONPES note en effet qu'entre 2002 et 2005 les difficultés des plus pauvres se sont accrues tandis que les revenus des ménages les plus riches n'ont cessé d'augmenter. Cette réalité n'a pas ému le Ministre de l'Economie ou celui du budget qui ont offert à leur électorat il y a quelques mois le paquet fiscal et le bouclier. La notion fondatrice de la République qu'est la solidarité n'a plus lieu d'être. Elle est mise en pièces par des réformes apparemment sans lien mais qui finissent par miner le pacte républicain.
    Le rapport note également que la baisse du chômage s'est accompagnée d'une hausse du nombre de travailleurs pauvres et du nombre de demandeurs d'emploi non indemnisés. On couche davantage qu'avant dans sa voiture quand on est salarié. On est en situation de surendettement de plus en plus souvent quand on est travailleur précaire. « En 2005, une personne pauvre sur deux avait un niveau de vie inférieur à 669 euros par mois », pour un seuil de pauvreté fixé à... 817 euros, selon ce rapport remis à la ministre du Logement Christine Boutin et au Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté Martin Hirsch. Ce dernier le sait bien puisqu'il a eu à s'occuper personnellement en lieu et place de l'abbé Pierre de tous ces paumés d'une vie marquée par la seule notion de rentabilité économique. Il n'envisage pas pour autant faire payer par ces « de plus en plus riches » son RSA qui ne résoudra que des cas extrêmes au détriment des légèrement plus à l'aise en leur supprimant la prime pour l'emploi. Comme pour les franchises médicales qui conduisent à faire payer par les plus malades les frais médicaux des moins malades qu'eux on va assister aux pauvres qui paieront pour les plus pauvres qu'eux !
    D'ailleurs Laurent Fabius effectue lucidement la même analyse. Se pose d'abord la question du coût. On a entendu les chiffres les plus divers : au départ, c'était 10 à 12 milliards ; puis le ministre du budget nous a dit que ce serait 5 milliards ; M. Hirsch tient pour 3 milliards ; et l'autre jour Le Président de la République a parlé de 1 ou 1,5 milliard. Laquelle de ces excellences contradictoires faut-il croire ?
    QUELLE SOLIDARITE ?
    Se pose ensuite la question du financement explique l'ancien Premier Ministre. « Les départements se demandent en effet s'ils ne vont pas avoir à payer. Les titulaires de la prime pour l'emploi sont quant à eux très inquiets : nous avons cru comprendre qu'au-dessus de 1,2 fois le SMIC, vous supprimeriez la PPE. « S'il n'y avait que moi qui m'inquiétais, peu importerait ; mais permettez-moi de vous citer une intervention sur France Inter du début du mois d'avril : « Le projet qui est proposé par Martin Hirsch a deux inconvénients : il est coûteux - de l'ordre de 3 milliards - et il conduit à diminuer la prime pour l'emploi pour un certain nombre de Français. » L'auteur de cette intervention frappée au coin du bon sens est M. le Premier ministre ! »
    Quelle est donc la conception gouvernementale actuelle de la solidarité ? Dans tous les cas elle ne consiste pas à financer les revenus des plus pauvres en taxant les pauvres ! Ce RSA risque de devenir un « revenu de solidarité absente ! » a ajouté devant les députés Laurent Fabius. « Vous avez dit que nous étions hostiles à tout. Pas du tout : nous sommes contre les injustices, mais nous sommes pour la solidarité, la vraie solidarité ! » Ce n'est pas une Affirmation dénuée de fondement quand on connaît la situation actuelle.
    Selon l'ONPES, l'indicateur d'intensité de la pauvreté (c'est-à-dire le revenu moyen des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté) n'avait cessé de baisser entre 1996 et 2002, « associé à une conjoncture favorable (...) traduisant une certaine amélioration de la situation des ménages pauvres ».Mais depuis 2002, « l'évolution s'est inversée, avec une augmentation continue de 16,3% en 2002 à 18,2% en 2005". Résultat, les inégalités ont fortement augmenté entre les très hauts revenus (...) et le reste de la population. Et le système du RSA va tirer vers le bas des catégories jusque là épargnée.
    INEGALITES TERRIBLES
    Calculé sur sept ans (1998-2005), le revenu des personnes disposant de plus de 201.423 euros par an a enregistré par contre une augmentation de 19,4%. Cette évolution, relève le rapport, est encore plus nette lorsqu'on considère le revenu réel des 0,01% de foyers les plus riches: entre 1998 et 2005, il a augmenté de 42,6% contre une augmentation de 4,6% pour les 90% de foyers les moins riches. Colossal ! Et la tendance ne s'inversera pas en 2006 et plus encore 2007 !
    Selon l'ONPES, cette divergence s'explique par la forte croissance des revenus du patrimoine (+31% en huit ans pour les capitaux mobiliers), qui composent une part importante des revenus les plus élevés, mais aussi par une croissance plus forte qu'auparavant des inégalités de salaire. Sur cette période, les salaires les plus élevés ont en effet connu une progression de 14%, contre 4% pour les salaires les plus bas.
    L'étude très approfondie de l'ONPES met en évidence que le taux de demandeurs d'emploi non indemnisés augmente dans un contexte de baisse des demandeurs d'emploi. Ce taux connaît une augmentation marquée de 2,6 points au cours de la période récente (de 37,7% en 2004 à 40,3% en 2006), dans un contexte global de baisse du nombre de demandeurs d'emploi et de développement de l'emploi précaire.
    « Seuls six demandeurs d'emploi sur dix sont indemnisés », souligne l'Observatoire. « Parmi eux, la part des bénéficiaires du régime d'assurance-chômage géré par l'Unedic a diminué. Les réformes intervenues en 2004 et 2006 ont en effet restreint les conditions d'accès et limité les durées d'indemnisation ».
    L'ONPES relève également une hausse du nombre de travailleurs pauvres dans une fourchette de 30.000 à 100.000 personnes entre 2004 et 2005. La grande majorité d'entre eux (78%) occupent un emploi toute l'année. Toutefois, 21% d'entre eux occupent principalement un emploi à temps partiel. Concernant leur salaire, les travailleurs pauvres ont perçu 775 euros par mois en 2005 au titre de leur activité, soit environ la moitié des revenus d'activité moyens de l'ensemble des travailleurs. Ces constats mettent en évidence que la société française coule à pic car la paupérisation est en marche et on ne voit pas comment elle va s'arrêter quand tout augmente à une allure vertigineuse. D'autant que demain matin il faut noter que la tendance va s'accélérer !
    GAZ EN HAUSSE. MORAL EN BAISSE
    Les tarifs réglementés de Gaz de France pour les particuliers augmenteront en moyenne de 5,5% demain selon un arrêté des ministères de l'Ecologie et de l'Economie publié ce matin au Journal officiel. Une première annonce avait indiqué que l'augmentation interviendrait à compter du 17 avril, date à laquelle l'arrêté avait été signé.
    « Les tarifs réglementés de vente hors taxes du gaz naturel fourni à partir des réseaux publics de distribution par l'opérateur (...) en vigueur à la date du présent arrêté, augmentent de 0,264 centimes d'euros/kWh en moyenne », selon l'arrêté. Le gouvernement avait annoncé le 8 avril avoir proposé une telle hausse. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a rendu un avis favorable.
    Le gouvernement avait indiqué que cette hausse se justifiait par un « contexte international de hausse du coût d'importation du gaz naturel » due à l'envolée des prix du pétrole. En fait pour tous les abonnés mensualisés c'est une « dépression » de leur pouvoir d'achat à retardement car ils auront la note à payer en fin d'année 2008. En novembre ils verront une forte amputation de leur pouvoir d'achat avec la régularisation de leur consommation... et ce sera trop tard pour protester !
    Le moral des ménages français, déjà très mauvais, a encore baissé en avril à un nouveau plus bas historique, notamment à cause de l'inflation, ce qui ravive des craintes pour la consommation, traditionnel moteur de la croissance, selon les chiffres publiés aujourd'hui par l'Insee. L'indicateur résumé qui le mesure s'est établi à -37 contre -36 en mars en données corrigées des variations saisonnières, soit la dixième baisse consécutive. Après un rebond en février, la consommation des ménages français a de nouveau décroché en mars, reculant de 1,7%.
    Autre sujet d'inquiétude: le ralentissement du marché immobilier. Les mises en chantier de logements en France ont baissé de 9,9% entre janvier et mars, à 92.110 unités, alors que les permis de construire ont chuté de 15,5%, à 120.528 unités. Jamais la pauvreté n'a été aussi prégnante dans notre pays et pourtant Nicolas Sarkozy continue à parader comme si de rein n'était. A croire qu'il ne lit aucun des rapports sur la situation d'un pays qu'il croît encore préparer à l'avenir !

  • MAI 1968 J'Y ETAIS

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     Il faisait chaud, dimanche 29 avril 2007 à Bercy, et Nicolas Sarkozy transpirait beaucoup. LCI diffusait en direct les images du dernier grand meeting du candidat UMP. "Mai 1968 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 1968 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, le vrai et le faux, le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire qu'il ne pouvait exister aucune hiérarchie des valeurs. D'ailleurs, il n'y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie. Il n'y avait plus rien du tout !", disait-il. L'air est connu. Mai-68, voilà l'ennemi ! Tout cela, c'est chienlit et compagnie ! L'école de Jules Ferry est tombée par terre.Soudain, il n'y a plus eu de respect pour le savoir, plus de classement, et même plus de notes. C'était la revanche du mauvais élève sur le bon. Jusque-là, pas de surprise. Mais, à cette vieille chanson, Nicolas Sarkozy a ajouté ce dimanche des couplets nouveaux. Et là, il fallait se pincer pour le croire. L'orateur transpirait toujours autant. "L'héritage de mai 1968 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique. Voyez comment le culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de mai 1968", disait-il. La spéculation boursière fille de Mai-68, il fallait oser cette filiation. Les manifestants de ce lointain mois de mai étaient allés à la Bourse pour y mettre le feu .

    Il est interdit d’interdire

    Dessous les pavés, c’est la plage !

      Soyez réalistes, demandez l’impossible !

      Désirer la réalité, c’est bien ! Réaliser ses désirs, c’est mieux !

      Le rêve est réalité

      L’imagination prend le pouvoir

      Nous ne voulons pas d’un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui

      Je suis marxiste tendance Groucho

      Déboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette

      Les utopistes sont ceux qui croient qu’en changeant les structures sociales, on changera l’esprit des hommes

      Je décrète l’état de bonheur permanent

      Vivre sans temps mort, jouir sans entraves

      L’économie est blessée, qu’elle crève !

      L’œuvre d’art à venir, c’est la construction d’une vie passionnante

      Consommez plus, vous vivrez moins

      Ce n'est qu'un début, continuons le combat !

    Comment peut-on penser librement à l'ombre d'une chapelle ?

    Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi.

    Elections, piège à cons !

    Etes-vous des consommateurs ou des participants ?

    Faites l'amour pas la guerre !

    Fermons la télé, Ouvrons les yeux.

    À bas la charogne stalinienne

    L'alcool tue.  Prenez du L.S.D.

    L'art est mort, libérons notre vie quotidienne.

    L'art est mort, ne consommez pas son cadavre.

    À bas les groupuscules récupérateurs

    L'agresseur n'est pas celui qui se révolte mais celui qui affirme

    À bas la société de consommation.

    Crier la mort c'est crier la vie

    À bas la société spectaculaire-marchande.

    C.R.S. qui visitez en civil, faites très attention à la marche en sortant

    Examens = servilité, promotion sociale, société hiérarchisée.

    Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

    Abolition de l'aliénation

    Faites l'amour et recommencez

    À bas le crapaud de Nazareth

    Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner.

    La beauté est dans la rue.

    Les murs ont des oreilles. Vos oreilles ont des murs.

    C.R.S, S.S.

    Le monde est de taille moyenne.

    Un flic dort en chacun de nous, il faut le tuer

    N'ayez pas peur du bonheur : il n'existe pas.

     

     

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  • SARKO EN TUNISIE

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  • QUAND LA FAIM JUSTIFIE LES MOYENS

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    La hausse des prix des produits alimentaires de première nécessité provoque une grave crise mondiale. Sans intervention, la famine et les violences risquent de toucher plusieurs centaines de millions de personnes. À la nécessité pour la communauté internationale d’apporter une aide financière urgente, s’ajoute celle d’un changement du système agricole actuel, pour permettre aux pays du Sud de développer un production locale et d’assurer leur sécurité alimentaire.

    Haïti, 12 avril. Des milliers de personnes descendent dans les rues. Ces émeutes provoquent la mort de cinq personnes, 200 blessés et la destitution du Premier ministre. Raison de la colère, la flambée du prix du riz. Le sac de 50kilos est passé de 35 à 70 dollars en une semaine. Hausse considérable dans un pays où 80% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. En Jordanie, le gouvernement a annoncé la réduction des droits de douanes sur les viandes et les poissons de 5 à 20%. Depuis le début du mois, le prix des légumes a augmenté de 20% et celui des viandes de 10%.

    Et la crise touche de plus en plus de pays déjà ébranlés par la pauvreté : en Egypte, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, aux Philippines ou encore en Indonésie, des manifestations violentes ont eu lieu, en réponse à la hausse des prix alimentaires. Baptisés « émeutes de la faim»,ces évènements sont le reflet d’une crisemondiale, en partie due à la crise financière de ces derniers mois, qui a entraîné une spéculation importante sur les matières premières. Et les mots de Jean Ziegler(1), rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, ne sont pas rassurants:«On va vers une très longue période d’émeutes, des vagues de déstabilisation régionale incontrôlable, marquée au fer rouge du désespoir des populations les plus vulnérables. (…) Avant la flambée des prix déjà, 854 millions de personnes étaient gravement sousalimentées. C’est une hécatombe annoncée».

    Une question de survie

    Dans un premier temps, les grandes organisations internationales ont appelé à une réaction d’urgence de la part des pays les plus riches. Il s’agit de fournir au Programme alimentaire mondial (PAM) une aide financière immédiate de l’ordre de 500millions de dollars, que l’ONG réclame pour faire face à l’inflation des prix agricoles. «Nous distribuons quatre millions de tonnes de vivres par an, l’augmentation de 55% du coût des produits alimentaires depuis juin 2007 a donc un impact énorme sur nos opérations », ont expliqué les responsables du PAM, le 13 avril.

    L’urgence est nécessaire pour empêcher la famine de s’installer dans les pays les plus démunis. Mais atténuer les effets de cette crise en distribuant de la nourriture à ceux qui en sont dépourvus ne permet pas de résoudre le fond du problème. En réalité, c’est l’ensemble du système agricole international qui s’effondre. «Il faut une réponse structurelle.

    Cette crise montre que l’agriculture ne peut pas être traitée comme n’importe quelle activité productive. C’est un grand tort de la part des institutions économiques internationales, mais aussi de nombreux pays, d’avoir voulu traiter les produits issus de l’agriculture comme des marchandises comme les autres.Quand le prix de produits industriels ou de l’énergie monte, cela a évidemment des conséquences sociales,mais quand c’est le prix de l’alimentation, c’est la survie même des habitants dans les pays pauvres qui est en jeu», estime Harlem Désir, secrétaire national du PS à la mondialisation et député européen.

    Les biocarburants en cause

    La perversité du système agricole actuel a conduit les pays du Sud, en particulier le continent africain, à être dépendants en matière alimentaire.

    Quand les prix augmentent, ils sont touchés de plein fouet et ne peuvent assurer euxmêmes leur sécurité alimentaire. « Il faut aider les pays du Sud à développer, comme on le fait nous-mêmes en Europe, des politiques agricoles qui reposent sur des mécanismes de subventions, de protection, et permettent d’abord d’orienter la production agricole vers l’alimentation des populations.

    Certains pays d’Afrique, par exemple, ont souvent renoncé à une production locale parce qu’ils étaient moins compétitifs. On se rend compte aujourd’hui de la fragilité du système mis en place. Il faut revoir ce système. L’OMC, par exemple, doit accepter la subvention de productions agricoles dans ces pays, quitte à utiliser des tarifs douaniers pour encourager la production locale », souligne encore Harlem Désir.

    Parallèlement, les pays industrialisés ne peuvent pas s’abstenir de réfléchir à leurs propres défauts. Le développement des biocarburants est aussi en cause dans l’apparition de cette crise. Au lieu d’utiliser des terres pour produire des denrées alimentaires, on y sème du blé, des betteraves ou du maïs pour la production de carburants. « Nous devons nous-mêmes être cohérents. Il faut arrêter de subventionner les biocarburants en Europe. Cela n’empêche pas de continuer la recherche et l’expérimentation sur la deuxième génération de biocarburants, destinée à l’utilisation des seuls résidus alimentaires. Mais cette nouvelle génération est loin d’être opérationnelle.

    Aujourd’hui, la production de biocarburants contribue à la spéculation et à la montée des prix. L’Europe doit montrer l’exemple. Il existe bien d’autres politiques de réduction des gaz à effets de serre et de développement d’énergies renouvelables », soutient avec fermeté Harlem Désir.

    1) A lire:L'Empire de la honte,Jean Ziegler paru dans les éditions de poche,6€

  • LA PHRASE DU JOUR

    Les hommes naissent égaux, dès le lendemain, ils ne le sont plus."

    Jules Renard

  • LOUIS LA BROCANTE BAT SARKOZY

     sarkozy perroquet guignol television sarkosi sarkosy

    Entendu sur les antennes:le feuilleton "Louis La Brocante" a fait plus d'audimat que notre Bonimenteur Sarko et vous avez reperé les erreurs et approximations de Nicolas S. lors de son oral de jeudi soir ? 

     1. Sur les déficits publics : "j'ai trouvé un pays où chaque français doit 20 000€".  A qui ? Pour l'essentiel aux français... Sur ce point et sur le discours lanscinant sur le déficit et la dette, voir ou revoir  ce billet d'Alexandre Delaigue.

    2. Sur l'immigration : "Michel Rocard l'a dit il y a longtemps, nous n'avons pas vocation à accueillir toute la misère du monde". Argument ultime souvent repris, avec l'éternel oubli de la deuxième partie de la phrase "mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part". Voir ou revoir le papier de Rocard.

    3. à plusieurs reprises, Nicolas S. met en regard les 1 900 000 chômeurs et les 500 000 emplois non pourvus, pour justifier notamment les sanctions annoncées à l'encontre des chômeurs. Ce chiffre de 500 000 circule souvent, sans que l'on sache vraiment d'où il sort. Peut-être des enquêtes Besoins en Main-d'Oeuvre (BMO) de l'Unedic, qui montrent qu'en gros 500 000 employeurs jugent difficiles leur projet de recrutement. Mais dire que le recrutement est difficile n'est pas synonyme d'emploi non pourvu. Voir sur ces enquêtes et les raisons des difficultés de recruter ce document du Credoc.

    Je ne prétend pas à l'exhaustivité, d'autant que, je l'avoue, j'ai souvent décroché...

  • FAIM DANS LE MONDE

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    La multiplication, partout dans le monde, des émeutes de la faim fait les gros titres de la presse nationale et internationale. Egypte, Mexique, Bangladesh, Haïti... la crise alimentaire, portée par les hausses spectaculaires du blé, du maïs ou du riz, se propage à vitesse grand V. Et malheureusement, cette crise, comme toutes les crises est injuste parce qu’elle frappe d’abord les plus démunis.

     

    « Quand les riches maigrissent, les pauvres meurent de faim ». Ce proverbe chinois résume parfaitement la situation dramatique que nous devrons sans doute demain affronter. Quand ici le pouvoir d’achat baisse et fait descendre dans la rue des milliers de personnes, ailleurs, à l’autre bout du monde, on meurt de faim. A tel point que la Banque Mondiale tire la sonnette d’alarme en octroyant 10 millions de dollars à Haïti ; A tel point que cette même Banque Mondiale annonce que 33 états dans le monde seraient menacés à brève échéance de troubles politiques et sociaux dus à la hausse des prix agricoles et alimentaires. Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI n’y va pas non plus par 4 chemins, parle de "conséquences terribles" et prédit que : « ce genre de situation se finit parfois en guerre".

    L’analyse la plus radicale vient de Jean Ziegler, [1] qui annonce : « une très longue période d’émeutes, de conflits, des vagues de déstabilisation régionale incontrôlable, marquée au fer rouge du désespoir des populations les plus vulnérables ». Selon ce spécialiste des questions alimentaires, la responsabilité incombe en premier lieu aux pays riches ou émergents. La dette écrasante des pays pauvres, bien évidemment, pèse fortement sur cette crise. La hausse du pétrole aussi. Mais les agro-carburants sont également dans la ligne de mire de ce spécialiste : «  Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à 6 milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d’un crime contre l’humanité pour sa propre soif de carburant [...] Et quand l’Union européenne décide de faire passer la part des biocarburants à 10 % en 2020, elle reporte le fardeau sur les petites paysanneries africaines… »

    En Champagne-Ardennes, on connaît l’engouement d’une partie des décideurs économiques et politiques pour ces agro-carburants. Un engouement, une passion pour le pétrole « Vert » qui risque de faire plonger des millions d’hommes et de femmes dans la misère la plus absolue, qui engendre déjà de graves troubles politiques et sociaux... Une folie meurtrière, annonciatrice d’une hécatombe nous dit encore Jean Ziegler, pour engranger les revenus appétissants et faire rouler un peu plus longtemps nos belles berlines.

    Pourra-t-on encore longtemps garder la tête dans le sable et refuser d’admettre que, tel le battement d’aile du papillon, le champs de blé du Champardennais , plonge aujourd’hui le paysan Egyptien dans la misère la plus dramatique ?

     

    A lire sur le web : l’excellent article Flambée des prix agricoles et émeutes : quelques explications

    [1] rapporteur special à l’ONU Auteur du livre"L'Empire de la Honte"

  • IL FAUT MIEUX ETRE RICHE ET EN BONNE SANTE

    Courrier_International

    La part des dépenses publiques dans le PIB n'a pas augmenté depuis 25 ans, la part des dépenses de l'Etat y ayant baissé, et celle des dépenses sociales s'étant accrue. Alors faut-il réduire les dépenses sociales ? En effet, si la tendance se poursuit, il faudra à l'horizon 2050 consacrer 4 points de PIB de plus pour financer les dépenses de santé et 5 points pour les retraites. Pour 2007, le déficit de la branche santé a ainsi été de 4,6 milliards (la Cour des comptes vient d'en publier le chiffre).
    Mais ce n'est pas une mauvaise chose, si l'on considère qu'une société en progrès voit l'espérance de vie s'allonger et la demande de bien-être s'accroître. Si on s'en tient aux dépenses de santé, dans leur jargon, les économistes les plus académiques considèrent qu'elles sont un facteur de «croissance endogène». Elles améliorent ce qu'ils appellent le «capital humain» des individus, c'est-à-dire leurs capacités productives. Tant mieux si cela ouvre par ailleurs une perspective de développement durable. Il vaut mieux développer le secteur de la santé que celui des industries polluantes. La question posée à la puissance publique est donc de savoir si elle entend faire de la dépense sociale une priorité nationale, ou si elle entend s'en désengager.

    Bientôt, une montée en puissance des franchises
    Ainsi, le gouvernement entend réaliser au moins 10 milliards d'économies à l'horizon 2011, en plus des 7 milliards annoncés au titre de le Revue Générale des Politiques Publiques. Pour ce faire, il a commencé par instaurer les franchises médicales. Celles-ci ne sont pour le moment pas remboursables par les complémentaires. A l'avenir, la montée en puissance des franchises n'est pas exclue. Elle pourrait faire peser sur les complémentaires et les particuliers une part de plus en plus importante du financement des dépenses de santé. Le rapport Chadelat préconisait déjà en 2004 de laisser à la charge de la dépense privée les petits risques, en cantonnant les remboursements de la sécurité sociale aux gros risques. Dans cette direction, le gouvernement va dans les prochains jours annoncer la réduction du périmètre du panier des soins pris en charge par le régime obligatoire. Devraient être restreintes les conditions de remboursement des affections de longue durée. Avant les couacs de la semaine passée, les lunettes et les soins dentaires, déjà peu remboursés, devaient en être exclus, ainsi que les accidents du travail, la kinésithérapie et de nouveaux médicaments. Quant au mode de financement de la sécurité sociale, le candidat Sarkozy proposait, il y a un an, de remplacer les cotisations sociales par une hausse de la TVA. La TVA est l'impôt le plus injuste parce que plus on est riche, moins on le paie. Injustes aussi sont les franchises : plus on est malade, plus on en paie !
    Pourtant, il existe d'autres solutions. On pourrait préserver le panier de soins remboursables le plus étendu possible et, pour financer le système, opter pour un impôt juste par une grande réforme de la fiscalité directe, c'est à dire de l'impôt sur le revenu, parce qu'il est progressif. Il faudrait le fusionner avec la CSG. Mais on pourrait aussi remplacer la cotisation patronale par une CSG-entreprises. Ceci permet de mettre à contribution l'ensemble des richesses créées dans les entreprises et d'éviter de taxer seulement les salaires. De plus, à la différence de la TVA, ce scénario possède l'avantage de ne pas taxer la consommation, principal moteur de la croissance. Il favorise aussi les PME créatrices d'emploi. Ce scénario a malheureusement été écarté de l'étude sur la TVA sociale, confiée par le Chef de l'Etat à Eric Besson il y a quelques mois.

    Le dicton du jour
    : il est de Confucius : «quel que soit le pays où tu vis, il ne faut servir qu'un gouvernement capable».

  • 1474 JOURS A TENIR

    EFG

  • LA SOCIETE DES JOUEURS DE QUILLES

    Dans le fond il faudra un jour ou l'autre rendre hommage au club de football du Paris saint Germain car il sait masquer la réalité de l'actualité importante avec les soubresauts de son agonie permanente. Il devrait être sponsorisé par un fameux grand magasin dans lequel il se passait toujours quelque chose de nouveau. Durant tout le week-end dernier on aura en effet oublié tout ce qui fâche pour ne plus s'intéresser qu'à la claque reçue à Caen puisque dans les jeux du cirque on n'aimait bien que les plus puissants soient trucidés par des gringalets plus habiles.
    Le problème c'est que tous les remous qui accompagnent la vie de ce qui demeure une équipe de football illustrent à merveille le niveau de la réflexion sociale actuelle. On ne cesse, d'associer au sport sous toutes ses formes, les dérives les plus spectaculaires d'un monde malade : racisme, violence, oppression, marchandisation, tricherie, lâcheté politique, profits honteux. Les jeux olympiques, la Formule un, le football alimentent davantage la rubrique des faits divers plutôt que celle des résultats sportifs
    Par exemple les supporters du Paris Saint-Germain se sont attaqués au Camp des loges, centre d'entraînement du club, dans la nuit de samedi à dimanche dernier après la défaite 3-0 à Caen qui rapproche un peu plus le PSG de la relégation.
    Ces supporters au nombre d'une vingtaine ont inscrit des graffitis très vindicatifs sur les murs du centre. "Si on descend, on vous descend", "PSG en Ligue 2 = émeutes", "Direction démission, Le Guen dégage". La voiture du défenseur Sylvain Armand, vice-capitaine de l'équipe, a par ailleurs été copieusement vandalisée. Des installations du club ont également été saccagées.
    Des incidents s'étaient déjà produits pendant le match, au Stade Michel d'Ornano de Caen. Un supporter parisien vêtu d'un blouson noir et d'une capuche a pénétré sur la pelouse et a réussi à atteindre la surface de réparation du gardien parisien Mickaël Landreau avant de rebrousser chemin et de se réfugier dans la tribune.
    D'autres supporters parisiens ont sévi dans le parking du stade. Ils ont franchi des barrières et se sont approchés du car de l'équipe dont les essuie-glaces ont été arrachés... Dramatiquement absurde mais véritablement conforme à la mentalité actuelle voulant qu'il faille un exutoire à tous les échecs même les plus insignifiants sur le plan humain. Aucune mesure n'a pu jusqu'à maintenant modifier une dérive catastrophique.
    LE RECOURS AU SAUVEUR
    Le milieu cède plus facilement qu'en politique au culte des résultats.Le club qui n'avait pas d'équipe n'a aujourd'hui plus de président et demain peut-etre plus d'entraineur et l'ancien entraîneur parisien Fernadez aurait eu des contacts téléphoniques avec la direction du PSG pour aider le club à assurer son maintien lors des quatre dernières journée de L1. Il existe aussi des sauveurs dans le football qui en général lorgne sur la place du moribond pour se glisser à sa place au moindre faux-pas. Il n'existe aucune solidarité réelle sur et hors du terrain : tout n'est qu'une question de tarif et de réseau !
    « Les joueurs ont une part de responsabilité, et c'est indéniable, mais celui qui fait les choix, celui qui fait passer un message, se doit d'être encore plus en forme qu'eux. Si Paul Le Guen est K.O debout, il faut qu'il arrête, même s'il ne reste que quatre journées à disputer. Il faut qu'il soit honnête face à ses employeurs. » Roland Courbis et Jean Michel Larqué ont sorti la mitraillette et ils exécutent l'entraîneur sans aucun scrupule. Les deux chroniqueurs pensent que la discussion qui devrait se dérouler dans les prochaines heures entre les actionnaires et le Guen est très importante.
    Le coach Parisien, rabâche sans cesse le même discours, en expliquant qu'il va se battre jusqu'au bout, mais a-t-il la force de continuer ? Il semble à court de forme et d'idées. « Il crie mais personne ne l'entend, il n'a plus la force de ses intentions, il faut un électrochoc ! » pensent les commentateurs des défaillances des autres. Une réunion entre dirigeants et actionnaires devait se tenir cet après-midi au Parc des Princes pour faire le point sur la situation. Et on verra donc si le Jité de 20 heures fait son ouverture sur cette nouvelle sensationnelle qui verrait un « sauveur » prendre en main le gouvernement du P.S-G.
    L'EPOQUE DES JOUEURS DE QUILLES
    Impossible de ne pas faire référence à cette phrase de François de Malherbe prononcée en... 1620 : « Un bon poète n'est pas plus utile à l'Etat qu'un bon joueur de quilles ». Quand on sait que ces jours ci deux figures emblématiques de ce que devrait être un pays civilisé, éduqué, tolérant ont quitté ce monde dans lequel ils avaient tenu un siècle et que l'on regarde le sort médiatique qui leur ait réservé on ne peut qu'être inquiet pour l'avenir.
    Aimé Césaire et Germaine Tillon n'ont probablement jamais pensé avoir une influence aussi forte sur leurs compatriotes que celles des footballeurs. Pourtant tous deux portaient des valeurs fortes qui devraient être ancrées dans la société française. Ils ont sans cesse combattu ce racisme dévastateur qui s'est désormais installé dans les tribunes. Ils ont énergiquement condamné les atteintes aux droits de l'homme que la Chine cherche à masquer par un nationalisme exacerbé. Ils ont tous deux participé aux luttes pour la liberté et contre le fanatisme. Ils ont inlassablement dénoncé la bêtise qui conduit à la violence. Leur nom ne sont pourtant bien moins connus que ceux du moindre sportif professionnel.
    On parlera pourtant davantage de l'éventuelle nomination de Luis Fernandez que du rôle de Germaine Tillon dans la Résistance. On évoquera certainement beaucoup plus les slogans idiots des excités du Paris S.-G. que les vers d'Aimé Césaire. On s'agitera davantage sur la descente potentielle des Parisiens que sur le courage dont a fait preuve Germaine Tillon quand elle fut arrêtée, condamnée à mort et expédiée pour la nuit et le brouillard de Rävensbruck. Mais que faire ? Que tenter demain pour que le pain et les jeux ne préoccupent plus totalement les esprits du peuple ? Il ne reste plus qu'à demander à Luis Fernandez ou à Guy Roux d'entrer à l'Académie française pour leurs bons mots aux Grosses Têtes